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vendredi 30 septembre 2011

ROALD DAHL : Un amour de tortue

Traduit par Henri Robillot

Folio cadet

M. Hoppy, un gentil monsieur à la retraite, vit seul et il est amoureux en secret de sa voisine de l'étage inférieur Mme Silver.
Mais, Mme Silver est amoureuse d'Alfred ... sa tortue, elle lui consacre beaucoup de temps et de dévotion. M. Hoppy est jaloux.
Alors, il va trouver un stratagème redoutable, plein d'astuces et de formule magique. Et Mme Silver est aux anges !!!!

Un roman signé Roald Dahl accompagné des illustrations de Quentin Blake c'est tout simplement délicieux comme tout !






PHILIPPE CORENTIN : Auteur jeunesse incontournable suite

L'ogre, le loup, la petite fille et 
le gâteau

Un ogre revient de la chasse avec un loup, une petit fille et un gâteau. Il désire en mener sa chasse dans son château. Mais pour rentrer chez lui, il doit traverser la rivière. Sa barque est trop petite, il n'y a pas de place pour le loup, la petite fille et le gâteau. 
Il va devoir faire de nombreux aller et retour. Le problème c'est que loup a très envie de manger la petite fille. La petite fille veut manger le gâteau. L'ogre veut lui aussi manger le gâteau, car il est gourmand comme la petite fille. Difficile de trouver une solution pour arriver chez lui avec tout ce petit monde. C'est un véritable problème et casse tête !
Beaucoup d'humour comme toujours chez Philippe Corentin !  Un album tout en longueur qui se marie très bien avec cet histoire humoristique. 

Voir chez Katell, dans le très beau Boîte à lire
Le chien qui voulait être chat 

Un chien  Routoutou qui ne veut plus être un chien de chasse, c'est trop fatiguant.  Mais pourquoi pas un lapin comme Grandoreille. En devenant ami avec Grandoreille, celui-ci lui dit qu'il désir finir en civet ! Alors Routoutou se dit pourquoi pas en cochon, non cela n'est pas une bonne idée. La meilleur c'est devenir un chat. C'est loin d'être évident. Alors Routoutou chercher en qui il pourrait être. 

 Un album qui aborde le thème de l'identité. 
Il fait pensé à "Un chat et un chat" de Grégoire Solotareff. 


Papa !

Encore un excellent album signé Philippe Corentin
Qui a beaucoup de succès auprès des enfants.
Un enfant a fait un cauchemar, il se réveille en hurlant Papa ! et il se trouve étrangement à côté d'un monstre. Un livre qui a beaucoup de succès auprès des enfants de maternelle sûrement en premier mais aussi chez des CP/CE1.
C'est un livre excellent et comme tous les très bon livres il est représente de l'enfance.

Voir ici chez Noukette

jeudi 29 septembre 2011

PHILIPPE CORENTIN : Incontournables Auteurs/Illustrateurs

Mademoiselle tout-à-l'envers

Dans la famille souris grise, la maman annonce l'arrivée d'une petite cousine orpheline nommée Chiffonnette. C'est une chauve souris, sa maman a été mangé par un boa. Les petits cousins sont surpris car elle n'est pas chauve, elle est différente c'est tout ! Elle voit le monde à l'envers et elle peut voler, elle aime les histoires de vampire. Elle vit principalement la nuit, elle hiberne tout l'hivers. Les mois passent et là, les petits cousins montent sur son dos pour pouvoir voler. Ils s'en donne à cœur joie.




L'Afrique de Zigomar


Là aussi c'est l'histoire d'une famille souris. Pipioli désir d'aller absolument en Afrique. Il  peut y aller si il monte sur le dos de Ginette, l'hirondelle. Mais c'est pas possible Pipioli est trop lourd. 


Alors il va voir les cigognes. Pas possible,  aussi, heureusement peut-être avec Zigomar cela sera possible. C'est parti, l'aventure peut commencer se rajoute une grenouille. Et là, est ce qu'ils ont pris la bonne direction pas sûr au lieu de rencontrer un éléphant ils se retrouvent sur un morse. Zigomar prend des manchots pour des singes et des phoques pour des crocodiles etc ... Pour finir ils se rencontrent qu'ils se sont complètement trompé de direction.



PLOUF !

Avec cet album là, il est plus question de souris mais d'un loup. Il se penche au fond d'un puits, il voit un fromage. Il se penche et plouf il tombe dans l'eau, il reçoit le seau. C'est la catastrophe. Il est furieux, heureusement un petit cochon va le sauver, Malheur, c'est lui qui va tomber au fond du puits Heureusement une famille lapin passe par là et elle va aider le cochon a remonter. Et hop ! c'est à la famille lapin de se retrouver au fond du puits.

