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vendredi 31 décembre 2010

JAMES MATTHEW BARRIE : PETER PAN

Et les éditions Tourbillon ont édité pour les fin d'année un Peter Pan traduit par Sidonie Van Den Dries dans leur jolie collection "Histoires universelles".

Durant les fêtes de fin d'année Arte a eut la bonne idée de diffusé la pièce " Peter Pan ou le petit garçon qui haïssait les mères" Adaptation Andrew Birkin.  traduit par Céline-Albin Faivre mis en scène par Alexis Moati et présenté début 2010 au théâtre du Gymnase à Marseille. Écouter ici aussi la présentation de la pièce sur France Culture
Cette pièce donne un tout autre éclairage sur le célèbre conte de James Matthew Barrie " Peter Pan". À l'origine c'est une « Pièce pour enfants et pour ceux qui autrefois l’ont été, écrite par un auteur qui entend rester un enfant ». C’est ainsi que James Matthew Barrie présente lui-même. Peter Pan, conte qui oscille entre le réel et l' imaginaire.
« Je me suis enfui le jour de ma naissance », répond Peter Pan. « Je ne veux pas devenir un adulte, alors depuis, je vis au pays des fées. Sais-tu d'où viennent les fées ? Lorsque le premier de tous les bébés se mit à rire pour la première fois, son rire se brisa en milliers de morceaux, et chaque morceau devint une fée. »
Peter Pan est pour moi un conte sur la maternité et la paternité, mais c'est mon regard d'adulte qui voit cela. Pour les enfants s'est un conte de fée avec des pirates, avec un clin d'œil à son grand ami Stevenson : " l'île au trésor. "

Qu'est ce une mère ? , qu'est ce un père ? C'est quoi une famille aimante, la fuir, la haïr ? Le besoin d'être aimé, ne pas être abandonné. Dès le début de la pièce il est question de la maternité, nombreuses sont les mères qui disent de leur enfant avec regret cela : "- Quel dommage ma chérie, que tu ne puisses pas rester toujours ainsi ! Madame Darling n'en dit pas davantage, mais c'était assez clair. La fillette savait désormais qu'elle était vouée à grandir. Il est rare qu'on l'ignore, passé deux ans. Deux, c'est le début de la fin."  Alors Wendy accepte de grandir contrairement à Peter Pan  Son modèle est sa mère Mrs Darling une personne douce et romantique. Wendy  est maternelle avec les enfants perdus, elle leurs fait la lecture, elle fait la ménage, une vrais petite fée du logis. Dans son désir de grandir elle va trahir Peter Pan, elle deviendra une femme à son tour et elle aura des enfants, une fille Janet. Elle est l'opposé de Peter.
L'image paternelle est assez effacée il est de même me semble t-il dans la vie de James Matthew Barrie son auteur ! Mr Darling n'est pas pas père très adroit il n'est même pas capable de faire un nœud de cravate. " Aussi incroyable que cela puisse paraître, cet homme, expert en valeurs boursières, était incapable de nouer une cravate." Il ne s'intéresse pas du tout à Peter Pan .
Pour moi dans Peter Pan, je trouve une résonance contemporaine, les enfants d'aujourd'hui sont souvent en manque d'affection, ils sont comme perdus déstabilisés avec des parents qui travaillent, qui divorcent manque de repères aussi, c'est un constat. Peter Pan de James Matthew Barrie n'est pas un roman pour moi, mais plutôt bien un conte, un conte de fée accompagné de pirates, il fait référence à d'autres contes : Cendrillon (très souvent cité et conte cher à Barrie) la petite Sirène, Andersen, le chat botté ... et même à Lewis Carroll car le Pays des Fées, du Jamais Jamais Jamais, le Pays imaginaire "Neverland" est un pays fantasmé, c'est le pays des merveilles aussi, c'est passer de l'autre côté du miroir.
À la tombé de la nuit, Mrs Darling donne un baiser à ses enfants comme toutes les véritables maman. Comme c'est doux une maman, qui borde et vient dire bonne nuit à ses enfants. Elle connait l'existence de Peter, il rentre dans l'imaginaire des enfants quand ils sont entrain de rêver. Le rêve tient une grande place dans la pièce, il permet d'accéder au Pays du Sommeil.
En somnolant, madame Darling fit un songe. Dans son rêve, le Pays Imaginaire s'était dangereusement Peter Pan."
Qui est Peter Pan ? Nous pouvons nous poser la question. Est ce un enfant ? Est ce un fantôme ? Est ce un petit enfant imaginaire ? Est ce un petit lutin espiègle ? "Peter Pan" pose des questions sur l'identité :
" - Comment tu t'appelle ? - Wendy Moïra Angela Darling, répondit-elle avec fierté. Et toi ? - Peter Pan " Wendy savait déjà qu'il se prénommait Peter, mais son patronyme lui parut bien court."L'on voit bien avec cet extrait que Wendy possède un aplomb incroyable, elle est étonnée, elle n'en revient pas que Peter Pan n'est pas de parent (il est l'enfant sans mère, surtout sans père également), de toit, pour elle s'est un mystère mais elle est instantanément sous son charme.
- J'ai entendu mes parents faire des projets pour moi quand je serai adulte, expliqua-t-il à voix basse. (il faut bien reconnaître quel horreur quand les parents projettent un avenir pour vous sans vous demander le moindre avis).
Il semblait fébrile . - Je ne veux jamais devenir un homme ! enchaîna-t- il avec fougue. Je veux rester un petit garçon pour toujours ! Je veux m'amuser ! C'est pour ça que je me suis sauvé à Kensington Garden, où j'ai vécu longtemps avec les fées." Peter Pan est pour moi un personnage irréel qui existe uniquement dans l'imaginaire dans nos rêves d'enfant. Wendy aime être la maman des enfants perdus, elle prend son rôle à cœur et pas à la légère. Pour Wendy, Peter Pan s'est le papa car il est une figure paternelle pour les enfants. Mais, lui ne veut pas en doser cette responsabilité. La maison sous terre, c'est le "home", si important pour Wendy, l'envie de le reconstituer au pays du Jamais-Jamais-Jamais.

