© Alice Théaudière
jeudi 30 juin 2011
TRACY CHEVALIER : Le récital des anges
© Alice Théaudière
mardi 28 juin 2011
ILIJA TROJANOW : Le collectionneur de mondes

Traduit par Dominique Venard
C'est grâce à une table ronde vu sur le site de l'Étonnant voyageur
(édition 2009) que j'ai eu très envie de lire ce roman.
Avec ce roman c'est l'ouverture vers l'évasion et c'est aussi l'occasion de découvrir un personnage et quel personnage celui de Richard Francis Burton. Ce roman vient de sortir en édition poche chez Phébus : Libretto.
" - Il était grand, presque aussi grand que moi. Plus massif, à la manière de ces buffles noirs capable de trimer aux champs toute la journée. Comme eux il était infatigable. Il avait les yeux très sombre, cela se remarquait tout de suite. Ce qui était plus inhabituel, c'est qu'ils paraissaient nus. Pour vous dire, je n'ai jamais vu d'yeux aussi froids que ceux de Burton Sahib. Son regard vous saisissait. J'ai vu des gens qui semblaient pétrifiés, à croire que ses yeux avaient ensorcelés."
Le roman s'ouvre sur l'Inde colonisé par les anglais, le lecteur se trouve embarqué dans la magie de l'Inde. Pratiquement en un clin d'œil Burton, jeune officier britannique rencontre son futur fidèle serviteur Naukaram à Bombay. Et ce dernier dès le premier chapitre ira voir un scribe pour lui évoquer son expérience extraordinaire auprès de Richard Francis Burton. Une ouverture digne d'une pièce de théâtre shakespearienne. Richard Francis Burton était un espion pour le commandant général Charles James Napier. Il maîtrise l'hindi, le gujarâtî et le marâthî, il a passé des examens concernant ces langues et il les a réussis. Il aime se déguisé en indigène personnage hors norme excentrique, fascinant. Le déguisement est pour lui une façon d'essayer de comprendre l'autre, l'étranger. "Le général était obsédé par l'idée de changer d'améliorer l'Autre. Burton, lui, voulait le laisser comme il était, parce que toute amélioration aurait signifié son anéantissement. " " Il était capable comme personne de rentrer dans un autre univers." Ces rapports avec son serviteur Naukaram étranges voir ambigus tout comme ses rapports avec les femmes. Il aimait la compagnie des singes qu'il traite comme des êtres humains à part entière. Un passage fascinant et complètement époustouflant "Il se tenait debout en tête de table et salua les singes avec effusion comme de vieux amis." Autre passage humoristique, que j'aime beaucoup c'est quand Richard Burton retourne en Europe il a un cuisinier italien qui ne s'entend pas du tout avec son serviteur indien.

Il a été le premier voyageur occidental à accomplir le hadj (le pèlerinage à la la Mecque et dans ce cas à Médine). Il a publié aux éditions Longmann Green le récit de voyage à la Mecque. Il a fait ce voyage sous le nom de Mirza Abdullah. Il se fait passer pour un derviche persan et un médecin dès son arrivée au Caire. Ce roman pose la question sur l'identité qui on est ? Comprendre l'étranger, l'autre s'était très important pour lui.
La religion a tenu une place importante dans sa vie, puisqu'il sait converti à l'Islam pour se rendre à la Mecque, au moment de sa mort sur la demande de sa femme un prêtre lui a administré l'extrême onction. Est ce qu'il était catholique ?
J'ai été vraiment fasciné par ce personnage fascinant qu'est Richard Francis Burton, c'était un immense savant, un grand érudit, il maîtrisait vingt-neuf langues, il avait un mépris pour la société victorienne. La reine Victoria l'a fait chevalier. Il a traduit le Kama-sutra et il a traduit les Mille et Une nuit.
Tout de même j'ai trouvé ce livre pas facile à lire, l'on découvre la personnalité de Richard Francis Burton via d'autres personnes qu'il a rencontré. Il est un personnage mystérieux dans l'ombre de l'autre, et très friand de connaître l'inconnu. La première partie "ultime métamorphose" est réussie de mon point de vue elle nous plonge dans une atmosphère fascinante, ensuite j'ai été dérouté, j'ai eu du mal à m'embarquer dans les périples de Richard Francis Burton. Je me suis même perdue , j'ai décroché ma lecture et mon intérêt pour la suite, hélas, trois fois hélas, j'ai hâte de lire tout de même un diable d'homme de Fawn Brodie. C'est un livre très dense mais vertigineux l'on comprend pourquoi a inspiré ILIJA TROJANOW. Il y a de quoi, dans la vidéo joint, il évoque sa rencontre avec Richard Francis Burton, homme hors norme.
lundi 27 juin 2011
FRANCISCO COLOANE : Le dernier mousse
© Alice Théaudière
dimanche 26 juin 2011
JOSEPH CONRAD : JEUNESSE
© Alice Théaudière
Traduit par G. Jean Aubry
samedi 25 juin 2011
EMMANUEL RUBEN : HALTE À YALTA

