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dimanche 24 juillet 2011

VACANCES


MAIS PARTIR EN VACANCES VOILÀ : C'EST TOUT SIMPLEMENT MAGIQUE !!!!

À DANS TROIS SEMAINES ...

© Alice Théaudière

lundi 18 juillet 2011

COMTESSE DE SÉGUR : PAUVRE BLAISE

Quel régal de relire la Comtesse de Ségur !!!!!
Blaise est l'enfant unique du concierge M. Anfry, il regrette beaucoup ses anciens maître qui était très bon et généreux. Blaise est un enfant adorable qui a un grand cœur.
Les nouveaux maîtres le comte et la comtesse de Trénilly ont deux enfants Jules et Hélène. Jules est un enfant désagréable voir odieux, par contre il sympathise avec Hélène sa sœur qui est bonne. Jules accuse Blaise de toutes les bêtises qu'il commet.
Pour le comte l'image de Blaise n'est pas bonne mais Blaise est un bon garçon il sait tourner la situation à son avantage. Dans les romans de la comtesse de Ségur, il y a un thème, une vision du monde très intéressante, ici il est question des classes sociales, voici un exemple : " Vous oubliez, Hélène , que c'est un fils de portier que vous vous permettez d'embrasser sous mes yeux." Voilà ce que dit la comtesse à la tendre Hélène qui a une immense affection pour Blaise. Cette phrase montre la différence de classe sociale, pourquoi Hélène, Jules et le Comte ne pourraient pas aimé tendrement Blaise ? C'est une question que nous pose la Comtesse de Ségur. Heureusement tout finit bien et dans le meilleurs des mondes et la Comtesse revoit ses préjugés.

Ce n'est pas le titre de la Comtesse de Ségur que je préfère. Je trouve que c'est remplit de bon sentiment trop de référence à la religion de bons sentiments que cela en dégouline !!!! Un titre un peu daté voir beaucoup trop, cela est mon avis personnel.
Voilà quel idée a une maison d'édition d'avoir pris la décision bien étrange de censurer ce Pauvre Blaise !!!! Cette maison d'édition a pris le choix d'enlever deux chapitre. Un qui se trouve au début du roman intitulé " un malheur" il est question de la mort d'un enfant. Ce passage selon moi a son importance, car il montre un drame comment Hélène est une jeune fille dévouée et bonne à l'attention des plus pauvres. " Madame Renou et Hélène allèrent tous les jours et plusieurs fois par jour lui donner des consolations, adoucir sa douleur et pouvoir à ses besoins et à ceux de sa famille." L'autre passage qui manque dans la version Max Milo c'est celui de la communion intitulé "le Grand Jour". C'est hallucinant d'ôter un tel chapitre étant donné que dans les chapitre avant l'on ne parle que de cela de la communion. Dans ce fameux chapitre, le repas de l'événement dans la vie de Jules et Blaise se déroule chez les Anfry, la réunion des deux familles marque, souligne en quelque sorte que nous sommes pas de la même classe sociale mais cela n'empêche pas de partager un repas ensemble.
L'on se demande bien pourquoi l'argumentation que tient l'éditrice ne tient pas la route. Quel est pour elle de rééditer un tel ouvrage ? Personnellement je me pose la question. La réponse est ici mais bon je ne suis pas convaincu pour autant selon moi.

samedi 16 juillet 2011

MAURICE PIALAT : Le Garçu

C'est le dernier film de Maurice Pialat (1995)
Ce film fut pour Maurice Pialat un film raté.
La présentation de ce film par Depardieu est déchirante, l'émotion est palpable.