Capitaine Crochet s'est la mère de Barrie : Margaret Ogilvy. Mais qui est véritablement le capitaine Crochet ? Dans certaine traduction, il est présenté comme étant Jack Crochet mais ici dans la traduction de Sidonie Van Den Dries c'est James Crochet. James s'est le prénom de l'auteur donc Crochet ou Hook c'est Barrie aussi.
Le personnage auquel je m'identifie n'est pas Peter Pan mais Wendy. J'ai une terrible tendresse pour Wendy. Elle est triste car elle a perdu l'enfance,  elle s'est envolée. Elle doit accepter de grandir. Il est amusant de souligner que quand l'on est enfant l'on a envie de devenir grand, fierté lorsque l'enfant fête son anniversaire. Et quand l'on grandit et que l'on s'approche de l'âge adulte l'on a envie de redevenir ou de rester enfant, en un mot ne pas perdre l'enfant qui est en nous. Pour certain lecteur, le conte de James Matthew Barrie est morbide. J'ai du mal à comprendre, car effectivement il est question de la mort, de la fin. La mort est vue comme une belle aventure. Mais, les enfants n'ont pas peur de la mort. Il suffit d'avoir joué aux cow-boy et aux indiens dans son enfance pour être mort, mais cela n'est pas morbide c'est un jeux. Tout comme quand Wendy est prisonnière par le capitaine cela me rappelle un souvenir d'enfance, mon frère et mon cousin voulant me faire une torture indienne ! Quand les enfants jouent dans une cour de récréation il suffit de les observer comme quoi c'est violent, et les enfants se font mal mais s'en le faire exprès bien souvent.

Avec le conte de James Matthew Barrie "Peter Pan" nos souvenirs d'enfance remontent à la surface.
Il est amusant de constater que les livres de James Matthew Barrie s'emboîte les uns dans les autres. Il a écrit plusieurs fois d'ailleurs "Peter Pan". Tout d'abord il y a " le petit oiseau blanc", là nous assistons à la naissance de Peter dans les jardins de Kensington. Les chapitres dédiés à la naissance de Peter ont été illustré par Arthur Rackham. Dans son roman sur sa mère Margaret Ogilvy, la question Qu'est ce qu'une mère ? Qu'elle place à t-elle dans le cœur d'un enfant est présente là. Mais dans toute son œuvre comme l'on peut le voir si vous allez vous rendre ici.
C'est ma deuxième lecture de Peter Pan. Mais première lecture fut plus accès sur la perte de l'enfance, l'innocence, la deuxième lecture est plus accès sur la maternité. Comme l'on dit deux sans trois, ma future de Peter Pan sera autre, j'en suis certaine de ne pas avoir fait le tour de ce célèbre conte.

© Agnès Mellon

dimanche 26 décembre 2010

COMTESSE DE SÉGUR : L'auberge de l'ange gardien et Le général Dourakine

L'auberge de l'ange gardien

Je continue de relire avec bonheur la Comtesse de Ségur. L'auberge de l'ange gardien est un roman qui commence exactement comme un conte. Dans une forêt, deux enfants, Jacques et Paul, dorment au pied d'un arbre. Il sont recueillis par un brave militaire, Moutier. Ils s'arrêtent à l'auberge de l'Ange Gardien, tenue par l'excellente Mme Blidot et sa sœur Elfy. Elles les adoptent immédiatement sans problème. La guerre éclate et Moutier s'engage dans l'armée.
À son retour l'auberge de l'ange gardien, grâce à la générosité du général Dourakine auquel il a sauvé la vie. Ce dernier veut lui témoigner sa reconnaissance, il est en mesure de demander la main d'Elfy. " Et je suis bien fâché d'être général, d'être comte Dourakine, d'avoir soixante-quatre ans, d'être Russe, parce que , si j'avais trente ans, si j'étais Français, si j'étais sergent, je serai votre beau-frère ; j'aurais épousé Mme Bidot." Jacques et Paul retrouve leur père avec bonheur.
C'est aussi un roman plein trop de bon sentiment qui se termine comme tous les contes par un happy-end, heureux.
J'ai moyennement aimé ce roman de la Comtesse de Ségur, voir pas du tout trop vieillot plein de bon sentiments. Qu'est ce qui ma pu me plaire quand je l'ai lu enfant ? Je pense que c'est la personnalité du général Dourakine plutôt ! Mais je pense qu'au fond de moi, l'enfant que j'étais aimait les bon sentiments, je me sentais comme protégée.

Le Général Dourakine

Voilà, le général Dourakine emmène Jacques, Paul ainsi que leur parent en Russie sur ses terre. Mme Maria Pétrovna Papofski, la nièce du général Dourakine va passer quelques temps chez son oncle avec ses huit enfants. Elle n'est pas très aimable et ses enfants sont tout simplement odieux. Mme Papofski s'intéresse à son oncle uniquement pour son argent.
" L'héritage ! pensait-elle. Six cent mille roubles de revenu ! Une terre superbe ! Il ne me les laissera pas ! Il va tout tout donner à cette odieuse Natalie, qui fait la désolée et la pauvre pour l'apitoyer. "Elle est tout le contraire de sa sœur, Madame Darbrovine, douce aimante.
Comme nous sommes dans un conte et en Russie, un peu comme par hasard et dans la forêt se trouve une vieille connaissance du général Romane, un ancien prince polonais qui a été envoyé en Sibérie, il a va revêtir une autre identité celle de mater Jackson . Il se fait passer pour être le gouverneur anglais des enfants de sa gentille nièce. C'est un personnage très intéressant car il représente l'histoire de son pays la Pologne face à la Russie :
" Je te présente mon ami, mon ancien aide de camp en Circassie, mon sauveur dans un rude combat, le prince Romane Pajarski, échappé de Sibérie où il travaillait aux mines depuis deux ans, accusé d'avoir conspiré pour la Pologne contre la Russie. "
Cela se termine comme tous les contes de fée ...
Cet opus de la Comtesse de Ségur est très sympa, plus enlevé, que celui de l'auberge de l'ange gardien. Très intéressant concernant l'éducation et la transmission. Je me souvenais qu'enfant le Général Dourakine était un personnage très attachant, il faut dire qu'il me fait beaucoup penser à un grand oncle à moi qui n'avait pas d'enfant !


