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dimanche 27 février 2011

IBSEN : PEER GYNT



Traduction par Régis Boyer
Couverture est une illustration de ce cher Arthur Rackham
Peer Gynt le roi des trolls
Sur la couverture nous voyons bien la femme en vert devant Peer et en compagnie des trolls ( Pour voir plus d'illustration rendez-vous ici)

Régis Boyer nous dit dans l'introduction que Peer était un personnage ayant réellement existé quelque part le Gudbrandsdalen, vers la fin du XVIIIième siècle ou le début du XIX ième.
Il a écrit la pièce en Italie à Ischia et Sorente.

«Peer Gynt est un grand poème dramatique dont le personnage principal est une figure demi-légendaire et mythique du peuple norvégien. "

C'est une œuvre hors du commun à la fois philosophique et métaphysique. Peer Gynt est une fabuleuse épopée écrite en 1867. L'auteur la définie comme étant un poème dramatique donc pas une vrais "pièce " destinée à la représentation, il s'agit d'une rêverie romantique. Peer Gynt est tout droit sorti du folklore norvégien. Ibsen a surtout puisé dans l'imaginaire des traditions populaires et des contes de Norvège, qui ont été dévoilés par les travaux pionniers de Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe. Peer Gynt est un grand classique de la littérature norvégienne.

Son père décédé ne leur a pas laissé de quoi vivre. Peer, un jeune garçon de vingt-ans vit avec sa mère Aase dans leur pauvre maison. Sa mère aime son fils. Peer est un formidable conteur, il sait mentir à sa mère mais pas seulement à elle . Il rêve de conquérir un royaume, le vaste monde , de liberté, il n’accepte aucune contrainte, fuit sa mère qui le réprimande. Peer Gynt est un feu follet, un homme insaisissable car il est séduisant.
"Je serai roi, empereur !"
Il se rend au mariage d'Ingrid et de Mads. Il aurait pu se marier avec elle. Il fait la connaissance de la jeune Solveig qui ne veut pas de lui car il a mauvaise réputation. Il emporte Ingrid par orgueil sur un coup de tête, il s’enfuit dans les bois. À partir de là, il se trouve propulsé dans un univers à la "Alice au pays des merveilles", irréel rêvé, où il rencontre la femme en vert, la fille du roi de la montagne. Il se trouve face à face au roi dans son royaume. Qui lui donne les conditions pour épouser sa fille. Il se trouve dans un monde étrange peuplé de trolls, habité par les démons . Quand, il revient à la réalité, il se sent plus léger .
Cela fait trois ans qu'il est partie, il retrouve sa mère qui lui apprend que Solveig est recluse dans la forêt. C'est un personnage pur et romantique.
" Le chemin , haut ou bas, menait au château à l'ouest de la lune, au château à l'est du soleil, au château des fées. "Ibsen fait référence au château féerique du conte le Château de Soria Moria Acte III.
Il retrouve sa mère qui est entrain de mourir un passage fort et poignant, ils se rappellent de beaux moments remplient de féerie :"Oui, tu te rappelles ? Puis nous jouions au traîneau quand ton père partait en long voyage. Le tablier était fait d'une peau et le fond était un fjord pris par la glace. " Pour Peer la vie est un long voyage et la mort symbolise la fin.
Peer parcourt le monde, il part en voyage, de voyage en voyage et il devient matelot, pendant vingt-ans. Il a exercé les métiers les plus divers, il s'est retrouvé dans un asile de fou.
Pendant de nombreuses années, il a couru après ses rêves.
Il séduit la belle Anitra qui lui vole ses derniers biens, Peer finit par échouer dans un asile au Caire, où il devient « empereur des fous ». Peer sur un vaisseau de retour au pays. Il rencontre le mystérieux fondeur de boutons qui doit reprendre son âme pour la rendre au maître de toute chose. Mais quelque chose cloche : il n'est qu'un bouton mal fait, donc à refondre dans le grand chaudron. Peer se révolte et n'accepte pas sa condition de bouton raté. Le navire fait naufrage en cours de route. Il est désespéré car il n'est toujours pas ni prince, ni roi, ni empereur. Le temps il est devenu vieux, il revient enfin en Norvège où le diable lui apprend que son heure est venue. Il retrouve les personnage de son enfance. Peer court la forêt pour échapper à son sort, et retrouve sa cabane, où Solveig est restée à l’attendre fidèlement, sans douter un seul jour qu’il reviendrait. Solveig (la femme/mère) vit toujours dans les bois, elle n'a pas oublié Peer Gynt. Il vit entre la vie et la mort entre deux mondes. Il meurt comme un enfant bercé dans les bras symbole de l'amour rédempteur. Juste avant qu'il ne rende le dernier soupir, elle lui murmure tendrement : « Ton voyage est fini, Peer, tu as enfin compris le sens de la vie, c'est ici chez toi et non pas dans la vaine poursuite de tes rêves fous à travers le monde que réside le vrai bonheur. »
C'est une œuvre sur l'identité, être soi-même, trouver sa place dans le monde. C'est une quête de soi dans l'existence. " Être soi-même sur ne base d'or, c'est comme bâtir sa maison sur le sable. Pour une montre, pour un anneau et pour tout le reste, ces braves gens frétillent de la queue et rampent dans la fange." Il pose la question essentielle et la plus dérisoire : Qui suis Je ? " Vous êtes norvégien, n'est-ce-pas ? Peer Gynt : De naissance, oui ! Mais par l'esprit, citoyen du monde car de la chance dont j'ai joui, je peux remercier l'Amérique . " ( Acte IV) Il veut devenir empereur, le lecteur le sait depuis le début c'est un de ses grands rêves : "Par la vertu de l'or ! Ce projet n'a rien de nouveau. Il a été l'âme de toute ma vie. Gamin, je déferlais en rêve par-dessus la vaste mer, sur un nuage. Je déambulais avec traîne et sceptre doré ... et redégringolais sur mes quatre pattes. "

Le voyage est le symbole de mille vies. Où suis je ? Il vit de ses rêves et d'enchantement. Il sombre aussi dans la folie à force de savoir qui il est ? J'ai beaucoup aimé la scène de l'oignon : " Tu es un oignon. Je vais t'éplucher mon cher Peer ! Il ne sert de rien que tu pleurniches ou tu pries." (passage très beau de l'Acte V). Comment ne pas y penser mais cette grand pièce d'Ibsen possède des accents shakespearien, des références à Andersen aussi, c'est un véritable conte initiatique admirable,. Dans l'enfance de Peer Gynt, il y a du Till Espiegel. Pièce qui a été mis en musique par Grieg est sublime. Edvard Grieg était un ami d'Ibsen. Il s'intéresse lui aussi à la musique populaire de son pays. Ce parcourt initiatique ressemble à un opéra. Nous sommes dans la période symbolique d’Ibsen, c'est une pièce très à part me semble t-il dans son œuvre. Les aventures de Peer Gynt sont remplies de personnages fantastiques et imaginaires . On suit l’évolution de Peer à travers les âges et la manière dont il assimile les leçons données par la vie. C'est une pièce qui n'est pas dénué d'humour, de légèreté et de gravité ... et de merveilleux et de fantaisie. Mais, personnellement je trouve cette pièce très complexe et pas facile à lire, car l'écriture et sa construction est très élaborée me semble t-il. L'acte IV me paraît très opaque, il est certain que je n'ai pas tout saisie loin de là.