Etc ... l'effet a rèpétition fonctionne à merveille.
Le format à l'italienne permet l'illusion de profondeur et d'obscurité d'un puits. Cette disposition confère encore plus de force dans les rebondissements de l'action 

THOMAS SCOTTO : Rendez-vous n'importe où

Les illustrations poétique d'Ingrid Monchy

C'est la correspondance entre une demoiselle et un monsieur. La Madam'zelle porte une écharpe rouge, elle est facile a reconnaître.
Défile un temps météorologique humides typiquement automnale et hivernal la pluie, la grêle, le brouillard, l'envie de ce réchauffer.
" De toute façon, ne vous inquiétez pas, si jamais vous frissonnez, j'ai de grands bras avec moi. Ils peuvent bien réchauffer."
Passe les jours de la semaine, les saisons arrive le printemps et sa légèreté.
Bien rendu par Thomas Scotto toutes la palette des sentiments que l'on ressent quand l'on a un rendez-vous galant, plus particulièrement de la première rencontre. L'écriture est délicate, les sentiments sont décrits par petites touches, beaucoup de courtoisie, d'élégance dans les rapports amoureux.
Un ambiance de douceur dégage des illustrations. C'est un album qui s'adresse avant tout au grand à partir de 8 ans.
Voir chez Laure pour avoir un aperçu des illustrations. Ici aussi un joli billet concernant cet album douceur.

mercredi 28 septembre 2011

Wolf ERLBRUCH : Remue-Mènage chez madame K

Traduit par Chloë  Moncomble et adapté par Gérald Moncomble


L'album s'ouvre sur des illustrations de madame K , elle est active et dans ses pensées de femme d'intérieur concernant son quotidien.  Par contre, Monsieur K est un homme insouciant. Madame K est  une femme anxieuses, face au quotidien . Elle va s'occuper d'un corbeau presque mort, trouvé dans son jardin.Elle doit lui redonner vie.  Est ce qu'il va pouvoir voler ?  Elle s'occupe de lui comme si il était son enfant. Elle va décider de voler avec lui. Et à ce moment là, Monsieur K se pose des questions a son tour.

Un très joli album les illustrations sont originales, elles sont propres à Wolf Erlbruch

ROALD DAHL : La girafe, le pélican et moi

Traduction de Marie-Raymond Farré
Les illustrations sont signés du complice Quentin Blake

Billy, un petit garçon gourmand de bonbons se trouve nez à nez avec une Girafe, un pélican et un singe. C'est un trio épatant laveurs de carreaux.
"- C'est nous, le Gang des Laveurs de Carreaux ! chanta le Singe.
À grande et belle eau
lavons les carreaux
Résultat garanti, promis !
Venons jour et nuit ...
Qui ça, qui ça ?
La Girafe, le Pélican et moi !
Cette fine équipe
Sans arrêt astique."
Le pélican a un bec spécial, Billy peut s'y glisser. Le trio  Gang des laveurs de carreaux et leur jeune ami Billy sont confié à laver les carreaux de la propriété du Duc de Hampshire qui a six cent soixante-dix-sept fenêtres. Une fois, arrivé chez le Duc c'est la panique, voilà notre Gang entraîné dans 'une folle aventure !!! Comment cela va se terminer ...
C'est une petite histoire plein de fraîcheur et de malice à l'image des illustrations de Quentin Blake.L'on retrouve bien sûr un lien avec Charlie et la Chocolaterie avec son lot de confiserie " Sans parler des bise-glottes, des claque-palais, des caraboules, des berlificots, des pastibleugales, sans oublier les succulents bonbons de la grande chocolaterie Wonka." Le singe fait penser à celui dans Les Deux Gredins et l'énorme crocodile.

lundi 26 septembre 2011

JEAN WEBSTER : Papa Longues-Jambes

Traduit par Yvette Métral
illustrations de Lise Le Cœur et les charmants dessins de l'auteur Jean Webster