mardi 21 décembre 2010

PATRICK MODIANO : Un pedigree


Je suis un chien qui fait semblant
d'avoir un pedigree."
Donc je continue avec Patrick Modiano, avec un récit autobiographique. " Je suis né le 30 juillet 1945, à Boulogne-Billancourt, 11 allée Marguerite, d'un juif et d'une Flamande qui s'étaient connus à Paris sous l'occupation. "
Sa mère a été d'abord girl pour des revues de music-hall à Anvers et à Bruxelles. Elle arrive à Paris en 1942, elle travaille comme actrice à la Continental, une compagnie allemande.
Son père, Aldo est né à Paris mais il est d'origine italienne et juive. Il utilise une fausse identité :Henri Lagroua. Il participe à quelques trafics. En 1947, il a un frère Rudy. Son enfance se déroule entre l'absence de son père et les tournées de sa mère, il effectue sa scolarité de collège en pension. Son frère, Rudy, qui meurt de maladie à l'âge de dix ans en 1957. Patrick Modiano est un observateur de son enfance et de son adolescence, il essaye de trouver un sens aux nombreux événements de son passé , il relève des détails, des indices, qui pourraient éclaircir et constituer une identité. C'est un récit très émouvant, poignant puisque Patrick Modiano a grandit, à été ballotté d'un côté d'une mère artiste d'un autre un père vivotant, aucun repère stable pour se construire. Il est certain que ce récit éclaire sa personnalité, son travail d'écrivain enquêteur. Il essaye de comprendre les choix de vie de ses parents. L'on comprend aussi à travers ce récit sa grande sensibilité hésitante, d'homme fragile qui ne sais pas finir ses phrases (je pense cela car c'est un souvenir quand il était invité par Pivot).
" Jamais je n'ai pu me confier à elle ni lui demander une aide quelconque. Parfois, comme un chien sans pedigree et qui a été un peu trop livré à lui-même , j'éprouve la tentation puérile d'écrire noir sur blanc et en détail ce qu'elle m'a fait subir, à cause de sa dureté et de son inconséquence. Je me tais. Et je lui pardonne. Tout cela est désormais si lointain ..."

Entretien avec Patrick Modiano

dimanche 19 décembre 2010

JANUSZ KORCZAK : Les Règles de la vie


Pédagogie pour les jeunes et les adultes
Traduit par Marie-Françoise Iwaniukowicz

Voilà la devise de sa vie est :


" Non pas pour les enfants,
mais avec eux"


Toute sa vie, il la dédié aux enfants, il est mort pour ses idées en refuser d'abonner les enfants juifs du ghetto de Varsovie. Il s'adressait aux enfants avec des mots simples.
D'abord, les proches, Maman est le premier mot de l'enfant, puis Papa. Les parents sont les proches qui sécurisent l'enfant, le rassure. Il a une maison, des amis, des frères et des sœurs, il est pour un univers serein et souriant, apaisant. Mais dans la vie, cela n'est pas si simple. Il y a des enfants heureux d'autres malheureux.
Les conflits, il y en a aussi bien à l'école qu'à la maison.
La maison s'est ce nid douillet en apparence où des catastrophes et des premières fois se mettent en place. Janusz Korczak explique bien que les parents ne prennent plus le temps de communiquer avec leurs enfants, d'expliquer à l'enfant pourquoi l'enfant fait une bêtise. C'est un fait, mais je pense que moins aujourd'hui, les adultes savent communiquer avec l'enfant. Mais il est certain que dans certaine famille, les deux parents travaillent, ils manquent cruellement de temps pour entamer une discussion avec leurs enfants.
L'enfant apprécie quand un adulte à de l'attention pour lui. L'enfant se sent valorisé et mis en confiance. Il évoque le respect de l'adulte en vers l'enfant. Aussi, que les enfants sont différents, les dangers de la rue. L'école est un lieu où l'enfant passe une grande partie de sa vie. L'école fait partie du quotidien de l'enfant. Les loisirs, les moments de détente. Mais que ce soit à l'école ou dans les loisirs il y a toujours des règles présentent. Pour Korczak :
les enfant sont des poètes et des philosophes

Il est né en 1878, de son vrais nom Henryk Goldszmit, en Pologne. Il est issu d'une famille juive aisée. En 1896, il devient un journaliste, il publie son premier livre " Les enfants de la rue".
En 1904 jusqu'à 1908, jeune homme il est éducateur dans les colonies de vacances. C'est grâce à cette expérience qu 'il a constater la difficulté et la complexité d'être éducateur
Il a été médecin, éducateur et écrivain célèbre. Il est connu pour son engagement total à la cause des enfants. Il a participé à la guerre russo-japonaise de 1905.
En 1912 La Maison des Orphelins à Varsovie pour les enfants juifs. Il en prend la direction avec Stefania Wilczynska. Création d'une école pour les enfants handicapés mentaux. Il a traité la question de la prise en charge des enfants atteints de déficiences ou de troubles du développement.
Il écrit un ouvrage " Comment aimer les enfants".
1919 Inauguration de Notre Maison créé par Maryna Falska pour les orphelins de guerre de culture catholique, avec l'aide de Korczak comme directeur pédagogique. En 1920, il a travaillé dans des hôpitaux réquisitionnés par l'armée à Lodz et à Varsovie.
1921 Les deux Républiques des enfants
1922 Le Roi Mathias Premier,ouvrage qui met en scène les droits de l'enfant
Il est mort pour ses idées en refusant d'abandonner à leur sort les enfants juifs du ghetto de Varsovie. Ses deux orphelinats pilotes, sa démarche éducative exemplaire, ses rêves de précurseur, on ouvert la voie à la reconnaissance universelle des Droits de l'enfant.
Sur le plan pédagogique, son œuvre se situe dans le mouvement de la pédagogie active et de " École nouvelle" aux côté de Pestalozzi, Montessori, Dewey, Decroly ...



" L'enfant ne devient pas un Homme, il en est déjà un "

vendredi 17 décembre 2010

PATRICK MODIANO : DORA BRUDER

Est ce que j'ai déjà lu ce roman, je ne sais plus ?
En tout cas il y a peu j'ai écouté sur France Culture, une lecture de ce roman Dora Bruder lu par Sami Frey. Acteur que j'adore, j'aime sa voix grave qui se marie bien avec l'univers mystérieux de Modiano.
Patrick Modiano est un auteur que j'ai beaucoup lu adolescente, dont j'aimais moi et mon frère sa petite musique, son univers.
Je me souviens très bien quand j'allais à la bibliothèque et que j'empruntais des romans de Modiano.

