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mardi 30 novembre 2010

GRIMM : Les trois fileuses & La gardeuse d'oie à la fontaine


Les trois fileuses

L'histoire d'une fille paresseuse qui ne voulait pas filer. Ce n'est pas le roi mais la reine qui passe, la mère dit à la reine " Je ne peux l'empêcher de filer, elle veut sans cesse et sans trêve filer, et je suis pauvre et je ne puis lui procurer le lin." La reine répond "donnez-moi votre fille au château, j'ai du lin à suffisance, elle pourra filer tant qu'elle en aura envie. "
Une fois la jeune fille étant au château, elle découvre la multitude de lin. Et elle se dit mais je ne pourrais pas tout filer ! Trois jours plus tard elle n'avait toujours pas filer le moindre lin. Ce n'est pas un petit monstre lubrique comme dans le conte anglais qui va venir à son secours mais trois fileuses qui sont en quelques sortes gentilles fées/sorcières qui demandent qu'une chose c'est d'être invité à la noce. Car, une fois tout filé la jeune fille épousera le fils aîné de la reine. Et la chute de ce conte est extra !!!!!!




La gardeuse d'oies à la fontaine



Alors une femme d'un certain âge vit en solitaire avec ses oies dans la montagne. Elle ramasse de l'herbe pour ses oies ainsi que des fruits sauvages et elle rempotait le tout sur son dos. Quand elle rencontra quelqu'un elle lui dit ceci : "Bonjour, pays, il fait beau aujourd'hui. Oui-da, ça vous étonne de me voir traîner mon herbe, mais il faut bien que chacun se charge de son fardeau." Un jour elle rencontre un jeune homme un comte, elle lui demande de l'aider à porter son fardeau. Il s'exécute avec beaucoup de mal. Une fois arrivée il fait connaissance de sa fille qui s'occupe des oies. Elle lui remit en récompense une petite boîte taillée dans une unique émeraude. Il erre dans la région et débouche dans une grande ville, il est amené à se rendre chez un roi et une reine. Ce roi et cette reine ont trois filles dont " la cadette était si jolie que le monde entier la tenait pour une merveille. Elle était blanche comme la neige, rose comme une fleur de pommier, et ses cheveux étaient aussi brillants quel les rayons du soleil. Lorsqu'elle pleurait, ce n'étaient pas des larmes qui lui coulaient des yeux , mais rien que des perles et des pierres précieuses. " Le roi voulu savoir laquelle de ses trois filles l'aimait le plus, la plus jeune dit : "Le meilleur des mets je ne le trouve pas bon sans sel, c'est pourquoi j'aime mon père autant que le sel." Le roi fut en colère, il fit arracher un sac de sel sur son dos et deux valets emmènent la jeune fille dans la forêt. Et il se trouve qu'il y a un lien entre la boîte d'émeraude et la cadette. La jeune fille, la gardeuse d'oies, voilà trois ans qu'elle habite avec la vieille femme. Certaine l'invite à revêtir la robe qu'elle portait quand elle est arrivée. La voilà qu'elle revoit le comte et ses parents le roi et la reine.
C'est un conte simple peut connu de Grimm dont l'histoire du roi et de ses trois filles fait penser au Roi Lear de Shakespeare. La note du merveilleux est dans les larmes.

lundi 29 novembre 2010

ANDERSEN : LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES


Est un joli conte qui se marie bien avec l'attente de Noël et le froid. C'est un célèbre conte d'Andersen.
La vieille du jour de l'an, tout le monde était chez soi au chaud. Mais pas une petite fille, très pauvre, avait des allumettes. Elle est invisible personne ne la voit. Elle n'a vendu aucunes allumettes, elle ne peut pas rentrer chez elle. Tous les passants sont indifférents face à la petite fille pauvre qui n'a rien que de vendre des allumettes. Par magie grâce à une allumette qu'elle a réussit à allumer. "Une flamme s'éleva et éclaira le mur, qui devint soudain transparent comme du verre. L'enfant vit à l'intérieur de la maison. Il y avait une longue table couverte d'une nappe blanche immaculée sur laquelle avaient été disposés des assiettes en porcelaine de Chine."
En un clin d'œil un moment magique s'ouvre face à elle. Le merveilleux est là sous ses yeux.
Elle voit sa grand mère, qui l'emmène loin de la misère et du froid.
C'est un conte triste, c'est certain mais comme toutes les histoires triste c'est beau. La petite fille aux allumettes est une étoile qui brille dans la nuit de Noël tout particulièrement !