Judy est orpheline, elle quitte l'orphelinat  de John Grier à dix-sept ans. " J'ai toujours eu Jerusha en horreur par contre, j'aime bien Judy. C'est un petit nom tout bête qui convient exactement  au genre de fille que je ne suis pas - une mignonne petite chose aux yeux bleu, gâtée et choyée par toute la famille et qui s'ébat sans soucis sur les chemins de la vie."
Un généreux bienfaiteur se charge de son avenir à l'université. Là, elle va découvrir la joie de lire de grands auteurs . De cet homme elle ne sait rien , elle sait seulement qu'il a de grandes jambes. Elle va entretenir une correspondance avec lui. Il désir que Judy devienne écrivain. Elle remporte le Grand Prix de la nouvelle grâce à un concours organisé par un magazine.  Elle découvre Shakespeare, Stevenson, les sœurs Brontë avec passion ainsi que toute la littérature anglo-saxonne.
C'est une fille engagée. son grand désir et de faire bouger les choses concernant l'éducation des orphelins. J'aime beaucoup ce qu'elle dit à propos de la jeunesse et je partage entièrement son opinion. "La jeunesse n'a rien à voir avec la date de naissance mais bien plutôt avec la vivacité de l'esprit. On peut être un petit garçon même avec des cheveux gris, mon cher Papa." J'apprécie  sa vision optimiste sur la vie, elle a confiance dans le futur. 
" Avez-vous jamais eu une petite fille qu'on vous aurait volée au berceau ?" J'ai pensé à un clin d'œil à Peter Pan dans les Jardin de Kensington.
C'est la première fois que je lis ce célèbre roman jeunesse que je ne connaissais que de nom.
Toute la fraîcheur de ce roman jeunesse m'a fait penser à l'univers de Lucy Maud Mongomery. Un roman adorable et tendre en un mot merveilleux !
Voir Lou, elle a lu ce délicieux roman jeunesse il y a peu.

dimanche 25 septembre 2011

ROALD DAHL : Charlie et la chocolaterie

Traduit par Élisabeth Gaspar
La couverture est d'Henri Galeron  et les illustrations sont de Michel Siméon

C'est le plus célèbre des romans de Roald Dahl.
Charlie  Bucket est issu d'une famille très pauvre, dans une petite maison avec ces quatre grands-parents. Il y a que son père qui travaille dans une entreprise de dentifrice. C'est pas la joie dans la famille du petit Charlie, il rêve d'une chose qu'il désire par dessus tout c'est du CHOCOLAT. Il en a seulement une fois par ans pour son anniversaire.
" Dans la ville même, bien visible depuis la maison où habitait Charlie, se trouvait une énorme CHOCOLATERIE!" Elle appartient à Mr Willy Wonka. Il a décidé d'ouvrir sa chocolaterie à cinq enfants. Mais il faut trouver le ticket d'or. Le premier est trouvé par Augustus Gloop " Cette photo représentait un garçon de neuf ans, si gros et si gras qu'il avait l'air gonflé par une pompe exta-puissante." La deuxième gagnante Veruca Salt une enfant gâté dont le père est à la tête d'une entreprise de cacahuètes. La troisième s'est Violette Beauregard, elle mâche tout le temps du chewing-gum. Le quatrième  a été attribué à Mike Teavee, un mauvais garnement qui regarde tout le temps la télévision. Et le cinquième fut trouvé avec beaucoup de difficulté par Charlie. Il visite la chocolaterie en compagnie de son grand-père.
Les quatre autres enfants sont odieux, voir épouvantables ils se comportent tellement mal qu'ils seront punis.  Ils se comportent comme des adultes en miniature.  Charlie est un petit garçon modéle, modeste, heureux de visiter cette usine. Il ouvre grand les yeux d'étonnement. Mike Tevee se trouve coincé dans une télévision, Violette est transformée en bulle de chewing-gu, Augustus est aspiré dans un tuyaux de la rivière de chocolat et Véruca qui voulait attraper un écureuil, est attaquée. Les Oompa Loompa chantent une chanson pour commenter l'action et donner la leçon de morale.
Wonka est le maître de la chocolaterie, il se comporte comme un vieil enfant.
Un roman de Roald Dahl plein d'inventions. Un très grand livre pour la jeunesse qui a fait grincer des dents à sa sortie. C'est pour moi une relecture j'avais lu ce roman enfant en folio junior (voir en haut). Puis ce roman a été légèrement revu avec des illustrations de son fidèle complice Quentin Blake.

Personnellement je trouve que Tim Burton a réussi magnifiquement à être fidèle à l'univers de Roald Dahl.

jeudi 22 septembre 2011

ANTHONY BROWNE : KING KONG

d'après Edgar Wallace et Meriam C.Cooper

Traduit par Élisabeth Duval

 Le film King Kong a été réalisé en 1933. Anthony Browne affectionne les gorilles, ils sont nombreux dans ces albums.
Avec cet album grand format Anthony Browne, anglais rend hommage à la culture américaine via ses illustrations. Cet ouvrage renvoie la part animal qui est en nous. Le célèbre thème de la Belle et la Bête est traité. L'écriture et les illustrations rendent bien cette ambiance très cinématographique.