" Paris On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1m 55, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-over bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marrons. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41 boulevard Ornano Paris."
Ce roman est un peu voir beaucoup qui est Dora Bruder ? Ce roman est remplit de mystère dans un Paris populaire brumeux.
Dora Bruder est une jeune fille juive, c'est une histoire vraie elle a été déportée de Drancy à Auschwitz, le 18 septembre 1942. Patrick Modiano décide donc d'enquêter sur elle les données retrouvées (tiré de documents officiels), entrecoupées de passages de sa propre existence et de celle de son père, mises en relation avec celle de Dora. L'auteur est tombé par hasard sur le nom de cette jeune fille, dans la rubrique avis de recherche d’un vieux journal de 1941. Pourtant aucun lien de parenté entre eux deux.
Photo que j'ai trouvé , très émouvante cette photo poignante, une famille unie dont la vie le destin n'a pas été facile, hélas ! " J'ai pu obtenir il y a quelques mois une photo de Dora Bruder, qui tranche sur celle que j'avais déjà rassemblées. Sans doute la dernière qui a été prise d'elle. Son visage et son allure n'ont plus rien de l'enfance qui se reflétait dans toutes les photos, la robe blanche d'un jour de distribution des prix ..."Roman troublant concernant une période trouble concernant le Paris des années 40. Après la lecture de ce roman l'on comprend, l'intérêt et l'affection que Patrick Modiano a eut pour Hélèn Berr

J'apprécie ses retrouvailles avec Modiano ! Voir un site très complet concernant Modiano ici.

jeudi 16 décembre 2010

TOMI UNGERER : ADÉLAÏDE

Aujourd'hui 16 décembre c'est le jour de
la Sainte Alice.
Alice était le prénom de sa maman à Tomi Ungerer. C'est un prénom de la même famille qu'Adélaïde aussi, c'est un prénom d'origine germanique.

Bonne fête à toutes les Adélaïde !!!!

Traduit par Adolphe Chagot

Bref revenons à ce petit régal qui cet album de Tomi Ungerer, très peu connu d'ailleurs mais au combien savoureux ;-)

Quand Adélaïde est née, ses parents n'en sont pas revenue. Elle est née avec des ailes. Étonnant, incroyable les parents n'en reviennent pas. En grandissant, elle a fortement envie de voler, de partir de voir du pays.
Le jour J, c'est décidé, elle prend de l'assurance, les adieux sont déchirant surtout pour sa mère. Mais la décision est prise elle part elle rencontre un avion. Elle s'envole (au sens propre comme au figuré) le pilote n'en revient pas prend Adélaïde avec lui et hop ! C'est partie ! Elle va voir du pays : l'Inde entre autre puis atterrissage à Paris. Elle rencontre le charmant Marius, il lui fait visiter Paris. Dans la rue, il y a un incendie, grâce à ses ailes Adélaïde va sauver la vie à des enfants pris dans les flammes. En tombant, elle se fait mal, on l'emmène à l'hôpital, elle est toute cassée. Tous les journaux évoquent son exploit, c'est une véritable héroïne. Une fois sortie de l'hôpital elle va se promener au jardin zoologique, elle rencontre le coup de foudre avec Léon. C'est un album très peu connu de Tomi Ungerer, il est plein de tendresse, délicatesse j'adore cette touche d'humour aérienne. J'apprécie la simplicité dans le trait, illustration qui renforce la sensation de légèreté.
Puis, on se demande pourquoi il a été cherché un kangourou, lui qui aimera par la suite dessiner les chats. Tout simplement peut-être, parce qu'Adélaïde est une ville australienne je le vois bien comme cela.

mercredi 15 décembre 2010

MARIE SAINT-DIZIER : Le Pouvoir Fascinant des Histoires


" Il y a des livres qui occupent une place à part, dans notre bibliothèque, sur notre table de chevet, sous notre lit, à portée de main."

Ouvrage épatant autour de la littérature jeunesse.
Transmettre l'amour des histoires, des livres aux enfants est au combien un exercice pas facile. C'est une affaire d'éducation certainement, mais d'amour surtout de croire au pouvoir des histoires et le transmettre comme offrir un cadeau, un univers qui s'ouvre à l'enfant.
J'ai apprécié qu'elle évoque son parcours de lectrice, par quelle porte elle est rentrée dans l'univers des livres. Elle évoque aussi son travail avec les mots que ce soit comme traductrice ou comme animatrice d'atelier d'écriture. Le côté positif de cet ouvrage c'est qu'elle balaye toute la littérature jeunesse.
En tout cas moi qui ne suis plus une enfant elle me donne une envie folle de me replonger dans l'univers de la Comtesse de Ségur, de retrouver avec bonheur Roald Dalh et de continuer à livre et à être émerveillée par les contes en particulier ceux de Grimm et Andersen, ceux sont des petites merveilles et je ne m'en lasse pas.

Il se trouve que Marie Saint-Dizier donne des conférences à la bibliothèque de l'Heure Joyeuse depuis le mois de novembre. Et j'ai assisté aux deux premières sur l'humour et ce fut tout simplement passionnant. J'ai été lors de ces deux rencontres comme hypnotisée. Un vrais régal !!!!

lundi 13 décembre 2010

CHARLES DICKENS : Chant de Noël

Illustration Arthur Rackham

Au cours de la nuit précédant Noël, un vieillard égoïste et nommé « Ebenezer Scrooge », il n'est pas aimable, voir détestable . Il est connu comme étant un homme riche et des plus avares, genre Picsou. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l'obsession de ses livres de comptes. Il n'apprécie pas Noël alors que son neveu pour lui c'est "un jour de bienveillance, de pardon, de charité, de plaisir, le seul, dans le long calendrier de l'année," Son neveu est charitable il désire que son oncle ne soit pas seul pour Noël. Une fois rentré chez lui, il reçoit la visite de son associé Jacob Marley . Ce dernier est décédé c'est son fantôme qui lui rend visite " Scrooge n'effaça jamais le nom du vieux Marley. Il était encore inscrit, plusieurs années après, au-dessus de la porte du magasin : Scrooge et Marley".
De tous les jours de l'année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. Marley qui lui annonce les trois visites. "- Vous allez être hanté par trois esprits." ajouta le spectre." incarnant les Noëls passé, présent, et futur.
Le premier fantôme lui fait revivre son enfance, passée à l'orphelinat. Le deuxième esprit, c'est le présent avec Tiny Tim, le fils malade de son employé. Le dernier fantôme l'emmène au jour de son enterrement, auquel personne n'assiste. Tout cela lui fait prendre conscience qu'il ne trouvera la paix qu'en se consacrant aux autres.