J'ai beaucoup apprécié les vidéos vu et entendu grâce à Babelio qui m'ont permis de comprendre un peu mieux cette pièce qui est ma foi très complexe mais fascinante .

samedi 26 février 2011

COMTESSE DE SÉGUR : La fortune de Gaspard


Il me semble que je n'ai jamais lu ce roman de la Comtesse de Ségur. Voir la page Wikipédia, bon complément à ce livre.

L'histoire de ce roman se passe en Normandie, Gaspard est un enfant studieux, doué, ambitieux . Pour lui l'école s'est très important alors que pour son frère Lucas elle a peu d'importance. Il désire uniquement consacrer son temps à la ferme de son père. Gaspard a tout le temps le nez dans les livres au lieu d'aider à la ferme. Son rêve est de s'élever sur son milieu par son intelligence et par son ambition. Le père Thomas,ne comprend pas son fils, le maltraite pour l'obliger à l'aider dans ses travaux. Selon lui Lucas "a du courage et du cœur pour ce qui est du vrai travail ", alors que son frère "n'est qu'une poule mouillée". Gaspard rêve de quitter la ferme et de faire fortune dans l’industrie. Il méprise le milieux paysan dont il est issu. Gaspard entre dans la fabrique de monsieur Féréor. Personnage froid et calculateur, il n’hésite pas à dénoncer ses collègues ou à se prévaloir de leurs bonnes idées auprès de monsieur Féréor. " Quant à la maison, ça ne me fait pas grand-chose. Luca est toujours dans les champs ; ma mère est occupée à sa ferme ; mon père dit tantôt oui, tantôt non ; un jour il vous contrarie, vous dit des injures, vous bat ; le lendemain, sans savoir pourquoi, il vous laisse faire ce qui l'a mis en colère la vieille . " Il est parfois troublé par de vagues remords, mais sa seule ambition est de devenir l’homme de confiance de son employeur. Celui-ci cependant reconnaît en Gaspard le jeune homme qu’il a été, tandis que Gaspard éprouve pour lui une reconnaissance toute filiale. Un passage qui m'amuse beaucoup c'est quand Gaspard retrouve chaque soir M. Féror dans un "berceau de houx" , pour leur rendez-vous secret. Alors que Gaspard a réalisé toutes ses ambitions, il se sent toujours insatisfait. Le rival de monsieur Féréor, l’industriel Frölichen, menace de ruiner le père adoptif de Gaspard si le jeune homme n’épouse pas sa fille, Mina. Gaspard accepte ce mariage de convenance pour sauver les établissements Féréor, et découvre avec surprise une jeune fille charmante dont il s’éprend rapidement. Mina apporte à monsieur Féréor et à Gaspard ce qui leur manquait et que leur fortune ne pouvait leur apporter : la joie de vivre, la piété et la charité. La présence de Mina va métamorphoser Gaspard et Féréor.

La comtesse présente de ce roman un tableau d'un réalisme saisissant de la mainmise matérielle et morale de l'industrie naissante sur la jeunesse rurale. C'est une des raisons pour laquelle j'ai été comme subjugué par ce roman que je trouve par sa thématique d'une grande richesse et un très beau tableau d'une époque, celle de la campagne en France au début du XIXième siècle. Il est à relever l'importance de l'instruction tient sa place.
Michel Tournier (dans les vertes lectures) dit ceci qui est tout à fait exact, qui colle parfaitement à mon ressenti :"La comtesse de Ségur n'échappe à la règle et nous lui devons l'un des romans les plus noirs de notre histoire littéraire. Qu'il ait paru dans la Bibliothèque Rose est un paradoxe particulièrement savoureux, mais il en convient de préciser qu'il est tout de même tenu quelque peu à l'écart, et au total presque inconnu dans une œuvre d'une popularité éclatante. Dix ans avant les Rougon-Macquart de Zola, Sophie Rostopchine nous offre avec La Fortune de Garspard (1865) un tableau d'un réalisme saisissant de la mainmise matérielle et morale de l'industrie naissante-en l'occurrence de la sidérugie- sur la jeunesse rurale."
Il est amusant pour moi de me dire qu'en lisant "la fortune de Gaspard", de retrouver mon ressenti de mes lectures quand j'étais enfant. Ce que j'aimais trouver dans un mes lectures que je nommerai tristesse vieillotte.
Ce ressenti a été aussi présent et le même quand j'ai lu "le petit chose"d'Alphonse Daudet.

Voir ici une belle page hommage adressé à ce roman de la Comtesse de Ségur

jeudi 24 février 2011

CONTES NORVÉGIENS


Traduit par Nils Ahl - illustrations de Mette Ivers

Avant le XI ième siècle, la Norvège n'est qu'une constellation de petits royaumes. Les rois et les héros sont chrétiens alors que les viking sont païens, comme les trolls qui vivent dans les montagnes et les forêts. Les Trolls descendent des géants mythique que combattaient Odin et les anciens dieux scandinaves.

