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samedi 31 décembre 2011

Bilan de fin d'année 2011



Cette année  mon bilan littéraire 2011 et ce présente sous forme de jeux !


Décris-toi : Paradis inhabité (une belle découverte espagnole)- La place (un jolie petit livre tout en finesse Annie Ernaux , un livre qui n'a pas vraiment sa place pour me décrire mais une lecture qui m'a touchée et n'ayant pas trop d'idée pour le caser je l'ai mis ici tout simplement)
Comment te sens-tu ? : Persuation (Jane Austen la reine des sentiments) -Esprit Européen ( Klauss Man une rencontre un auteur fascinant, j'ai apprécié le découvrir cette année et je devrais poursuivre ma rencontre en 2012)
Décris où tu vis actuellement ? Maison biscornu (excellent Agatha Christie)
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ? : Nord et Sud  (Un roman industriel superbe)- Du côté de chez Swann ( Proust enfin j'ai commencé à me lancer dans sa recherche, l'été est une période formidable pour ça)
Ton moyen de transport préféré ? : Halte à Yalta (voyage en train- livre lu dans le  du Prix Biblioblog (jury des lecteurs -une belle expérience) - La ballade de l'impossible ( Haruki Murakami, une belle ballade mélancolique un excellent roman, mais je ne sais si je me lancerai dans son épopée 19Q4 ?)
Ton/ta meilleur(e) ami(e) : Fifi Brindacier (espiègle) - Jude (quoique mais un excellent et magnifique Thomas Hardy)  ou bien Maurice (E.M Forster un grand roman anglais)- Kosâku ( Roman délicieux, l'enfance du grand Yasushi Inoué)
Toi et tes amis, vous êtes ? : Deux nigauds ou en Vacances (j'ai adoré me replonger avec un grand délice dans l'univers de la Comtesse de Ségur)
Comment est le temps ? : Le temps de l'innocence (Un grand roman d'Edith Wharton et une excellente adaptation de Scorcesse)
Ton moment préféré de la journéeNuit et jour (un roman de jeunesse de Virginia Woolf, une très bonne lecture)
Qu'est la vie pour toi ? : Aggie  change de vie (un bon petit roman jeunesse) 
Auteur ! Auteur! ( l'amour des livres, d'un univers littéraire la plume de David Lodge concernant un immense auteur Henry James, un gros coup de cœur)
Ta peur ? Ce que savait Maisie ( effroyable, peur non pas pour moi mais pour Maisie -Un grand Henry James)
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? : Tiens-toi droite (excellent roman jeunesse une belle découverte signée Judy Blum)
Pensée du jour : Mystique  (mon cher Joe Bousquet un poète hors norme)
Comment aimerais-tu mourir ? : Foudroyé ( petit bijoux explosif) 
La condition actuelle de mon âme ? : Double Bonheur (coup de cœur prix de l'Inaperçu 2011- un livre étonnant original) 


Puis, durant les fêtes de fin d'année, j'ai eu la chance de recevoir un petit colis qui vient du bout du monde de Nouvelle Calédonie. Un très joli rayon de soleil contre la mélancolie !
Ce colis je le dois à la douce et discrète Wictoria. Et son Carnet de Cook est un journal sur sa vie là-bas, c'est une invitation aux voyages, d'un grand dépaysement formidable. 


Déjà le papier cadeau est somptueux et exotique à souhait deux marques page  de la maison d'édition Vents d'ailleurs (Marie Célie Agnant et Muriel Diallo pour ma part je n'ai pas lu ces deux dames mais peut-être bien un jour apprécié en tout cas par Gangeous) qui éditent d'excellent romans francophones. J' avais lu dans cette maison d'édition un livre poignant de Gary Victor le Sang de la mer) Puis Kibo une petite revue concernant la littérature en Nouvelle Calédonie. 
Ensuite j'ouvre délicatement mes petits paquets :


- un porte clé coquillage
- un calendrier 2012 pour le dépaysement
- livre " Autour Uluru ballade" de Nicolas Kurtovitch. Un ouvrage qui invite au voyage. 