La visite de ces trois esprits lui permette de changer de point de vue concernant Noël.
C'est un livre qui fait réfléchir sur "Qu'est ce Noël ?" C'est comme cela que je l'ai perçu. Dickens reproche que l'on mette trop en avant les plats de Noël, l'abondance . Pour lui comme pour moi l'esprit de Noël est avant tout une fête de paix de partage, de générosité. " - Il y a répondit l'esprit, sur cette terre où vous habitez, des hommes qui ont la prétention de nous connaître, et qui, sous notre nom, ne font que servir leurs passions coupables, l'orgueil, la méchanceté, la haine, l'envie, la bigoterie et l'égoïsme ; mais ils sont étrangers à nous et à toute notre famille que s'ils n'avaient jamais vu le jour."
Ce chant de Noël est remplit de fantômes, il est teinté d'un léger humour . La construction de ce conte est très originale, je trouve : Passé, présent et le futur. Les spectres qui rendent visite à Scrooge lui ouvre les yeux sur le monde qu'il entoure. Il est un personnage d'une grande froideur, alors que Noël est une fête qui soit d'être joyeuse et chaleureuse envers autrui. C'est un conte que je ne connaissais pas du tout pour ma part. Il est typiquement anglais, l'ambiance est cosy au coin du feu, le pudding est bien présent (mais que serait un Noël sans pudding pour les anglais !). " Oh ! quel merveilleux pudding ! " Il est certain que de pouvoir le lire en version originale doit-être plus plaisant et savoureux, comme le souligne très bien Isil. Il n'empêche que le style est très beau.
J'ai apprécié la lecture de ce conte mais il m'a demandé beaucoup de concentration, et je ne serai dire pourquoi ? Malgré tout ce fut une très belle lecture car je ne connaissais pas du tout ! Et la morale, enfin il n'y en a pas tellement cela dit est toujours d'actualité.

Je rapprocherai ce conte de Dickens avec un album jeunesse "L'arbre aux oiseaux" d'Allen Say , c'est un magnifique album qui évoque l'esprit de Noël.


HANS CHRISTIAN ANDERSEN : Les habits neufs de l'empereur

Guy Prunier raconte et chante
Musique G.Pauget et J-C Treille
Illustrations Fabrice Turrier

"Ah ! Ah ! Ah ! Mon peuple n'a pas vu le costume. Ce sont des imbéciles ! Ça fait du bien de savoir que je ne suis pas le seul imbécile dans ce pays. Je suis le roi imbécile heureux d'une bande d'idiots !"
Ce conte remplit d'ironie est mis en musique, c' est un véritable enchantement. Un régal !!!!
Un roi très narcissique s'admire, il est très coquet.

" Il changeait de costume quarante fois par jour."

Deux escrocs veulent gagner beaucoup d'argent sur le dos du roi, en lui vendant des tissus et lui promettant un costume. La chute est géniale !:)))

Un livre-CD magnifique un excellent cadeau de Noël puisque nous sommes en plein dans les préparatifs et les achats de Noël !

dimanche 12 décembre 2010

TOMI UNGERER : ALLUMETTE

Mon auteur de jeunesse favori rend hommage à deux grands conteurs que j'affectionne tout particulièrement :
Andersen et les frères Grimm et un auteur que je ne connais pas du tout Ambrose Bierce

Une petite fille nommée Allumette, orpheline et sans toit.
Pour gagner un peu sa vie elle vend des allumettes avec beaucoup de difficulté. Le soir de Noël, c'est la fête dans les rues, sauf pour la pauvre petite. Elle a faim et par magie elle peut manger un peu, et trouver un peu de chaleur et de réconfort. Une pluie de divers objets tombe, elle va les distribués aux plus pauvres. Mais cela ne plait pas à tout le monde, malgré tout se créer un élan de générosité. Allumette dit :

" Tout ce qui compte " "C'est le bien que ça fait."

Un très bel album de Tomi Ungerer très coloré, plein d'humanité et de générosité.
Cet album est une critique de la société de consommation et de la bourgeoisie teintée d'une certaine ironie en contraste avec la dureté de la vie.

samedi 11 décembre 2010

Contes Anglais


Guenille
Traduit par Nathalie Hay (édition école des loisirs)

Un vieux lord très vieux et très riche avait une petite fille qu'il ne connaissait pas. Celle qu'il chérissait était morte en donnant la vie à cette petite fille. Elle fut élevée par une nourrice aimante. Les oies sont ses amies ainsi qu'un joueur de flûte. Bien sûr le hasard vient sur son chemin. Il est semblable à tous les contes. "Mais un jour on leur dit que le roi parcourait le pays, et qu'il allait donner un grand bal dans la ville voisine pour tous les lords et ladies du pays afin que son fils unique puisse choisir une épouse."
Ce bal faisait rêver Guenille, mais elle n'était vêtu que de haillons (elle fait penser à Peau d'Âne). Heureusement avec la complicité de sa nourrice son rêve va peut-être se réaliser.
Un conte très joli et remplit de merveilleux superbe !



La gardeuse d'oies
Une vieille reine veuve fiança sa fille à un prince d' un pays lointain. Elle prépare le trousseau de sa fille, il est garnit de vaisselle et de bien précieux. Elle lui offrit aussi un cheval nommé Falada qui a le don de parler. Donc, elle part à cheval pour se marier accompagnée d'une camériste. Comme talisman la mère laissa tomber trois gouttes de son sang qu'elle donna à sa fille. Malheureusement elle le perdu à la joie de sa camériste trop contente. Et elle décide de prendre la place de la fiancée.
" Alors le vieux roi se mit à la fenêtre et la vit s'arrêter dans la cour, et il vit comme elle était mignonne, délicate et si jolie : rentrant aussitôt dans les appartements royaux, il interrogea la fiancée sur celle qui l'accompagnait et restait en bans dans la cour, et il lui demanda qui elle était : " Je l'ai prise en route pour me tenir compagnie ; donnez-lui quelque ouvrage afin qu'elle ne reste pas oisive." Le roi envoi la jeune fille à garder les oies avec le petit Conrad. Cette fausse fiancée d'une cruauté insoutenable demande à ce que l'on tranche la tête de Falada, de la mesure qu'il parle qui ne la trahisse pas.
Mais notre charmante jeune fille voit son pauvre Falada elle dit à plusieurs reprise :
" O Falada, comme tu es cloué là Alors la tête répondit : O jeune reine, comme tu vas là, Si ta mère savait cela Son cœur se briserait en éclats. "

Ce manège étonne le petit Conrad, il alerte le roi. La jeune fille avoue devant le poêle. Et tout rentre dans l'ordre et la vilaine camériste est punie comme il se doit. Conte très beau mais terriblement violent.

