Illustration de Katja Bandlow
Histoire de ce conte commence tout à fait normalement une femme et un homme souhaite avoir un enfant. Son souhait fut réalisé. Ce conte est une interprétation contemporaine de "Raiponce".
Le texte, interprété par René Turc, est à la fois concis et descriptif. Les illustrations en noir et blanc, réalisées par Katja Bandlow : ce sont elles qui portent l'intensité dramatique du conte. La mise en pages est sobre et dépouillée L'interprétation graphique évoque avec force la déchirure de la séparation, la solitude de l'enfermement, la transgression de l'interdit, l'intensité de la passion, la violence de la punition. Une réussite cette interprétation, très original dans sa présentation.
vendredi 28 octobre 2011
MADELEINE BOURDOUXHE : La femme de Gilles
Elle se nomme Élisa, son mari Gilles est un ouvrier, il travaille dans une usine. Elle l'attend chaque soir. Ils sont parent de jumelle et ils attendent un troisième enfant. Une famille heureuse et sans histoire. Victorine est la sœur d'Élisa, plus jeune, elle va être attiré par Gilles et une passion amoureuse va naître entre eux. Élisa se sent profondément blessée, car elle aime son mari pourtant, c'est tout de même le père de ses enfants.
Le climat est lourd. Madeleine Bourdouxhe sait admirablement saisir avec une grande justesse la psychologie des personnages, la jalousie entre un homme et une femme, le mal qui ronge, l'humiliation . " Elle aurait pu dire "je sais" et ainsi comme en une revanche, d'un coup lui faire comprendre qu'elle n'est pas une de ces femmes qu'on leurre, lui faire entrevoir combien son amour était grand et depuis des mis sa souffrance profonde."
C'est une belle découverte que l'on doit à Jean Paulhan en 1937 c'est lui qui a découvert ce remarquable petit bijoux belge.
L'ambiance est sinistre, cela fini très mal mais c'est admirablement bien écrit, elle sait surtout évoquer les lourds silences, la solitude, la souffrance. " Gille souffre par Victorine ; Élisa souffre par Gilles. Et de cette même douleur naît leur connivence."
Personnellement j'ai découvert Madeleine Bourdouxhe grâce à Clarabel
Le climat est lourd. Madeleine Bourdouxhe sait admirablement saisir avec une grande justesse la psychologie des personnages, la jalousie entre un homme et une femme, le mal qui ronge, l'humiliation . " Elle aurait pu dire "je sais" et ainsi comme en une revanche, d'un coup lui faire comprendre qu'elle n'est pas une de ces femmes qu'on leurre, lui faire entrevoir combien son amour était grand et depuis des mis sa souffrance profonde."
C'est une belle découverte que l'on doit à Jean Paulhan en 1937 c'est lui qui a découvert ce remarquable petit bijoux belge.
L'ambiance est sinistre, cela fini très mal mais c'est admirablement bien écrit, elle sait surtout évoquer les lourds silences, la solitude, la souffrance. " Gille souffre par Victorine ; Élisa souffre par Gilles. Et de cette même douleur naît leur connivence."
Personnellement j'ai découvert Madeleine Bourdouxhe grâce à Clarabel
Libellés :
BOURDOUXHE MADELEINE
jeudi 27 octobre 2011
ETIENNE DELESSERT : BAS LES MONSTRES
Ah ! Quel plaisir de retrouver le monde merveilleux de Yok-Yok. Mais aussi l! Un bonheur ce voyage au pays de l'imaginaire, cet univers délicieusement coloré, poétique d'Etienne Delessert est un pur délice que cela soit du côté des mots que des illustrations.
Les villageois ont peur.
" Soudain (c'était un jeudi après-midi), un chant sauvage s'éleva derrière la montagne. Il était barbare et cliquetant assourdissant et fracassant , comme s'il surgissait de mille trompettes enrouées."

Ils veulent retrouver la vie paisible avant les monstres. Car ils sont très féroces. Ils grognent, rugissent et crachent en montrant leurs griffes et pouffant comme le font les monstres pour passer le temps. " Un monstre s'empara tout à coup d'un troupeau de vaches qu'il avala avant d'éructer bruyamment tandis qu'un de ses voisins mâchouillait un morceau de lune."
Grâce à sa flûte, Yok-Yok (coiffé d'un drôle de chapeau flamboyant n'est qu'une toute petite poussière rouge) leur joue une mélodie pour appeler les nuages qui attirent les monstres et les laissent tomber.
Yok-Yok ressemble à un ange gardien, un joueur de flûte .
"Allez bas les Monstres, je vais vous jouer ma mélodie et allez danser ... Allez, dansez maintenant !"
Auparavant cet ouvrage était édité chez Bayart en 1994
Libellés :
DELESSERT ÉTIENNE
JANET ET ALLAN AHLBERG : LES BIZARDOS
Traduit par Claude Lauriot-Prévost
«Par une sombre, sombre nuit, trois squelettes sortirent de leur sombre, sombre cave pour faire peur aux gens. Mais comme aucun passant ne s'aventurait dans les sombres, sombres rues, les affreux jouèrent à se faire peur... à eux-mêmes!"
Nous rentrons dans la maison de la famille squelette, elle est composée d'un homme, d'un chien et d'un enfant. Dans la rue la nuit, ils promènent le chien. Puis, le chien tombe en miette, et le grand et le petit squelettes doivent le remonter. Ils meurent d'envie de faire peur à un gentil garçon, à une vieille dame, mais il rencontre personne, tout le monde dort. Alors ils décident de se faire peur entre eux.
C'est une délicieuse histoire pleine de fantaisie et très colorée concernant les illustrations.
«Par une sombre, sombre nuit, trois squelettes sortirent de leur sombre, sombre cave pour faire peur aux gens. Mais comme aucun passant ne s'aventurait dans les sombres, sombres rues, les affreux jouèrent à se faire peur... à eux-mêmes!"
Nous rentrons dans la maison de la famille squelette, elle est composée d'un homme, d'un chien et d'un enfant. Dans la rue la nuit, ils promènent le chien. Puis, le chien tombe en miette, et le grand et le petit squelettes doivent le remonter. Ils meurent d'envie de faire peur à un gentil garçon, à une vieille dame, mais il rencontre personne, tout le monde dort. Alors ils décident de se faire peur entre eux.
C'est une délicieuse histoire pleine de fantaisie et très colorée concernant les illustrations.
DENIS LABAYLE : Rouge majeur
Les éditions-dialogues .fr nous invite à nouveau à une rencontre avec Nicolas de Staël. C'est la même maison d'édition qui a édité le délicieux Atelier Rouge. Cet ouvrage est une reprise car à l'origine il a été publié aux éditions du Panama." Tu sais, le rouge c'est vraiment une couleur qui me fascine et me terrorise à la fois ..."
Jack Tiberton un ex-soldat américain, journaliste au Washington Tribune, se rend à Paris pour rencontrer Nicolas de Staël. Il assiste avec lui à un concert le 5 mars 1955 d'Anton Webern . Dix ans avant c'était la libération de la France en Normandie, à cette époque il était soldat pour libérer la France. Il a fait connaissance avec Madeleine se fut un amour fougueux et passionné. Nicolas de Staël apprécie immédiatement Jack et il l'invite à venir chez lui à Antibes. Le peintre a comme projet de réalisé une peinture musicale. Jack va assisté pendant dix jours à la création d'un tableau où la couleur rouge domine. " Du rouge jusqu'à l'horizon, là où le soleil meurt, là où la lave devient incandescente. C'est un feu immense ! De là va naître l'orchestre, et ensuite la musique ... J'ai trop longtemps peint des impressions rassurantes. Aujourd'hui, ce rouge m'habite, j'y puise une force nouvelle, j'affronte la violence."
Dans ce tableau, il existe un lien entre la musique et la peinture. Ce roman de Denis Labayle nous plonge dans les angoisses de la création, ses souffrances, ses doutes.
" - C'est quoi , "l'éclair créateur" ?"
"L'éclair créateur ? ... Comment t'expliquer ? As-tu déjà vu a la Chapelle Sixtine ? Tu connais au moins la fresque de Michel-Ange où le doigt de Dieu se tend vers celui de l'homme ? C'est dans et intervalle invisible qu'apparaît l'éclair créateur. Tout mon travail consiste à le matérialiser. Je sais, c'est pure folie, car l'éclair, ça illumine ou ça foudroie !"
L'alcool, la cigarette, aide Nicolas de Staël pour créer, mais elles sont aussi à l'origine de ses racines russes surtout en ce qui concerne la vodka, et cette façon particulière de boire coup sec mais un simple verre de rosé. À travers ce roman, Denis Labayle fait parlé Nicolas de Staël sur ses origines, ses parents, les femmes qui ont marquées sa vie.
L'écriture de ce roman est très agréable, fluide elle glisse à la lecture. Denis Labayle a su admirablement associé un véritable roman basé sur la vie réel de Nicolas de Stael. Le mélange entre la fiction et la réalité est une véritable réussite.
