Pages

mercredi 28 février 2007

NINA BOURAOUI : Garçon manqué

Thème de l'identité est évoqué dans ce livre . Elle a grandit dans deux cultures algérienne et française. La guerre d'Algérie est évoquée aussi, ainsi que le racisme le regard porté sur les algériens dans la France des années 70. Elle est de père algérien et de mère française, elle est métisse. Elle le vit comme quelque chose de très violent.
"Je parle français. J'entends l'algérien. Mes vacances d'été sont françaises. Je suis sur la terre algérienne." Elle ne parle pas l'arabe, la langue de son père "C'est une langue qui s'échappe."
Elle est partagée entre deux cultures. Elle voudrait être un garçon, l' Algérie est le pays des hommes, son père l'appelle Brio. il suffit de porter cheveux courts et pantalon pour décider de son genre.
Elle est née en 1967, et la guerre d'Algérie est présente en elle via son oncle Amar tué à la guerre. La guerre entre les français et les arabes. La mort de son oncle Amar l'interroge, la travaille elle se pose des questions concernant son identité. La France est le pays de sa mère. Elle passe ses vacances chez ses grand-parents à Rennes et à Saint -Malo seul avec sa grande sœur, dans les années 70. Ces parents se sont rencontrées en 1960 à l'université de Renne.
La mer a son rôle dans son récit et elle est différente aussi. En Algérie c'est la mer sauvage déchaînée chaude, et à St Malo la mer est froide, elle se retire.
Dans cette deuxième partie, Nina est différente, elle évoque ses souvenirs d'enfance accompagnés des odeurs qui va avec. Nina Bouraoui a une écriture très affirmé, le "Je " est ancré dans son récit. Mais la grande force de son style, c'est qu'à la lecture cela ma rappelé ma propre enfance, mes propres souvenirs de plage. La douceur de l'enfance et des vacances passés chez ses grands-parents et évidement mon identité n'a rien à voir avec celle de Nina. Cela est fort ...Les phrases s'enchaînent sans fin ne laisse aucun répit au lecteur." J’écrirai en français en portant un nom arabe. Ce sera une désertion. ". Ce sera surtout le moyen de réunir enfin ces deux identités, ces deux familles, ces deux histoires... qui ne font qu’une. L’histoire de Nina. Belle découverte, j'aime ce style qui s'affirme qui va à toute vitesse.

1 commentaire:

L'Ogresse a dit…

Il me tente ce livre. Merci pour ce billet Malice. Et merci a Pickwick - je ne connaissais pas ton blog.