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samedi 12 avril 2008

LAURENT GRAFF : Il ne vous reste qu'une photo à prendre

Rentrée Littéraire 2007


Impression mitigée de ce livre. Mais si je l'ai acheté et lu c'est pour la simple et bonne raison parce que l'on y parle photo. La photo est aussi une passion j'ai fais partie d'un club photo pendant quatre ans. J'ai aimé retrouver dans ce livre, les sensations que l'on a quand on fait de la photo argentique et que l'on tire soit même ses photos.

Pour commencer l'appareil d'Alain Neigel est un Mamiya 35 mm : cette marque est une référence comme appareil photo ce n'est pas un appareil ordinaire, c'est une grande référence exactement comme le Leica. Ce n'est pas un appareil tout automatique, il faut le réarmer pour passer à la photo suivante puis une fois que l'on a pris la dernière photo il faut réambobinner.
Je trouve très juste ce passage : " Les photos n'ont plus ce caractère crucial et définitif qu' elles avaient du temps de la photographie argentique. Bonne ou mauvaise, une photo était irrévocable et était décomptée de la pellicule. Le développement du film révélait de manière implacable, dans l'ordre chronologiques, images réussies et images ratées ; impossible d'échapper à sentence et aux statistiques. Même s'il était toujours permis de multiplier les photos et de renouveler la pellicule, chaque prise de vue avait une valeur unique, et représentait un petit miracle. La dernière photo avait un statut distinct, une saveur particulière. Bien souvent, elle était bâclée, expédiée, pour en finir au plus vite ; mais parfois, elle était au contraire, retardée, soignée, calculée, pour finir en beauté. Alors, on rembobinait."
La notion du temps est différente quand on tire une photo en laboratoire, quand l'on met la photo dans le fixateur on arrête le temps c'est l'instant magique de la photo. Alain Neigel , photographe amateur vient de perdre son amie M. Il n'a plu le goût à la photo il a décidé de ranger à jamais son appareil. Mais le hasard fait qu'il va ressortir son appareil. Car il est amoureux de Clara et ils vont partir à Rome pour un voyage en amoureux. Ils rencontrent un mystérieux personnage Giancarlo Romani : qui lui dit qu'il lui reste plus qu'une photo à prendre, c'est important et Alain ne veut surtout pas la rater, c'est même une question de vie ou de mort . Alain restera à Rome quelques jours de plus, surtout pour prendre cette fameuse dernière photo. Dans ce court roman le temps est comme suspendu , souvenir la souffrance, la peur car "Derrière chaque photo, par-delà le plaisir et la joie, il y a la peur, peur du temps qui passe , de sa fugacité, peur de voir puis ne plus voir, vivre puis ne plus vivre, avoir vécu et n'en avoir nulle trace démonstrative, nul souvenir tangible ; derrière chaque photo, il y a la peur de mourir, et la preuve de notre mort".
Personnellement j'ai trouvé ce livre pas terrible, je me suis un peu ennuyée, heureusement c'est un livre qui se lit vite, j'ai bien aimé la chute finale.J'ai le "Cri" dans ma PAL donc je retenterai un livre de cet auteur.
Livre lu par : Clarabel , Tamara, Stéphanie, Dda et Laurence du Biblioblog , Emeraude et Caroline
Livre en liste pour le Prix du Biblioblog 2008

5 commentaires:

Karine a dit…

Je le lirai certainement, vu que je me suis mis en tête de lire les livres du prix Biblioblog! Mais bon... je vais ajuster mes attentes!

Anne a dit…

C'est marrant j'ai trouvé "Le cri" hier dans ma bouquinerie!Qui de nous le lira en premier?!

sylvie a dit…

tout pareil que pour hélène Berr...

Joelle a dit…

J'ai "Le cri" dans ma PAL moi aussi mais depuis que j'ai lu "La vie sur Mars" du même auteur et qui ne m'a pas vraiment plu, j'hésite de retenter le coup (mais cela se fera quand même !)

Malice a dit…

@ Karine moi aussi j'ai envie de lire un maximum de livres de la sélection du Biblioblog.
@ Anne en effet c'est amusant le cri je ne prévois pas de le lire tout de suite.
@ Joelle oui moi aussi je n'ai pas été complètement touché par l'écriture de Laurent Graff.