![]() |
| © Nicolas de Staël : Le concert |
Libellés :
LABAYLE DENIS
lundi 24 octobre 2011
MARGARET MAHY : L'enlèvement de la bibliothécaire
Illustration Quentin Blake
Traduction Marie-Raymond Farré
Hélène Labourdette, la charmante bibliothécaire vient d'être enlevé par des brigands. Le chef des brigands et ses quatre complices croient pouvoir obtenir de la municipalité une rançon rondelette.
" Lorsque le Conseil Municipal reçut la demande de rançon, il y eut aussitôt une grande discussion."Les brigands ont tous la rougeole sauf leur chef. Melle Labourdette est allée chercher des livres pour guérir de la rougeole. Elle leurs raconte de merveilleux contes. Une fois les brigands guéris, Melle Labourdette retourne travailler dans sa bibliothèque. Trois semaines plus tard le brigand revient , la police le recherche. Malicieuse la bibliothécaire trouve un moyen pour le cacher !
Une jolie histoire, courte pleines de fantaisie pour faire aimer les livres. Un livre tout simplement magique ;-)
Voir ici Liyah est aussi conquise !
Traduction Marie-Raymond Farré
Hélène Labourdette, la charmante bibliothécaire vient d'être enlevé par des brigands. Le chef des brigands et ses quatre complices croient pouvoir obtenir de la municipalité une rançon rondelette.
" Lorsque le Conseil Municipal reçut la demande de rançon, il y eut aussitôt une grande discussion."Les brigands ont tous la rougeole sauf leur chef. Melle Labourdette est allée chercher des livres pour guérir de la rougeole. Elle leurs raconte de merveilleux contes. Une fois les brigands guéris, Melle Labourdette retourne travailler dans sa bibliothèque. Trois semaines plus tard le brigand revient , la police le recherche. Malicieuse la bibliothécaire trouve un moyen pour le cacher !
Une jolie histoire, courte pleines de fantaisie pour faire aimer les livres. Un livre tout simplement magique ;-)
Voir ici Liyah est aussi conquise !
Libellés :
MAHY MARGARET
dimanche 23 octobre 2011
JOSEPH O'CONNOR : MUSE
Traduit par Carine Chichereau
Le roman de Joseph O'Connor commence à Londres, en 1952. Molly, une femme pauvre de soixante cinq ans se réveille un matin du 27 octobre 1952, ses souvenirs resurgissent, tout au long de la journée, l'époque où elle était la muse de John Millington Synge. Molly Allgood, dite Maire O’Neill (son nom de scène), a été la Muse du dramaturge irlandais John Millington Synge , il écrivait pour elle. Elle a une sœur Sally O'Neill Voilà comme il est décrit. Elle travaille à l'Abbaye et lors de leur rencontre elle est une apprentie comédienne. C'est Lady Augusta Gregory qui a présenté Molly, dix neuf ans, a Synge, trente sept ans. Lady Gregory et William Butler Yeats en 1899 ont fondé l'Abbey Theatre, le théâtre de Dublin c'est une institution, elle date du 27 décembre 1904. Molly s'était une femme belle, libre, irlandaise catholique et exigeante. John Millington Synge était irlandais protestant, il était le vilain petit canard de sa famille, il est mort jeune à trente huit ans. Il est issu d'une famille aisée
C'est en 1907, il crée " Le Baladin du monde occidental' au théâtre Abbaye, cette pièce le rend fou. Molly est sa muse et Synge est son Pygmalion. Une histoire d'amour fou va naître entre eux durant les deux dernières années de sa vie. Leur histoire d'amour fut clandestine, très mal vu et surtout par sa mère . "Elle comprend qu'il s'est querellé avec Mère pour des raisons politiques, mais celle-ci à souligné, avec bien sûr une véhémence toute biblique, que les paysans de leurs terres payaient pour sa liberté d'écrire, aussi n'a t-il guère les moyens d'adopter des postures révolutionnaires."
L'on ne sait pratiquement rien concernant les relations entre Molly et John Millington. Joseph O'Connor a du faire appel a son talent de romancier pour imaginer une histoire d'amour. J'ai beaucoup aimé le chapitre où Joseph O'Connor a inventé une mini-scène théâtral quand Molly dîne avec la mère et la grand-mère de Synge. C'est la confrontation de deux univers bourgeois d'un côté et rural de l'autre c'est un passage assez cocasse. Le titre original est "Ghost Light" "Superstition ancienne parmi les gens de théâtre. Quand la salle est déserte, une lampe doit toujours demeurer allumée pour que les fantômes puissent jouer leur propre pièce."Mon avis concernant ce roman est mitigé. J'ai trouvé intéressant d'évoquer cette rencontre véritable entre Molly et Synge, d'évoquer en toile de fond l'histoire de l'Irlande, ses mœurs, la religion la confrontation entre les catholiques et les protestants. Mais le mélange présent et passé ne rend pas la lecture fluide.
Libellés :
O'CONNOR JOSEPH
samedi 22 octobre 2011
LEÏLA SEBBAR : Je ne parle pas la langue de mon père
Après avoir lu le récit de Geneviève Brisac : " Une année avec mon père", j'ai voulu reprendre ce récit de Leïla Sebbar. Dans ces deux récits la figure du père, le rapport au père est présent face à sa fille.
Ce récit est un travail de mémoire son père est décédé en 1997. Leïla Sebbar essaye de comprendre à travers ses souvenirs qui était son père.
Ce récit est un travail de mémoire son père est décédé en 1997. Leïla Sebbar essaye de comprendre à travers ses souvenirs qui était son père.
Elle questionne les femmes et les hommes qui ont croisé la vie de son père et ces personnes parlent l'arabe. Ce sont les femmes et les hommes qui ont croisé la vie de son père qui parlent sa langue qu’elle questionne. Un travail de mémoire essentiel pour l’auteur qui écrit pour découvrir et comprendre son père et se rapprocher de lui. Le récit de Leïla Sebbar est remplit de brutalité, les phrases sont courtes et le débit est rapide.
Excellent article ici
Libellés :
SEBBAR LEÏLA
vendredi 21 octobre 2011
GENEVIÈVE BRISAC : Une année avec mon père
Ce récit commence par " Vos parents ont eu un accident", un 8 septembre. C'est un choc auquel aucun enfant est préparé, que doit on faire dans ce cas là ? Un accident de voiture sur l'autoroute, sa mère Hélène est décédé sur le coup, son père Michel vie mais il est un rescapé en quelque sorte.
Sa fille, jour après jour, l’accompagne, et tente de tenir la main de cet homme intraitable. Le temps passe celui des saisons une année .
La narratrice évoque les rapports difficiles avec le milieu hospitalier, ses inquiétudes envers son père désarmé seul. C'est par colère qu'elle dénonce l'irrespect envers les personnes âgés qui sont soit disant inutiles à la société. " Le médecin de garde aimerait bien qu'on évite de forcer la main, ça le met en rogne, ces abus constants, ces malades qui tirent sur la corde, c'est vraiment top facile, on s'amène, la bouche en cœur, et à moitié dans le coma, en ambulance, c'est presque du terrorisme. Il est exaspéré, et conscient, comme je le suis aussi, qu'il va falloir garder ce malade, ce malade mal parti - cette manie qu'ils ont de venir mourir ici, comment les en empêcher ? "
Sa fille doit faire bonne figure. Elle s'occupe de son père, elle est présente elle noue un lien fort avec lui car chaque minute compte.
Sa fille doit faire bonne figure. Elle s'occupe de son père, elle est présente elle noue un lien fort avec lui car chaque minute compte.
J'apprécie cette écriture directe, sans pathos, l'importance vitale de la littérature dans le quotidien. Une année avec mon père est un bel hommage qu'une fille rend à son père. Un père pour une fille c'est un homme héroïque. J'aime cette douceur complice d'accompagnement entre un père et une fille qui ressort de ma lecture. C'est un beau portrait d'un père tant aimé "Mon père est un hors-la-loi déguisé en homme de loi, un franc-tireur habillé en Salomon laïque, un aristocrate revêtu des insigne de la République. "
En complément voir ici le beau billet de Jérôme Garçin
Libellés :
BRISAC GENEVIEVE
mercredi 19 octobre 2011
Les baby-sitters dans la littérature jeunesse

Monelle et les baby-sitters
Geneviève Brisac
Voilà un excellent roman jeunesse édité à l'école des loisirs.
J'ai pris un immense plaisir à le lire et l'on s'en le vécu au niveau de l'histoire mais pas seulement c'est bien écrit, le style est direct, rapide en un mot excellent.
La mère de Monelle et d'Humbphrey décide brusquement de retravailler. Le défilé de baby-sitters commence La maman de Monelle a porté son choix dans un premier temps sur Mme Turpin aux principes très sains et très stricts... Là je dois dire que c'est quelque chose à la fois surréaliste et juste. Elle ne fait pas la faire du tout, car c'est tout simplement un monstre alors il faut choisir une autre baby-sitter. Le choix est porté sur une petite jeunette de vingt ans Maroussia. Et bien c'est pas encore cela, car c'est une jeune fille pas fiable du tout.
