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jeudi 30 juin 2011

TRACY CHEVALIER : Le récital des anges


© Alice Théaudière

Traduit par Marie-Odile Fortier-Masek

L'histoire se déroule à Londres en 1901, au mois de janvier, il fait très froid et la reine Victoria vient de mourir. Par tradition, les familles se rendent au cimetière. " Tous ceux que nous avons croisés en nous rendant au cimetière étaient en noir" La famille Coleman a une fille Maud, elle va se lier d'amitié avec Lavinia, elles ont toutes les deux le même âge. Lavina Waterhouse est issue d'une famille traditionnelle victorienne, alors que la famille de Maud aspire à plus de liberté. Elles font connaissance de Simon le fils du fossoyeur. Les deux familles les Coleman et Waterhouse sont différentes, elles n'ont rien en commun.
" Toutefois pour le moment, rien n'a changé nous étions censés nous rassembler au cimetière pour y jouer les éplorés, Dieu sait pourtant qu'aucun membre de la famille royale n'y est enterré et que la reine n'y reposera pas davantage."
Le cimetière, véritable cœur du roman, Lavina et Maud s'y retrouve souvent. La mère de Maud , Kitty Coleman est une femme mélancolique, elle a goût à rien puis elle s'en gage dans la cause des suffragettes. À partir de là le roman bascule et devient plus intéressant. J'ai trouvé que ce roman trouvait t son souffle et son ampleur à ce moment là quand il est question des suffragettes. Ces femmes qui désirent que leur voix compte pour pouvoir voter. C'est une histoire à plusieurs voix, la même situation est présenté de différents points de vue. Ce roman de Tracy Chevalier m'a un peu déçu par rapport aux deux autres lus.
Un billet ici avec lequel je partage l'avis
© Alice Théaudière

mardi 28 juin 2011

ILIJA TROJANOW : Le collectionneur de mondes


Traduit par Dominique Venard

C'est grâce à une table ronde vu sur le site de l'Étonnant voyageur

(édition 2009) que j'ai eu très envie de lire ce roman.

Avec ce roman c'est l'ouverture vers l'évasion et c'est aussi l'occasion de découvrir un personnage et quel personnage celui de Richard Francis Burton. Ce roman vient de sortir en édition poche chez Phébus : Libretto.


" - Il était grand, presque aussi grand que moi. Plus massif, à la manière de ces buffles noirs capable de trimer aux champs toute la journée. Comme eux il était infatigable. Il avait les yeux très sombre, cela se remarquait tout de suite. Ce qui était plus inhabituel, c'est qu'ils paraissaient nus. Pour vous dire, je n'ai jamais vu d'yeux aussi froids que ceux de Burton Sahib. Son regard vous saisissait. J'ai vu des gens qui semblaient pétrifiés, à croire que ses yeux avaient ensorcelés."

Le roman s'ouvre sur l'Inde colonisé par les anglais, le lecteur se trouve embarqué dans la magie de l'Inde. Pratiquement en un clin d'œil Burton, jeune officier britannique rencontre son futur fidèle serviteur Naukaram à Bombay. Et ce dernier dès le premier chapitre ira voir un scribe pour lui évoquer son expérience extraordinaire auprès de Richard Francis Burton. Une ouverture digne d'une pièce de théâtre shakespearienne. Richard Francis Burton était un espion pour le commandant général Charles James Napier. Il maîtrise l'hindi, le gujarâtî et le marâthî, il a passé des examens concernant ces langues et il les a réussis. Il aime se déguisé en indigène personnage hors norme excentrique, fascinant. Le déguisement est pour lui une façon d'essayer de comprendre l'autre, l'étranger. "Le général était obsédé par l'idée de changer d'améliorer l'Autre. Burton, lui, voulait le laisser comme il était, parce que toute amélioration aurait signifié son anéantissement. " " Il était capable comme personne de rentrer dans un autre univers." Ces rapports avec son serviteur Naukaram étranges voir ambigus tout comme ses rapports avec les femmes. Il aimait la compagnie des singes qu'il traite comme des êtres humains à part entière. Un passage fascinant et complètement époustouflant "Il se tenait debout en tête de table et salua les singes avec effusion comme de vieux amis." Autre passage humoristique, que j'aime beaucoup c'est quand Richard Burton retourne en Europe il a un cuisinier italien qui ne s'entend pas du tout avec son serviteur indien.


Il a été le premier voyageur occidental à accomplir le hadj (le pèlerinage à la la Mecque et dans ce cas à Médine). Il a publié aux éditions Longmann Green le récit de voyage à la Mecque. Il a fait ce voyage sous le nom de Mirza Abdullah. Il se fait passer pour un derviche persan et un médecin dès son arrivée au Caire. Ce roman pose la question sur l'identité qui on est ? Comprendre l'étranger, l'autre s'était très important pour lui.

La religion a tenu une place importante dans sa vie, puisqu'il sait converti à l'Islam pour se rendre à la Mecque, au moment de sa mort sur la demande de sa femme un prêtre lui a administré l'extrême onction. Est ce qu'il était catholique ?