Le garçu, c'est le père pour les auvergnats. Donc
le titre prête à confusion. Car l'on pourrait croire que le garçu c'est l'enfant étant donné que c'est Antoine, l'enfant, qui est au centre du film. C'est un film testament que Pialat fait à son fils.
En réalisant ce film Maurice s'avait qu'il ne verrait pas les vingt ans de son fils, étant très malade, il avait conscience que la mort serait proche. Grâce à ce film et à l'énergie de Depardieu qui l'a soutenu dans la réalisation de ce film, c'est la vie qui est au centre du film, elle est beaucoup plus fort que la mort. Malgré, ses faiblesses, son côté bancal mal foutu ce film est un hymne à la vie.
C'est un film sur l'enfance, il est certain et sur toutes les premières fois de l'enfant. Un film qui tourne autour de la paternité aussi il est question de la transmission d'un père à un fils. Ce film tourne autour de l'enfant et du temps que l'on passe avec lui. Dans le film c'est l'ami de Sylvie qui dit :
" Tu t'occupes de lui un peu ?
Tu t'intéresse à lui ? T'as passé du temps à le regarder, sans lui parler ?
au père (Gérard Depardieu). Mais le père pourrait poser les mêmes question à la mère, et inversement.
Le point culminant du film c'est la mort du garçu, le grand père d'Antoine. Ce père qui n'a pas su communiquer avec son fils. C'est un film autobiographique puisque déjà Antoine c'est le fils de Maurice Pialat. Gérard Depardieu tient le rôle de Maurice Pialat. Ce dernier était son père spirituel pour Depardieu, attachement, lien très fort.En parallèle, Pialat nous montre le monde des adultes, les parents d'Antoine sont divorcés.
Deux grandes thématiques se dégagent de ce film c'est "l'Enfance" et "la Mort", ceux sont aussi les deux grandes thématiques de son cinéma. Pialat nous fait réfléchir sur la maternité/la paternité, la place du couple, la transmission, l'enfance.
Un passage très fort concernant la mort du père (le garçu). Pialat s'est admirablement filmé la mort que cela soit dans L'enfance Nu, La Gueuele ouverte, Van Gogh ...
Bien sûr c'est un film où il n'y a pas d'histoire, pas de fil conducteur réel, c'est des seulement un bout à bout concernant la vie d'Antoine et de son quotidien de la vie, de ses joies et ses peines.

Quand l'on regarde la filmographie de Pialat, l'on s'aperçoit que la thématique de son premier film est l'enfance (l'Enfance Nu) tout comme ce dernier film.

Voir ici pour connaître l'histoire du film ou de quoi il s'agit

mercredi 13 juillet 2011

PAUL HARDING :Les Foudroyés


1er roman - Prix Pulitzer 2010 - Traduit par Pierre Demarty

George Washington Crosby " Je suis né à West Cove, Maine en 1915." est un ancien horloger, le temps est compté pour lui."Du lit médicalisé de location installé au centre de son salon, il vit des insectes entrer et sortir à toute vitesse par des fissures imaginaires dans le plâtre du plafond."
Il attends la mort, il est entouré des siens enfants et petits enfants. Il vit dans sa maison qu'il a construit de ses mains. Il se remémore son père, Howard, représentant de commerce dans un coin rural et sauvage de la Nouvelle-Angleterre, vendeur de tout et de rien qui parcourait la lande avec une charrette remplie d’articles divers, clous, savon, tabac, vaisselle, etc. Howard était souvent en vadrouille, il se trouvait souvent obliger de s'arrêter car il était épileptique. Le temps est au centre du roman, il est symbolisé par l'horloge, pour remonter dans le temps. "Allongé sur son lit de mort, George avait envie de revoir son père." Avant sa mort George décide d'enregistrer les anecdote de sa vie. C'est une excellente idée de laisser une trace de soi, le thème de la mémoire est au centre du roman. L'on passe d'une génération à une autre évoque le grand-père de George, homme d'église, pasteur à moitié fou. Paul Harding nous dresse des portraits d'hommes livrés à eux même.C'est un roman familiale, autour de la mémoire, la nature est très présente, c'est un roman mystique, pastoral aussi. Livre lumineux, les phrases sont longues, écriture poétique au son du tic-tac d'une horloge, lecture envoûtante et enivrante. L'écriture de Paul Harding n'est pas linéaire, classique mais c'est plutôt des impressions, des moments de vies, comme des bouts, des flashs de mémoires qui n'ont pas de lien entre eux, cela donne une écriture poétique et peu habituelle, vraiment intéressante et qui me séduit. L'univers littéraire de Paul Harding est proche des romanciers suivant : Thoreau, Whitman, Emerson et Hawthorne.
Ce roman est un véritable coup de cœur foudroyant, oui ! Ce roman est une véritable claque littéraire comme l'on rencontre pas souvent ! Merci Solène ;-)

Deux lectrices convainques comme moi aussi Papillon et Keisha

lundi 11 juillet 2011

THOMAS MANN : Mort à Venise (le livre et le film)





Traduit par Felix Bertaux, Charles Sigwalt - Les notices et notes d'Armand Nivelle sont un grand enrichissement -
Le sublime film de Visconti - Prix du 25 ème anniversaire du Festival de Canne 1971