Un garçon peut-être ? Le choix du garçon dans
Baby-Sitter blues
Marie Aude Murail
La série des Émilien est dans la collection Neuf de l'école des Loisirs.Ce titre ouvre une série avec Émilien.
Thème le quotidien d'un adolescent d'aujourd'hui.
Il souhaiterai travaillé donc dans un premier temps il fait du baby-sitting. Il souhaite avoir le même magnétoscope que ses copains. Il vit seul avec sa mère.
L'année suivante il rentre en troisième, sa mère décide de supprimer télévision et baby sitting. Il doit trouver une autre solution pour se faire un peu plus d'argent de poche. Donc il donne des cours de français. Il fait connaissance d'Amandine une fille vraiment bizarre et à partir de là les choses se corsent !
Le ton est léger et rapide, très agréable à lire.
Émilien est un garçon attachant qui n'a pas forcément la vie facile puisqu'il vit seul avec sa mère, comme beaucoup d'enfants de son époque.
Libellés :
BRISAC GENEVIEVE,
MURAIL MARIE AUDE
Janet et Allan AHLBERG : Qui a volé les tartes ?
Traduit par Marie-Raymond Farré
Janet et Allan son un couple, ils vivent dans le nord de l'Angleterre. Allan est l'auteur et Janet est l'illustratrice.
C'est une petite histoire charmante qui tourne autour des détournements de contes. "Il était une fois trois ours, cinq gorilles, un prince changé en crapaud, une Belle au Bois dormant, un loup, un dinosaure, un Chapelier fou, un bateau à vapeur, quatre pompiers, un crocodile qui avait avalé un réveil, des tas de haricots géants, et un petit garçon nommé Jérémie Obadia Jackenory Jones. " voilà, il est question de tout ce petit monde dans ce petit roman.
Jérémie notre petit héros vit chez sa grand-maman au milieu des bois et elle est une excellente pâtissière. Le début doit commencer comme le petit chaperon rouge, mais les tartes ont disparu. Jérémie part à la recherche du voleur il rencontre trois ours (référence à Boucle d'Or). Mais ce n'est pas eux, il tombe sur cinq gorilles qui jouent aux cartes,c'est pas eux non plus comme le loup qui mange que les grand-mamans ou comme le dinosaure. Par contre c'est peut-être le Chapelier fou (d'Alice au pays des merveilles), non alors Jérémie rencontre le crocodile qui fait tic tac (Peter Pan). Jérémie a un mal fou à retrouver le voleur de tartes. Il rencontre Boucle d'or que tout le monde cherche.
En compagnie de Jérémie nous partons pour une jolie ballade dans la forêt des contes.
Janet et Allan son un couple, ils vivent dans le nord de l'Angleterre. Allan est l'auteur et Janet est l'illustratrice.
C'est une petite histoire charmante qui tourne autour des détournements de contes. "Il était une fois trois ours, cinq gorilles, un prince changé en crapaud, une Belle au Bois dormant, un loup, un dinosaure, un Chapelier fou, un bateau à vapeur, quatre pompiers, un crocodile qui avait avalé un réveil, des tas de haricots géants, et un petit garçon nommé Jérémie Obadia Jackenory Jones. " voilà, il est question de tout ce petit monde dans ce petit roman.
Jérémie notre petit héros vit chez sa grand-maman au milieu des bois et elle est une excellente pâtissière. Le début doit commencer comme le petit chaperon rouge, mais les tartes ont disparu. Jérémie part à la recherche du voleur il rencontre trois ours (référence à Boucle d'Or). Mais ce n'est pas eux, il tombe sur cinq gorilles qui jouent aux cartes,c'est pas eux non plus comme le loup qui mange que les grand-mamans ou comme le dinosaure. Par contre c'est peut-être le Chapelier fou (d'Alice au pays des merveilles), non alors Jérémie rencontre le crocodile qui fait tic tac (Peter Pan). Jérémie a un mal fou à retrouver le voleur de tartes. Il rencontre Boucle d'or que tout le monde cherche.
En compagnie de Jérémie nous partons pour une jolie ballade dans la forêt des contes.
Libellés :
AHLBERG JANET ET ALLAN
mardi 18 octobre 2011
Evelyne BRISOU-PELLEN : L'année du deuxième fantôme
" Tous les Écossais croient aux fantômes...""Les mort sont peut-être comme les vivants, commenta Evan d'un ton léger, ils aiment le changement."
Je trouve ce livre intéressant pour tous les clins d'œil historique écossais ,
il est question de la bataille de Culloden, de la reine Marie Stuart. Un petit livre très sympa et bien captivant !
Je trouve ce livre intéressant pour tous les clins d'œil historique écossais ,
il est question de la bataille de Culloden, de la reine Marie Stuart. Un petit livre très sympa et bien captivant !
Libellés :
BRISOU-PELLEN EVELYNE
AGNÈS DESARTHE : Tout ce qu'on ne dit pas
Yvan apprend qu'il va désormais devoir passer ses mercredis après-midi chez sa grand-tante Mauricette. Elle est pédicure, il voit un avantage : pouvoir rencontrer une princesse. Malheureusement, Yvan s'aperçoit que la moyenne d'âge des clientes de Tante Mauricette ont un âge avancé .. Lors de sa première journée d'assistant pédicure, il se rend contre de l'univers de la pédicure n'est pas dénuée d'intérêt, il y fait plein de découverte et il apprend des choses concernant l'univers des princesses.
Et surtout, à quoi reconnaît-on vraiment une princesse ?
J'ai aimé le ton léger d'Agnès Desarthe de ce petit roman publié à l'École des Loisirs dans la collection Neuf. J'ai trouvé très intéressant le rapprochement des pieds avec celui de Cendrillon puis aussi avec l'univers des contes. Une petite lecture très agréable et sensible.
Libellés :
DESARTHE AGNES
lundi 17 octobre 2011
Evelyne BRISOU-PELLEN :Le vrais Prince Thibault
Qui est le vrais prince des deux bébés ? Thibault et Guillaume ont été retrouvé nus dans une bassine à l'heure du bain. Personne au château du roi au valet n'est capable de le dire. Thibault et Guillaume vont donc grandir ensemble et profiter de cette confusion pour inventer jeux et farces. Ils sont à la fois amis, frères et presque jumeaux, ils partagent même leur prénoms Thibault et Guillaume.
Une lecture jouissive, j'ai pris un grand plaisir à lire ce petit livre jeunesse. Et, la chute est vraiment inattendu comme tout.
Un petit livre extra qui donne le sourrire.
Libellés :
BRISOU-PELLEN EVELYNE
dimanche 16 octobre 2011
GENEVIÈVE BRISAC : OLGA
Est une petite fille, elle a entre 6 et 8 ans et c'est Michel Gay qui via ses illustrations lui donne vie. Elle est amusantes, surprenantes, c'est une petite fille plein de vie. Olga est une petite fille espiègle mais aussi inquiète, qui s'interroge sur ce qu'elle vit.
Les amies d'Olga
Olga a une passion pour le téléphone comme toutes les petites filles de son âge. il faut quelle joigne Coralie, Eugénie et Amélie pour les inviter à dormir à la maison. Mais toutes ont de nombreuses occupations le week-end entre le piano, le tennis, la poterie etc ... Olga a une grande sœur de onze ans. Olga a plein d'imagination c'est une petite fille très attachante et touchante.
Le petit plus très sympa c'est la traversé de Paris en patin à roulette, ça c'est une super idée.
C'est le quotidien d'une petite fille qui peut très facilement se reconnaître en Olga. C'est plein d'imagination c'est charmant
Olga va à la pêche
Olga va connaître les joies de la pêche en compagnie de son amie Natacha chez son oncle Martin le temps d'un week de mai.
Sa grande sœur Esther révise pour son BEPC . En un mot Olga découvre les joies et les bien fait du grand air.
Olga au ski
Elle est excité elle n'a jamais fait de ski c'est une première, elle n'a jamais vu la neige aussi. La neige qu'elle voit pour la première fois elle la compare à de la farine. Olga ne veut pas aller au cours de ski. Elle veut rester avec sa maman, faire de la luge, aller faire les courses, il y a une tempête de l'aventure dans l'air. Olga va faire du ski pendant son séjour à la neige.
Et la semaine se termine bien dans la joie et la bonne humeur.
Olga au skiElle est excité elle n'a jamais fait de ski c'est une première, elle n'a jamais vu la neige aussi. La neige qu'elle voit pour la première fois elle la compare à de la farine. Olga ne veut pas aller au cours de ski. Elle veut rester avec sa maman, faire de la luge, aller faire les courses, il y a une tempête de l'aventure dans l'air. Olga va faire du ski pendant son séjour à la neige.
Et la semaine se termine bien dans la joie et la bonne humeur.
Libellés :
BRISAC GENEVIEVE
vendredi 14 octobre 2011
RICHARD FORD : Une saison ardente
Traduit par Marie-Odile Fortier Masek
"A l'automne de 1960, alors que j'avais seize ans et que mon père était momentanément sans emploi, ma mère rencontra un homme du nom de Warren Miller et tomba amoureuse de lui. C'était à Great Falls, Montana..."