J'ai été vraiment fasciné par ce personnage fascinant qu'est Richard Francis Burton, c'était un immense savant, un grand érudit, il maîtrisait vingt-neuf langues, il avait un mépris pour la société victorienne. La reine Victoria l'a fait chevalier. Il a traduit le Kama-sutra et il a traduit les Mille et Une nuit.
Tout de même j'ai trouvé ce livre pas facile à lire, l'on découvre la personnalité de Richard Francis Burton via d'autres personnes qu'il a rencontré. Il est un personnage mystérieux dans l'ombre de l'autre, et très friand de connaître l'inconnu. La première partie "ultime métamorphose" est réussie de mon point de vue elle nous plonge dans une atmosphère fascinante, ensuite j'ai été dérouté, j'ai eu du mal à m'embarquer dans les périples de Richard Francis Burton. Je me suis même perdue , j'ai décroché ma lecture et mon intérêt pour la suite, hélas, trois fois hélas, j'ai hâte de lire tout de même
un diable d'homme de Fawn Brodie. C'est un livre très dense mais vertigineux l'on comprend pourquoi
a inspiré ILIJA TROJANOW. Il y a de quoi, dans la vidéo joint, il évoque sa rencontre avec Richard Francis Burton, homme hors norme.




lundi 27 juin 2011

FRANCISCO COLOANE : Le dernier mousse


© Alice Théaudière

Traduit par François Gaudry

Alejandro un gamin de quinze ans, fils de marin embarque clandestinement sur le Général Baquedano.
" Alejandro Silva Caceres, j'ai quinze ans et je suis élève au lycée de Talcahuano, répondit le garçon, tête haute, d'une voix claire, ferme mais respectueuse. "Il quitte Talcahuano et se dirige vers le cap Horn. Il sera accepté comme dernier mousse, il apprend son métier de marin."Le sang de son père revivait sur l'océan. Il respira l'air salé à plein poumons, regarda la fine proue de son bateau et décida que ce qu'il aimait le plus au monde, après sa mère , était le Baquedano." Il va retrouver son frère disparu. Mais il va surtout découvrir la violence du Grand Sud, la pêche à la baleine et les dernière peuplades indiennes. Après cette traversée Alejando n'est plus un enfant, il a grandit, il est prêt pour de nouvelles aventures. J'ai trouvé fascinant l'histoire de fantôme de la Léonora c'est une belle légende fantastique et saisissante. Le dernier mousse est un classique de la littérature chilienne. C'est un très beau récit envoûtant.
C'est un magnifique roman d'apprentissage, sur la jeunesse et de ce faite c'est un roman assez proche de Jeunesse de Conrad. Leur parcours de Francisco Coloane est similaire à celui d'Alejando. Je dois cette belle découverte littéraire grâce à Choupynette dans le cadre d'un swap lointain.

dimanche 26 juin 2011

JOSEPH CONRAD : JEUNESSE


© Alice Théaudière
Traduit par G. Jean Aubry

Marlow (double de Conrad) évoque sa première traversée autour d'une table entrain de boire une bonne bouteille de Bordeaux, en compagnie d'autres hommes qui connaissaient bien la mer.""Je me présentai "demain". C'était il y a vingt-deux ans et j'avais juste vingt ans. Comme le temps passe ! Ce fut un des jours les plus heureux de ma vie. Imaginez donc ! Lieutenant pour la première fois - officier vraiment responsable ! " Il avait dans sa jeunesse naviguer en direction des mers d'Orient destination Bangkok sur le Judée. Mais pour aller à Bangkok sur ce vieux rafiot c'est tout une aventure. " Tous les commerçants nous connaissaient. Chez le coiffeur ou le buraliste, on nous demandait familièrement : " Pensez-vous que vous arriverez jamais à Bangkok?""
Jeunesse est une nouvelle de mer et d'aventures, elle tourne autour de la mémoire. C'est un voyage initiatique de l'adolescence vers l'âge adulte.
" Ô jeunesse ! Quelle force quelle foi, quelle imagination en elle ! Pour moi ce n'était pas une vieille guimbarde trimbalant par le monde un tas de charbon pour toute cargaison - pour moi ce bateau était l'effort, l'épreuve, la pierre de touche de la vie. J'y pense avec plaisir, avec affection, avec regret - comme on pense à un cher disparu. Je ne l'oublierai jamais ..."
" Passez-moi la bouteille." expression qui ponctue le récit.
C'est un beau texte un hymne à la jeunesse à une époque, à une page qui se tourne. J'ai beaucoup l'humour qui se dégage de ce récit fort agréable et plein d'évasion.

Voir le billet de Wictoria

samedi 25 juin 2011

EMMANUEL RUBEN : HALTE À YALTA


Pour moi ce roman a été une belle surprise ! Parce que cette couverture bleue hideuse n'invite pas tellement à la lecture. Dans les commentaire sur Biblioblog, Alice-Ange fait un rapprochement avec le Canapé Rouge de Michèle Lesbre. Je trouve ce rapprochement assez pertinent et bien vu.