*La maison d'édition est Au Vent des iles (Tahiti). 
Maison d'édition du très beau "Le rêve du collectionneur" de Pierre Furlan (à souligner car ce fut un gros coup de cœur cet ouvrage). 


Merci Wic !!!


J'aime aussi ces chroniques des temps perdus, ces petits textes mystérieux et écrit avec une prose délicate, son humour subtile et surtout je suis complètement fascinée par le choix des illustrations.

Durant cette année 2011 il y a un blog qui a retenu mon attention, aussi très élégant. 
C'est Les âmes sensibles d'Ariane Charenton, les articles sont passionnants c'est un lieu où l'on doit prendre son temps pour le lire vraiment. J'apprécie l'élégance, la précision, la sensibilité qui dégagent de ce lieu. Par ailleurs Ariane avec  la collaboration de Malika organisent des rencontres littéraires tout à fait passionnante. Durant l'année 2011, j'en ai assisté à quelques unes et je dois dire que je ne fus pas déçu un seul instant. 


♥♥♥♥♥♥♥



 EXCELLENTE ANNÉE 


♣ 2012 


 À  TOUS !!!! 




♥♥♥♥♥♥♥

vendredi 30 décembre 2011

La Famille Terry (Théâtre anglais)


Ellen Terry (1847/1928) a fait ses débuts au théâtre très jeune sous l'époque victorienne (Lewis Carroll) puis elle a fini sa carrière sous l'époque édouardienne (James Matthew Barrie).
En 1856, un 16 décembre Lewis Carroll (source son journal) est allé voir le Songe d'une nuit d'été, Ellen Terry interprétait le rôle de Puck. Et il l'avait vu aussi dans le rôle de Mamilius dans le Conte d'hiver. Il l'apprécie pour son jeu enfantin et joyeux. Elle a neuf ans. Ils vont devenir très proche.
Ellen Terry (enfant)



© Julia Cameron à 17 ans
















En 1864 le 20 février, Ellen est marié à George Frederic Watts (peintre préraphaélite et sculpteur), elle a tout juste dix sept ans, lui bien sûr est beaucoup plus âgé qu'elle. Elle a rendu visite à Julia Cameron dans sa propriété dans l'île de Wight. Leur union n'a été que de courte durée. 
Partons demain. Je suis douée pour poser. Vous savez comme je suis douée pour incarner une abstraction quand je veux bien m'en donner la peine. Mme Cameron a besoin de modèle pour ses photographies. " dit Ellen Terry à son mari (Lynne Truss : Panique à Freswater).  " Face à elle, il était impossible de ne pas songer aux scandales de sa vie privée mouvementée-le désastreux mariage avec Watts lorsqu'elle était encore presque une enfant, les séparations, divorces, liaisons, épousailles et enfants qui avaient suivi, pas toujours dans l'ordre conventionnel. Tout cela, y compris ses relations présentes avec Irving, était bien connu de ceux qui appartenaient à son monde, mais Ellen Terry ne commettait jamais l'erreur de renforcer les rumeurs, comme Wilde l'avait fait." David Lodge Auteur ! Auteur 