Depuis que son père un professionnel de club de golf, a perdu son emploi et il s'est engagé volontairement comme pompier pour combattre les feux de forêt qui ravagent la région. Son fils, Joe, seize ans, assiste à la séparation de ses parents. Sa mère a une relation avec un homme, Warren Miller, il va l'employer comme comptable à son silo
"A l'automne de 1960, alors que j'avais seize ans et que mon père était momentanément sans emploi, ma mère rencontra un homme du nom de Warren Miller et tomba amoureuse de lui. C'était à Great Falls, Montana..."
Depuis que son père un professionnel de club de golf, a perdu son emploi et il s'est engagé volontairement comme pompier pour combattre les feux de forêt qui ravagent la région. Son fils, Joe, seize ans, assiste à la séparation de ses parents. Sa mère a une relation avec un homme, Warren Miller, il va l'employer comme comptable à son silo
L’incendie gronde c'est aussi celui qui va détruire un équilibre fragile. Joe, voit ce monde terrible des adultes, un monde fait de mensonges, de conflits. C'est un roman vraiment brûlant d'émotion que l'on ne lâche pas.
" Qui trop embrasse mal étreint"
Libellés :
FORD RICHARD
mercredi 12 octobre 2011
C.S LEWIS : L'armoire magique
Traduit par Anne Marie Dalmais
Clive Staples Lewis est né en Irlande en 1898 à Belfast. Entre 1950 et 1956 il a publié 7 Chroniques de Narmia, un pays crée par le lion Aslan. Ces chroniques sont devenus des classiques de la littérature jeunesse.
Cette chronique commence comme un conte par il était une fois quatre enfants : Pierre, Susanne, Edmond et Lucie. Pendant la Seconde Guerre Mondiales, Ils sont envoyé dans un manoir chez un vieux professeur en pleine campagne, pour fuir Londres sous les bombes.
Est ce qu'il existe un monde au fond de l'armoire ? Un monde imaginaire où la neige, le froid, l'hiver est éternel sans Noël, où le temps prend une toute autre dimension. "Le domaine de Narmia comprend toutes les terres qui s'étendent entre le réverbère et le grand château de Cair Paravel, situé sur la mer orientale."
Les quatre enfants (2 fils d'Adam et 2 filles d'Eve) font faire cette traversé dans cet autre monde (comme Alice et la Traversée du miroir) où ils vont se trouver au cœur d'une aventure.
Lucie veut que ses frères et sœur face la connaissance de Tumnu, le faune joueur de flûte. Elle l'a rencontré la première fois qu'elle s'est rendu à Narmia. Le faune a disparu mystérieusement, il a été enlevé par la police de la Reine de Narnia, selon une loi qui interdirait de côtoyer des humains. C'est alors que les enfants rencontrent des castors, qui leur racontent alors la fameuse prophétie : « Deux fils d'Adam et deux filles d'Ève » devront se placer aux côtés du lion Aslan, pour vaincre dans une grande bataille. Aslan a crée le monde de Narmia et tous les êtres qui y vivent. La Sorcière Blanche se proclame Reine, elle maintient un Hiver glacial à Narnia et elle fait régner une dictature. Ce n'est pas un être humain, elle est à moitié une djinn, à moitié une géante.
Edmund, comme Lucy, étaient déjà venus à Narmia où Edmund avait mangé des loukoums et il a fait la connaissance de la Sorcière Blanche en personne . Cette fois là, il s'est enfuit de la maison des Castors. La disparition du garçon poussent son frère et ses sœurs à accepter de combattre auprès d'Aslan, le lion, afin de le sauver, car Edmund se trouve être le prisonnier de la Reine. Et à partir de là les aventures commencent.
Mais ces aventures de guerre, la dictature de la Reine ne font elles pas écho avec le réel ce qui se passe de l'autre côté de l'armoire ? C'est à dire les atrocités de la Seconde Guerre Mondiale.
J'ai trouvé que "L'armoire magique" est un charmant classique de la littérature jeunesse pour tous les amoureux de fantasy.
Est ce qu'il existe un monde au fond de l'armoire ? Un monde imaginaire où la neige, le froid, l'hiver est éternel sans Noël, où le temps prend une toute autre dimension. "Le domaine de Narmia comprend toutes les terres qui s'étendent entre le réverbère et le grand château de Cair Paravel, situé sur la mer orientale."
Les quatre enfants (2 fils d'Adam et 2 filles d'Eve) font faire cette traversé dans cet autre monde (comme Alice et la Traversée du miroir) où ils vont se trouver au cœur d'une aventure.
Lucie veut que ses frères et sœur face la connaissance de Tumnu, le faune joueur de flûte. Elle l'a rencontré la première fois qu'elle s'est rendu à Narmia. Le faune a disparu mystérieusement, il a été enlevé par la police de la Reine de Narnia, selon une loi qui interdirait de côtoyer des humains. C'est alors que les enfants rencontrent des castors, qui leur racontent alors la fameuse prophétie : « Deux fils d'Adam et deux filles d'Ève » devront se placer aux côtés du lion Aslan, pour vaincre dans une grande bataille. Aslan a crée le monde de Narmia et tous les êtres qui y vivent. La Sorcière Blanche se proclame Reine, elle maintient un Hiver glacial à Narnia et elle fait régner une dictature. Ce n'est pas un être humain, elle est à moitié une djinn, à moitié une géante.
Edmund, comme Lucy, étaient déjà venus à Narmia où Edmund avait mangé des loukoums et il a fait la connaissance de la Sorcière Blanche en personne . Cette fois là, il s'est enfuit de la maison des Castors. La disparition du garçon poussent son frère et ses sœurs à accepter de combattre auprès d'Aslan, le lion, afin de le sauver, car Edmund se trouve être le prisonnier de la Reine. Et à partir de là les aventures commencent.
Mais ces aventures de guerre, la dictature de la Reine ne font elles pas écho avec le réel ce qui se passe de l'autre côté de l'armoire ? C'est à dire les atrocités de la Seconde Guerre Mondiale.
J'ai trouvé que "L'armoire magique" est un charmant classique de la littérature jeunesse pour tous les amoureux de fantasy.
Un excellent complément ici.
Libellés :
LEWIS C.S
lundi 10 octobre 2011
Hillaire Belloc : Matilda l'horrible petite menteuse ...
Illustration de Posy Simmonds
Traduit par Marianne Cockempot
Hélas ! encore une fois un album épuisé ! (l'on peut trouver cet album uniquement en bibliothèque)
Matilda, une petite fille anglaise de l'époque victorienne, adore les mensonges. Et, les grandes personnes ne s'en remettent pas, car ses mensonges sont terribles et violents. Mentir est son passe temps favoris à Matilda. Elle appelle les pompiers en disant qu'il y a le feu chez elle. Sa tante Margaret l'a punie de sortie au théâtre. Matilda se retrouve seul dans la grande maison et le feu va se déclarer pour de bon dans la maison car un cigare n'a pas été éteint. Matilda réalise qu'il y a le feu véritablement chez elle, c'est épouvantable . Elle se sent comme démunie. Les passants sont indifférents au feu car ils savent parfaitement que Matilda est une horrible petite menteuse. C'est une histoire terrible et que de cruauté ! Un excellent album qui montre que c'est vraiment pas bien de mentir.
Traduit par Marianne Cockempot
Hélas ! encore une fois un album épuisé ! (l'on peut trouver cet album uniquement en bibliothèque)
Matilda, une petite fille anglaise de l'époque victorienne, adore les mensonges. Et, les grandes personnes ne s'en remettent pas, car ses mensonges sont terribles et violents. Mentir est son passe temps favoris à Matilda. Elle appelle les pompiers en disant qu'il y a le feu chez elle. Sa tante Margaret l'a punie de sortie au théâtre. Matilda se retrouve seul dans la grande maison et le feu va se déclarer pour de bon dans la maison car un cigare n'a pas été éteint. Matilda réalise qu'il y a le feu véritablement chez elle, c'est épouvantable . Elle se sent comme démunie. Les passants sont indifférents au feu car ils savent parfaitement que Matilda est une horrible petite menteuse. C'est une histoire terrible et que de cruauté ! Un excellent album qui montre que c'est vraiment pas bien de mentir.
Libellés :
Album jeunesse
DAVID VANN : Désolations
Traduit de l'américain par Laure Dérajinski
Depuis son succès avec Sukkwan Island, couronné par le Prix Médicis 2010. David Vann est pratiquement une star américaine pour les amours de la littérature en France.
En Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants, Rhoda et Mark, aujourd’hui adultes. Rhoda son rêve c'est d'avoir une belle maison, une bonne situation et de se marier à Hawaï avec Jim, son mari dentiste. Mark son frère est marginal, immature, il vivote en fumant de l'herbe avec sa copine Karen.
Après trente années d’une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé.