Un très bel album à l'intention des grands.
Il a obtenu le Hans Christian Andersen Award, en septembre 2000, pour l’ensemble de son œuvre.








EDIT DU 25 SEPTEMBRE
Ce n'est pas vraiment un album même si cela s'en rapproche fortement, ni une BD (les illustrations) mais plutôt proche d'un roman. 
Ouvrage conseiller à lire à partir de 9/10 ans. 

dimanche 18 septembre 2011

CARLO COLLODI : PINOCCHIO


Traduit par Nathalie Castagné
(lu dans la version Folio junior)

Gepetto, un pauvre menuisier, décide avec un morceau de bois de fabriquer un pantin. Il nomme ce pantin Pinocchio. Curieusement quand Gepetto prend la décision de travailler le nez celui ci s'allonge. Ce pantin prendra vie, il pleure, il rit et parle comme un enfant. Pinocchio me fait penser à Peter Pan car il n'a pas de parents, il est libre. Puis Pinocchio est aussi comme dit Barrie un Entre-deux moitié humain, moitié marionnette "- Raconte ce que tu veux mon Grillon, chante-moi ce qu'il te plaira : moi, je sais que demain, à l'aube, je vais m'en aller d'ici, parce que si j'y reste, il m'arrivera ce qui arrive à tous les autres enfants, autrement dit on m'enverra à l'école, et il faudra que je travaille, que ça me plaise ou non ; et moi si tu veux le savoir, je n'ai pas la moindre envie de travailler et ça m'amuse bien plus de courir après les papillons, de grimper aux arbres et de prendre les petits oiseaux dans leur nid."



Mais la différence entre Peter Pan est Pinocchio est la suivante le premier veut rester un enfant, éternellement alors que Pinocchio lui veut grandir. Il lui arrive de nombreuses aventures; Il rencontre tout d'abord Mangefeu le montreur de marionnette et c'est l'occasion pour lui de faire connaissance avec les personnages de la comedia delle arte. " Sur la scène, on voyait Arlequin et Polichinelle en train de se disputer et, comme d'habitude, de se menacer mutuellement d'une volée de gifles ou de coups de bâton." Mangefeu lui donne cinq pièce d'or à Pinocchio mais c'est pour son papa, son créateur Geppetto. Puis, il fait la connaissance d' un Chat et d'un Renard. Il est attaqué par des assassins qui l'attaquent et le pendent. Heureusement il est sauvé par la Fée bleue, qui le soigne et le protège. C'est elle qui découvre les mensonges de Pinicchio.
Elle devient sa maman et elle veut absolument qu'il aille à l'école

" Imaginez ces garnements d'enfants, quand ils virent entrer dans leur école un pantin ! Ce furent des rires à n'en plus finir. Chacun y allait de son bon tour : l'un lui arrachait des mains son petit chapeau ; l'autre lui tirait par-derrière son ; habit un troisième essayait de lui dessiner à l'encre de grandes moustaches sous le nez, un autre encore alla jusqu'à se risquer à lui attacher des ficelles aux pieds et aux mains pour le faire danser." Elle veut qu'il soit un bon garçon. Mais la vie est dure et cruelle pour le pauvre Pinocchio. Il doit surmonter de nombreuses épreuves. Il part pour le Pays des jouets avec son ami Lumignon. Les voilà, tous les deux transformé en ânes. Puis, il est jeté à la mer avalé par un requin et il retrouve étrangement son cher et tendre Geppetto. Et à ce moment là il devient un véritable petit garçon.
Il est souvent question de la mort dans ce célèbre conte, un arrière goût de tristesse, malgré
une note joyeuse qui domine le conte. C'est un conte fabuleux que les enfants et les grandes personnes doivent lire. Tout simplement parce que c'est une histoire intemporelle, c'est magnifiquement écrit, la langue est riche et attendrissante.


C'est passé dans le langage courant quand l'on dit aux enfants comme par exemple "ton nez va s'allonger si tu mens" ou " tes oreilles vont pousser comme des oreilles d'âne si tu travailles mal à l'école".