Ensuite, elle entretien une liaison sans être mariée avec l'architecte Edward William Godwin et elle se retire de la scène pendant six ans. À ce moment là, les liens sont rompus avec Lewis Carroll. Elle y retourne en 1874 pour interpréter des rôles shakespearien dont Lady Macbeth. Elle est comparée à Sarah Bernardt. Le grand acteur Sir Henry Irving est son partenaire dans le Marchand de Venise en 1875, elle tient le rôle de Portia. Et, même si les liens sont distant avec Lewis Carroll elle l'invitait tout de même pour l'applaudir au Lyceum Theatre.
Tous les enfants Terry sont acteurs, Lewis Carroll était amis de toutes la familles qu'il a bien sur photographié.C'est durant l'été 1964 et grâce à Tom Taylor ( dramaturge et rédacteur de Punch) que Lewis Carroll est présenté aux Terry.
Marion (Polly) et Florence (Flo) Terry sœur d'Ellen Terry le 14 juillet 1865, 92 Stanhope Street à Londres. Photographié par Lewis Carroll. Dans son journal voilà ce qu'il dit de cet journée " J'ai fait des photographies de miss Kate Terry, Mr et Mrs Terry, Mrs Watts ; une grande photographie de Polly ; Polly et Flo, Flo toute seule, Charlie etc. " Cette photo de Polly et Florence représente à ses yeux : l'enfance et le théâtre. Lewis Carroll avait une passion pour le théâtre. Il aimait les voir sur scène. Kate Terry est l'aîné des sœur Terry. Elle est aussi actrice et elle est la grand mère du grand acteur John Gielgud.


* Auteur ! Auteur! de David Lodge évoque Marion et Ellen Terry. " Ellen Terry était en Angleterre l'actrice la plus illustre de sa génération."
Marion Terry ( 13 octobre 1853/21 août 1930)
Elle a évolué dans le monde du théâtre dans l'ombre de sa célèbre sœur Ellen Terry. Elle a interprété le rôle de Mrs Peverel dans l'unique pièce d'Henry James Guy Domville.
* Le théâtre Londonien époque édouardienne (James Matthew Barrie)
Dorothea Baird - D'autres photos d'elle ici.Amie aussi de Lewis Carroll, et elle est la belle-fille du grand acteur anglais Henry Irving. Elle a joué Mrs Darling dans la première production de Peter Pan de James Matthew Barrie, et Mr Darling n'était qu'autre Gerald du Maurier en 1907. Dans son journal Lewis Carroll voici ce qu'il dit concernant Le 20 novembre 1897 : " Puis nous sommes allés au Haymarket voir The Little Ministe, bonne pièce, très bien jouée. Mr Cyril Maude, un des des directeurs, jouait le rôle du ministre extrêmement bien. Mrs Maude (miss Winifred Emery) était superbe dans le rôle de lady Babbie, et miss Sidney Fairbrother était aussi bonne en Micah Dow qu'elle l'avait été dans The Two Vagabonds. Rentré à Oxford." The Little Minister est une pièce que j'aimerais revoir sans fin"


"The Little Minister" de James Barrie est la dernière pièce qu'il a vu au théâtre.(source Lewis Carroll au pays des merveilles édition Bouquin .)