"Ils allaient construire leur cabane à partir de rien. Sans même une fondation. Et pas de plan, d'expérience, d'autorisation, de conseils, non merci. Gary voulait le faire, un point c'est tout, comme s'ils étaient les premiers à fouler cette nature sauvage. "
Gary a quitté la Californie et sa thèse en littérature médiévale anglaise, l'étude du Beowulf. "Pour Gary cette représentation était scandinave, liée à ses études, à Beowulf et au " Seafarer", une société guerrière traversant les mers peuplées de baleines jusqu'aux fjords de terres inconnues et accostant dans de petits villages de pêcheurs repliés sur eux mêmes."
il désir s’installer ici, sur la péninsule Kenai construire une cabane un rêve d'enfant. Irene est à la retraite, elle se résout à l’accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l’assaillent et ne lui laissent aucun répit. Irene s’imagine qu’une sorte de malédiction frappe sa famille, que le destin se répète de génération en génération : d’abord sa mère, puis elle et ensuite sa fille, Rhoda.
Ce roman parle des rapports mère/fille, du rapport parents/ enfants. Irene est d'origine islandaise. "Elle se demanda si l'Islande ressemblait à cela. Elle n'y était jamais allée. Elle y avait encore de la famille, mais personne qu'elle ait jamais vu. Ils seraient comme des étrangers et elle ne serait plus capable de communiquer. Jusqu'à l'âge de dix ans, elle n'avait parlé qu'Islandais chez elle, anglais à l'école puis la langue était morte en elle."
Les hommes sont immatures, lâches aussi j'ai trouvé, ils ne désirent pas grandir, ils fuient toutes responsabilités" Le monde adulte était un univers de poids et de mystères, elle se souvenait au moins de cela." Je ne sais si cela est voulu de la part de l'auteur mais les références à la littérature jeunesse soulignent le caractère enfantin des hommes. Par exemple Dr Seuss " Les bouleaux , dehors, ils ressemblent à des gens un peu ébouriffés, comme les Whos de Whoville, les personnages du Dr Seuss."
À l'opposé les personnages féminins Irène et Rhoda ont une vrais personnalité, elles sont plus mature, malgré leur fragilité elles sont fortes face à la réalité de la situation. Le thème de la folie des hommes tient sa place dans "Désolations"tout d'abord les migraines d'Irène puis Gary qui veut à tout pris vivre à Caribou Island coupé de tout, dans une cabane, y vivre de façon précaire.
Le paysage joue un rôle de premier plan, c'est pratiquement un personnage angoissant du roman. L'ambiance est très tendue dès les premiers paragraphes, c'est un univers très noir qui est décrit dans ce roman de David Vann. C'est un roman très nordique mais dans le fond c'est un roman très américain.
J'ai trouvé ce roman intéressant, bien construit. roman très froid, il manque à ce roman de l'émotion selon moi pour être emportée. J'ai trouvé tout de même que la psychologie des personnages est bien décrite, la part sombre de l'homme et ses angoisses, ses attentes face la vie. Trop d'attente par rapport au premier roman non mais je trouve que son premier roman était tout de même plus réussit dans mon souvenir (d'ailleurs je le relirai probablement) , plus coup de poing je trouve. Là, j'ai trouvé des longueurs par moment ... mais c'est juste mon point de vue. Cela n'empêche pas que c'est un roman qui nous laisse pas indifférent, car il aborde un thème qui parle à tout le monde les rapports avec ses parents, les rapports violents conflictuelles entre les hommes et les femmes.
Voir en complément le billet ICB - Puis, j'ai eu l'opportunité de rencontré plusieurs fois David Vann et entre autre ici début septembre. Un auteur très sympathique et érudit !
Depuis son succès avec Sukkwan Island, couronné par le Prix Médicis 2010. David Vann est pratiquement une star américaine pour les amours de la littérature en France.
En Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants, Rhoda et Mark, aujourd’hui adultes. Rhoda son rêve c'est d'avoir une belle maison, une bonne situation et de se marier à Hawaï avec Jim, son mari dentiste. Mark son frère est marginal, immature, il vivote en fumant de l'herbe avec sa copine Karen.
Après trente années d’une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé.
"Ils allaient construire leur cabane à partir de rien. Sans même une fondation. Et pas de plan, d'expérience, d'autorisation, de conseils, non merci. Gary voulait le faire, un point c'est tout, comme s'ils étaient les premiers à fouler cette nature sauvage. "
Gary a quitté la Californie et sa thèse en littérature médiévale anglaise, l'étude du Beowulf. "Pour Gary cette représentation était scandinave, liée à ses études, à Beowulf et au " Seafarer", une société guerrière traversant les mers peuplées de baleines jusqu'aux fjords de terres inconnues et accostant dans de petits villages de pêcheurs repliés sur eux mêmes."
il désir s’installer ici, sur la péninsule Kenai construire une cabane un rêve d'enfant. Irene est à la retraite, elle se résout à l’accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l’assaillent et ne lui laissent aucun répit. Irene s’imagine qu’une sorte de malédiction frappe sa famille, que le destin se répète de génération en génération : d’abord sa mère, puis elle et ensuite sa fille, Rhoda.
Ce roman parle des rapports mère/fille, du rapport parents/ enfants. Irene est d'origine islandaise. "Elle se demanda si l'Islande ressemblait à cela. Elle n'y était jamais allée. Elle y avait encore de la famille, mais personne qu'elle ait jamais vu. Ils seraient comme des étrangers et elle ne serait plus capable de communiquer. Jusqu'à l'âge de dix ans, elle n'avait parlé qu'Islandais chez elle, anglais à l'école puis la langue était morte en elle."
Les hommes sont immatures, lâches aussi j'ai trouvé, ils ne désirent pas grandir, ils fuient toutes responsabilités" Le monde adulte était un univers de poids et de mystères, elle se souvenait au moins de cela." Je ne sais si cela est voulu de la part de l'auteur mais les références à la littérature jeunesse soulignent le caractère enfantin des hommes. Par exemple Dr Seuss " Les bouleaux , dehors, ils ressemblent à des gens un peu ébouriffés, comme les Whos de Whoville, les personnages du Dr Seuss."
À l'opposé les personnages féminins Irène et Rhoda ont une vrais personnalité, elles sont plus mature, malgré leur fragilité elles sont fortes face à la réalité de la situation. Le thème de la folie des hommes tient sa place dans "Désolations"tout d'abord les migraines d'Irène puis Gary qui veut à tout pris vivre à Caribou Island coupé de tout, dans une cabane, y vivre de façon précaire.
Le paysage joue un rôle de premier plan, c'est pratiquement un personnage angoissant du roman. L'ambiance est très tendue dès les premiers paragraphes, c'est un univers très noir qui est décrit dans ce roman de David Vann. C'est un roman très nordique mais dans le fond c'est un roman très américain.
J'ai trouvé ce roman intéressant, bien construit. roman très froid, il manque à ce roman de l'émotion selon moi pour être emportée. J'ai trouvé tout de même que la psychologie des personnages est bien décrite, la part sombre de l'homme et ses angoisses, ses attentes face la vie. Trop d'attente par rapport au premier roman non mais je trouve que son premier roman était tout de même plus réussit dans mon souvenir (d'ailleurs je le relirai probablement) , plus coup de poing je trouve. Là, j'ai trouvé des longueurs par moment ... mais c'est juste mon point de vue. Cela n'empêche pas que c'est un roman qui nous laisse pas indifférent, car il aborde un thème qui parle à tout le monde les rapports avec ses parents, les rapports violents conflictuelles entre les hommes et les femmes.
Voir en complément le billet ICB - Puis, j'ai eu l'opportunité de rencontré plusieurs fois David Vann et entre autre ici début septembre. Un auteur très sympathique et érudit !
![]() |
Libellés :
VANN DAVID
samedi 8 octobre 2011
NICOLAS GOGOL : Le Nez & le Manteau
Le Nez et le Manteau sont deux nouvelles fantastiques écrites en 1832 et 1840 et publiées en 1843 dand les Œuvres complètes de Gogol, parmi les nouvelles du recueil intitulé Les nouvelles de Petersbourg. Elle sont totalement invraissemblables, le déroulement de ces histoires est ponctué de rebondissements cocasses et incongrus.
La nouvelle Le Nez de Nicolas Gogol (1809-1852), écrite à partir de 1833 et parue (après plusieurs refus et des modifications imposées par la censure) en 1836 dans Le Contemporain (la revue de Pouchkine), fut regroupée en 1843, ainsi que Le Manteau, dans le troisième tome de ses œuvres, intitulé aussi Récits de Pétersbourg ou encore Nouvelles de Saint-Pétersbourg.
L'histoire se déroule à Saint-Pétersbourg, un matin, le barbier Yvan Yakovlévitch prend son petit déjeuner accompagné de pain et d'oignon. Aussi bizarre que cela paraisse, il tomba sur un nez dans son assiette. Ce nez appartient à Monsieur Kowaliov, qu'il rassait régulièrement. Il a bien l'intention de se débarrasser de ce nez.
