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vendredi 2 février 2007

MARIE NIMIER -La Reine du Silence

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Prix Médicis en 2004


Ce livre traite du thème Père/Fille- l'importance des lettres qui sont comme des messages; Marie essaye de décoder pour comprendre qui était son père. Elle nous offre un récit intime : Texte autobiographique, absolument attachant, car c'est aussi comment être père dans les années 50, après guerre.
Roger Nimier ne savait pas comment se comporter devant sa fille, quel regard porter sur cette enfant, sa fille.
"Je n'était pas un garçon. Nous ne jouions pas dans la même cour. Je dérangeais,voilà, je devais pousser mes machins , comme il répétait d'un air exèdé, mes machins gênait. N'était-ce pas l'heure de la sieste, où était passée la jeune fille". Ce passage dur en ce qui concerne le regard du père envers sa fille. Son père le romancier Roger Nimier, il travaillait chez Gallimard, il était le chef de fil des hussards avec A.Blondin, J.Laurent, M.Déon."Royaliste version d'Artagnan, d'une culture immense, il prend à rebours ce qu'il considère comme le prêt-à-penser de son époque, cette intelligentsia de gauche à laquelle s'opposeront ceux que l'on surnommera les Hussards,"
Un vendredi de l’année 1962, date à laquelle son enfance chavire : du haut de ses cinq ans, elle apprend la mort de son père, Roger Nimier a 36 anshttp://livresdemalice.blogspot.com/, au volant de sa voiture. Il était en compagnie de sa maîtresse la très belle Sunsiaré de Larcôme.
Marie ne l'a pas connue, essaye de contacté son fils pour en savoir un peu plus sur cette femme
Elle reconstruit l’image de ce « papa » absent en s’aidant de ses maigres souvenirs, de témoignages, de rêves et de lettres. Dans ce récit, elle rapporte les rapports distant entre elle et son père.
J'ai trouvé ce livre très émouvant, car il touche l'intime et en même temps c'est un beau cadeau que nous fait Marie Nimier car elle nous parle d'une époque importante dans la vie littéraire : la figure de Roger Nimier.
J'ai pour ma part trouvé émouvant les passages quand elle parle de Céline,l'auteur du Voyage au bout de la nuit p105 et p118 "Céline qui, mais je me répète, faisait sauter sur ses genoux l'enfant de son jeune éditeur, sa petite Marie, qu'il trouvait, je cite, toute délicieuse et songeuse. Nous sommes au printemps, je vais avoir trois ans." Céline que Marie Nimier a connu petite fille à Meudon.
J'ai lu aussi "Ma vie" d'Isadora Duncan. elle en parle dans son livre, rapprochement entre la mort de son père et celle d'Isadora. Tous les deux sont morts tragiquement dans un accident de voiture.

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