C'est un conte très actuel, très poignant parce que c'est une histoire intemporelle.

dimanche 28 novembre 2010

DAME HOLLE OU DAME HIVER


Traduit par Jean Amsler

" Une veuve avait deux filles dont l'une était belle et industrieuse, l'autre laide et paresseuse. " La veuve a une réelle préférence sur la laide, l'autre la belle est malheureuse et doit travailler deux fois plus que sa sœur. Par fatigue elle laisse son fuseau tombé dans un puits , elle essaye de la récupérer elle tombe dans le puits. Et personnellement je n'ai pas pu m'empêcher de faire un rapprochement avec "Alice" de Lewis Carroll quand " Alice" tombe dans le terrier. Car notre gentille fille (elle n'a pas de prénom d'ailleurs, d'identité) se retrouve dans lieu enchanteur " Elle perdit connaissance et se réveilla ; quand elle revint à elle, elle se trouvait sur une belle prairie où elle brillait le soleil, tout couverte de mille fleurs." Là, elle fait connaissance avec Dame Holle. C'est une gentille femme, et elle l'aide dans les travaux domestiques et entre autre
" Elle assumait toutes les tâches à la satisfaction de la vieille et secouait toujours énergiquement son lit afin que les plumes voltigent comme autant de flocons de neige ; en échange, elle avait une vie confortable chez elle, n'entendait jamais un mot méchant et avait chaque jour du rôti et du bouilli. " Mais, cette gentille enfant bonne et travailleuse avait envie de retrouver les siennes. Dame Holle la remercie et la couvre d'or. Une fois chez elle, la laide et paresseuse fut envieuse. Et elle a voulu elle aussi rendre visite à Dame Holle.
Ce conte de Grimm ressemble beaucoup aux Fées de Charles Perrault
Et il est connu aussi sous un autre nom Dame Hiver.
C'est un très jolie conte qui ma surpris par sa beauté.
Il existe aussi en audio lu/raconté par Annie Duperey dans "écoutez lire" chez Gallimard Jeunesse."
Vous pouvez lire ce conte ici ainsi qu'une analyse intéressante.

samedi 27 novembre 2010

CHARLES PERRAULT : Le Chat botté

Un très grand classique des contes qui a bercé notre enfance. La mienne oui en tout cas.
À sa mort un meunier laisse à ses trois fils son moulin, son âne et son chat. C'est le dernier qui a hérité du chat. Ce jeune est malheureux jeune homme est tout malheureux, que va t-il bien faire avec son chat. Et, une fois mangé que va t-il lui rester. Mais, le chat qu'il avait hérité est plein d'idées et de malice. Il dit ceci à son maître : "- Ne vous affliger pas mon maître ! Donnez-moi un sac de toile, faites-moi faire une paire de bottes pour aller dans les broussailles, et vous verrez que tout s'arrangera ..." Donc notre chat une fois chaussé de ses bottes et avec son sac de toile, le voilà parti dans la forêt. Il capture un lièvre qu'il offre au roi. Il nomme son maître le marquis de Carabas. Personnellement le nom du marquis ressemble pour moi à une petite madeleine. Ce nom on le retiens bien il a une sonorité magique, une certaine prestance. Pendant trois mois, notre chat va régulièrement se rendre au palais voir le rois, avec un produit de sa chasse. Il est le trait d'union entre son maître et le roi. Il conseillera à son maître d'aller se baigner à la rivière pour rencontré la princesse, dans le but bien sûr de l'épouser. Notre chat est aussi un fin metteur en scène.... Un ogre rode dans les parages du conte de Charles Perrault. Il possède un magnifique château. Notre chat est diablement rusé.