Voir ce très beau site autour de


PS : Histoires de Nez


racontées en images par Stasys Eidrigevicius
et en vers par Anne Frère
d'après James Krüss

Les illustrations sont une merveilles elles tournent autour du nez qui fait penser à celui de Pinocchio.
C'est remplit de poésie .

vendredi 16 septembre 2011

MARIE - AUDE MURAIL : Le Chien des Mers

Illustration d'Yvan Pommaux

"Com, com ouize mi " 


Quiquengrone,  le grand-père  de Jean Quiquenmousse est corsaire au service du roi de France. Son père Quiquenpleure, était aussi au service du roi mais prit par les anglais. Jean vit à Saint Malo, il a très envie de délivrer son père . Toinette est sa fiancée de huit ans, elle est orpheline. Anne, sa vieille nounou qui l'élève. Elle la retrouvée quand elle était bébé près de la grotte aux Demoiselles (les fées). Toinette est une fille pas comme les autres car elle a été élevée par les fées. Elle a apprivoisé trois rats Gaspard, Melchior et Balthazar. Ces rats sont anglais.
Le Chien des Mers s'est le nom du bateau sur lequel Jean va travailler.
Petit livre très sympa accompagné d'une histoire de corsaire, avec plein de rebondissements et de surprises

Un livre tendre, palpitant un excellent moment de lecture pour de jeunes lecteurs !

jeudi 15 septembre 2011

JAMES MATTHEW BARRIE : Peter Pan dans les jardins de Kensington

C'est les cinq chapitres tirés du Petit Oiseau Blanc, concernant Peter Pan. J'ai lu ce conte dans trois versions différentes.
* La première fois que j'ai rencontré "Peter Pan dans les jardins de Kensington" c'est au édition Terre de Brume, par l'intermédiaire de la traductrice Céline-Albin Faivre.
J'apprécie cette quatrième de couverture rédigée par la traductrice elle même.

" Insaisissable comme l'esprit de l'enfance, le mythe de Peter Pan est immortel ; pourtant, personne ne sait vraiment qui est cet enfant échoué sur les rivages de la Serpentine... Ce conte vous révélera quelques-uns des secrets de celui qui est le reflet de votre propre enfance perdue... La leçon de James Matthew Barrie est ici, plus que jamais, implacable : renoncer à l'enfance est terrible ; renoncer à grandir est terrible. La tragédie de Peter Pan réside dans ce dilemme ; mais, en vérité, à la lecture de ce conte, le lecteur comprendra que cet enfant des limbes ne peut choisir : il est condamné à ne jamais grandir, car il n'est pas un véritable petit garçon ; il est semblable à l'une de ces fleurs séchées qui tombe soudain des pages d'un livre longtemps oublié. Il est l'enfant d'un rêve — le nôtre — qui, jamais, ne peut être contemplé en plein jour. Seul Arthur Rackham, l'un des plus grands illustrateurs anglais de tous les temps, pouvait suggérer l'impossible, donner vie à ce prodige — la naissance de Peter Pan — et nous délivrer de cet aveuglement si bien décrit par Novalis : « Il ne tient qu'à la faiblesse de nos organes et de notre contact avec nous-mêmes que nous ne nous découvrions dans un monde de fées. » Fuyez... et aimez ce songe !"
Je trouve que tout est dit avec une grande justesse très délicate. J'apprécie cette édition pour avoir la tête dans les illustrations d'Arthur Rackham, car aidé par le grand format le lecteur peut voir les minuscules détails des illustrations. J'aime l'attention que la traductrice a apporté au texte. En temps que lectrice, j'ai ressenti l'amour qu'elle porte à cette auteur. J'admire son travail de petite fourmis qui travaille dans son antre.


* Puis en même temps les éditions Corentin ont eux aussi à leur tour sortie une très belle édition complète du conte de Barrie (cela n'était pas le cas dans une première version et puis le livre était beaucoup moins soigné). Et d'ailleurs, l'éditeur le précise bien que c'est une nouvelle édition révisée (2010) et traduit par Marie Paule Page. Les notes de bas de page de la traductrice se complète avec celles de Terre de Brune. Et, j'ai apprécié cette édition pour son format et le résultat de cet ouvrage est vraiment soigné, agréable, réalisé avec beaucoup de goût.


* La troisième édition que je connais de ce conte c'est une version ancienne : édition Classiques juniors Larousse qui n'existe plus dans une traduction d'Yves Bomati et Gérard Militon et les illustrations de Noëlle Le Guillouzic.