Gustav Von Aschenbach est un écrivain allemand originaire de Munich (dans le film, c'est un compositeur Gustav Malher interprété par le magistral Dick Bogarde)." Il mène une vie spartiate au service de son art" Malher était très proche et ami de Thomas Mann. Gustav Von Aschenbach a la cinquantaine, il connaît le succès avec ses livres et il vit de sa plume. Il habite dans un beau quartier munichois. C'est un homme vieillissant, il est veuf " Ayant épousé jeune encore une fille de famille cultivée, il connut une brève période de bonheur à laquelle la mort de sa femme mit fin. Il lui restait une fille, mariée déjà. Il n'avait pas eu de fils."
Il part pour Venise, il séjourne au Lido au grand hôtel des Bains. L'ambiance est cosmopolite. "On voyait des Américains aux figures sèches et allongées, des Russes entourés de leur nombreuse famille, des Anglaises, des petits Allemands avec des gouvernantes françaises. Les Slaves semblaient être en majorité. Tout près d'Aschenbach on parlait polonais. " En attendant le dîner, son regard est attiré par un jeune homme d'origine polonaise Tadzio, il fait la connaissance. Il tombe platoniquement amoureux suite à un regard.
Voici comment il le décrit : "Celui-ci était d'une si parfaite beauté qu'Aschenbach en fut confondu. La pâleur, la grâce sévère de son visage encadré de boucles blondes comme le miel, son nez droit, une bouche aimable, une gravité charmante et quasi divine, tout cela faisait songer à la statuaire grecque de la grande époque, et malgré leur perfection formelle les traits avaient un charme si personnel, si unique , qu'Aschenbach ne se souvenait d'avoir vu ni dans la nature ni dans les beaux-arts une si parfaite réussite."
J'aime beaucoup ces longs plans sur la plage du Lido au début. L'ambiance est assez proche des plages Normandes peintent par Eugène Boudin avec ses tons rose et bleu.

Il le voyait, il le rencontrait partout, au rez-de-chaussé de l'hôtel, sur le bateau qui dans une bise rafraîchissante, conduisait de la plage à la ville et de la vielle à la plage, sur la place splendide et souvent aussi, entre-temps, dans les rues et les venelles, quand la chance le favorisait. Mais c'était surtout la matinée sur la plage qui lui offrait avec une régularité fort opportune, l'occasion prolongée de s'absorber dans une étude recueillie de la gracieuse apparition."
Alors que Venise est victime d'une épidémie de choléra et que les touristes fuient la ville en masse pour ne pas y succomber. Von Aschenbach a du mal à comprendre ce qui se passe dans la ville . Alors lui prend la résolution de rester, afin de pouvoir aperçevoir le plus possible, sur la plage du Lido le jeune Tadzi. Von Aschenbach a pour lui, un amour aussi pur (un vrai amour) que contre-nature, car à la fois homosexuel et pédophile...

Vieillir, la fin approche et le regard sur la jeunesse et Visconti le film très bien et tout passe par les regards les rires des jeunes mettent malaise le musicien . C'est un film sur l'art, qu'est ce la création ? La pureté et la beauté. Les références à l' art grec sont nombreuses.
Adolescente et puis jeune adulte je fus une grande admiratrice du cinéma de Visconti. Et j'avais lu aussi l'ouvrage de Thomas Mann. C'est pour moi très agréable de me replonger dans cet univers luxueux et voluptueux. Mort à Venise est le film proustien de Visconti. Auparavant, il avait l'intention de d'adapter au cinéma après J. Losey "la Recherche ..." de Proust puis cela n'a pas abouti. Alors, il s'est retourné vers la nouvelle de Thomas Mann. Le rapprochement entre les deux est la notion du temps qui passe.
Luchino Visconti est très fidèle à Thomas Mann et en même temps il s'en est éloigné aussi un peu. Mais l'ensemble est magistral et superbe d'élégance.
C'est un film dont le grand thème est la fin d'un monde, thème cher à Visconti.