L'histoire se passe dans le Transsibérien qui mène à Yalta. La rencontre de deux hommes que tout opposent, une relation va naître entre eux, une relation semblable à celle entre un père et un fils. C'est un face à face masculin auquel assiste le lecteur.


Le narrateur a la quarantaine environs, il est fatigué par la vie. Il n'est ni Russe et ni Ukrainien. Il a appris le dessin. D'ailleurs le dessin, l'amour de l'art les unit.

Le Tatar est un personnage fascinant. Il est plus jeune que le narrateur. C'est un personnage fascinant. « Qui sait ce que serait devenu ce voyage sans lui ? Le jaune et le bleu, l’or et l’azur, le soufre et le lilas que je cherchais partout sur terre, c’était lui. »

De cette rencontre naît une amitié masculine surprenante, nourrie de la richesse de ces personnalités opposées.

Atmosphère étrange qui se dégage et règne à bord de ce train d’autant que planent sur ce récit les ombres des grands auteurs russes (Gogol avec les Âmes mortes, le Nez Tchékhov avec la Steppe la Dame au petit chien, Pouchkine…) Le Tatar lui voue une admiration pour Gogol et le narrateur pour Tchekov. Ils évoquent aussi la mémoire d'un très grand pianiste Richter.

La personnalité du Tatar fait penser à Michel Strogoff de Jules Verne,ce premier roman un livre original, à l'écriture baroque. Ce roman nous emporte littéralement, Emmanuel Rubien réussit admirablement à faire partager son intérêt pour la langue russe (on trouvera quelques mots en cyrillique dans le texte).


Le bémol que je ferai concernant ce roman est le suivant. Il démarre bien j'ai été pour ma part embarqués, captivé par la lecture tout une partie du livre et vers le milieu j'ai ressenti une lassitude. J'ai décroché dans ma lecture je dois le dire. La raison est peut-être tout simplement parce que cela part dans tous les sens. Malgré tout ce premier roman reste une très bonne découverte.

vendredi 24 juin 2011

BRUNO d'HALLUIN : JON L'ISLANDAIS


Livre lu dans le cadre du Prix Biblioblog - Il a reçu de nombreux prix

Ce roman ressemble à une odyssée en direction de l'Islande au XVième siècle, une époque vertigineuse, concernant la découverte du monde. La trame de fond, l'histoire est vrais mais les personnages sont fictifs
Jon Thorsteinsson est un islandais de parents Groenlandais, il a été enlevé à l'âge de sept ans par les Anglais à Bristol. Il se trouve dans une riche famille de tisserand et il devient leur domestique. Adulte il sera appelé par le grand large et l'envie avant tout de retrouver sa mère et son pays natal l'Islande. Après de multiples péripéties, il apprend que sa mère est toujours vivante elle est partie vivre aux Açores. Nombreux sont les passages intenses et passionnants, Jon va travailler chez un tanneur par exemple.
L'on apprend dans ce roman que les vikings ont découvert l'Amérique avant Christophe Colomb. Ils étaient de grands explorateurs et maîtres des mers. Dans ce roman, il est souvent question de l'amour des livres pour lire mais aussi en tant qu'objet, il faut souligner que ce roman évoque le début de l'imprimerie avec Gutenberg
C'est un très beau premier roman initiatique, Jon le personnage central est un personnage attachant bien dessiné, où l'on voit grandir, évoluer. Il est à la recherche de ses propres racines. C'est un beau voyage que nous fait Bruno d'Halluin.

dimanche 19 juin 2011

YANICK LAHENS : FAILLES

Ce récit est le témoignage :" Le 12 janvier 2010 à 16 heures 53 minutes, dans un crépuscule qui cherchait déjà ses couleurs de fin et de commencement , Port-au-Prince a été chevauché moins de quarante secondes par un de ces dieux dont on dit qu'ils se repaissent de chair et de sang. "
du tremblement de terre, témoignage du quotidien suite a une telle catastrophe.
C'est un hymne à ce pays où tout est à reconstruire. " Oui. Failles, un mot comme jamais entendu avant le 12 janvier 2010. Affaissée, pliée sous le poids des images, la pensée par instants m'a semblé s'enfoncer, ne plus pouvoir avancer." Failles au pluriels car elles sont nombreuses ceux sont celle de Yannick Lahens mais aussi du pays. " Failles fut le premier titre qui s'imposa à moi. Impossible d'entendre ce mot sans ressentir la pointe acérée d'un objet, là, dans la poitrine, à l'endroit du cœur. "Tout est a refaire en Haïti, le pays est remplit de failles géographique nord/sud. C'est un pays qui a besoin de repenser sa politique, son économie, de vivre ensemble. Ce récit commence par " Il était une fois une ville " Port au Prince. Yannick Lahens commence son récit comme si c'était un conte à la fois réel et irréel. Elle souligne l'importance de l'entraide:
" les Haïtiens ont été les premiers sauveteurs d'eux-mêmes, on ne l'a peut-être pas assez dit. Que de choses non dites ou pas assez ! Cette entraide toutes catégories sociales et toutes couleurs confondues." Elle déambule dans les rue de la ville détruite, la réalité se mélange avec son projet d'écriture en cour une histoire d'amour entre Guillaume et Nathalie. Ce récit est une réflexion sur l'écriture, besoin vitale d'écrire." Je n'écris pas pour guérir. J'écris pour tout miser à chaque page et conjurer la menace du silence ligne après ligne. En attendant le recommencer."A plusieurs reprise Yannick Lahens fait un rapprochement avec "Hiroshima mon amour" de Duras. Via ce récit Yannick Lahens nous démontre l'importance des mots pour reconstruire Haïti. " Lire, c'est ouvrir les portes du silence, y pénétrer à pas feutrés, le cœur battant, et miser gros sur l'inconnu."
L'écriture de Yannick Lahens est magnifique et poétique j'avais eu l'occasion de lire son très beau roman Dans la maison du père. Complément voir ici concernant Yanick Lahens