Ce conte nous raconte la naissance de Peter Pan dans les Jardins de Kensington à Londres, il a été élevé par des oiseaux sur l'île de la Serpentine. C'est un petit garçon de sept jours qui ne sera jamais un homme ni un oiseaux d'ailleurs c'est un petit Entre-les-Deux. Il est à part. Le jardin est un personnage en soit plein de féerie.
En lisant Peter Pan dans les jardins de Kesington, j'avais l'impression d'avoir plein de paillettes dans les yeux, il faut dire que le monde que nous décrit James Matthew Barrie est remplit de féerie et de merveilleux, mais l'arrière est sombre et il règne une grande mélancolie. J'apprécie la richesse de son écriture, y découvrir quelques fanstiques pépites. J'aime son écriture remplit d'affection et de grâce ! Et que dire des illustrations d'Arthur Rackman elles sont très fidèles à l'univers de Barrie.
"Peter Pan dans les jardins de Kensington" me fait penser à l'univers d'Andersen, univers très proche je pense à " Elfe et la Rose", "La Reine des Neiges".
Puis comme une évidence surtout venant d'un romancier anglo-saxon le rapprochement avec Shakespeare : " Songe d'une nuit d'été "pour le monde féerique.
Voir ici en complément concernant cette promenade dans les jardins de Kensington.

mercredi 14 septembre 2011

Shirley d 'après les "Carnets" de Shirley Goldfarb

Textes réunis par Gregory Masuvosky
Traduits par Frédéric Faure
adaptation : Caroline Loeb

Ouvrage lu il y a un moment mais touchant et passionnant !
Caroline Loeb en avait fait une adaptation théâtral avec la grande Judith Magre (hélas pas vu mais l'ouvrage et prenant). 

Shirley Goldfarb est née le 4 août 1925 aux États Unis. Ces parents sont juifs. À dix-neuf ans elle part à New-York. Elle pose nue pour des peintres, elle rencontre son mari Gregory. Puis en 1954, ils emménagent à Paris. Les lieux qu'ils fréquentes son le Flore, la Coupole, le Sélect ... et là ils rencontrent le Tout-Paris de la mode. Et c'est dans ces cafés qu'elle écrit des notes, elle évoque aussi son cancer, ses doutes sur la création.  " Le cancer est un nazi dans mon corps. Premières lignes écrites avec le stylo Yves Saint Laurent ... Ce stylo me portera-t-il chance ? " Car Shirley est une artiste, sa première exposition personnelle c'est déroulé à Paris en 1956. Voir ses œuvres ici. " Aujourd'hui c'est un bon jour pour recommencer. Un bon jour pour acheter des toiles, une palette, un couteau et pour m'en sortir. Je n'ai pas peint depuis une éternité, au moins deux ou trois mois !" 

Elle est décédée en 1980. Voilà ce que dit Caroline Loeb dans la préface : " Navigant dans le jet set des années soixante-dix, échangeant des "bons mots" avec Warhol, Hockney, Baco, Paloma Picasso, Karl Lagerfeld ou Loulou de la Falaise, elle transformait en dandysme la dureté de sa vie, et elle s'autoproclamait "pique-assiette professionnelle".
Ces carnets évoquent le quotidien de Shirley à Paris, dans les année soixante dix. C'est une écriture qui prend aux tripes, c'est écrit à vif. C'est en lisant le livre de Cyrille Martinez que j'ai pensé à Shirley Goldfarb. Car elle aussi était considéré comme chômeuse. Il me semble qu'elle a eu beaucoup de mal à se faire une place dans l'art contemporain.  " Je suis malheureuse, presque suicidaire aujourd'hui, paralysée à l'idée de peindre encore un autre tableau qui traînera là à prendre la poussière."
" J'étouffe, j'ai des palpitations parce que les gens ne vont pas voir mon exposition."




" Je suis non écrivain 
Je suis non artiste
Je suis non rien 
mais un rien merveilleux "