dimanche 10 juillet 2011

V comme Van Gogh par MARIE SELLIER


Il est hollandais et vit en France, c'est le pays qu'il a choisit pour peindre.
Son père Théodore est pasteur et sa mère Cornélia. Elle a perdu un fils à la naissance, elle donne le prénom de l'enfant mort au futur peinture Vincent Willem Van Gogh. Son enfance est austère au Pays Bas. Il aurait souhaité être pasteur comme son père.
Fin 1877, il s'installe au sud de la Belgique, il vit pauvrement, il rend visite aux malades et il leur lit la Bible. Son frère Théo habite à Paris, il copie Jean-François Millet. En 1885, son père meurt et il peint son premier grand tableau à l'huile, il a trente-deux ans. L'année d'après, il rejoint son frère à Paris, rue Lepic. Une longue amitié et correspondance les lient.
Théo est marchand des impressionnistes.
Il reste deux ans à Paris, il est en contact avec des impressionnistes. Il a "la peinture dans la peau", pendant huit ans il ne fera que peindre à en devenir fou. En 1888, il s'installe à Arles, fasciné par le Japon .
Il se lie d'amitié avec le facteur Roulin et sa famille. Il fait la connaissance de Gauguin.
Nuit étoilée " Toujours la vue des étoiles me fait rêver" écrit Vincent à Théo. Vincent un 23 décembre 1888, il se coupe une partie de l'oreille. Il a une fascination pour la couleur jaune, la couleur des blés, la couleur des tournesols. Les iris, la nature sont ses sujets favoris pour ne pas sombrer dans la folie.

La fin de sa vie il l'a passe à Auvers-sur-Oise, son ami inséparable c'est le docteur Gachet peintre aussi, c'est son ange gardien. Il est décédé à l'âge de trente sept.

Encore une fois un admirable livre de Marie Sellier. Je vous invite à vous rendre sur ce magnifique site dédié à Van Gogh.

© Alice Théaudière
Van Gogh repose dans le très mignon petit cimetière d'Auver sur l'Oise à côté de son frère Théo.

jeudi 7 juillet 2011

EDITH WHARTON : Le temps de l'innocence


Traduit par William R.Tyler

À New York, un soir d'hiver de 1870, tout le monde élégante se retrouve à l'opéra pour voir Faust.
Newland Archer, un jeune homme ( Daniel Day-Lewis dans le film de Scorsese) fiancé à May Welland, une jeune fille pure et innocente. "Il lui était désagréable que la loge où sa fiancée se trouvait assise entre sa mère et sa tante devînt le point de mire de toute la curiosité masculine de New York." Ellen Olenska est la cousine de May Welland, elle revient d'Europe et elle a quitté son mari. Scandale ! Elle a l'intention de demander le divorce. Ellen Olenska a reçu une éducation excentrique que lui a donnée Medora Manson. Elle se veut être une femme libre, mais à cette époque cela était mal vue pour les femmes et non pour les hommes. Les Manson font partie de l'aristocratie américaine, mais comme le dit très bien Mrs Archer
" Nos grands-pères et nos arrière grands-pères n'étaient que de respectables commerçants anglais, hollandais, venus aux colonies pour faire fortune, " et ils ont reçu des distinctions "dont on peut être fier, mais qui n'ont rien à voir avec le rang et la classe."Archer est fasciné par cette femme audacieuse . Il la connu quand il n'était qu'un collégien et elle n'avait que neuf, dix ans. Donc, il se trouve déchiré entre deux femmes. Archer a envie de se marier avec May, c' est uniquement par intérêt d'appartenir à une classe sociale aristocrate. May est une femme fade et superficielle, sans grand intérêt contrairement à la comtesse Olenska. Lors d'une visite à Mrs Mingott celle ci lui dit : "- Pourquoi n'avez vous pas épousé ma petite Ellen ?" Elle a raison, en tant que lectrice on se le demande bien pourquoi ? Une fois marier à May Archer se rend compte qu'il a fait une erreur en choisissant May : "Que suis je désormais ? ... pensa Archer, je suis un gendre, rien de plus."À ce moment là il se rencontre que sa vie sera morne et d'une tristesse à en mourir. "N'y a-t-il pas des mois et des mois que ma vie est pareille à la mort ?"Edith Wharton sait à merveille montrer la difficulté de vaincre les barrières sociales. Newland Archer comme la comtesse Olenska aiment les livres et le milieux culturel ce qui est très mal vu par les aristocrates new-yorkais.
"Il aimait à se figurer quel avait dû être le plaisir de vivre dans des salons où l'on s'entretenait avec ses auteurs favoris : Thackeray, Browning, William Moris, Mérimée (dont les Lettres à une inconnue étaient un de se livres préférés). Mais à New-York, quel rêve irréalisable !"
J'aime beaucoup retrouver l'univers raffiné d'Edith Wharton la même atmosphère mondaine que "Chez les heureux du monde" ainsi que son écriture fort séduisante. Elle montre magnifiquement l'ambiguïté de l'innocence, ce n'est pas un personnage en particulier qui est innocent mais le trio Newland, Ellen, May a un moment précis de leur vie.
Elle ressemble à Edith Warthon, je la perçoit comme étant une cousine d'Isabelle Archer (dans Portrait de femme d'Henry James). C'est un portrait de femme audacieux, car Ellen qui a décidé de prendre en main son destin quitte a être sévèrement critiquer ou incomprise. La société américaine est pétrie de religion chrétienne : "La société-si toutefois elle existait encore ! - offrait plutôt un spectacle digne des malédictions bibliques et, du reste, chacun savait quelles étaient les intentions du révérend Ashmore quand il avait choisi comme texte un passage depour son sermon d'action de grâces."
Dans " Le temps de l'innocence" Edith Wharton démontre son attachement au livre, tout au long du roman des références littéraires sont là parsemées.