Peter Christen Asbjørnsen (1812-1885) est un folkloriste norvégien avec Jørgen Moe (1813-1882) Ils ont puisé dans les contes et légendes des mondes paysans et marins une source d'inspiration authentique. Ils sont familiers de l'œuvre des frères Grimm ont ainsi contribué à transcrire la tradition orale et à démontrer l'incroyable richesse du folklore qui s'était perpétué dans les vallées norvégiennes, de l'ouest et des montagnes centrales.
Le château de Soria Moria

est l'un des contes norvégiens les plus connus.
Halvor est enfant perpétuellement près des cendres. Un jour, un capitaine lui propose de courir le monde. Halvor est vêtu de loques. Un temps peu favorable pour rester en mer, il décida d'explorer un lieu à terre là il se trouve face à un château. Il rentre dans le château et rencontre une princesse .
"- Non, non , c'est impossible ! s'écria-t-elle. Il y aurait donc des chrétiens qui osent venir jusqu'ici ? Mais tu ferais mieux de t'en aller si tu ne veux pas que le troll te dévore ! Car un troll habite ici, un troll à trois têtes !"Le troll apparaît, Halbor réussit l'exploit, il lui coupe les trois têtes d'un seul coup. Les sœurs de la princesse sont prisonnière dans un château où elles sont retenus prisonnières. La même scène se répète dans un autre château sauf que le troll à six têtes . " Huttetu ! Ça sent le chrétien ! s'exclama le troll du château de Soria Moria" Pour finir il se rend au château de Soria Moria, la mêmescène se répète encore et là Halvor doit tuer un troll a neuf têtes. Les princesses sont sauvés grâce à Halvor. Il rentre chez lui habillé comme un prince chez ses parents qui le reconnaissent pas dans un premier temps. Il est plus ou moins rejeté par les siens, il est triste, une des princesse le console. Il part loin à cheval , il descend pour manger chez un couple de gens âgés. Il désir retourner au château de Soria Moria.

L'oiseau Dam

Un roi avait douze filles qui aiment se promener et un jour elles ne reviennent pas au château. Le roi en est malade. Des messagers partent à la recherchent des jeunes filles. Elles ont été surement enlevé par des trolls dans la montagne. Dans un autre royaume un rois avait douze fils. Les douze fils partent sur le navire du chevalier rouge ( un remarquable marin , il est également un fourbe et un comploteur) pour aller à la recherche des douze princesses.
Sept années, arrive une tempête, le troisième jour le temps se calme. Le jeune fils attrape un petit chien qui se transforme en princesse. Tous les deux rencontre une horrible créature qui lui dit : " - Tu ne dois pas avoir peur dit la créature, car je sais bien pourquoi tu es ici. Vous êtes douze princes et vous cherchez les douze princesses qui ont disparus. Je sais fort bien où elles sont. Elles sont chez mon maître, le roi des trolls."
Le jeune prince doit tuer le roi des trolls, la créature lui donne une vieille épée rouillée qui va lui servir pour tuer le roi a douze têtes Après avoir délivré les princesses, le jeune fils se trouve face à une autre épreuve, il se trouve dans le château, et il se trouve face à face avec l'oiseau Dam. Le jeune fils du roi va épouser la jeune princesse tout fini bien comme bien souvent dans tous les contes.

Deux contes superbes, c'est remplit de poésie et de merveilleux.

mercredi 23 février 2011

KNUT HAMSUN : PAN

D'après les papiers du lieutenant Thomas Glahn

Traduit par Georges Sautreau

Dans la forêt, Glahn a trente ans, c'est un chasseur ermite . Il vit dans une hutte en compagnie de son chien Esope. Il fait connaissance d'Edvarda " Une enfant, une écolière. Je la regardai, elle était grande mais sans formes, environ quinze, seize ans, avec de longues mains brunes, sans gants." Glahn est tout de suite séduit par la jeune femme et tente à tout prix de la conquérir, il est sous son charme. "Chaque jour, chaque jour je la rencontrais. Je confesse la vérité, j'avais plaisir à la rencontrer, mon cœur volait au-devant d'elle." Hélas, Glahn est tombé dans le piège d'Edvarda, femme libre. Elle réduit les hommes à un amour servile pour mieux les rejeter par la suite. C'est un personnage étrange créature capricieuse. Glahn rencontre Eva la fille du forgeron, c'est une femme simple et amoureuse. Elle est l'opposé d'Edvarda.
J'ai bien aimé la scène de la promenade sur le lac avec la perte de la chaussure, j'ai trouvé ce passage remplit de sensualité, de maladresse car amoureux. "Son soulier tomba de son pied, je le saisis et le lançai dans l'eau à la volée, de joie qu'elle fût près de moi, ou par besoin de me faire valoir et de lui rappeler que j'existais ... je n'en sais rien."....... " Elle pensait sans doute à son soulier que j'avais jeté à l'eau, aux tasses et aux verres que j'avais eu le malheur de casser à toutes les autres infractions au bon ton que j'avais commises ; tout cela revivait certainement encore une fois dans sa mémoire".
Glahn aime vive dans la solitude, c'est là où il trouve son bonheur être en contacte avec la nature dans la forêt.< Très beau passage aussi les trois nuit de fer, Edvarda qui rentre dans ses rêve. Eva se sent comme trahit. Mon avis concernant ce court roman de Knut Hamsun est le suivant. Moi qui aime les contes, le décor principal étant la forêt cela m'a séduite. Par contre sentiment de froideur, distance à la lecture. Puis, j'ai eu un mal fou à rentrer dans l’histoire et à m'attacher aux personnage. Pour moi ce court roman est opaque, remplit de mystère que j'ai eu mal à voir ou à entrevoir. Malgré tout l'écriture est belle et poétique, son univers est très nordique me fait penser à du Bergman, pour la relation complexe et étrange entre les hommes et les femmes. En tout cas ce roman me donne envie d'en savoir plus sur qui est Knut Hamsun : Prix Nobel en 1920. Par ailleurs je remercie Titine de m'avoir offert ce roman d'Hamsun, il faut dire que je sortais du charme de Wictoria, dont il faut reconnaître les thèmes sont similaires.