Pour moi ce roman a été une belle surprise ! Parce que cette couverture bleue hideuse n'invite pas tellement à la lecture. Dans les commentaire sur Biblioblog, Alice-Ange fait un rapprochement avec le Canapé Rouge de Michèle Lesbre. Je trouve ce rapprochement assez pertinent et bien vu.
L'histoire se passe dans le Transsibérien qui mène à Yalta. La rencontre de deux hommes que tout opposent, une relation va naître entre eux, une relation semblable à celle entre un père et un fils. C'est un face à face masculin auquel assiste le lecteur.
Le narrateur a la quarantaine environs, il est fatigué par la vie. Il n'est ni Russe et ni Ukrainien. Il a appris le dessin. D'ailleurs le dessin, l'amour de l'art les unit.
Le Tatar est un personnage fascinant. Il est plus jeune que le narrateur. C'est un personnage fascinant. « Qui sait ce que serait devenu ce voyage sans lui ? Le jaune et le bleu, l’or et l’azur, le soufre et le lilas que je cherchais partout sur terre, c’était lui. »
De cette rencontre naît une amitié masculine surprenante, nourrie de la richesse de ces personnalités opposées.
Atmosphère étrange qui se dégage et règne à bord de ce train d’autant que planent sur ce récit les ombres des grands auteurs russes (Gogol avec les Âmes mortes, le Nez Tchékhov avec la Steppe la Dame au petit chien, Pouchkine…) Le Tatar lui voue une admiration pour Gogol et le narrateur pour Tchekov. Ils évoquent aussi la mémoire d'un très grand pianiste Richter.
La personnalité du Tatar fait penser à Michel Strogoff de Jules Verne,ce premier roman un livre original, à l'écriture baroque. Ce roman nous emporte littéralement, Emmanuel Rubien réussit admirablement à faire partager son intérêt pour la langue russe (on trouvera quelques mots en cyrillique dans le texte).
Le bémol que je ferai concernant ce roman est le suivant. Il démarre bien j'ai été pour ma part embarqués, captivé par la lecture tout une partie du livre et vers le milieu j'ai ressenti une lassitude. J'ai décroché dans ma lecture je dois le dire. La raison est peut-être tout simplement parce que cela part dans tous les sens. Malgré tout ce premier roman reste une très bonne découverte.
vendredi 24 juin 2011
BRUNO d'HALLUIN : JON L'ISLANDAIS

Livre lu dans le cadre du Prix Biblioblog - Il a reçu de nombreux prix
dimanche 19 juin 2011
YANICK LAHENS : FAILLES
Ce récit est le témoignage :" Le 12 janvier 2010 à 16 heures 53 minutes, dans un crépuscule qui cherchait déjà ses couleurs de fin et de commencement , Port-au-Prince a été chevauché moins de quarante secondes par un de ces dieux dont on dit qu'ils se repaissent de chair et de sang. "samedi 18 juin 2011
YING CHEN : L'INGRATITUDE

Prix Québec-Paris 1995 -
jeudi 16 juin 2011
RAYMOND QUENEAU : Connaissez-vous Paris ?
mardi 14 juin 2011
Histoires sanglantes - Bloody Tales
Traduit par Florence Lévy-Paoloni, Yves Rivière et Jean Sendydimanche 12 juin 2011
EDITH WHARTON : Chez les heureux du monde