Kowaliov, l'assesseur du collège en se réveillant fut surpris de voir qu'il n'avait plus de nez. Il sort de chez lui et il voit son Nez (un personnage à part entière). " Deux minutes plus tard, son Nez sorti de la maison. Il portait un uniforme brodé d'or, à col officier. Une épée se balançait à son côté, et son chapeau était agrémenté d'une plume. Tout indiquait qu'il s'agissait d'un conseiller d'État."Kowliov n'en revient pas, il va se trouver face à face avec son Nez.
Et la suite des événements prendra une bonne tournure et il trouvera son nez au milieu de sa figure bien en place. Le Nez est une histoire complètement absurde. "Enfin, monsieur, n'êtes-vous pas mon propre nez ?" Mais l'on peut penser qu'il s'agit d'un rêve, plus exactement d'un cauchemar.
Le Manteau
Akaki Akakievitch Bachmatchkine est un petit fonctionnaire. " Cet employé ne sortait guère de l'ordinaire : petit, grêlé, rousseau, il avait la vue basse, le front chauve, des rides le long des joues et l'un de ces teints que l'on qualifie d'hémorroïdaux ... " Il découvre que son manteau est usé jusqu'à la corde; il faut le remplacer. Il commence à économiser, kopeck après kopeck, pour se procurer le vêtement, dont l'acquisition vire à l'obsession. Il va chez un tailleur pour se faire un manteau neuf. Ses collègues organise une fête en l'honneur du nouveau manteau. Voilà, Akaki est agressé et son manteau est volé. " Hé, mais, ce manteau est à moi !"s'écria d'une voix étonnante l'un des personnages. Et ill saisit au collet Akaki Akakiévitch qui déjà ouvrait la bouche pour appeler au secour." Pour la première fois de sa vie, il se révolte contre le sort et entame des démarches pour récupérer son bien . Malheureusement, un « personnage important » auquel il demande secours s'en prend violemment à lui, pour impressionner une connaissance qui lui rendait visite. Akaki meurt quelques jours plus tard, de froid. C'est alors que commencent à se produire des évènements inexplicables: un spectre apparaît, dans différents quartiers de Pétersbourg, effrayant les passants et leur dérobant leurs habits. Le fantôme, qui n'est autre que celui d'Akaki, attaque finalement le « personnage important » qui avait renvoyé si durement le petit fonctionnaire et lui vole son manteau. " Le bruit se répandit soudain à Pétersbourg que le spectre d'un fonctionnaire apparaissait la nuit aux alentours du pont Kalinkine ; sous couleur de reprendre un manteau volé, le spectre enlevait aux passants de toutes conditions leurs manteaux, quels qu'ils fussent, ouatés, fourrés, à col de chat, à col de castor, pelisses de raton, pelisses d'ours ou de renard, bref, toutes les peaux dont les hommes font usage pour recouvrir la leur."
Le Manteau comme le Nez sont deux nouvelles absurdes, excellente une belle découverte.
Libellés :
GOGOL NICOLAS
vendredi 7 octobre 2011
DRÔLE DE FRIMOUSSE
Funny Face de Stanley Donen
Comédie musical avec Audrey Hepburn et Fred Astaire
C'est la première collaboration d'Audrey Hepburn et Stanley Donen
Maggie Prescott (Kay Thompson) est rédactrice en chef du magazine Quality Magazine. Elle est à la recherche d'un mannequin pour montrer les dernières créations d'un couturier de renom. Le photographe du magazine, Dick Avery (Fred Astaire), va trouver la personne idéale : Jo Stockton (Audrey Hepburn), une jeune femme libraire attirée par la philosophie, plus intéressée par l'enseignement du professeur Flostre et l'empathicalisme (pour l'existentialisme) que par la haute-couture. Elle acceptera la proposition dans le seul but d'aller à Paris pour rencontrer ce dernier. Le soir du défilé, Jo disparaît pour retrouver Flostre (Sartre je suppose).

Funny Face est un film très coloré, le film s'ouvre sur un superbe ballet autour de la couleur rose ( Pink). Audrey Hepburn est au début du film une fille ordinaire et grâce Dick son destin va être transformé elle va être une fille extraordinaire et élégante. J'aime beaucoup la séquence du début dans la chambre noire, car elle me rappelle des souvenirs quand je tirai des photos N&B. Et toute la magie de la photo qui se révèle est bien rendue par Stanley Donen. Et c'est dans cette séquence que Dick met en valeur la drôle de frimousse, juvénile de Jo semblable à celle de Peter Pan.
Comédie musical avec Audrey Hepburn et Fred Astaire
C'est la première collaboration d'Audrey Hepburn et Stanley Donen
Maggie Prescott (Kay Thompson) est rédactrice en chef du magazine Quality Magazine. Elle est à la recherche d'un mannequin pour montrer les dernières créations d'un couturier de renom. Le photographe du magazine, Dick Avery (Fred Astaire), va trouver la personne idéale : Jo Stockton (Audrey Hepburn), une jeune femme libraire attirée par la philosophie, plus intéressée par l'enseignement du professeur Flostre et l'empathicalisme (pour l'existentialisme) que par la haute-couture. Elle acceptera la proposition dans le seul but d'aller à Paris pour rencontrer ce dernier. Le soir du défilé, Jo disparaît pour retrouver Flostre (Sartre je suppose).

Funny Face est un film très coloré, le film s'ouvre sur un superbe ballet autour de la couleur rose ( Pink). Audrey Hepburn est au début du film une fille ordinaire et grâce Dick son destin va être transformé elle va être une fille extraordinaire et élégante. J'aime beaucoup la séquence du début dans la chambre noire, car elle me rappelle des souvenirs quand je tirai des photos N&B. Et toute la magie de la photo qui se révèle est bien rendue par Stanley Donen. Et c'est dans cette séquence que Dick met en valeur la drôle de frimousse, juvénile de Jo semblable à celle de Peter Pan.
Jo et Dick sont à Paris, ils apprécient la capitale et faire du tourisme. Jo est ravie, elle aime traîner du côté des caves des Saint Germain des Près.
Et, je trouve grandiose le numéro de danse moderne d'Audrey et très beau moment de danse.
Et, je trouve grandiose le numéro de danse moderne d'Audrey et très beau moment de danse.
Fred Astaire aussi effectue un splendide numéro de séduction en toréador absolument grandiose aussi. Jo accepte de se transformer en cygne, elle est transformé quand elle est habillée Haute-Couture et maquillée.
Les séquence de photo de mode dans Paris sont très sympa, et elles sont un merveilleux hommage à la photo de mode. Ces photos sont aériennes, fraîches c'est la vision qu'Avedon avait de la photographie de mode. J'aime beaucoup la séquence romantique quand Jo est en robe de mariée. Elle est terriblement romantique, le numéro de danse et un enchantement Audrey Hepburn est une magnifique ballerine.
Les séquence de photo de mode dans Paris sont très sympa, et elles sont un merveilleux hommage à la photo de mode. Ces photos sont aériennes, fraîches c'est la vision qu'Avedon avait de la photographie de mode. J'aime beaucoup la séquence romantique quand Jo est en robe de mariée. Elle est terriblement romantique, le numéro de danse et un enchantement Audrey Hepburn est une magnifique ballerine.
Kay Thompson la directrice de Quality Magazine est extraordinaire de vitalité et de peps.
Fred Astaire joue le rôle du photographe Richard Avedon. Il commencé sa carrière dans la mode. Dans ce film Audrey Hepburn est habillée par Hubert Givenchy.
Cette comédie musicale est un enchantement, elle permet de passer un moment délicieux.
Très bon billet ici
Libellés :
AVEDON RICHARD,
CINÉMA,
HEPBURN AUDREY
jeudi 6 octobre 2011
MALIKA FERDJOUKH : La fiancée du fantôme
L'histoire se passe en Écosse, la famille March (clin d'œil aux 4 filles du Docteur March) s'installe à Forest Lodge. " C'était, en vérité, une fort jolie demeure, presque un château, dont les tourelles es dressaient comme des gardiens de pierre au-dessus des bruyères."
Horace descend de la diligence , à ce moment là un univers étrange règne et surprend les nouveaux venus. Horace March du haut de ses neuf ans, trouve cette nouvelle maison bien plus intéressante que l'ancienne. Il s'aperçoit alors que le portrait de Lord Aloysius Mac Bligh semble mystérieusement vivant tandis que le comportement de sa cousine Olivia, de vingt ans devient de plus en plus bizarre.
" C'était une fort belle jeune fille aux cheveux de mousse d'or,mince comme une fleur, avec des yeux ... Comment expliquer ? Disons que, s'il existe des chats aux yeux noirs, eh bien Olivia avait le regard des chats." Elle est amoureuse d'un fantôme. Heureusement, Horace n'a pas peur des fantômes. Il règne un climat qui fait froid dans le dos.
Une jolie première lecture, un hommage à Shakespeare à la littérature anglo saxonne. Une histoire de fantôme sympathique et légère.