lundi 4 juillet 2011

LES VACANCES : COMTESSE DE SÉGUR

Enfin les Vacances sont
arrivées !!!!!!
Voilà les éditions Tourbillon nous offre le plaisir de nous replonger dans un grand classique de la littérature de jeunesse signé La Comtesse de Ségur.
Les Vacances clôture la trilogie : " Les malheurs de Sophie", "les petites filles modèles".

Comme beaucoup, il est certain que j'avais lu les Vacances enfant mais je ne m'en souvenais guère !
Amusant le côté roman dans le roman.
Un roman d'aventure inséré dans ce roman de vacances au grand air ! Ces vacances en plein air en famille marquent une époque révolue !
Un voyage en mer tourne mal, un naufrage a eut lieu, M. Lecomte, le commandant de Rosbourg ainsi que Paul se retrouvent sur une île. Bien des années plus tard, c'est au court d'une promenade que tout ce petit monde se retrouve. Les retrouvailles sont comme souvent chez la Comtesse de Ségur remplient d'émotions. Le commandant de Rosbourg retrouve sa femme et sa petite Marguerite. Paul est très attaché à ce commandant qu'il considère comme son père. Bref c'est un univers attachant et bon que nous décrit la Comtesse de Ségur. L'écriture est pleine de fraîcheur.

PS : Une amie (voir le commentaire joint à ce billet) m'a mis la puce à l'oreille en me demandant si c'est l'intégral. Pour moi dans un premier temps j'ai pensé que oui, car les éditions Tourbillon me semblent être une maison d'édition correct et elle l' aurait signalé pourquoi le chapitre Biribi a sauté. J' ai bien sûr vérifié ! Je trouve cela curieux de mettre une censure sur un texte si célèbre que les Vacances de la Comtesse de Ségur. Cela est décevant de la part de l'éditeur. En plus ce passage qui est passé à la trappe, l'histoire de ce chien perdu, retrouvé, qui n'a pas mangé pendant trois jours annonce la suite le naufrage (sous forme de miroir, enfin c'est comme cela que je le perçois).
PS 2 : ( Suite) Voilà hier, 12 juillet j'ai reçu un mail de l'éditeur me disant ceci :
"Bonjour Alice,


Merci pour cet article et pour le lien. Pour le chapitre manquant, notre intention était bien de publier l'œuvre intégrale, mais le chapitre "Biribi" a hélas sauté à la composition et malheureusement, le livre a été imprimé ainsi. Il ne s'agit en aucun cas d'une censure. Nous rajouterons le chapitre manquant à la prochaine réimpression.