Le mois anglais de Lou, Titine et Cryssilda


jeudi 29 décembre 2011

FOTTORINO ÉRIC : Question à mon père

Maurice Maman
"Longtemps je me suis interdit d’aimer deux pères à la fois. Michel, celui qui m’adopta à l’âge de dix ans, me donna son nom de Méditerranée, son temps infini, une affection aussi discrète que démesurée. En aimer un autre eût été à mes yeux une trahison. Pourtant j’avais bien sûr un père naturel, un père biologique : Maurice Maman, médecin accoucheur. Juif du Maroc, dont j’ai cru pouvoir nier l’existence après l’avoir vu à ma demande, l’année de mes dix-sept ans. Michel et Maurice se sont rencontrés une fois, le jour de mon mariage. "
Éric Fottorino après avoir évoqué son père adoptif dans " L'homme qui m'aimait tout bas" (pas lu). Il honore la mémoire de son père biologique Maurice Maman. C'est pas banal d'avoir un père dont le patronyme est Maman, cela est étrange et peut-porter confusion et incompréhension. Éric Fottorino aurait très bien pu porter le nom de son père biologique Maman mais ces grands-parents n'ont pas apprécié l'union de leur fille avec ce juif marocain. 
   Le grand thème de cet ouvrage est la quête des origines, d'où vient il ? L'importance de l'identité, il remonte le chemin de ses origines. À travers ce portrait de son père, il rend hommage à Albert Cohen le grand romancier, grand fierté de Gaston Gallimard d'avoir été son éditeur. Gallimard est l'éditeur d'Éric Fottorino et tout ses romans tournent autour de l'identité.   
Mon avis est le suivant, au départ j'ai trouvé que cet ouvrage était intéressant car il est certain que c'est important et voir primordiale de savoir d'où l'on vient. L'intérêt pour Éric Fotorino est de remonté dans le temps pour pouvoir connaître son histoire personnelle. Elle est fascinante pour lui et non pour le lecteur, en tout cas moi. J'ai été séduite, intriguée puis l'ennui est apparu, je ne me suis pas du tout attachée à sa propre histoire qui la enrichie en tant qu'individu. La raison de l'ennui est peut-être que j'ai trop lu de récit qui tourne autour cette question l'identité, peut-être aussi parce que tout simplement cet lecture est mal venu en cette fin d'année et elle ne colle pas à mon avis de lecture du moment, tout simplement. Je rapprocherai ce récit avec celui de Leïla Sebbar " Je ne parle pas la langue de mon père".  
" Le père, le grand absent, voilà un thème en or qui fait marcher nombre d'écrivains" écrit Pierre Michon. C'est assez dur comme remarque mais en même temps c'est tellement vrais que cela a retenu mon attention !!!! Voir l'excellent billet ici. Les Taiseux de Jean Louis Ezine livre lu aussi, un récit assez proche avec le Fottorino. 

mercredi 28 décembre 2011

MARIE-CHRISTINE HELGERSON : Claudine de Lyon

Voici un excellent roman jeunesse que j'ai découvert dans ma bibliothèque scolaire.


Claudine a onze ans, elle travaille dix heures par jour dans l’atelier de son père, à tisser de la soie. Mais cette vie épuise la petite fille qui tombe gravement malade. Pour guérir, elle part à la campagne. Claudine veut retrouver la santé et elle n’a pas envie de retourner à Lyon pour travailler. Ce qu’elle désire par-dessus tout, c’est aller à l’école et réaliser son rêve : savoir lire, écrire et surtout dessiner. Elle a une telle ténacité qu'elle va arriver avec audace à réaliser ses rêves.
Un excellent roman écrit très agréablement par Marie-Christine Helgerson. Elle nous décrit la dure vie des enfants en 1881. En lisant ce livre au début  j'ai pensé que Claudine pourrait être une petite cousine de Bessy Higgins (voir Nord et Sud d'Elisabeth Gaskell). C'est un joli roman remplit  plein d'espoir et de vitalité.

mardi 27 décembre 2011

ELIZABETH GASKELL : Nord et Sud

 Traduit par Françoise du Sorbier


"C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre."