Horace descend de la diligence , à ce moment là un univers étrange règne et surprend les nouveaux venus. Horace March du haut de ses neuf ans, trouve cette nouvelle maison bien plus intéressante que l'ancienne. Il s'aperçoit alors que le portrait de Lord Aloysius Mac Bligh semble mystérieusement vivant tandis que le comportement de sa cousine Olivia, de vingt ans devient de plus en plus bizarre.
" C'était une fort belle jeune fille aux cheveux de mousse d'or,mince comme une fleur, avec des yeux ... Comment expliquer ? Disons que, s'il existe des chats aux yeux noirs, eh bien Olivia avait le regard des chats." Elle est amoureuse d'un fantôme. Heureusement, Horace n'a pas peur des fantômes. Il règne un climat qui fait froid dans le dos.
Une jolie première lecture, un hommage à Shakespeare à la littérature anglo saxonne. Une histoire de fantôme sympathique et légère.
Libellés :
FERDJOUKH MALIKA
mercredi 5 octobre 2011
Fred Bernard et François Roca : Le Secret des Nuages
Un très bel album signé par Fred Bernard concernant le texte et les illustrations sont de François Roca
Le thème est l'aviation, les Chevaliers du Ciel volent au dessus du Triangle des Bermudes. Ce Triangle est bien mystérieux.
"Tout à coup, au détour d'un nuage, la terre prend fin. Le ciel rejoint la mer, et le soleil et l'eau mêlent leurs brillances. Petit à petit, les distances entre les concurrents augmentent et, bientôt chacun vole seul dans son coin de ciel bleu." Les nuages grâce à leurs formes chuchotent de merveilleuses histoires.
Marco n'est pas un pilote comme les autres, c'est un aventurier. Il a pour compagnon un renard des sables. Il aime l'aventure et les défis, l'aviation s'est sa passion, un souffle de liberté pour lui. Il a décidé de participé à la périlleuse traversé de la course du trophée des Bermudes. Les Bermudes ne sont donc pas une légende. " Dans l'énorme tempête, une tornade entraîne l'avion minuscule. Marco gronde. L'avion tournoie dans une spirale vertigineuse."Malgré toutes les aventures aériennes qu'il rencontre durant cette traversée, les dangers rencontrés il s'en sorts à merveille.
Un album qui fait écho à l'univers de Saint-Éxupéry, j'ai trouvé .
Le thème est l'aviation, les Chevaliers du Ciel volent au dessus du Triangle des Bermudes. Ce Triangle est bien mystérieux.
"Tout à coup, au détour d'un nuage, la terre prend fin. Le ciel rejoint la mer, et le soleil et l'eau mêlent leurs brillances. Petit à petit, les distances entre les concurrents augmentent et, bientôt chacun vole seul dans son coin de ciel bleu." Les nuages grâce à leurs formes chuchotent de merveilleuses histoires.
Marco n'est pas un pilote comme les autres, c'est un aventurier. Il a pour compagnon un renard des sables. Il aime l'aventure et les défis, l'aviation s'est sa passion, un souffle de liberté pour lui. Il a décidé de participé à la périlleuse traversé de la course du trophée des Bermudes. Les Bermudes ne sont donc pas une légende. " Dans l'énorme tempête, une tornade entraîne l'avion minuscule. Marco gronde. L'avion tournoie dans une spirale vertigineuse."Malgré toutes les aventures aériennes qu'il rencontre durant cette traversée, les dangers rencontrés il s'en sorts à merveille.
Un album qui fait écho à l'univers de Saint-Éxupéry, j'ai trouvé .
Libellés :
BERNARD FRED- ROCA François
mardi 4 octobre 2011
SAINT-ÉXUPÉRY : Vol de nuit
Né à Lyon le 29 juin 1900, Antoine orphelin à quatre ans, décède son père. Il est issu d'une vieille famille de l'aristocratie française. Il passe son enfance à Lyon. Et au beaux jours il les passe au château de Saint-Maurice-de-Rémens. A neuf ans, il va à l'école Notre-Dame-de-Sainte Croix au Mans là où son père à étudié. Il n'apprécie pas l'enferment, les ordres etc ... C'est un enfant rêveur, poète, très jeune il se passionne pour l'aviation. Quand, il a dix-sept ans il perd son petit frère François, en 1917.En 1921, il reçoit le plus beau cadeau de Noël : son brevet de pilote. Louise de Vilmorin est sous le charme d'Antoine. La famille Vilmorin ne veut pas qu'Antoine pilote, mais pour lui c'est impensable, alors il la quitte. À l'aéroport de Toulouse le 14 octobre 1926, il rejoint la compagnie d'aviation, Lignes Latécoère, qui transporte du courrier de Toulouse vers les colonies françaises. Il va être responsable d'une ligne de courrier mais pas jusqu'en Afrique mais jusqu'en Espagne. Puis, on lui confie la mission d'entrer en contact avec les seigneur du désert. En 1929, sort un ouvrage intitulé : Courrier Sud, un livre qu'il a écrit dans le désert. Entre Buenos Aires , capitale de l'Argentine et de la Patagonie : dix mille kilomètres que les avions de l'Aéropostale veulent parcourir, Didier Daurat ne confie pas une ligne de courrier à Antoine mais il lui demande de diriger la société Aeroposta Argentina. Cela ressemble fort à l 'histoire de son roman Vol de nuit. Le 12 avril 1931, il se marie avec Consuelo Suncin. Avec ce roman Vol de nuit il veut raconter la vie du chef d'une compagnie de courrier Rivière (Didier Daurat), et de ses pilotes. Il veut parler du chef : celui qui apprend aux hommes à ne pas avoir peur et à rester fidèles à leur mission. Saint-Exupéry est un des pionniers de l'Aéropostale. Il aime le dépassement de soi.
Reçu le Prix Fémina en 1931À l'époque héroïque de l'aviation commerciale, en Amérique du Sud. Vol de nuit raconte la vie menée par le chef d'une compagnie l'aéropostale, Rivière, et par son équipe de pilotes. Pour Rivière, l'avion est un moyen de transport plus rapide que le train pour acheminer le courrier, à condition d'imposer aux pilotes les vols de nuit. " Et maintenant, au cœur de la nuit, comme un veilleur, il découvre la nuit, montre l'homme : ces appels, ces lumières cette inquiétude." A terre Rivière apprend à ses hommes à n'avoir pas peur de la mort et à rester fidèles à la mission qui leur a été confiée. Rivière est un homme impitoyable."Il avait gardé son manteau, son chapeau, il ressemblait toujours à un éternel voyageur, et passait presque inaperçu, tant sa petite taille déplaçait peu d'air, tant ses cheveux gris et ses vêtements anonymes s'adaptaient à tous les décors." sévère, intransigeant. Fabien est un pilote qui lui aussi connaît le goût du sacrifice.
Vol de nuit est un texte court de Saint-Exupéry découpé en courts chapitre. C'est un roman très masculin, l'ambiance est tendue surtout quand Simone Fabien veut des nouvelles de son mari, elle est très angoissé . Cette ambiance me fait penser à un film en Noir et Blanc des années 40.
Un très bon billet ici - Praline la lu, il y a peu
En 1935, Antoine et Consuelo n'ont plus un sou. Il décide de battre un record Paris-Saigon pour cent cinquante mille francs, il fait équipe avec André Prévot. Ils vont se retrouvé en plein désert leur avion c'est écrasé ils seront sauvés par une caravane de Bédouins.
Il sort un troisième roman : Terre des hommes, le livre reçoit le prix de l'Académie française et le National Book Award aux États-Unis. La guerre éclate, il a quarante ans, il se sent seul et vieux. Henri Guillaumet et Jean Mermoz sont décédés. Saint Exupéry a été bercé par les contes d'Andersen. Puis Le Petit Prince est né, il l'offre à Léon Werth. Petit Prince est un petit homme solitaire à la recherche d'une explication. C'est le livre le plus lus dans le monde.
Un très bon billet ici - Praline la lu, il y a peu
En 1935, Antoine et Consuelo n'ont plus un sou. Il décide de battre un record Paris-Saigon pour cent cinquante mille francs, il fait équipe avec André Prévot. Ils vont se retrouvé en plein désert leur avion c'est écrasé ils seront sauvés par une caravane de Bédouins.
Il sort un troisième roman : Terre des hommes, le livre reçoit le prix de l'Académie française et le National Book Award aux États-Unis. La guerre éclate, il a quarante ans, il se sent seul et vieux. Henri Guillaumet et Jean Mermoz sont décédés. Saint Exupéry a été bercé par les contes d'Andersen. Puis Le Petit Prince est né, il l'offre à Léon Werth. Petit Prince est un petit homme solitaire à la recherche d'une explication. C'est le livre le plus lus dans le monde.
Libellés :
SAINT-ÉXUPÉRY
lundi 3 octobre 2011
NADJA : L'enfant des sables
Un album sombre, ouverture vers l'amitié !
Lisa souhaiterai chercher des coquillages sur la plage avec sa maman, elle se sent seule et malheureuse. Sa maman a envie de lire sur la plage et de se reposer.