samedi 18 juin 2011

YING CHEN : L'INGRATITUDE


Prix Québec-Paris 1995 -
Grand Prix des lectrices de Elle Québec 1996

Voilà un livre excellent me semble t-il concernant les rapports au combien complexe entre mère et fille.
"Une personne sans parent est misérable comme un peuple sans histoire."
Le personnage principal la narratrice, chinoise est un fantôme. Elle s'est suicidée car le lien avec sa mère l'étouffait l'envie de se défaire des traditions de la société chinoise. Mélange d' amour et de haine entre la mère et sa fille. Le besoin de plaire à sa mère " Mais on ne pouvait pas vraiment plaire à une mère après lui avoir fait mal en venant au monde."
La mère et la grand mère pleurent la mort de leur fille et petite fille, c'est le prix à payer du manque d'amour. Il est question , du paraître ne pas perdre la face. " Je savais ce qu'il fallait dire et ce qu'il ne fallait pas dire."
Un livre déroutant car il dégage une certaine froideur qui est propre à la littérature asiatique. Mais, cela n'empêche pas que c'est un roman qui ma beaucoup touchée, malgré sa dureté et cruauté. L'écriture de Ying Chen est superbe, ciselé, écrite en français. Ying Chen est née à Shanghai, mais elle a choisit le français pour écrire c'est sa langue d'écrivain. Nombreuses sont les phrases qui amènent à la réflexion et le rapprochement avec la nourriture.

En complément voir un portrait ici

jeudi 16 juin 2011

RAYMOND QUENEAU : Connaissez-vous Paris ?



© Alice Théaudière
La postface est d'Emmanuël Souchier

Voici un hommage original que Raymond Queneau voue à la capitale ! Entre novembre 1936 et octobre 1938, Raymond Quenaud pose chaque jour aux lecteurs du quotidien l'Intransigeant trois questions sur Paris. Cette chronique a duré deux ans accompagné de trois questions par jour. Des questions concernant le Paris des années trente, c'est remplit de poésie, de charme c'est une très belle promenade. Même si ce Paris a disparu.
Il existe encore dans Paris une borne, posée en 1731, indiquant la limite de deux seigneuries. Derrière quelle maison célèbre se trouve-t-elle ?
Et bien la réponse la voici en photo :

© Alice Théaudière
Derrière la maison de Balzac, au 24 de la rue Berton, on peut voir une borne posée en 1731, indiquant la limite des seigneuries de Passy et d'Auteuil.
En quel endroit de Paris est perpétué le souvenir de l'incendie du Bazar de la Charité ?
Réponse : La chapelle qui se trouve 23, rue Jean -Goujon a été consacrée à la mémoire des victimes de l'incendie du Bazar de la Charité, qui eut lieu le 4 mai 1897. Un lieu qui m'intéresse car une de mes arrière grande tante fut décédée dans cet incendie. Mais je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter cette chapelle.
Quelle est la voie de Paris dont le nom est le plus long ?
Quelle est la voie de Paris la plus étroite ?
Quel agréable souvenir dentaire est attaché à la place des États-Unis ?
Voilà, quelques exemples de questions qui sont posés dans cet ouvrage charmant plein d'inventions et d'humour, très attachant comme un rayon de soleil. C'est un joli exercice de style pour lui, et il y a pris beaucoup de plaisir. Pour répondre à Raymond Queneau non je n'ai pas le sentiment de connaître cette ville prodigieuse qui est Paris. Aimant photographier cette ville superbe, voilà un petit livre qui me donne très envie d'arpenter les rues de Paris et de prendre en photo des lieux parisiens qu'évoquent Raymond Queneau !

mardi 14 juin 2011

Histoires sanglantes - Bloody Tales

Traduit par Florence Lévy-Paoloni, Yves Rivière et Jean Sendy
Yann Yvinec qui signe l'excellente préface.