L'héroïne d'Élizabeth Gaskell, Margaret Hale, vit à Londres chez sa tante avec sa cousine Edith. À Londres la vie pour Margaret était facile et confortable. Après le mariage de sa cousine Margaret regagne le presbytère familial à Helstone, dans le sud luxuriant rural de l'Angleterre chez ses parents. " C'est que la description évoquait davantage un village de conte de fées qu'un lieu réel." Son père est pasteur de la petite paroisse d'Helstone, il remet en question ses convictions concernant sa foi. C'est une lourde décision qu'il se doit d'imposer à sa femme et à sa fille. Ils vont devoir quitté le sud et sa campagne pour le nord et la ville. Ils vont vivre à Milton-Norhern. Là, dans cette ville, il trouvera un emploi de précepteur. La famille fait connaissance avec John Thornton (un patron manufacturier) et sa famille.  "Mr Thornton était sans doute le plus âgé des élèves de Mr Hale. Il était assurément son préféré."Magaret est pleine de nostalgie pour le sud du Hampshire. Elle va devoir s'adapter à cette nouvelle existence dans ce monde industriel rude et énergique et si différend de son cher Sud. Margaret noue des liens avec certains ouvriers des filatures locales.
Elle devient proche de Bessy, une ouvrière du même âge mais qui hélas ne pourra pas résister au climat étouffant de Milton. Elle s'intéresse à la conscience sociale des ouvriers, de ce monde industriel qui pointe son nez. Les ouvriers sont des hommes en colère, ils font grève John Thornton est un redoutable patron, il est responsable d'une filature il apprécie le caractère bien trempé de Margaret. Et lors de la grève, elle a pris des risques " Il la transporta dans le salon et la posa sur le divan avec mille précaution. En regardant ce visage pur et blanc, il fut saisi par le sentiment de ce qu'elle représentait pour lui un sentiment si aigu et si douloureux qu'il l'exprima à voix haute : "Oh, ma Margaret ... ma Margaret ! Persone ne peut savoir ce que vous êtes pour moi ! Vous qui gisez là, froide comme une morte, vous êtes la seule femme que j'aie jamais aimée."
Sa mère est très malade. " Depuis quelque temps, Margaret s'inquiétait de la mauvaise mine de sa mère, et en entendant la remarque de son père, elle partit se coucher le cœur étreint d'une angoisse diffuse. La vie à Milton ressemblait si peu à celle qu'avait menée Mrs Hale à Helstone, où elle circulait sans cesse et se promenait souvent en plein air."Elle aura la joie tout de même de revoir son cher enfant Frédérick qui prend le risque de venir pour lui dire adieu.
Mr Thornton malgré toute la fierté que l'on peut lire sur son visage, c'est un homme bon et très généreux très beau passage ( que j'ai beaucoup apprécié) quand il décide d'apporter à madame Hale une corbeille de fruits lui même.  Les rapports entre John Thornton et Margaret sont complexes ils sont comme chien et chat. En parallèle, les rapports entre les patrons et les ouvriers sont aussi compliqués. John Thornton  s’est construit à la force de son travail, c'est un self made man. Margaret rejette  cette nouvelle classe sociale émergente des commerçants. Thornton trouve Margaret trop orgueilleuse et pleine de mépris.
J'ai une énorme tendresse pour Margaret, peut-être bien qu'il y a un peu de moi dans elle. Elizabeth Gaskell dit de Margaret : "elle s'était faite alors de mener une existence aussi noble et courageuse que n'importe quelle héroïne de roman, une vie sans peur et sans reproche" Oui c'est assez juste j'ai trouvé, c'est tout à fait cela ! une femme pleine d'audace, pour une femme de sa condition.  Thornton a des airs frustes mais c'est un homme bon, très anglais, il cache ses sentiments. Au début du roman voilà comment Thornton voit Margaret : " Jamais je n'ai vu fille aussi orgueilleuse et désagréable. À tel point que ses manières méprisantes font oublier à quel point elle est belle."C'est tout de même un homme bon et j'apprécie son geste quand il se rapproche d'Higgins (un syndicaliste convaincu). Higgins se trouvent sans travaille, il a à sa charge des enfants en bas âge, et grâce au coup de pouce de Margaret, Thornton le prendra comme ouvrier, une amitié respectueuse va naître entre eux deux. De cette amitié va naître une idée de génie la création d'une cantine pour que les ouvriers puisse manger convenablement pour bien travailler.
Le personnage agaçant et horripilant est Fanny la sœur de Thornton, la sévérité et le ton pas toujours aimable de Mrs Thornton m'ont fait froid dans le dos. Mr Hale lui a la tête dans ses livres, il apprécie la complicité intellectuelle qui l'unie à Mr Thornton. il ne se remet du chagrin de la perte de sa chère épouse. Margaret se retrouve seul et désemparé heureusement que sa chère cousine Edith et sa tante sont là pour la réconforter et la prendre avec eux à Londres. Avec son cher parrain le bien veillant Mr Bell, ils retournent à Helstone revoir le sud que Magaret a tant idéalisé, romancé auprès des Higgins.