mardi 22 février 2011

HENRIK IBSEN : AUTEUR DE THÉÂTRE NORVÉGIEN

J'ai une immense admiration pour ce dramaturge norvégien, j'ai vu La maison de poupée dans une version moderne que j'avais trouvé très intéressante.
Le roman Honte et dignité m'a donné envie de relire le canard sauvage. Il faut dire que j'ai eu une période où j'aimais beaucoup lire du théâtre. Donc contrairement à Tcheckov j'ai peu vu de pièce d'Ibsen.
Henrik Johan Ibsen naît en 1828 à Skien, dans un foyer que la faillite des affaires paternelles, en 1835, va rapidement désunir ( amusant un point commun avec Alphonse Daudet). Son père sombre dans l'alcoolisme après que les biens familiaux ont dû être vendus, tandis que sa mère se réfugie dans le mysticisme. L'ensemble de la famille déménage à Gjerpen. Il quitte le domicile familial la même année pour s'installer à Grimstad, où il travaille comme préparateur en pharmacie chez Jens Aarup Reimann. Parallèlement, il poursuit ses études dans le but de devenir médecin, une orientation qu'il abandonne ensuite. Les événements révolutionnaires de 1848 le conduisent à écrire sa première pièce, Catilina. En 1858, il épouse Suzannah Thorensen et devient conseiller artistique au Christiana  Theater.
Leur fils Sigurd naît le 23 décembre de l'année suivante. A partir de 1860, la situation se met à dégrader. En 1864, il obtient une bourse dérisoire, quitte la Norvège pour Rome. Il ne revient pas dans son pays d'origine avant vingt-sept ans. Il voyage à travers l'Europe, passant par l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie, et son écriture s'incline vers le réalisme social, délaissant les influences du romantisme. En 1866, il publie Brand, connaîtra un succès spectaculaire . Il fait publier l'année suivante Peer Gynt qui sera particulièrement acclamé en Norvège. Avec son drame social Une maison de poupée publié en 1879, Ibsen obtient un succès international et dans les années qui suivent, sa renommée devient telle que ses pièces sont montées presque simultanément dans les capitales d'Europe. Deux années plus tard, sa pièce Les Revenants est l'objet d'une critique sévère car il y aborde des thèmes houleux, tels que les maladies vénériennes, l'inceste et l'euthanasie. Entre 1882 et 1888, il publie quatre pièces qui font sa renommée: Un ennemi du peuple, satire des idéaux petit-bourgeois; Le Canard Sauvage, illustrant le relativisme croissant d'Ibsen; Rosmersholm, souvent considéré comme son chef-d'œuvre; et La Dame de la mer, où le folklore populaire est mis au service d'une analyse psychologique des personnages. Il rentre en Norvège en 1891 en auteur internationalement connu. 1893 Solness le constructeur ( Solness est un homme finit). Son 70e anniversaire, en 1898, est l'occasion de festivités nationales à Christiana, Copenhage et Stokholm notamment. En 1900, il est victime d'une attaque cérébrale, qui le laisse dans l'incapacité d'écrire jusqu'à son décès le 23 mai 1906. Les personnages d'Ibsen se sont des personnages divisés, déchirés incapables de vivre au quotidien leurs désirs, ils sont condamnés à une tragique mais orgueilleuse solitude. Ce n'est pas un théâtre très joyeux, pas d'humour, c'est un théâtre pessimiste, mais il sait admirablement toucher le cœur des hommes par son universalité des sentiments les plus intimes. Les rares personnages optimistes qui aiment la vie sont des brutes ou des femmes vulgaires. Le théâtre d'Ibsen nous interroge sur la vie. Que faire de sa vie ? Qu'est ce qui est noble ? Qu'est ce qui est juste ? Qu'est ce qui est vrai ? Des questions que n'importent qui peut se poser de nos jours. Ibsen de son temps était un homme de théâtre novateur, tout simplement le théâtre norvégien n'existait pas. Tout était à inventer, il surprend voir même il choque.

lundi 21 février 2011

ASTRID LINDGREN : FIFI BRINDACIER

Traduit par Alain Gnaedig

Fifi Brindacier est une petite fille suédoise extraordinaire.
Avec son petit nez couvert de tâches de rousseur et ses tresses roux carotte dressées sur la tête. Elle vit seule dans la villa Drôlederepos. Sa maman est décédé à sa naissance et son papa est un véritable pirate.
Fifi raconte des histoires incroyables à ses deux amis, Tommy et Annika. Ils habitent la maison voisine de celle de Fifi. Ces deux derniers sont souvent impressionnés par elle qui peut se coucher quand elle le désire ou encore monter sur le mobilier de sa villa et s'amuser avec ce qui lui plaît.
Elle vit seule, à sa fantaisie elle ne va pas à l'école. Elle est doté d'une force inouïe, elle porte son cheval à bout de bras. Elle sait faire tourner la tête aux policier en leur apprenant à danser la polka. Elle adore organisé des dînettes avec ses petits amis Tommy et Annika. Les fameux petits repas que l'on chérit quand on est enfant car léger et amusant. C'est une enfant au cœur d'or ! C'est très enlevé, c'est savoureux, Fifi est une petite fille explosive extra ! Je vous invite à voir l'extrait là pour voir qui est Fifi.




Astrid Lindgren est morte le 28 janvier 2002. Elle a considérablement influencé la littérature de jeunesse, a marqué par ses personnages plusieurs dizaines de générations de lecteurs. Le succès de ses livres et ses talents d’écrivains lui ont valu de nombreuses récompenses scandinaves et internationales comme par exemple le prix Andersen, souvent qualifié de Nobel du livre d’enfant qu’elle a reçu en 1958.
(Photo : www.imagebank.sweden.se&nbsp;; Jacob Forsell/Pressens Bild)

samedi 19 février 2011

Univers Roald Dahl pour des CE2


Les Minuscules

illustré par Patrick Benson et non pas son complice de Quentin Blake
Traduction Marie Saint-Dizier

C'est un voyage dans la forêt et Louis va rencontrer des petits hommes minuscules et des arbres immenses. Un livre d'évasion, au pays de l'infiniment petit, l'enfant rentre dans un monde magique, terrifiant et fascinant !

" Interdite, interdite, la forêt,
Facile d'y entrer,
Impossible d'en sortir"
Le doigt magique
Illustré par Henri Galeron
Traduit par Raymond Farré et Marie Saint Dizier

Chaque samedi, les Cassard père et fils s'amusent à chasser le canard. Un jour, leur petite voisine, furieuse de ce massacre, pointe sur eux son doigt magique. «Je suis une fille, j'ai huit ans. J'ai un doigt magique et je déteste la chasse. Gare aux Cassard s'ils veulent du mal à mes amis les canards! Je peux encore faire ce que j'avais décidé de ne plus faire...» Grâce à son doigt magique, les canards se retrouvent dotés de fusils et visent les chasseurs. La revanche sur les chasseurs. Une histoire pour tous ceux qui rêvent de punir les méchants d'un coup de baguette… ou de doigt magique. C'est un livre sur la justice et l'injustice, Roald Dahl n'est pas un auteur moralisateur, il est toujours du côté des enfants. Nous sommes chez Roald Dahl donc c'est remplit d'humour.