L' ensorcelé d' Edith Wharton -Tiré du recueil Grain de grenade
Dans une ambiance hivernale, plane une atmosphère inquiétante.
"La neige tombait encore en abondance quand Orrin Bosworth, qui cultivait les terres au sud de Lonetop, arriva dans son traîneau à la porte de Saul Rutledge. Il eut la surprise de découvrir devant lui deux autres traîneaux, d'où descendirent deux silhouettes emmitouflées. De plus en plus étonné, Bosworth reconnut le diacre Hibben, de North Ashmore, et Sylvestre Brand, le veuf de la vieille ferme de Bearcliff sur la route de Lonetop..."
Mr Rutlege est ensorcelé. Il retrouve son ancienne amie Ora Brand. " On a jeté un sort à Mr Rutlege"Il devait se marier avec la fille de Sylvester Brand.

La maison maudite de H.P Lovecraft

Il est l'inventeur d'un genre inédit : le conte matérialiste d'épouvante, inscrit dans un cadre mythologique terrifiant car cohérent et scientifiquement plausible.
Le narrateur et son oncle le Dr Elihu Whipple sont fasciné par une maison hanté dans Benefit Street. " Dans mon enfance, la maison maudite était vide, avec d'affreux arbres noueux et stériles, de hautes herbes curieusement pâles, du chiendent difforme et cauchemardesque sur la cour du haut ménagée en terrasse où les oiseaux ne s'attardaient jamais." Le Dr Whipple s'est renseigné sur les problèmes de santé et les morts mystérieuses des gens qui ont vécu dans cette maison pendant environ cent cinquante ans. Ils sont également interpellés par les herbes étranges du jardin, les champignons blanchâtres et phosphorescents qui poussent dans la cave ainsi que par la mauvaise odeur qui émane du lieu. Cette maison est complètement lugubre et inquiétante où les morts sont nombreux.

Du sang par Fredric Brown : Un couple de vampires affamés, en quête de sang

Dans ces nouvelles ont retrouve tout le vocabulaire propice pour créer un univers prenant voir ensorcelant. Autant je connais Edith Wharthon dont la nouvelle m'a fait penser à Ethan Frome, autant je ne connais absolument pas H. P Lovecraft et F. Brown. Autant je me suis bien intéressée par la première que j'ai lu avec intérêt autant la deuxième j'ai eu un mal fou à y pénétrer dans cette maison maudite. Et la dernière nouvelle de Fredric Brown est bien trop courte pour se faire une idée.


dimanche 12 juin 2011

EDITH WHARTON : Chez les heureux du monde



Traduit par Charles Du Bos - Préface de Frédéric Vitoux

À New-York, au début du XXième siècle, Lily Bart est une orpheline ruinée. Elle fréquente la haute société new-yorkaise. Comme le dit très justement Lawrence Selden :"- Parce que vous êtes un merveilleux spectacle : j'aime toujours à voir ce que vous faites." c'est une femme qui rayonne elle a de l'éclat. Elle a vingt-neuf ans, elle n'est pas mariée elle a tout le potentiel pour réussir et faire un beau mariage justement. Nombreux sont les prétendants riches qui tournent autour d'elle, mais aucun ne lui convient car ils leurs manquent la passion, l'amour tout simplement. Bon il y a bien le jeune avocat Lawrence Selden, mais il ne fait pas partie de l'aristocratie. Même, si il cherche à évoluer dans ce milieu social. Malheureusement, il n'est pas assez riche. Elle vit chez sa tante Julia, Mrs Peniston, qui va la déshérite. Elle aime jouer au bridge, elle est criblée de dettes. Lily évolue dans une société où l'argent tient sa place au premier rang, jouer au bridge cela est capital. " La société était composée de gens que Mrs Trenor appelait des "somnifères" : elle donnait ce nom générique à toutes les personnes qui ne jouaient pas au bridge - et, comme c'était son habitude de grouper tous ces gêneurs dans une même catégorie, elle les invitait d'ordinaire ensemble sans tenir compte de leurs autres caractéristiques." La société new-yorkaise aristocratique que nous décrit Wharton considère que c'est indécent de travailler pour gagner sa vie. Si on n'a pas d'argent l'on est rien, c'est le cas de Lily, elle se trouve déshonorée. Elle demande à Gus Trenor si il peut s'occuper de son maigre revenue qu'elle possède. Ce dernier, va tout faire pour séduire la superbe Lily mais aussi pour la ridiculiser. Tout comme Bertha Dorset une femme odieuse et méchante, horrible et manipulatrice à tout point de vue. Elle humilie la pauvre Lily en public en la chassant du yatch. Lily se trouve être une femme piégée par une société qui la condamne, elle est sans cesse observée, tout le roman tourne autour du paraître au sein de la haute société, ce qui faut faire, dire et ne pas dire, ne pas faire. L'aristocratie que Lily a connu est une société où l'hypocrisie est au premier plan qui l'entraîne dans une spirale infernale où la seul issu est la mort.
Ce roman m'a bien captivé, la construction de ce roman est brillant et époustouflant. C'est un roman très cruel servit d'une plume brillante et très noir sur la condition féminine. La fin est terrible, durant ma lecture je me suis beaucoup attachée à Lily durant ma lecture. J'ai trouvé beaucoup de point commun avec Portrait de femme de son ami Henry James.
En complément voir le billet de Papillon.