Tom Tit Tot


" Mon enfant chéri en a mangé cinq,
Cinq tourtes, pas une de moins.
Mon enfant chérie en a mangé cinq.
Cinq tourtes, pas une de moins."

Une femme fait cuire cinq tourtes dures et elle demande à sa fille de les mettre sur une étagère. Mais sa fille très gourmande mangea les cinq. Le roi passa, et il entend la femme
chanter :
"Mon enfant chérie en a filé cinq ,
Cinq écheveaux, pas un de moins. "

Le roi n'en revient pas il n'avait jamais entendu une chose pareil et en plus il était à la recherche d'une femme . "Écoutez-moi, vous qui filez, je cherche femme et j'épouserai votre fille. "
La fille épouse le roi, mais onze passé, elle se mit à penser et elle n'a toujours pas filé pour le roi quoique ce soit . Il lui dit : " si tu n'as pas filé cinq écheveaux avant le lendemain, je te couperai la tête. Et il en sera ainsi chaque jour, jusqu'à la fin du mois !"
La jeune fille est bien triste, une curieuse créature vient lui rendre visite et lui propose de l'aider elle doit trouver son prénom, si elle le trouve pas. Elle devra se marier avec lui. Marché conclut, arrive la fin du mois et la créature est de plus en plus méchante. Puis, un miracle arriva.


jeudi 9 décembre 2010

Noël chez les Quatres Filles du Docteur March



est très présent dès le début du roman. Lu, voir ici !

" C'était décembre, il neigeait doucement . La pièce était chaleureuse malgré le vieux tapis et les meubles simples. Les jolies gravures au mur, les livres, les chrysanthèmes et les roses de Noël aux fenêtres contribuaient à une atmosphère de douillette sérénité."

" Jo se réveilla la première dans l'aube grise de Noël . Pas de chaussettes pendues devant la cheminée et pendant un instant, elle éprouva un vif désappointement ." " Elle réveilla Meg d'un " Joyeux Noël ! " puis lui ordonna de vérifier sous son oreiller."

" Ce fut un petit-déjeuner fort joyeux . Et lorsqu'elles s'en retournèrent, il n'y avait pas plus heureuses au monde que ces quatre jeunes filles qui se contentaient de pain et de lait ce matin de Noël."

Ce célèbre roman se termine sur Noël : " Noël approchait, et les mystères commencèrent. Jo eut des idées délirantes de cérémonies improbables pour fêter ce Noël inhabituel. " " Le temps incroyablement doux annonçaient un Noël superbe, et Hannah affirma que ses vieux rhumatisme le prédisaient."" Les "Irréductibles avaient œuvré comme des lutins, la nuit, dans le jardin blanc, pour élaborer leur très amusante surprise : une bonne femme de neige, avec une couronne de houx, portant un panier de fleurs et de fruits, un tapis sur les épaules, avec un chant de Noël écrit sur un serpentin rose qui lui sortait de la bouche."

mercredi 8 décembre 2010

CARSON McCULLERS : Le cœur est un chasseur solitaire


Traduit par Marie-Madeleine Fayet

C'est son premier roman publié en 1940, elle a vingt-deux ans.
Dans une petite ville du Sud des États-Unis, où vit Mick Kelly. Elle ressemble à Carson McCullers, garçon manqué, porte un short et un polo avec des sandales. " Il pensait à la façon dont Mick plissait les yeux et repoussait sa frange avec la paume de sa main. Il pensait à sa voix rauque garçonnière, et à son habitude de remonter son short kaki et de se dandiner comme un cow-boy de cinéma." Mick est une jeune fille très attachante,elle est passionnée de musique. "Elle apprit quantité de choses en musique pendant ces libres nuits d'été. Dans les quartiers riches de la ville, chaque maison avait un appareil de radio. Toutes les fenêtres étaient ouvertes et elle pouvait entendre admirablement bien les concerts. Au bout de quelque temps, elle connut les maisons qui choisissaient les programmes qu'elle désirait entendre."
Passage amusant qui fait sourire, surtout que le cœur est un chasseur solitaire se situe durant l'entre deux guerres, la monté du nazisme. " Comme d'habitude une mélodie la hantait. Elle la fredonna. " Qu'est-ce que vous chantez ? - Une œuvre composée par un type appelé Mozart." Harry se sentait en bonne forme. Ses pieds esquissaient les pas d'un boxeur rapide. " On dirait un nom allemand. Je crois que c'en est un - Un fasciste ? - Quoi ? - Je demande si ce Mozart est un fasciste ou un nazi ?"
Un autre passage magnifique de Mick découvrant une symphonie de Beethoven " Cette musique était elle... son moi réel."L'autre personnage central de ce roman c'est John Singer, un sourd-muet, vit avec son ami Antonapoulos. Lorsque celui-ci est envoyé en asile, Singer loge alors chez les Kelly. " C'était l'Antonapoulos qui, maintenant, hantait ses pensées.C'était l'ami à qui il voulait raconter ce qui se passait. Car il s'était passé quelque chose pendant des années. Il avait été laissé en pays étranger. Seul, il avait ouvert les yeux et , autour de lui, il y avait beaucoup de choses qu'il ne pouvait pas comprendre. Il était perdu." Il y a un passage que j'aime énormément apprécié durant ma lecture. C'est celui de la complicité entre Singer et Mick : " La nuit, dans mon lit, elle imaginait qu'elle était orpheline et vivait avec M Singer - tous les deux seuls dans un pays étranger où il neigerait l'hiver. Peut-être dans une petite ville de la Suisse entourée de haut glaciers et de montagne. Avec de lourdes pierres sur le sommet de toutes les maisons et des toits pointus. Ou en France où les gens emportaient leur pain de la boulangerie sans l'avoir enveloppé. Ou en Norvège, au bord du vaste océan gris." Rêve d'un ailleurs meilleur et paisible
Différentes personnes pauvre, voir très pour la plus part : un docteur noir, un tenancier de bar , un communiste... se confient au sourd muet qui les apaise alors que lui même ne vit que pour son ami. Tous aspirent à fuir la solitude, la demande d'être aimé la solitude du cœur.