CYRILLE MARTINEZ : Deux jeunes artistes au chômage

À New York New York, deux jeunes artistes au chômage se grisent de vernissage underground, de soirées drague et de poésie sonore. New York New York est pour l'auteur une  ville imaginaire d peut-être mais j'ai dû mal à le croire pour moi c'est New York, la ville tout simplement. Tout comme le quartier des écrivains que l'auteur décrit pour moi c'est Greenwich Village." En tout état de cause, New York New York fut la première ville à proposer un Quartier des écrivains."" Il a suffit qu'un écrivain décide un beau jour de s'y établir physiquement et d'y situer ses romans à succès, pour que les autres écrivains new-yorkais new yorkais se disent maintenant c'est là-bas que ça se passe, allons nous installer dans ce quartier pas cher où il fait bon écrire, où il est possible d'être un écrivain à succès." L'époque est intemporelle, néanmoins comme l'auteur évoque deux personnages qui ont marqué les années soixante, Andy Warhol et John Giorno (l'unique acteur de Sleep), pour moi cet ouvrage est ancré dans ces années là. Soit, je veux bien que cela soit l'époque,  les personnages et même la ville tout cela soient réinventées et jouent même sur les clichés d'un milieu underground. "Andy et Johnn sont deux jeunes artistes au chômage, habitent à New York New York. Entre vernissages, soirées poétiques et contournement des dress-code, surgit le tableau d’une ville underground où les performances, les drogues et les fêtes rythment le quotidien de ces personnages marginaux et créatifs."Au détour d'une page, l'on croise Jonas ( Mekas cinéaste underground, d'origine lituanienne). Le chapitre concernant le Poète, c'est un passage voir le passage le plus personnel de ce livre de Cyrille Martinez, me semble t-il en tout cas cela sent le vécu. 
" Poète, tu donnes des textes à lire aux poètes avec lesquels tu es lié, et ils te disent que ce que tu écrit n'est pas mal, pour le cas où tu l'ignorerais ça s'appelle de la poésie, par conséquent tu es l'un des leurs. Poète, tu envoies ton premier manuscrit à des éditeurs qui publie de la poésie, c'est-à-dire des éditeurs qui ne publient pas seulement du roman."
Il nous présente une vision moderne du poète ainsi que la place de la poésie dans la littérature.
L'on croise l'icône Edie Sedgwick " Entre-temps, Eddie s'est mise à danser de plus belle. Elle fait celle qui s'éclate à mort alors qu'en réalité, tout au fond d'elle.
Un jour prochain, les drogues feront d'elle une loque."


Je n'ai pas été très sensible à ce texte mais il ne laisse pas indifférent. Il pose la question du vrais et du faux dans un milieu artistique contemporain.
Un livre qui me fait penser quelque part à celui de Pauline Klein : Alice Khan.


Livre lu dans le cadre du challenge Hérisson 

mardi 13 septembre 2011

BLOG 5 ANS !

Et oui, c'est aussi la date de mon anniversaire dans la vrais vie !!!!!!

Un très grand photographe que j'aime beaucoup contemporain de Doisneau et de Willy Ronis : Edouard Boubat, sa date de naissance était aussi un 13 septembre comme moi. Il aimait photographier les enfants. Comme l'on voit la photographie si contre ce n'est que douceur et sensibilité !
Site de son fils Bernard

Edouard Boubat est un photographe il me semble peut connu. Mais, tous les lecteurs de Christian Bobin connaissent son travail puisque les éditions Folio ont choisit de mettre une photo d'Edouard Boubat en couverture.










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Chaque été enfin depuis trois ans j'aime lire Lucy Maud Montgomery (la saga Anne)
Cette année j'ai lu "Anne quitte son île."

Voici ce que j'ai relevé concernant le temps qui passe :
" J'imagine que nous nous habituerons avec le temps", dit Anne avec bonne humeur ." L'imprévu diminuera à mesure que nous vieillirons bien que, tout compte fait, je crois que c'est l'imprévu qui donne tout son piment à la vie. Nous avons dix-huit ans, Diana. Dans deux ans, nous en aurons vingt. Quand j'avais dix ans, vingt ans m'apparaissaient comme un âge très avancé. Le temps de le dire, tu deviendras une mère de famille consciencieuse et respectable, et moi je serai Tante Anne, cette charmante vieille fille qui te rendra visite aux vacances."
Extrait triste je trouve concernant le temps qui passe, a assez juste moi aussi je trouvais que vingt ans c'était une étape et pas forcément le plus belle âge de la vie ! Maintenant que j'en ai le double je perçois la vie avec une autre philosophie ;-)

Dans cette série j'aime le ton frais qui se dégage de l'écriture de Lucy Maud Mongomery. Cette fraîcheur est dû à son imaginaire, à son goût pour la féerie. Mais, c'est pas étonnant non plus car d'après mon amie qui l'aime beaucoup aussi, Lucy Maud Mongomery avait une passion pour James M.Barrie, elle le vénérait elle est même allée en Écosse sur ses pas.
" Cette forêt est véritablement hantée à présent hantée par les vieux souvenirs", remarqua Anne en se penchant pour cueillir une gerbe de fougère d'un blanc cireux et givré. Il me semble que les fillettes que nous étions, Diana et moi, son encore en train de jouer ici et qu'elles s'assoient près de la Source des fées au clair de lune pour donner rendez-vous aux fantômes."
Quand je lis cette saga durant ma lecture, je ne peux pas m'empêcher de penser à la fidèle Karine :). La fraîcheur d'Anne me fait penser à Karine :)