avec Gillian Anderson et Eric Stoltz

Passage superbe Lily ravisante et flamboyante dans sa robe rouge pour la réouverture de l'Opéra. Elle se trouve dans la loge de Trenor. " Pour Lily, toujours excité par l'idée de montrer sa beauté en public, et certaine, ce soir-là, d'une toilette qui rehaussait encore singulièrement, le regard de Trenor, si insistant qu'il fût, se perdait dans le courant général de ceux que l'admiration de la salle faisait converger vers elle. "
L'arrivée est majestueuse, beaucoup d'élégance dans la mise en scène soulignée par une musique raffinée. Tout le monde s'épie à travers des jumelles de théâtre. Le spectacle est dans la salle avant le levé du rideau.
J'aime beaucoup comment Terence Davies film la sensualité entre Lily et Lawrence Selden que se soit dans la première scène ou au pied d'un arbre à Belmont.
Le film de Terence Davies est sublime mais par rapport au livre il y a un passages qui arrivent comme un cheveux sur la soupe. C'est le passage des tableaux vivants et un magnifique passage dans le roman et dans le film il est réduit à une scène. Et, je me suis demandée qu'est ce que cela vient faire là ? Étrange.
À par ce là il a su à merveille rester fidèle à l'essence même du roman.

mercredi 8 juin 2011

KLAUS MANN : Aujourd'hui et demain


L' Esprit européen 1925-1949

Traduit par Corinna Gepner et Dominique Laure Miermont
Préface Dominique Laure Miermont

Qui était Klaus Mann le fils de Thomas ? Personnellement je ne connaissais jusqu'à ce jour que vague le nom ou plus tôt le prénom. Ces rapports avec son père étaient conflictuelles. Les éditions Phébus mettent à l'honneur ce grand écrivain pour que l'on ne l'oublie pas et c'est tant mieux ! Homosexuel, toxicomane, citoyen allemand déchu, exilé puis engagé contre l’idéologie nazie, écrivain prolifique et visionnaire, résolument contemporain, il est l’un des plus éminents représentants de la littérature allemande…


Qui est Klaus Mann ? par editionslibella

Aujourd'hui et demain est un essai, il rassemble trente-sept textes qu'a écrits Klaus Mann entre 1925 (il n'a que dix-neuf ans) et 1949. Il voue une admiration sans borne à la culture française, de la première moitié du siècle passé que sont André Gide, Raymond Radiguet, René Crevel, Jean Cocteau, Julien Green, Alain-Fournier, Jean Giono et Saint-Exupéry. C'est un homme amoureux des belles lettres, curieux des nouvelles idées, il dresse de très beaux portraits fouillés d'auteurs français connu et d'autres méconnu. C'est bien un Esprit européen que nous donne Klaus Mann avec se rapprochement entre la France et l'Allemagne, l'entente entre les deux pays. Il était contre le nazisme . Il est très avant-gardiste sa pensée est toujours d'actualité de nos jours ! " J'aime la France. J'aime les Français , et les paysages français. J'aime les villes de France et j'aime la terre de France."
Klaus Mann fit la connaissance en 1926 de Raymond Radiguet (1903/1923)
" Le Diable au corps est le compte rendu, l'objectif presque jusqu'à la cruauté, d'un égarement qui s'explique historiquement par l'égarement encore plus grand que constitue la guerre mondiale " " Le bal du comte d'Orgel est le roman de l'amour noble, timide, le livre passionné de la chasteté "roman d'amour chaste". "Chef-d'œuvre de promesses", voilà en quels que termes Jean Cocteau qualifie la première œuvre de Radiguet, et la seconde : "les promesses tenues". Ce qui, dans Le Diable au corps, relève encore de l'ébauche confuse, de l'intuition à demi consciente, devient déjà, dans Le Bal, forme passionnée l'intention concertée, accomplissement raffiné."