Elizabeth Gaskell nous décrit à merveille le monde ouvrier, la misère et ses combats quotidiens, c'est une vision féminine très documenté sans clichés et préjugés.  C'est un roman social,  plein d'humanité, très touchant, emporté par une  écriture, d'une grande finesse,  elle est très précise dans la psychologie des personnages.  Un véritable roman qui transporte le lecteur, tout à fait remarquable et cela fait du bien !!!!!


J'ai vu le film aussi et je vous invite à lire le magnifique compte rendu ici chez Wictoria.
Ce roman a été lu par les trois organisatrices  Lou, Titine et Cryssilda 
Lou dans son billet analyse très bien le rapprochement entre Nord et Sud et Orgueil et Préjugé de Jane Austen. Oui l'on peut y voir des rapprochement, personnellement pour moi c'est tout de même deux livres différents. Voir ici les notes sur le livre de mon amie Wictoria. Voir aussi le billet très complet d'Isil





lundi 26 décembre 2011

À L'AUBE DU XXIÈME SIÈCLE

Journal de Flora Bonnigton 1899/1900
Carol Drinkwater - Traduit par Julie Lafon


Flora commence son journal le 18 décembre 1899,  c'est une jeune londonienne, adolescente, orpheline de mère. Son père, Thomas Bonnington  est un homme riche et prospère, il dirige une compagnie d'import-export avec les colonies britannique et à destination des docks de Londres.  Sa grand mère le surnomme le "gentleman capitaliste"Elle a une sœur  aînée Henrietta (Flora la nomme Henry).  " J'ai appris de la bouche de Leonard que les frères Lumière avaient montré pour la première fois leur images animées au Grand Café du boulevard des Capucines à Paris."le Cinématographe pointe son nez, avec les Frères Lumière, elle est complètement fascinée par cette nouveauté de voir des images animées. " D'après Miss Baker c'est le divertissement du siècle prochain. Je l'espère bien. Je trouve cela beaucoup plus amusant que d'aller au cirque ."
Flora est excité  par la venue d'un nouveau siècle, propice au changement, à la modernité.  " Adieu 1899 ! Bonjour  1900".

Flora apprécie beaucoup sa grand-mère Lady Violet Campbell, elles sont très complices, et elle vie avec elle dans une demeure de cinq étages à Cadogan Square. Sa grand-mère est une femme moderne pour son époque, elle milite pour le droit de vote des femmes. La mère de Flora était aussi une suffragette. Flora accompagne sa grand-mère à des réunions, elle est une jeune suffragette, et pour elle aussi le droit de vote des femmes est primordiale.  Le père de Flora n'approuve pas du tous ces réunions de femmes "J'aurais dû mettre un frein, exiger que tu te tiennes convenablement et que tu concentres tes efforts, à l'instar de ta sœur sur les questions d'importance."
Flora est très différente de sa sœur. Henry épouse les aspirations de son père avec l'idée de faire un bon mariage, d'être une femme respectable et d'avoir des enfants. Durant l'année 1900, Henry(Henrietta) va faire son entrée dans le monde, comme toutes les jeunes filles de son milieu.  Flora non elle ne voit pas la vie comme cela. "Je nourris de grandes aspiration ; je ne veux pas d'une existence routinière." Elle se voit artiste, aventurière, militante. Le 20 février 1900, elle apprend qu'une femme Alice Guy, une parisienne se passion pour le cinématographe. Cette nouvelle lui donne des ailes pour son futur. Mais " À chaque fois je me sens ignorante et minuscule, comme Alice au pays des merveilles, face aux mystère de ce monde?" 
Flora se passionne pour l'art cinématographique, et son père voit d'un très mauvais œil cette passion, car elle est une jeune fille de bonne famille.
Flora Bonnington dans  ce journal, elle évoque des figures déjà évoqué ici comme Florence Nightingale. Elle assiste à une représentation d'une pièce de Bernard Shaw " L'homme du destin", le jeune Winston Churchill.
C'est un merveilleux document sur une époque nouvelle, le titre a été bien choisi ce journal se déroule véritablement à l'aube d'un siècle nouveau qui est le XXième. L'écriture est très attachante et très bien documenté sur une époque passionnante. J'ai trouvé ce document jeunesse  et très enrichissant, toutes les jeunes adolescentes devraient lire ce journal de Flora Bonnington.
J'ai été touché dans ce journal par l'engouement que Flora a pour les images animées (nous sommes à l'époque des balbutiement du cinématographe). Il se trouve que mon père (issue d'un milieu modeste) a exercé un métier merveilleux qui est celui de directeur de la photo, homme d'images, homme à la caméra. Grâce à son métier il a beaucoup voyagé fait des voyages merveilleux, des rencontres passionnantes. Alors comment ne pas sourire quand le père de Flora dit la chose suivante :
" C'est un amusement de la classe populaire, Flora, un divertissement de foire, rien de plus. Je  n'ai aucune envie que tu finisses dans un cirque ou dans une galerie de monstres. C'est révoltant !"