Voir ici un beau portrait de Roald Dahl

Fantastique Maître Renard

illustration de Quentin Blake
Traduction de
Raymond Farré , Marie Saint-Dizier

Trois riches fermiers assez stupides se liguent contre Maître Renard qui décime leurs poulaillers. Comme ils sont aussi bêtes que méchants, ils attaquent la colline avec deux pelleteuses. Jour après nuit, ils creusent jusqu’à former un trou grand comme un volcan, où campent les trois méchants en attendant que la famille Renard sorte de son terrier, morte de faim. Pendant ce temps, la famille Renard s’unit aux autres familles, Lapin, Belette, Taupe et Blaireau pour creuser un réseau de galeries qui débouchent juste sous chaque poulailler. Maître Renard est tout simplement un papa fantastique !
Dans la réalité un renard est un animal nuisible sans pitié, il tue pour le sang.

J'aime l'écriture de Roald Dahl, elle est pleine de fantaisie agréable à lire. Car c'est plein d' humour et de jeux de mots, c'est tout simplement enchanteur ! J'ai eu le plaisir de relire avec des enfants de primaire en BCD. Une lecture feuilleton en quinze jours, je suis assez contente cela fut une première assez réussit.
Les irrésistibles recettes
Illustration le complice de Roald Dahl, Quentin Blake

Traduit par Marie Saint-Dizier
Recettes compilées par Josie Fison et Felicity Dahl (sa deuxième femme)

À travers ces romans : Charlie et la chocolaterie, James et la grosse pêche, La potion magique de Georges Bouillon, Les deux gredins, Le Bon Gros Géant… que l'on retrouve ces recettes délicieuses et épouvantables.
Des boissons et plats de résistance, mais aussi, bien sûr, gâteaux et bonbons... «Frambouille», «Énorme crocodile», «Tarte aux oiseaux», «Spaghetti aux vers», « Surprise croustillante Wonka aux noisettes»...
Et toutes ces recettes, croyez-le ou non, sont non seulement rigolotes, mais aussi facilement réalisables enfantin! Et en plus, on apprend à parler et… à cuisiner en anglais! Le tout avec une pincée d'humour extrêmement féroce !!!!!







vendredi 18 février 2011

E.M FORSTER : MAURICE

Traduit par Nelly Shklar

À sa sortie j'avais vu le film de James Ivory mais je n'avais pas lu le roman de Forster.
Maurice Hall découvre la sexualité au cour d'une promenade avec son professeur, il affirme ne jamais vouloir se marier. «Puis les ténèbres se refermèrent, éphémères ténèbres de l’enfance qui précèdent l’aube douloureuse de l’âge d’homme.»
Il grandit dans un univers essentiellement féminin. Ils est orphelin de il vit près de Londres avec sa mère et ses deux sœurs Ada et Kitty.
À Cambridge, où il rencontre Clive Durham, un autre étudiant comme lui. La lecture de Platon : le Banquet est une lecture importante qui joue son rôle pour ses jeunes garçons. Maurice aime Clive mais ce dernier ne comprend pas son amour pour lui. Clive est un homme cruel qui veut à tout pris faire bonne figure, il est dans le paraître le plus complet. Il cache ses sentiments au lieu de les mettre en avant comme le fait Maurice.
" Maurice bredouilla quelques phrases inutiles au sujet de l'amour. - N'en parlons plus, Hall. Mariez-vous vite et oubliez. - Mais, Durham, je vous aime ! (Il eut un rire amer). C'est la vérité ! Je vous ai toujours ... - Bonne nuit, Hall. -Puisque je vous dis que je vous aime !"
Le mariage est le grand thème de ce roman entre autre. Maurice dès son plus jeune âge ne désire absolument pas se marier. C'est son choix, il ne désire pas trahir ses sentiments. Contrairement à Clive, son choix est de se marier avec Anne. Il se lance dans la politique et il encourage vivement son ami à se marier. Car pour Clive l'amour entre homme doit rester platonique uniquement. Maurice est très lié avec Clive qui l'invite a séjourné à Penge. Là, Maurice va se lier avec un autre homme Alec Scudder, un jeune garde-chasse, de condition modeste. Il ne désire pas se trahir ses sentiments pour un homme le rend vivant et humain. " Il n'aimait et n'avais jamais aimé que les hommes." La religion a cette époque joue un grand rôle dans la société anglaise, la débauche est un péché.
" Il fut toutefois contraint de rejeter le christianisme. Tout ceux qui décident de régler leur conduite sur ce qu'ils sont plutôt que sur ce qu'ils devraient être sont, tôt ou tard , amené à le faire, et de surcroît il y aune hostilité séculaire entre cette religion et les tendances d'un Clive et de ses pareils." Maurice pour des raisons non religieuse mais purement sociales, veut à tout pris se soigner .

Une écriture délicieuse, fluide très agréable à lire. Le film de James Ivory et le livre de Forter se complètent à merveille. E.M. Forter a le talent de décrire à merveille cette société anglaise du début du XXème siècle. Puis la note d'humour british à souhait, excellent ! C'est un récit intimiste, Forster n'a pas voulu que ce roman soit publié de son vivant la raison est simplement car il est question de sentiments intimes qui l'on touché de près dans cette Angleterre puritaine. E. M Forster était un humaniste laïque, les principaux personnages de ses roman tentent de se comprendre et communiquer les uns avec les autres par-delà les barrières sociales.
Lu Howard End (mon préféré) , Chambre avec Vue (pour Florence et les préjugés). Ces deux films ont été admirablement adapté par James Ivory qui a beaucoup fait pour faire connaître au grand public E.M Forster.

lundi 14 février 2011

AGATHA CHRISTIE : La maison biscornue

Traduit par Michel Le Houbie

"Il y avait un petit homme biscornu, qui se promenait sur une route biscornue. Il trouva une piécette biscornue, près d'une tuile biscornue Et ils vécurent tous les trois dans une maison biscornue. "
L'intrigue se déroule dans la ville et les environs de Londres à l'automne 1947. L’inspecteur Taverner, secondé par Charles, Hayward, jeune homme occupant durant la 2nde Guerre Mondiale un poste important au Caire où il rencontre Sophia Leonides. , une jeune Anglaise charmante . Ils tombent amoureux rapidement mais repoussent le moment de leurs fiançailles à leur retour en Angleterre à la fin de la guerre. Cette jeune fille habite dans une maison biscornue. Trois générations de la famille Leonides, des Anglais d'origine grecque, vivent ensemble dans cette maison.
"C'était une villa, mais de proportions si exagérées qu'on avait l'impression de la voir sous le grossissement d'une loupe énorme, une villa qui avait l'air d'avoir poussé en vingt-quatre heurs, comme un champignon, une invraisemblable construction, tourmentée à l'excès. C'était là , je le compris tout de suite, non pas une villa anglaise, mais l'idée qu'un restaurateur grec - et richissime - pouvait se faire d'une villa anglaise. "
Le grand-père de Sophie Aristide Leonides est un millionnaire âgé de quatre-vingt ans. Il vient d’être empoisonné chez lui. Sa seconde femme Brenda, beaucoup plus jeune que lui d'une cinquantaine d'années .
Qui as tué Aristide Leonides ? Charles fait connaissance de Joséphine la petite sœur de Sophia qui rêve de devenir détective. C'est une enfant précoce et bien étrange, elle en sait long sur le meurtre.
" - Je m'appelle Joséphine. Je l'avais deviné. Joséphine, la sœur de Sophia, était une enfant qui autant que j'en pouvais juger, devait avoir onze ou douze ans."