la Mort difficile. Il fut son grand ami.
" Son charme foudroyant - il était peut-être, en effet , l'homme le plus doté de charme que j'aie jamais connu - comportait un élément tragique et sauvage, une sorte d'emportement désespéré, qui venait du cœur même de son être et se communiquait à tous ses gestes, ses paroles et ses regards."
Klaus Mann fait un lien entre cet auteur et Raymond Radiguet concernant la froideur. Les français ont trouvé un style dans l'écriture c'est "le surréalisme". " Les surréalistes non plus ne sont pas particulièrement moraux, ce qui fait qu'ils sont devenus du jour au lendemains la "terreur des bourgeois." Il a une admiration, fascination pour la mort, il est hanté par le suicide, l'on comprend qu'il se retrouve dans l'univers de René Crevel.
Jean Desbordes (1906/1944) est un écrivain ami de Jean Cocteau avec qui il entretint une relation amoureuse. Il obtient un rôle au cinéma dans son film Le Sang d'un poète, réalisé en 1930. Pour Klaus Mann : " Jean Desbordes représente ma troisième rencontre fondamentale avec la jeunesse française : la première fut Raymond Radiguet, la seconde René Crevel."
Il évoque le nom d'un couple d'intellectuel Yvan et Claire Goll que je ne connais absolument pas. Henri Barbusse auteur que je connais que de nom. Voilà comment le décrit Klaus Mann : "Son visage rayonnant est à la fois doux et sévère, aimable et ascétique. La réunion de ces qualités est très française ; la tête travaillée avec la moustache sombre, son regard amical et pensif, forme une sorte de contraste avec les doctrines anti-intellectualistes qu'il professe." "Il fait partie d'une noble et grande famille de l'esprit : la famille de ces intellectuels français qui sont davantage moralistes qu'esthètes. "Auteur de roman contre la guerre et il a écrit Feu.
Plus connu Gide, l'image de l'intellectuel engagé, est l'auteur des Faux-Monnayeurs, son désir pour les enfants arabes dans Paludes. C'est son écrivain préféré car à ses yeux c'est le plus européen. Il est un grand admirateur de Jean Cocteau, il trouve que son œuvre est très poétique à l'image de sa vie. Cocteau, Radiguet, Gide et Crevel sont des écrivain familier pour Klaus Mann, il a même l'opportunité de les rencontrer à Paris. Admiration pour Julien Green, auteur américain qui a décidé d'écrire en français et il est l'auteur de "Adrienne Mesurat" et " Lévithan", le thème de ses romans est la souffrance.
"Il faudrait évoquer le monde mystérieux de l'enfance ; le jardin où l'on a joué, le conte , la poupée que l'on a aimés ; la peur que l'on a éprouvée la nuit."

C'est un essai très attachant qui donne terriblement envie de lire Klaus Mann tellement c'est pertinent. Essai séduisant mais pas évident à tout bien comprendre puis donne une ouverture vers d'autres livres, c'est le côté très jouissif et agréable de cet essai passionnant, mais je ne sais s'il est vraiment conseillé pour découvrir qui est Klaus Mann ? Lire son autobiographie, passionnante : "Le Tournant histoire d'une vie " chez Actes Sud.
" Comme il était le fils d'un écrivain connu, il disposait naturellement de certaines relation, dont toutefois, par fierté et par entêtement, il ne voulais pas, pour le moment, se servir."
" Le plus bel encouragement me vint de Stefan Zweig, que je connaissais alors à peine personnellement."

lundi 6 juin 2011

LA MADELEINE DE PROUST


C'est un magnifique album aux couleurs vives et clinquantes. Le texte est signé Marcel Proust, il n'est pas un écrivain pour enfants. Donc voilà un album adapté pour un jeune lectorat. Et je trouve que c'est une excellente idée de permettre de transmettre un peu de culture de façon intelligente pour les enfants. Je suis 100 % pour, surtout quand l'on travail avec de jeunes enfants. Et tant pis si cela fait bondir certaines personnes !!!! Personnellement j'aime l'univers raffiné de Marcel Proust mais j'ai du mal entrer dans la Recherche, donc je trouve que cet album est une bonne idée pour permettre aux adultes mais aussi et surtout aux enfants de pénétrer dans l'univers de Marcel Proust via un album lumineux.
Le choix de la typographie est originale. Les illustrations sont à la fois réalistes, abstraites mais aussi pétillantes . L'album s'ouvre sur le célèbre passage de la petite madeleine. Cette fameuse petite madeleine magique trempée dans le thé le ramène à son enfance à Combray, village de ses vacances enfants. Le baiser de sa mère moment doux et tendre avant de se coucher. L'angoisse que le jeune Marcel ressent au moment de dormir est très bien rendue " À Combray ma seule consolation, quand je montais me coucher, était que maman viendrait m'embrasser quand je serais dans mon lit." Il a besoin d ce baiser pour pouvoir dormir tranquille. C'est à Combray qu'il rencontre Gilberte, la belle rousse. Elle est son premier émoi amoureux de jeunesse qui se trouvera être un échec cuisant.
Voilà, un album attachant qui me donne très envie moi adulte de me plongé dans l'œuvre de Proust " À la recherche du temps perdu" du Côté de chez Swann.

C'est une très bonne idée à la fin de l'album d'avoir mis en intégralité les extraits de la fameuse petite madeleine, du baiser et de Gilberte, les trois passages clés de l'œuvre de Marcel Proust. Voir un très beau billet ici qui complète complètement le mien. Voir le billet de Saxaoul. Je vous invite à vous rendre sur le site de l'éditeur où vous pouvez feuilleter l'album.

samedi 4 juin 2011

DAVID LODGE : L'AUTEUR ! L'AUTEUR !