J'ai été touché par cet univers très foisonnant de ce roman. Où l'on sent la poussière et la misère. Il est très musical car j'ai été étonné de voir que la musique tenait une grande importance dans le livre. Denis de Rougemont dit dans sa préface dit à propos de ce roman de Carson McCullers : "Point d'intrigue, et pourtant une construction serrée, comme celle d'un motet à cinq voix qui se signalent et se posent une à une, se cherchent, se rencontrent, une seule fois, mais dans une dissonance douloureuse, puis s'éloignent et l'une après l'autre se brisent ou se perdent inexorablement." Mais, c'est aussi un roman très fouillé il y a une multitude de petits détails qui pourrait être évoqué ou analysé, tellement l'univers est subtil, pour bien comprendre ce roman sublime il faudrait voir ce qu'il y a de caché derrière chaque mot. L'ambiance du Sud des États-Unis est bien rendu, ambiance lourde qui colle à la peau. Carson McCullers évoque très bien la montée du communiste. C'est un roman sur la fin de l'enfance pour Mick, mais aussi c'est un tournant dans l'Histoire du Monde !
L'écriture est agréable à lire, elle est fine c'est l'adjectif qui convient me semble t-il pour qualifier son écriture et elle est l'opposée à celle de Harper Lee qui est plus grossière, c'est une impression personnelle et forcément subjective. En un mot un livre très touchant qui a su me percer le cœur !

CARSON McCULLERS ET NOËL


Noël était la fête préférée de Carson dit Josyane Savigneau dans la biographie qu'elle a consacré à McCullers (Un cœur de jeune fille)

" La veille de Noël fut la plus longue de toutes journées, mais elle était auréolée par l'éclat du lendemain, se souviendra Carson dans un texte publié en 1949. Le salon sentait la cire et l'odeur douce et froide du sapin. Il avait été dressé dans un angle. Il était majestueux, touchait le plafond, mais n'était pas encore décoré. C'était l'usage dans la famille de ne pas décorer l'arbre tant que les enfants n'étaient pas couché. Nous sommes allée au lit de très bonne heure, dès la fin du crépuscule d'hiver. Nous couchions dans le même lit, ma sœur et moi." " Mon frère faisait brûler des chandelles magiques. Noël était fini. Et j'ai pensé à la monotonie du Temps à venir, rompue de loin en loin par des fêtes beaucoup moins éclatantes, à cette année qu'il allait falloir parcourir avant d'atteindre le prochain Noël - une éternité."

" On approchait de Noël. Elle voulait un piano mais naturellement n'en parlait plus. Elle disait à tout le monde qu'elle désirait une montre Mickey Mousse."
" Elle se leva à quatre heures du matin et réveilla toute la famille. Papa fit du feu dans la chambre de devant où se trouvait l'arbre de Noël et ensuite les fit entrer. Georges eut un costume d'Indien et Raph une poupée de caoutchouc.
Le reste de la famille n'eut que des vêtements. "


" Il envoya à Antonapoulos une grande caisse de cadeaux de Noël. Il offrit également des présents à chacun des quatre et à Mme Kelly. Pour eux tous il avait acheté un appareil de TSF, et l'avait posé sur la table près de la fenêtre."




dimanche 5 décembre 2010

À quoi ça ressemble ?


de Mi-ai Lee et Illustré par Martin Jarri

L'auteur est une femme originaire de la Corée du Sud. Cette collection " Les bouts d'choux explorent le monde" aux éditions Pommier s'adresse aux enfants de 3 à 5 ans. Elle est édité par les éditions Pommiers. Cet album-documentaire s'est comme cela que je le définis, est basé sur l'importance de l'observation.
C'est un album interactif avec l'enfant, et aussi il peut se créer un jeux complice entre l'adulte qui lit : " Qu'est-ce que c'est ?" L'enfant doit deviner. Les enfants adorent imaginer, les devinette. L'adulte donne un indice. " Est-ce une feuille qui bouge avec le vent ? "On tourne la page et la réponse est là !.
C'est un album très ludique, agréable car très coloré, c'est aussi un album très bien rythmé. Beaucoup d'invention de la part de Mi-ai Lee dans les textes et traduit par Sohee Kim.
Quand je referme le livre le mot qui me vient à l'esprit c'est un ouvrage éclatant ! de couleur et de vie !!!!

jeudi 2 décembre 2010

COMTESSE DE SÉGUR : Un bon petit diable


Je continue de relire mes lectures d'enfant, en tout cas en ce qui concerne la Comtesse de Ségur. Comme pour les malheur de Sophie je gardais en mémoire d'Un bon petit diable, d'une lecture agréable assez enlevé mais je dois dire pas plus. Ce qui m'a étonné tout d'abord c'est l'importance des fées, mais surtout de leur croyance. Il faut reconnaître je crois aux fées et à leurs existences depuis peu. C'est depuis que je fréquente un certain journal (nommé JIACO) que je crois aux fées. Enfant, adolescente et adulte non, je n'y faisais pas attention ! Bref, ceci est une parenthèse.

"Un bon petit diable" se déroule en Écosse, notre pauvre Charles est orphelin, il a douze ans. C'est l'horrible Mac Miche qui s'occupe de lui, c'est épouvantable, elle n'arrête pas avec sa baguette de le fouetté et de le punir. Il ne se laisse pas faire, se n'est absolument pas dans son tempérament. Heureusement qu'il a comme allié la bonne Betty. Puis, ses deux cousines Juliette et Marianne sont douces et bonnes avec lui. Elles sont orphelines aussi , mais Marianne est adulte et elle s'occupe de sa sœur Juliette aveugle. Concernant les fées, Madame Mac Miche y croit " En Écosse une multitude de personnes qui croient aux fées ; on dit qu'elles habitent surtout dans les vallées près des fontaines, des ruisseaux et des rivières."
Cette horrible Mac Miche l'envoi dans la terrible pension "Old Nick", où heureusement il trouve des ruses avec la complicité de Betty pour se faire virer et trouver un refuge meilleur auprès de la bonne Marianne.
Et très présent aussi dans ce roman l'argent, la Mac Miche est avare, on pense à Molière mais aussi à Picsous.