En lisant ce journal j'ai pensé à Lou à qui je dédie mon billet.
Pour la simple raison que j'ai pensée à elle et surtout à son petit côté féministe ;-)
Lu dans le cadre du mois anglais Lou, Titine Cryssilda





samedi 24 décembre 2011

Journal de Flora Bonnington : à l'aube du XXième siècle

25 décembre 1899

" L'emballage est tombé par terre, Bassett s'est précipité pour déchirer le papier et les rubans, et nous sommes restées bouche bée.
- Je crois que c'est un phonographe, mes chéries ! s'est exclamé grand-mère"
" De la musique dans une boîte !"
"Même en hiver Hyde Park reste un endroit magique."
" J'ai l'estomac plein de bonne nourriture sans en avoir abusé pour autant. Ce fut un Noël mémorable"

Le dernier Noël du XIXième siècle, dans cet Angleterre victorienne. La modernité pointe son nez !

JOYEUX NOËL !!!!



NOËL ET LEWIS CARROL



Traduit par Maxime Rovere (Lettre à Alice et à quelques autres)

À Alice, Lorina et Edith Liddell
Dédicace de la Maison de vacances de Catherine Sinclair (1839)
Noël 1861

Libres jeunes filles, en 
Ouvrant ce petit livre, 
Retenez bien sa belle histoire
Ici livrée à vos yeux noirs
Ne pensez pas que vos VACANCES
Aux heures de jeu se réduisent. 
À la MAISON  des jours heureux
Les cours sont-ils si ennuyeux ?
Il y a dans chaque MAISON
Certains enfants très généreux, 
Et qui sont très gentils entre eux
Et qui ne font jamais la moue. 
Dans la joie, ils travaillent et jouent
Ils trouvent du plaisir à tout !
Toute la vie, soyez-en sûres, et alors aussi
Heureuse qu'une vie de VACANCES infinie.

mercredi 21 décembre 2011

LEWIS CARROLL : Isa visite oxford ( Isa Bowman)