Traduit par Suzanne V. Mayoux


" Les cris " L'auteur ! L'auteur !" étaient d'abord venus du poulailler, puis ils avaient été repris avec conviction par les amis d'Henry à l'orchestre et dans les loges, mais c'était pour des motifs entièrement différents que les deux groupes voulaient qu'il se montre. Les applaudissement continuaient. Les cris devinrent plus insistants : "L'au-teur ! L'au-teur !""
L'auteur ! L'auteur ! de David Lodge est un livre très originale, car ce n'est pas une biographie classique mais un roman, un vrais roman. est l'occasion de rêvé pour Lodge d'évoquer la scène londonienne (son présente Ellen Terry la grande actrice du théâtre de l'époque ainsi que sa sœur Marion qui a joué dans Guy de Domeville l'unique pièce d'Henry James) . Le soir de la première de sa pièce, Henry James a un tract fou et décide d'aller voir le Mari Idéal d Oscar Wilde auteur à succès très apprécié par les londoniens. Ceci dit il va connaître de sérieux problème pour outrage aux bonnes mœurs. Tous les amis d'H. James sont là pour soutenir cette pièce. Lors de la première de sa pièce, au poulailler sifflement et brouhaha. ( ma rappelé cette description du théâtre vu par Arthur Symons /Arnaud Desplechin dans Esther Khan. En particulier quand Esther va au théâtre pour la première fois et qu'elle se trouve au poulailler). " Beaucoup d'entre eux étaient des amis d'Henry James, trop nombreux peut-être pour son bien. Peut-être les gens du poulailler ont cru qu'à l'orchestre la classe supérieure faisait la claque alors ils ont décidé de la contrer en produisant du vacarme." Par la même occasion David Lodge en profite pour rendre assez longuement hommage à cet écrivain, George du Maurier et de la relation tendre et amicale avec Henry James (J'avais lu l'année dernière Peter Ibbertson). Son roman Trilby est devenu un best-seller. Henry James en est presque jaloux. Sylvia, la fille de George du Maurier épousera un avocat nommé Arthur Llewelyn Davies. Par la même occasion l'ombre de James Matthew Barrie plane sur ce délicieux roman de David Lodge. " Mrs James et sa fille s'autorisent à sortir de temps à autre pour se détendre. Un soir, elles vont voir Peter Pan au Duke of York. Cette pièce que Mrs James n'a jamais vue excite sa curiosité, et Peggy estime, en son for intérieur, que c'est à peu près le seul spectacle du West End qui ne risque pas d'ennuyer, d'offense ou de choquer sa mère. De fait, Alice en est enchantée et en parle avec enthousiasme à Edmund Gosse lorsqu'il vient le lendemain prendre des nouvelles d'Henry."

Il est question d'amitié avec Constance FenimoreWoolson, elle était la petite nièce de Fenimore Cooper. Elle écrit aussi et elle amoureuse de Venise et de l'Italie, et elle finira sa vie tragiquement. C'est à Venise qu'Henry James finit d'achever son roman Portrait de femme, c' est aussi le décor de sa nouvelle intitulée " Papiers d'Aspern". Il souligne la pratique de l'homosexualité à l'époque victorienne John Addington Symonds a écrit un texte intitulé "Un problème d'éthique moderne". " Certes, une accolade entre amis pour se dire bonjour ou au revoir était tout à fait naturelle et il déplorait le glacial préjugé anglo-saxon contre ce genre de preuves d'affection - ou d'amour, pourquoi ne pas parler d'amour ? - entre hommes."
La première guerre mondiale vient tout juste de commencer en 1915, avant de mourir, Henry James se fait naturaliser britannique, il a reçu l'ordre du mérite.
Le résulta est touchant, beaucoup de sensibilité dans ce roman. J'ai eu le sentiment que David Lodge l'a écrit avec son cœur. J'ai aimé le ton et l'humour léger et absolument ennuyeux ou pesant. Ce roman m'a donné très envie de me replongé dans l'œuvre passionnante de James. Son souhait était de devenir le Balzac anglo-américain.
Durant ma lecture j'ai beaucoup pensée à mon amie à qui je dédie ce modeste billet ! Car sur ces Roses de Décembre l'on peut  voir les images tirées du roman de David Lodge. Tout d'abord la maison de George du Maurier et sa tombe et celle de son fils et de sa fille Sylvia avec son mari et ses enfants à Hampstead.


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George Du Maurier était proche de James Matthew Barrie, mais aussi de Lewis Carroll.
"Le 31 octobre 1967, il envoie à l'écrivain Georges Du Maurier la traduction française d'Alice en le priant de bien vouloir la relire." ( Source Lewis Carroll édition Bouquin)

mercredi 1 juin 2011

YASUTAKA TSUTSUI : La traversée du temps


Traduit par Jean-Claude Bouvier

C'est vraiment par hasard que je suis tombée sur ce roman jeunesse trouvé dans ma bibliothèque scolaire.

L'histoire se déroule au Japon, Kasuko se trouve dans la salle de sciences naturelles. Soudain, elle sent une odeur de lavande se répandent dans la salle. Pour elle cette odeur est remplit de douceur et de nostalgie. À partir de ce moment, elle remonte dans le temps, elle revit sa journée de la vieille etc ... Elle sait à l'avance ce qui va se passer, sa vie devient un enfer, elle ne comprend absolument pas ce qui lui arrive. Alors elle décide de ce convier à son professeur de science naturelle, il lui explique ce qu'elle ressent elle doit revivre le point de départ. Et là .... C'est un livre très intéressant passionnant et ensorcelant.
Moi qui ne suis pas très porté sur la science fiction, j'ai adoré cet ouvrage passionnant. J'ai été véritablement envoûté par ce roman une belle surprise.
billet.