Je ne connaissais pas du tout ce roman d'Agatha Christie et je dois dire que c'est une jolie et agréable surprise !
C'est un excellent Agatha Christie, un très bon moment de lecture.

dimanche 13 février 2011

Ch.BRUEL/A.GALLAND/A. BOZELLEC : Histoire de Julie


Qui avait une ombre de garçon

Julie est une enfant qui s'affirme elle n'est pas comme tout le monde c'est JULIE et donc elle peut lire avec ses patins à roulette aux pieds. Elle n'a pas envie du tout d'être une petite fille modèle. Elle est un peu sauvageonne et ses parents disent qu'elle est un vrais garçon manqué. Un matin c'est pas croyable son ombre est celle d'un garçon (voir la couverture à gauche)"Julie en a assez. Cette ombre étrange qui tout mélange et la dérange, que le diable la mange !" Elle désespère elle est peut-être bien un garçon manqué, elle doute sur son identité fille ou garçon. Dans le parc, elle fait la connaissance d’un garçon . Et tout le monde le traite de fille, il est comme Julie perdu. Tous les deux échangent leurs réflexions sur ce monde qui « chacun dans son bocal » : « Les cornifilles dans un bocal, les cornigarçons dans un autre, et les garfilles, on ne sait pas où les mettre ! » Un des premiers albums à aborder la question de l’identité de genre, et plus généralement les questions que se posent les enfants sur la sexualité. Un groupe de psychanalyste jungien, reconnurent dans cet album une variation sur l'idée jungienne d'animus et d'anima part masculine chez la femme et la part féminine chez l'homme. Un album qui fait réfléchir sur la sexualité chez l'enfant.
Les illustrations en N&B et le trait d'Anne Bozellec rendent cet album fort et sublime.

OLIVIA par Olivia


Traduit par Roger Martin du Gard et avec l'auteur aussi. Et la préface de mon livre est de Rosamond Lehmann.

Qui est Olivia ? Quand, j'ai regardé la couverture de ce roman j'ai été intrigué et séduite en même temps. Il se trouve qu'Olivia c'est Dorothy Bussy la soeur du romancier Lytton Strachey. Olivia est son unique roman, paru en 1949 à la Hogarth Press, la maison d'édition fondée par Leonard et Virginia Woolf. Dorothy Bussy signe son roman du pseudonyme « Olivia », elle le dédie à Virginia Woolf

Olivia est une jeune fille anglaise ingénue de 16 ans. Pour finir ses études, elle est envoyée dans un pensionnat parisien de jeune fille dirigé par Melle Julie et Melle Cara. "J'avais un peu plus de seize ans lorsque ma mère décide de m'envoyer en France pour y "parfaire mon éducation", comme on disait alors. Le choix de l'établissement scolaire ne faisait pas question : ce ne pouvait être que l'institution dirigée par deux dames françaises que ma mère avait rencontrées, quelques années auparavant, au cours d'un voyage en Italie, et qui étaient demeurées ses amis." Peu après son arrivée, elle comprend qu'elle est en train de tomber sous le charme de son charismatique professeur : Mlle Julie. Et Frau Riesener est sous le charme de Mlle Cara." Donc d'après ce que m'a raconté Signorina , Mlle Julie et Mlle Cara vivaient ensemble depuis une quinzaine d'années ; et , lorsqu'elles avaient fait le projet de s'associer pour fonder une institution de jeunes filles, c'étaient deux jeunes femmes également belles et pleines de dons." C'est aussi l'un des premiers romans sur l'amour lesbien, cela explique bien pourquoi selon moi ce livre est peu connu.

Voir le site Babelio

mercredi 9 février 2011

L'UNIVERS DE YAK RIVAIS


Né à Fougères en 1939. Peintre jusqu'en 1982, il a également fait du dessin humoristique, et a collaboré à Fluide Glacial". Jusqu'en 1994, il a été auteur et instituteur. Il a écrit de nombreux livres, et a reçu, entre beaucoup d'autres, le Prix de l'Humour noir, celui de l'Anticonformisme, et le Prix Bretagne. Il est un spécialiste des contes, des jeux et des pirouettes verbales. Parmi les dix titres consacrés aux jeux d'écriture, on peut citer : "Les sorcières sont N.R.V" paru en 198. Il réalise lui-même les illustrations de ses livres.

Je découvre cet auteur dont l'univers sort de l'ordinaire c'est le moins que l'on puisse dire.


L'OGRE ET L'ACROSTICHE

Cette histoire n'est pas ordinaire. Réunis à la mairie, les habitants entendent le maire promettre la main de sa fille " Lâche-moi-les-baskets "à qui débarrassera la ville de l'ogre. On s'écarte : un jeune homme relève le défi. Le maire feint d'accepter, mais il n' a pas l'intention de tenir parole. En fait, il espère que le garçon sera dévoré ! D'un bon pas cependant, celui-ci se rend chez l'ogre. Horreur, c'est un géant ! Il faut bien du courage pour l'affronter ! L'ogre adore les énigmes et les jeux il en conaît de fameuses... Regardez à présent les premières lettres des phrases que vous venez de lire. Essayez de les mettre bout à bout : D-R-Ô-L-E-D'H-I-S-T-O-I-R-E.