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Aujourd'hui au Musée d'Orsay, s'ouvre une nouvelle exposition intitulée : Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde.

jeudi 8 septembre 2011

HERVÉ BAZIN : Vipère au poing

Après plusieurs déceptions, des livres qui me tombent littéralement des mains. J'ai regardé du côté du blog de mon amie Anne Sophie : La Lettrine. Et j'ai suivi à la lettre ces suggestions comme bien souvent. J'ai ressorti de ma bibliothèque Vipère au poing. J'ai étudié au collège ce roman d'Hervé Bazin, et c'est dans mon édition de collégienne que j'ai relu ce roman. Et quel roman !


De ce roman j'en gardais un souvenir très diffus.


" Elle avait de jolis yeux, vous savez, cette vipère, non pas des yeux de saphir comme les vipères de bracelets, je le répète, mais des yeux de topaze brûlée, piqués noir au centre et tout pétillants d'une lumière que je saurais plus tard s'appeler la haine et que je retrouverais dans les prunelles de Folcoche, je veux dire de ma mère, avec en moins, l'envie de jouer (et, encore, cette restriction n'est-elle pas très sûre !)"


Ce roman se déroule à la Belle Angerie, la demeure familiale des Rezeau. Les deux aînés ont été confiés à leur grand mère quand les parents étaient en Chine où leur père était nommé professeur de Droit international. Ils sont choyés et connaissent une existence heureuse et agréable.
Quand, la grand-mère décède les parents de Jean et Frédie reviennent, la vie devient tout autre. Les enfants ne vont pas à l'école c'est un abbé qui leur donne l'instruction et qui vit avec eux. Les aînés font la connaissance de Marcel, le benjamin né en Chine. Jean Rezeau dit Brasse-Bouillon, c'est l'enfant du milieu,
il n'a pas la vie facile, il haït sa mère comme ses frères il la nomme Folcoche( Folle Cochonne), une femme odieuse. Les enfants connaissent la vie dure, un emploi du temps spartiate débute à 5h30 du matin sans oublier évidement l'instruction religieuse. Les enfants ne vont pas au collège un abbé le fait l'école à domicile. Ils seront sept
à se succéder au poste de précepteur des enfants Rezeau et aumônier de la famille. Les enfants les surnommentBI, BII, BIII... jusqu'à BVII. Elle leur rend la vie insupportable. Brasse Bouillon entre en rébellion avec sa mère. Le grand paradoxe, c'est celui qui ressemble le plus à sa mère. Il met en place un rapport de force avec un certain plaisir. Le père est plutôt bon avec ses enfants mais il ne sait pas s'opposer à sa femme, il est lâche. Alors il préfère se consacrer à ses recherches sur les différentes espèces de mouches ou dans ses explorations généalogiques. La seule passion que chérit Folcoche c'est sa collection de timbre, plus que ses enfants.
La vie est étouffante à la Belle-Angerie, ils vont connaître deux moment de répit un quand la mère tombe malade et doit-être hospitalisé pendant plusieurs mois. Les enfants sont heureux et pensent que leur mère est mourante. Une autre fois une bouffé de respiration a lieu quant les aînés vont partir avec leur père voir de la famille. Pendant leur absence Marcel révèle à sa mère une cachette dans la chambre de ses frères où ils cachent des victuailles. À leur retour, Freddi va être sévèrement puni il sera fouetté par un nouvel abbé. La tension monte en crescendo entre la mère et ses enfants. Ils grandissent et il désirent par dessus tout de la tuer carrément. Jean connaîtra à son tour le fouet.

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Le grand thème de ce roman est l'enfance difficile, l'éducation l'enferment. Une discipline rigide, strict en mettant surtout le point sur la religion.
Je me rappelais que vaguement de ce roman, je trouve admirablement bien construit et j'ai remarqué la richesse du vocabulaire. Je serai curieuse de savoir comme cet ouvrage est perçut par des collégiens d'aujourd'hui. L'ambiance, l'écriture me fait penser à l'univers de Mauriac me semble t-il, mais oui, il y a longtemps j'avais lu Noeud de Vipère.
En un mot c'est un roman qui n'a pas vieillit, très agréable à lire vraiment excellent !