Dans ce roman contient les thèmes de la maltraitance de l'enfance, nécessité de mélanger affection et morale chrétienne dans l'éducation des enfants. Ces thèmes nous les retrouvons dans d'autres de ses romans. À la lecture, d'Un bon petit diable le rapprochement avec Charles Dickens, va de soi. L'on y pense en tout cas, Charles est amené à lire à Madame Mac Miche Nicolas Nickleby de Charles Dickens. Surtout la première partie du roman. En tout cas, c'est une relecture a l'âge adulte qui m'a bien surprise ! J'ai aimé découvrir une fraîcheur, une espièglerie dut à Charles à laquelle je m'attendais pas du tout. C'est un roman je trouve très à part de l'idée que l'on a de la littérature de la Comtesse de Ségur, les plus connus étant "les malheurs de Sophie" et "les petites filles modèles". Ces ouvrages font parties du patrimoine de la littérature jeunesse française. " Un bon petit diable" lui se détache, il possède une facture très anglo-saxone, le merveilleux fait parti du quotidien grâce aux fées. D'ailleurs c'est un véritable conte de fée, ils marièrent et eurent beaucoup d'enfants ... C'est exactement cela !

mercredi 1 décembre 2010

WIM WENDERS : ALICE DANS LES VILLES


Alice dans les villes - Wim Wenders © Les Acacias

Ce film date de 1974
Rüdiger Vogler ... Phil Winter
Yella Rottländer ... Alice
Lisa Kreuzer ... mère d'Alice

Un homme seul, errance est sur les routes, à la recherche de l'on ne sait quoi dans un premier temps. Il passe son temps à prendre des photos, elles sont la preuve de son existence. Le résultat de ces quatre semaines en Amérique doit se transformer en un reportage pour un éditeur. C'est une commande. Mais cela ne vient pas comme cela, il se sent paumé. À New-York, il décide de rentrer chez lui en Allemagne. C'est impossible, il y a une gréve, cela l'oblige à rester à New York. Une femme, une compatriote Lisa (elle ne parle pas très bien anglais) et sa fille Alice veulent rentrer aussi. La seule possibilité c'est de prendre un vol le lendemain pour Amsterdam qui les rapprocheraient de chez eux. Lisa disparaît, elle laisse l'homme avec sa fille Alice.
Arrivés à Amsterdam, ils décident de partir à la recherche des grands-parents d'Alice qui habitent à Wuppertal en Allemagne, d'après le souvenir d'Alice. La petite fille se sent complétement perdu, elle pleure toutes les larmes de son cœur. On la comprend cet homme n'est pas son père, sa mère a disparut on ne sait où. Donc cet homme est un parfait inconnu, pas facile non plus pour lui. Alors tous les deux doivent s'y prendre pour le mieux. Il lui raconte une histoire avant de s'en dormir pour la rassurer la mettre en confiance.

Puisqu'elle ne se rappelle plus le nom de sa grand-mère, ils doivent chercher la maison en arpentant la ville, avec une vieille photo pour seul guide. Pendant leur périple, ils font la rencontre d'une jeune femme chez qui ils passent une nuit. Découragé de leur vaines recherches, et parce qu'il n'en peut plus de la jeune fille à la personnalité assez affirmée, il la dépose dans un poste de police. Mais la jeune fille s'en échappe, elle le retrouve, elle accepte de continuer la recherche de la famille d'Alice.


Ce film je l'avais vu il y a quelques temps et je m'en souvenais plus trop. J'aime la fascination qu'à WimWenders pour la route. Le côté On the road again , et le clin d'œil à l'Amérique, Chuck Berry, la mort de John Ford. Ce film fait penser à un documentaire sur la ville. Wim Wenders a su à merveille filmé le visage d'Alice ses expression. La musique en fond, souligne une liberté qui souffle dans le film mêlée à une angoisse c'est comme cela que je perçois sa signification.< Voilà, en ce qui concerne mes modestes impression concernant ce film sur l'enfance que j'ai revu avec un énorme plaisir Je vous invite ici pour une analyse plus fouillée concernant ce film.

HARPER LEE : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur



Traduit par Isabelle Stoïanov

" Tirez sur tous les geais bleus que vous voudrez, si vous arrivez à les touchez, mais souvenez-vous que c'est un péché de tuer un oiseau moqueur."

Dans une petite ville d'Alabama à Maycomb Atticus Finch élève seul deux enfants, Jem et Scout, âgé de dix et sept ans. Il est secondé par Calpurnia, une cuisinière dévouée noire. La narratrice est Scout, une petite fille malicieuse, plein de fraîcheur, elle sait décrire le monde qui l'entoure. Les habitants de son entourage sont des puritains et refermés sur eux mêmes avec leurs préjugés, période de la ségrégation raciale.
Ce roman se situe dans les années trente, durant la grande dépression, période difficile, la haine raciale. Atticus Finch, le père de Jem et Scout est avocat. Il défend les noirs et il est mal vu par les habitants conservateur. Les pages concernant l' éducation qu'Atticus transmet à ses enfants est intéressantes. Il est très respectueux envers ses enfants.
La deuxième partie, elle retrace le procès de Tom Robinson, un Noir accusé du viol d'une Blanche. Mr Ewel accuse Tom Robinson d'avoir violé sa fille. " Elle était blanche et elle avait fait des avance à un Noir. Acte innommable aux yeux de notre société : elle avait embrassé un Noir. Pas un vieil oncle Tom, mais un jeune homme vigoureux"
Dans cet unique roman de Harper Lee, j'ai surtout et avant tout apprécié les références concernant l'histoire des États-Unis. Mais, je n'ai pas été très touché par ce roman, je l'ai trouvé trop manichéen , trop de bon sentiment. Un livre qui se lit bien oui mais je n'ai pas été très emballé.


Dans la postface Isabelle Hausser dit ceci : " On peut attribuer une partie du succès de ce roman aux États-Unis par sa parution au moment du combat pour les civil rights et contre la ségrégation. Lors de sa publication, cent ans après l'abolition de l'esclavage, les choses n'avaient guère changé entre les années trente que décrit Harper Lee, et les années soixante. "