Le conte se compose de 794 phrases. Les premières composent un résumé de 794 lettres. Puis les premières lettres des 25 phrases du résumé forment à leur tour une phrase de 25 lettres. Et voilà que les initiales des mots de cette phrase sont finalement un mot de 5 lettres ! Acrostiche d'acrostiche d'acrostiche ! Qu'est ce qu'un acrostiche voici la définition : est un poème fondé sur une figure de style consistant en ce que les initiales de chaque vers, lues verticalement de haut en bas, composent un mot ou une expression se rapportant au sujet du poème. Il existe trois sortes d'acrostiches en réalité. Si l'acrostiche est un type de poème, il repose avant tout sur une opération de transformation graphique donc sur une figure de style.
Exemple :

Petit insecte nuisible,
Un peu plus gros qu'un microbe,
Caché dans la garde-robe,
Et que chacun prend pour cible
La PUCE
C'est un conte moderne magnifique, très amusant à lire.

Les sorcières sont N.R.V

Yak Rivais a écrit ce livre avec la complicité de Michel Laclos
Illustrations super sympa sont signé Yak Rivais
Michel Laclos est un journaliste, scénariste et écrivain, il est connu pour la création de mots croisés.

Attention ! Ce livre est spécial ! Passionnant ! Les sorcières sont cachées dans l'encre d'imprimerie ! Si je vous assure cela n'est pas une fantaisie de l'auteur pas du tout !

Ces sorcières sèment la zizanie , le désordre, c'est pas triste du tout. Par exemple une cherche son balai magique. Une autre va au mariage de sa soeur. Une autre veut devenir institutrice pour martyriser les enfants.
Elles ont pour amis des ogres, des fantômes... et un nain très malin. Elles mettent leur désordre partout. Elles mélangent les articles, les adverbes, les pronoms.
Elles font des calembours, des charades, des anagrammes, des combles, des mots-valises, des lipogrammes et des tautogrammes, des marabouts, des chiasmes, etc. et j'en passe.

C'est jouissif et l'on s'en donne à cœur joie cela fait du bien par ce froid et grisaille ambiante.
J'ai pris un grand plaisir à découvrir l'univers de Yak Rivais que je ne connaissais pas du tout !

mardi 8 février 2011

ALPHONSE DAUDET : Le petit Chose



L'histoire d'un enfant

C'est le premier roman d'Alphonse Daudet. Il est en partie autobiographique. Le petit Chose de Daudet est le livre fétiche de mon amie Céline.

Dans le Languedoc, Daniel Eyssette est fils d’un riche industriel.
" Moi-même, en ce temps-là , je ne m'appelais pas Daniel Eyssette : j'étais cet homme singulier, vêtu de peaux de bêtes, dont on venait de me donner les aventures , master Crusoé lui-même." Suite à la faillite de l’entreprise paternelle, la famille est forcée de quitter sa ville du Languedoc pour s’installer à Lyon, dans une maison plus qu’inconfortable. " C'était fini, nous étions ruinés."" La fabrique vendu !" Là, la famille est confronté à la pauvreté. Il a un grand frère Jacques, et un autre qui ne vit plus avec eux pour rajouter une couche à leur malheur celui-ci est décédé suite à une maladie. Au collège de Lyon, à cause de sa petite taille et de sa blouse, il est surnommé « le petit Chose ». " Hé ! vous là-bas, le petit Chose !" Je lui ais dit pourtant plus de vingt fois que je m'appelais Daniel Ey-sset-te... À la fin, mes camarades me surnommèrent "le petit Chose" et le surnom me resta..." Plus tard, la situation économique de sa famille empire, Daniel Eyssette doit quitter le collège. La famille doit se séparer, c'est chacun pour soi. Le petit Chose retourne alors à Sarlande, non loin de sa ville natale, pour y travailler, gagner sa vie comme maître d’étude dans un collège. Après quelques conflits il commence à enseigner les petits. Après avoir battu un élève insolent Boucoyran, il doit quitter le collège et va s’installer chez son frère Jacques, à Paris au Quartier Latin. " Là-dessus le voilà parti à m'infliger un blâme qui dura au moins un grand quart d'heure. Tous les faits dénaturés : le marquis était le meilleur élève du collège ; je l'avais brutalisé sans raison, sans excuse. Enfin j'avais manqué à tous mes devoirs." Il est toujours un enfant et son frère Jacques lui sert de maman et il s'occupe bien de lui, même si l'argent manque toujours.

Je ne connaissais pas du tout ce classique de la littérature jeunesse. D'Alphonse Daudet je connaissais uniquement la Chèvre de Monsieur Seguin. C'est un livre que j'aurai adoré lire quand j'étais enfant. À cette époque lointaine j'aimais les histoires très triste, j'ai lu " En famille" et "Sans famille d'Hector Malot.
Ce n'est pas des lectures d'une grande gaité.Maintenant, je suis adulte et j'ai apprécié cette lecture qui m'a fait découvrir qui était Alphonse Daudet. J'ai trouvé que l'écriture était désuète mais charmante . J'ai une préférence pour la deuxième partie à Paris, l'écriture, le ton est à la fois naïf et frais. Il se dégage une certaine candeur. J'ai apprécié les personnages cocasses Irma Borel (la tragédienne) et Coucou-blanc. L'écrivain a une tendresse, un respect à l'égard des malchanceux et des déshérités de la vie. C'est une œuvre touchante de poésie, le petit Chose est un enfant sensible, je me suis bien attaché à lui durant ma lecture. La raison est qu'il a gardé son âme d'enfant.
Ce roman d'Alphonse Daudet a été déformé par son ami Pierre-Jules Hetzel . Car la version intégrale ne collait pas soit disant dans les critères de l'éducation nationale de l'époque en 1868. Donc est apparut une version édulcorée sous le titre " Histoire d'un Enfant. Édition à l'usage de l'enfance et de la jeunesse". En complément voir un très bon billet ici

jeudi 3 février 2011

JOHN CROSBY :Le clou de la saison

Traduit par Sophie Mayoux

C'est lors d'un Dîner Livres Échanges que je suis tombée sur cet ouvrage. Il faut dire que j'ai été séduite avant tout par l'illustration de la couverture de ce livre 10/18 grands détectives. Car il faut dire que les roman policier, ce n'est pas trop ma tasse de thé alors. Donc, c'est le hasard tout neuf, car je ne connaissait pas du tout le nom de John Crosby.
À New-York, Horatio Cassidy, d'origine irlandaise, enseigne la littérature médiévale, c'est un ancien agent de la CIA. Il est devenu précepteur et garde du corps de Lucia douze ans, future héritière d'une riche famille de la noblesse italienne. Son père le Prince di Castiglione a été enlevé et il est tué. Cassidy loge avec le personnel et la mère de sa jeune élève au Mont Zéphyr, véritable forteresse. Des systèmes de sécurité et de protection sophistiqués rendent inviolable ce gigantesque immeuble de plus de cinquante étages. Pourtant, Cassidy est inquiet. Il a appris que des groupes terroristes préparaient l'assaut du bunker à l'occasion d'une réception qui réunira la crème aristocratique du globe. Lucia a une sacré personnalité, elle n'est pas une jeune fille facile " Pour Lucia, les gens étaient des vieux au-dessus de dix-huit ans. Le Professeur avait dépassé ce stade ; il était plus vieux que l'antiquité elle-même. Elle s'assit dans l'herbe, les genoux au menton, aussi solennelle qu'une cathédrale."