mercredi 8 juin 2011
KLAUS MANN : Aujourd'hui et demain
Préface Dominique Laure Miermont
Qui était Klaus Mann le fils de Thomas ? Personnellement je ne connaissais jusqu'à ce jour que vague le nom ou plus tôt le prénom. Ces rapports avec son père étaient conflictuelles. Les éditions Phébus mettent à l'honneur ce grand écrivain pour que l'on ne l'oublie pas et c'est tant mieux ! Homosexuel, toxicomane, citoyen allemand déchu, exilé puis engagé contre l’idéologie nazie, écrivain prolifique et visionnaire, résolument contemporain, il est l’un des plus éminents représentants de la littérature allemande…
Qui est Klaus Mann ? par editionslibella
Aujourd'hui et demain est un essai, il rassemble trente-sept textes qu'a écrits Klaus Mann entre 1925 (il n'a que dix-neuf ans) et 1949. Il voue une admiration sans borne à la culture française, de la première moitié du siècle passé que sont André Gide, Raymond Radiguet, René Crevel, Jean Cocteau, Julien Green, Alain-Fournier, Jean Giono et Saint-Exupéry. C'est un homme amoureux des belles lettres, curieux des nouvelles idées, il dresse de très beaux portraits fouillés d'auteurs français connu et d'autres méconnu. C'est bien un Esprit européen que nous donne Klaus Mann avec se rapprochement entre la France et l'Allemagne, l'entente entre les deux pays. Il était contre le nazisme . Il est très avant-gardiste sa pensée est toujours d'actualité de nos jours ! " J'aime la France. J'aime les Français , et les paysages français. J'aime les villes de France et j'aime la terre de France."
" Le Diable au corps est le compte rendu, l'objectif presque jusqu'à la cruauté, d'un égarement qui s'explique historiquement par l'égarement encore plus grand que constitue la guerre mondiale " " Le bal du comte d'Orgel est le roman de l'amour noble, timide, le livre passionné de la chasteté "roman d'amour chaste". "Chef-d'œuvre de promesses", voilà en quels que termes Jean Cocteau qualifie la première œuvre de Radiguet, et la seconde : "les promesses tenues". Ce qui, dans Le Diable au corps, relève encore de l'ébauche confuse, de l'intuition à demi consciente, devient déjà, dans Le Bal, forme passionnée l'intention concertée, accomplissement raffiné."

Klaus Mann fait un lien entre cet auteur et Raymond Radiguet concernant la froideur. Les français ont trouvé un style dans l'écriture c'est "le surréalisme". " Les surréalistes non plus ne sont pas particulièrement moraux, ce qui fait qu'ils sont devenus du jour au lendemains la "terreur des bourgeois." Il a une admiration, fascination pour la mort, il est hanté par le suicide, l'on comprend qu'il se retrouve dans l'univers de René Crevel.
Jean Desbordes (1906/1944) est un écrivain ami de Jean Cocteau avec qui il entretint une relation amoureuse. Il obtient un rôle au cinéma dans son film Le Sang d'un poète, réalisé en 1930. Pour Klaus Mann : " Jean Desbordes représente ma troisième rencontre fondamentale avec la jeunesse française : la première fut Raymond Radiguet, la seconde René Crevel."
Plus connu Gide, l'image de l'intellectuel engagé, est l'auteur des Faux-Monnayeurs, son désir pour les enfants arabes dans Paludes. C'est son écrivain préféré car à ses yeux c'est le plus européen. Il est un grand admirateur de Jean Cocteau, il trouve que son œuvre est très poétique à l'image de sa vie. Cocteau, Radiguet, Gide et Crevel sont des écrivain familier pour Klaus Mann, il a même l'opportunité de les rencontrer à Paris. Admiration pour Julien Green, auteur américain qui a décidé d'écrire en français et il est l'auteur de "Adrienne Mesurat" et " Lévithan", le thème de ses romans est la souffrance.
"Il faudrait évoquer le monde mystérieux de l'enfance ; le jardin où l'on a joué, le conte , la poupée que l'on a aimés ; la peur que l'on a éprouvée la nuit."

" Le plus bel encouragement me vint de Stefan Zweig, que je connaissais alors à peine personnellement."
lundi 6 juin 2011
LA MADELEINE DE PROUST

C'est un magnifique album aux couleurs vives et clinquantes. Le texte est signé Marcel Proust, il n'est pas un écrivain pour enfants. Donc voilà un album adapté pour un jeune lectorat. Et je trouve que c'est une excellente idée de permettre de transmettre un peu de culture de façon intelligente pour les enfants. Je suis 100 % pour, surtout quand l'on travail avec de jeunes enfants. Et tant pis si cela fait bondir certaines personnes !!!! Personnellement j'aime l'univers raffiné de Marcel Proust mais j'ai du mal entrer dans la Recherche, donc je trouve que cet album est une bonne idée pour permettre aux adultes mais aussi et surtout aux enfants de pénétrer dans l'univers de Marcel Proust via un album lumineux.
samedi 4 juin 2011
DAVID LODGE : L'AUTEUR ! L'AUTEUR !

Traduit par Suzanne V. Mayoux
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mercredi 1 juin 2011
YASUTAKA TSUTSUI : La traversée du temps

Traduit par Jean-Claude Bouvier