Donc, Lisa joue seul elle sculpte un enfant le sable , il devient son ami imaginaire. Cet enfant est de sable, la mer monte, elle détruit l'enfant des sables. Lisa est triste, de cette disparition.
La nuit, une ombre vient rendre visite à Lisa. Elle lui dit qu'elle doit porter un collier de coquillage pendant un an sans l'enlever.
C'est un collier qui a un pouvoir magique. Elle y croit à ce signe de la nuit et elle garde ce collier, elle y tient plus que tout.
Hélas !! un très bel album dans les illustrations sont très proches de l'univers de Chien Bleu et La chanson d'amour est épuisé.
Cet album a des résonance autobiographique :
" J'étais toute petite, 7 ou 8 ans, nous étions allés en famille voir des amis en Bretagne. Il y avait un petit garçon de mon âge, mais très indépendant, qui faisait des tas de choses tout seul. Moi, avec ma famille nombreuse, ça ne m'arrivait jamais. Il m'a pris par la main et il m'a emmenée dans son bateau, au milieu des bancs de sable...» Têtues, amoureuses, libres, secrètes, les petites filles de peinture de Nadja lui ressemblent de plus en plus."
Voir sur le site de l'école de Loisir
Libellés :
NADJA
dimanche 2 octobre 2011
KENNETH GRAHAME : Le Vent dans les saules
Traduit par Gérard Joulié - Préface d'Alberto Manguel
"- Derrière la Forêt sauvage, il y a le Vaste Monde, dit Mr Rat. Nous n'avons rien à y faire, ni vous ni moi. Je n'y suis jamais allé et je n'irais jamais et si vous avez deux sous de cervelle, vous ferez comme moi. Je vous prie de ne plus jamais m'en reparler."
Les aventures de quatre amis Mousquetaires pantouflards Mr Taupe, Mr Rat, Mr Blaireau et le Mr Crapaud. Ce célèbre roman anglais s'ouvre sur Mr Taupe, il est casanier, il fait son ménage de printemps. Il rencontre Mr Rat, il se lie d'amitié. Ils partent en barque, ils rendent visite à Mr Crapaud, ils découvrent sur la grande route une automobile. Mr Crapaud est un prétentieux, il est emprisonné pour vol, conduite dangereuse et impertinence envers la police rurale. Il va se retrouver en prison, il s'en évade en se déguisant en blanchisseuse. Mr Taupe en compagnie de Mr Rat vont faire connaissance de Mr Blaireau dans les bois. Mr Blaireau est un solitaire, il vit en ermite. Un passage très poétique que j'apprécie beaucoup est le suivant. Par un jour d'hiver, Taupe se rend dans le Bois Sauvage, espérant ainsi rencontrer Blaireau. Mais il se perd dans le bois, il est paniqué. Rat part alors à la recherche de Taupe, et finit par le retrouver, mais il commence alors à neiger et Rat ne se rappelle plus le chemin de retour. Ils arrivent à la maison de Blaireau. Ils est accueille avec chaleur et générosité chez lui dans son domicile spacieux et confortable. Il leurs offre un repas et des vêtements secs. J'aime pardessus tout le passage où chez Mr Taupe, des mulots viennent chanter des chants de Noël traditionnel ." Au mont où la porte s'ouvrit, l'un des plus âgés, qui portait la lanterne, disait à ses camarades : " Attention, un, deux, trois !". Aussitôt ils entonnèrent, de leurs petites voix aiguës, un de ces chants que leurs ancêtres avaient composés par un de ces hivers où les champs étaient en friche et à moitié gelés et que la neige les retenait près du feu de cheminée." Un passage tout simplement adorable !
Mr Rat rend visite à son vieil ami Mr Loutre, son fils Portly a disparu. Mr Rat et Mr Taupe partent à sa recherche. Le joueur de pipeau, le dieu Pan va les aider à trouver l'enfant disparu. " Portly s'éveilla avec un cri joyeux, gigotant de plaisir à la vue des amis de son père qui avaient été si souvent ses compagnons de jeu." Pan à l'époque de Kenneth Grahame était un personnage populaire dans la littérature britannique. Il était le protecteur des petit animaux.
C'est un roman sur l'amitié, sur les classes sociales. Kenneth Grahame nous décrit un paradis perdu celui de l'innocence, un hymne à la nature avant l'ère industriel. L'écriture est délicieuse et raffinée.
L'ambiance est très anglo-saxone, ce charmant conte de malice "enfantine" me fait penser à d'autres albums anglais, un lien aussi avec l'univers douillet d'Arnold Lobel. Mais Alberto Manguel fait le rapprochement avec : Le bestiaire d'Ésope, de la Fontaine, d'Attar ou de Vercors, de Günter Grass ou de Colette, d'Orwell ou e Kipling.
Alberto Manguel nous dit que Kenneth Grahame a écrit :"Le vent dans les saules" pour son fils Mousse. Il fut décédé accidentellement. " Le ton, tendrement familier à l'oreille, évoque un passé jadis perdu, toujours vivant dans le mémoire (et sans cesse ravivé par la lecture), voué à l'éternelle jeunesse puisque la mort l'aura empêché de vieillir."
Voir le billet de Titine
"- Derrière la Forêt sauvage, il y a le Vaste Monde, dit Mr Rat. Nous n'avons rien à y faire, ni vous ni moi. Je n'y suis jamais allé et je n'irais jamais et si vous avez deux sous de cervelle, vous ferez comme moi. Je vous prie de ne plus jamais m'en reparler."
Les aventures de quatre amis Mousquetaires pantouflards Mr Taupe, Mr Rat, Mr Blaireau et le Mr Crapaud. Ce célèbre roman anglais s'ouvre sur Mr Taupe, il est casanier, il fait son ménage de printemps. Il rencontre Mr Rat, il se lie d'amitié. Ils partent en barque, ils rendent visite à Mr Crapaud, ils découvrent sur la grande route une automobile. Mr Crapaud est un prétentieux, il est emprisonné pour vol, conduite dangereuse et impertinence envers la police rurale. Il va se retrouver en prison, il s'en évade en se déguisant en blanchisseuse. Mr Taupe en compagnie de Mr Rat vont faire connaissance de Mr Blaireau dans les bois. Mr Blaireau est un solitaire, il vit en ermite. Un passage très poétique que j'apprécie beaucoup est le suivant. Par un jour d'hiver, Taupe se rend dans le Bois Sauvage, espérant ainsi rencontrer Blaireau. Mais il se perd dans le bois, il est paniqué. Rat part alors à la recherche de Taupe, et finit par le retrouver, mais il commence alors à neiger et Rat ne se rappelle plus le chemin de retour. Ils arrivent à la maison de Blaireau. Ils est accueille avec chaleur et générosité chez lui dans son domicile spacieux et confortable. Il leurs offre un repas et des vêtements secs. J'aime pardessus tout le passage où chez Mr Taupe, des mulots viennent chanter des chants de Noël traditionnel ." Au mont où la porte s'ouvrit, l'un des plus âgés, qui portait la lanterne, disait à ses camarades : " Attention, un, deux, trois !". Aussitôt ils entonnèrent, de leurs petites voix aiguës, un de ces chants que leurs ancêtres avaient composés par un de ces hivers où les champs étaient en friche et à moitié gelés et que la neige les retenait près du feu de cheminée." Un passage tout simplement adorable !
Mr Rat rend visite à son vieil ami Mr Loutre, son fils Portly a disparu. Mr Rat et Mr Taupe partent à sa recherche. Le joueur de pipeau, le dieu Pan va les aider à trouver l'enfant disparu. " Portly s'éveilla avec un cri joyeux, gigotant de plaisir à la vue des amis de son père qui avaient été si souvent ses compagnons de jeu." Pan à l'époque de Kenneth Grahame était un personnage populaire dans la littérature britannique. Il était le protecteur des petit animaux.
C'est un roman sur l'amitié, sur les classes sociales. Kenneth Grahame nous décrit un paradis perdu celui de l'innocence, un hymne à la nature avant l'ère industriel. L'écriture est délicieuse et raffinée.
L'ambiance est très anglo-saxone, ce charmant conte de malice "enfantine" me fait penser à d'autres albums anglais, un lien aussi avec l'univers douillet d'Arnold Lobel. Mais Alberto Manguel fait le rapprochement avec : Le bestiaire d'Ésope, de la Fontaine, d'Attar ou de Vercors, de Günter Grass ou de Colette, d'Orwell ou e Kipling.
Alberto Manguel nous dit que Kenneth Grahame a écrit :"Le vent dans les saules" pour son fils Mousse. Il fut décédé accidentellement. " Le ton, tendrement familier à l'oreille, évoque un passé jadis perdu, toujours vivant dans le mémoire (et sans cesse ravivé par la lecture), voué à l'éternelle jeunesse puisque la mort l'aura empêché de vieillir."
Voir le billet de Titine
Libellés :
GRAHAME KENNETH
Inscription à :
Messages (Atom)

