Comme le dit très bien Jean Claude Zylberstein sur la quatrième de couverture c'est vraiment " Lolita chez les tontons flingueurs." C'est à mon goût un livre sympathique avec un léger humour bien agréable. Mais delà à crier au chef d'œuvre non en ce qui me concerne je ne le trouve pas. En tout cas c'est plutôt une belle surprise.

mercredi 2 février 2011

Les éditions Être : Christian Bruel et Nicole Claveloux :

Cette petite maison d'édition est en difficulté, voir grosse difficulté financière !
La maison d’édition fondée en décembre 1997, et présenté pour la première fois au Salon du Livre de Montreuil, Christian Bruel crée encore l’événement avec les éditions Être. Comme au « Sourire qui mord » (pour en savoir plus aller ici), l’éditeur a la même insolence et la même curiosité. Il publie essentiellement des albums : des traductions, des rééditions issues du catalogue » le sourire qui mord », des inédits ou des productions propres d’auteurs français, anglais, allemands, belges encore néerlandais. Citons Ingrid Godon, Wolf Erlbruch, Hermann Schulz, Wiebke Oeser, André Sollie, Nadia Budde, Karl Philipp Moritz, Gerda Dendooven, Nicole Claveloux, Bernard Bonhomme, Katy Couprie, Plusieurs de leurs titres ont reçu des prix. Citons « La Grande question » de Wolf Erlbruch, qui a remporté en 2004 le Grand Prix Fiction de la Foire internationale de jeunesse à Bologne.
Voir chez mon amie Vanessa concernant les éditions Être elle en parle aussi

Petits Chaperons Loups
Une ou deux histoires en vis à vis
D'un côté le petit chaperon rouge, de l'autre le loup. Beaucoup d'humour ! Dessin très expressif ! Beaucoup d'imagination un régal.
Un livre très plaisant, bonne humeur garanti. Du dynamisme dans les illustrations ce qui est assez rare je trouve dans l'illustration aujourd'hui.
Épuisé je crois mais l'on peut le trouver en bibliothèque
L'heure des parents
Camille s'invente de nouveaux parents, ils sont plus ébouriffants les uns que les autres ! Les livres autour de la parenté qui sont nos parents et comment l'enfant voit ses parents.
Voir ici un billet très bien documenté autour de ce livre. Là beaucoup de tendresse avec une petite touche d'humour.

Camille elle me fait penser au petit lionceau du matelas magique d'Anaïs Vaugelade

Dedans les gens
de Nicole Claveloux 

Un lutin nous invite à rentrer dans le monde et sa propre perception du monde. Un monde habité par des personnages étranges, surréaliste, des têtes immenses posées sur des corps d'enfants.. 
Est présent la folie du monde avec ses idées les plus farfelus.


mardi 1 février 2011

LE RENARD



À l'angle du renard
FABIENNE JUHEL


"Le Rigoleur, c'est mon nom de famille. Le Rigoleur avec la particule, petite noblesse bretonne oblige. Le Rigoleur, oui, mais pas rigoleur pour deux sous. Quest-ce qui me ferait rire, hein ? Est-ce que j'ai une tête à rigoler ? Tiens, ça se saurait si l'habit faisait le moine."

Arsène aurait préféré porter le patronyme de sa mère, Le Luern, le renard en français,
Arsène Le Rigoleur est un paysan d'une quarantaine d'années, vivant en Bretagne intérieure, ancré à sa terre et rusé comme un renard. Dans la ferme voisine, une famille les Maffart vient de s'installer. Ils ont deux enfants Juliette et Louis. Juliette est la complice d'Arsène qu'elle nomme tonton. Alors, que Louis est un fouineur, un rouquin, de huit ans. Les parents sont assez méfiant envers leur voisin paysan, et il y a de quoi ! à en avoir des frissons dans le dos parfois. Et peu à peu Arsène se dévoilent les failles, les secrets et cette étrange parenté avec les renards.

Pour moi Arsène me fait penser à un ogre, surtout au début du roman il fait vraiment peur . Car Arsène n'est pas un homme très sympathique au demeurant, étrange curieux qui met mal à l'aise, c'est lui l'inquiétant narrateur.
J'ai été assez séduit par l'écriture de ce roman, même si il nous dérange voir nous bouscule, un climat angoissant digne d'un polar règne tout au long du roman. Fabienne Juhel a reçu le Prix Ouest France pour cet excellent roman, une belle découverte qui me donne très envie de découvrir d'autres livres qu'elle a écrit.
Voir l'excellent billet de Katell ainsi que celui de Lou. Merci à elle d'ailleurs qui m'a offert ce livre !
B.O.B pour voir d'autres billets.

À la suite de ce roman, je désirai présenté ce grand classique de la littérature jeunesse que l'on ne présente plus :

Fantastique Maître Renard

Roald Dalh
illustration de Quentin Blake
Traduction de Raymond Farré , Marie Saint-Dizier

Trois riches fermiers assez stupides se liguent contre Maître Renard qui décime leurs poulaillers. Comme ils sont aussi bêtes que méchants, ils attaquent la colline avec deux pelleteuses. Jour après nuit, ils creusent jusqu’à former un trou grand comme un volcan, où campent les trois méchants en attendant que la famille Renard sorte de son terrier, morte de faim. Pendant ce temps, la famille Renard s’unit aux autres familles, Lapin, Belette, Taupe et Blaireau pour creuser un réseau de galeries qui débouchent juste sous chaque poulailler. Maître Renard est tout simplement un papa fantastique !
Dans la réalité un renard est un animal nuisible sans pitié, il tue pour le sang.

J'aime l'écriture de Roald Dahl, elle est pleine de fantaisie agréable à lire. Car c'est plein d' humour et de jeux de mots, c'est tout simplement enchanteur ! J'ai eu le plaisir de relire avec des enfants de primaire en BCD. Une lecture feuilleton en quinze jours, je suis assez contente cela fut une première assez réussit.