Phoebe Carlo
Lewis Carroll un passionné de théâtre, il va contribuer à l'adaptation d'Alice au Pays des merveilles et à De l'autre côté du miroir pour  scène. Le  dramaturge est Savile Clarke, il adapte ces deux contes. Alice in Wonderland, pièce en deux actes, mise en musique par Walter Slaughter, est joué pour la première fois le 23 décembre 1886 au théâtre « Prince of Wales » de Londres. Lewis Carroll assiste à de nombreuses reprises aux représentations dont les costumes sont directement inspirés par les illustrations de Tenniel. L’actrice, Phoebe Carlo, « amie-enfant » de Carroll, incarne Alice avec succès.
 Avant qu'Isa Bowman interprète Alice à la scène il l'invite à Oxford l'été 1888. La pièce sera montée à nouveau, en 1888, au Globe Theatre,  le 26 décembre avec Isa Bowman, autre « amie-enfant » de Lewis Carroll, dans le rôle d’Alice.
Un rôle assez lourd pour une enfant elle n'a pas moins de
Isa Bowman
275 répliques. En plus elle chante, se fut son point faible alors Lewis Carroll lui paye des leçons de chant avec Victoria de Bunsen (par la même occasion c'est grâce à elle qu'il rencontra la comédienne Ellen Terry). Après Alice Lidell, Isa Bowman est proche de Lewis Carroll. Un an après sa mort, elle a fait paraître un livre intitulé " Lewis Carroll as I knew him" 1899. La première fois qu'elle rencontra Lewis Carroll s'est en 1887, elle a douze ans. c'est déjà une actrice.  C'est le début d'une longue amitié, Isa l'appellera Oncle Charles, elle est restée proche de lui jusqu'à sa mort tout comme Gertrude Chatawy (la dédicataire de La Chasse au Snark). Isa Bowman ainsi que ses sœur  sont des acteurs enfants ( Nellie, Maggie, Emmie) et son petit frère Charlie. Nellie connaîtra le plus grand succès en jouant au théâtre Peter Pan en 1906 (source note d'Alexandre Révérend dans Isa visite à Oxford)

* Dans son journal (Lewis Carroll édition Bouquin)
" Isa fait une Alice délicieuse, et Emmie est merveilleuse en loir et en deuxième fantôme quand elle chante une poésie et danse le hornpipe des marins."



" Lewis Carroll aimait la compagnie des petites filles. Les petites filles aimaient sa compagnie. Elles ont raconté et publié leurs souvenirs. Si l'on n'y trouve aucun témoignage"embarrassé", ces réminiscences évoquent, en revanche, le souvenir d'une des plus belles périodes de leur enfance."


Traduit par Alexandre Révérend
Illustration Catherine Dubreuil

C'est un texte que je possède depuis fort longtemps que j'ai lu aussi il y au certain temps, il date de 1988. Mais, j'ai eu envie de le relire.
Durant l'été 1888, Isa (Isa Bowman) se rend à Oxford chez "un vieux vieux vieux monsieur, et qu'il l'a invitée, pense-t-elle, pour aller avec lui, quelque part ou ailleurs, elle ne sait plus où." Avant, elle va voir avec ce vieux vieux vieux monsieur  ( V.V.M ) le Petit Lord Fauntleroy avec Vera Beringer ( elle fut pressentie pour le rôle d'Alice au théâtre.). Son séjour à Oxford dure quatre jours, elle visite musées  et les collèges universitaires, promenades dans les parcs, thé chez des amis. Charles Dodgson (Lewis Carroll) est professeur de mathématiques à Christ Church. La complicité qu'il entretient avec ces jeunes filles est très mal vu de ses collègues professeurs. Alors, si par malheur il rencontre l'un d'eux, il perd tous ses moyens, il se sent intimidé et bégaie.
Ce petit texte est délicieux, c'est un témoignage des amitiés enfantines de Lewis Carroll.  C'est un petit texte charmant, féerique, plein de fraîcheur et les illustrations sont d'une grande finesse et subtil. Il est suivit par du manuscrit original de Lewis Carroll.

" Ensuite, ils se sont rendus en tram' dans un autre quartier d'Oxford, chez une certaine Mme Jeanne et sa très jeune petite-fille, "Noëlle", baptisée ainsi car elle est né le jour de Noël. ("Noël " est le mot français pour "Christmas".) Ils y ont bu tant de thé que, à la fin Isa s'était presque changée ne théière."


Lu dans le cadre du mois anglais :  Lou, Titine et Cryssilda