Merci de l'avoir repéré ! parce qu'il est vrai qu'il est manquant, mais ne gène pas du tout à la lecture, d'où le fait que ça soit passé comme ça ! (ce qui est bien dommage)

Bien cordialement,


Inès Adam - Editions Tourbillon"

dimanche 3 juillet 2011

MARCEL PROUST: Combray



Combray c'est Illier où je suis allée pour visiter la maison de la Tante Leonie (la sœur de son père) voir ici.
Les souvenirs d'enfance, des vacances de six à neuf ans dans la famille de son père. Cette première partie s'ouvre sur le sommeil, les insomnies, le réveil, le temps qui passe la nuit, le temps de la rêverie, l'angoisse pour aller se coucher. Comme Proust le dit lui même "le drame de mon coucher." Le rituel du coucher, ce temps est lié à celui du baiser maternel. " Tiens, j'ai fini par m'endormir quoique maman ne soit pas venue me dire bonsoir"." embrasse-moi une fois encore" mais aussi lié à la lanterne magique avec Golo et Geneviève de Brabant. L'importance de la lecture de George Sand en particulier François Champi, le refuge permettant de fuir le réel. Les visites de M. Swann le fils vient voir à Combray sa grand-tante et de ses grands-parents, c'est un mondain " Un jour qu'il était venu nous voir à Paris, après dîner en s'excusant d'être en habit, Françoise ayant après son départ, dit tenir du cocher qu'il avait dîné "chez une princesse" - " Oui, chez une princesse du demi-monde !" avait répondu ma tante en haussant les épaules sans lever les yeux de sur son tricot, avec une ironie sereine.""Le milieu sociale tient une grande importance. M Charles Swan a une fille Gilberte. Il rend visite souvent les parents du narrateur chez la tante Leonie. Il a épousé une demi-mondaine et dont l'histoire est raconté dans "Un amour de Swann".

Grâce à la petite madeleine trempé dans un peu de thé les souvenirs lui reviennent à Combray : le village, ses habitants, les mœurs familiales et sociales. J'aime beaucoup le passage de la petite madeleine, cela n'est pas pour rien que ce passage est devenu une référence magistrale " Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint Jacques. La tante Léonie ne quitte pas sa chambre plus particulièrement son lit depuis la mort de son pauvre Octave. Elle observe tout ce qui se déroule à Combray sous ses fenêtres et elle en parle avec sa cuisinière Françoise ou Eulalie une femme extrêmement pieuse. " son lit longeait la fenêtre, elle avait la rue sous les yeux et y lisait du persans, la chronique quotidienne mais immémoriale de Combray, qu'elle commentait ensuite avec Françoise."Elle aimait offrir au narrateur et à ses parents des asperges. Marcel Proust évoque son ressenti à la lecture. Bergotte est un auteur pour lequel il a beaucoup d'admiration il la connu via son ami Bloch. Il est juif, il n'est pas aimé dans la famille de son père qui est catholique. Antisémite du côté paternel. Bergotte est l'ami de Swann, plus particulièrement de Giberte c'est l'amour de jeunesse du narrateur "Une fillette d'un blond roux". Mais elle le rejette.
M Vinteuil, habite du côté de Méséglise, est un musicien et sa fille lesbienne, elle a mauvaise réputation. Il évoque la mort de sa tante Léonie. "Il était loin le temps où , quand nous avions commencé à venir passer nos vacances à Combray, nous possédions autant de prestige que ma tante aux yeux de Françoise."

L'univers de Proust mélange le vrais et le faux, ses souvenirs d'enfance formés et déformés. L'importance du chiffre deux, deux "côtés" comme on dit à la campagne , le côté de Guermantes (désir de devenir un écrivain) et le côté de Méséglise (évoque l'automne, la mort, la religion des âmes simple), représentent deux directions de sa vie sentimentale et sociale. Ces deux côtés ne communiquent pas. Les Guermantes fascinent le narrateur, le milieu aristocratique "Un jour ma mère me dit : "Puisque tu parles toujours de Mme de Guermantes, comme le docteur Percepied l'a très bien soignée il y a quatre ans, elle doit venir à Combray pour assister au mariage de sa fille. Tu pourras l'apercevoir à la cérémonie." et c'est comme cela qu'il va faire sa connaissance.
En effet il y a de l'humour chez Proust, mais un humour subtil. Les cancans sur Combray entre Françoise et la tante Léonie sont très drôle, le duo des deux sœur les tantes Céline et Flora c'est pas mal aussi. J'ai comme de nombreux lecteurs essayé plusieurs fois de lire la recherche et j'ai eu du mal d'y pénétrer. Je pense que l'album " la Madeleine de Proust" a été un excellent déclencheur. Il y a beaucoup à dire, même s'il ne se passe pas grand chose mais l'univers est riche. Il est servit par une écriture sublime et raffinée. J'ai apprécié cette partie que j'ai lu avec un immense plaisir et j'ai enfin pu cerner l'univers proustien.


© George Dunlop Leslie
© Alice Théaudière