vendredi 26 novembre 2010

YAHIA BELASKRI : Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut

Rentrée littéraire 2010

Je dois cette lecture à Gangoueus c'est vraiment lui qui m'a vraiment donné envie de découvrir ce roman. Et quand j'ai vu que B.O.B proposait ce livre en partenariat alors là j'ai pas hésité une seconde.

" D'où tu crois qu'elle vient, la pluie ? D'en haut ? Aujourd'hui, si tu cherches la pluie , elle vient d'en bas ?"
la pluie est présente elle colle à la peau. Elle représente le climat violent qui règne en Algérie.
Ce roman s'ouvre sur l'arrivée d'Adel et Déhia dans un autre pays, l'on pense à l'Italie. Ce couple est émerveillé face à cette ville qu'ils découvrent avec bonheur. La vie ne leur a pas toujours souris. Yahia Belaskri nous présente dans un premier temps Déhia.
Elle est professeur dans une université, vit avec Salim.
La religion tient une place importante chez les étudiants de Déhia, ainsi que la corruption. Elle ne souhaite pas être soumise à la religion, elle ne veut pas être emprisonnée dans une pensée religieuse. Elle aspire à la liberté, elle veut pouvoir respirer, vivre être libre de mener sa vie comme elle l'entend. Son père le souhaite de tout son cœur pour qu'elle fuit ce pays. " Partir pour naître à la vie comme le bébé au premier jour. Partir pour sentir la vie, les choses et les êtres. Partir pour ne plus avoir peur de mon ombre, ne plus m'angoisser dès qu'une porte claque, ne plus me retourner dans la rue ne plus frissonner la nuit venue, ne plus faire de cauchemars. Partir ! Pour moi, ce mot est magique."
Pas simple dans cette Algérie des années 90, la violence est présente au sein de sa famille. Il en est de même pour Adel et son frère. Adel est cadre dans une entreprise, il en peut plus, il est agressé continuellement que cela n'est plus respirable. Il se met en couple avec une femme courageuse comme lui Besma. Patatras, un tremblement de terre et tout s'effondre.
" Comment pourrait-on sortir d'une défaite ? Car il a été défait, mis en déroute, en désordre, détruit, disjoint, désassemblé pièce par pièce. "
Badil le petit frère d'Adel, n'a pas trouvé de place dans la société, car c'est un homme fragile. Il n'y a pas de place pour les hommes sensibles en Algérie. Alors c'est la débrouille mais à quel prix !!!
" Qu'est-ce que tu cherches ? Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut ! " Deux enfants, Badil et Adel, avec leur père, surpris par la pluie dans une ville rouge, de terre rouge. "

Mon avis concernant ce roman est mitigé. Je trouve que la structure de ce roman m'a posé problème, en tant que lectrice, je me suis attachée énormément à Déhia au personnage féminin. La présentation des autres portraits m'a moins séduit car car j'ai trouvé que c'était une répétition du premier portrait c'est à dire la violence de plein fouet, comment faire sa place dans la société dans un pays où tout est chaos. Je dois reconnaitre que l'auteur s'est admirablement rendre par son écriture la violence du quotidien . C'est un choc, le lecteur la reçoit comme un coup de poing . Mais, cette violence prend trop de place dans ce roman de Yahia Balaskri , elle masque même l'histoire de ses hommes et de cette femme qui cherche un ailleurs paisible. Voilà, donc comment j'ai perçu ce roman. De se faite mon avis rejoint assez celui de Papillon.

mercredi 24 novembre 2010

Chimamanda Ngozi Adichie : L'autre moitié du soleil


Traduit par Mona Pracontal qui a été récompensée par le prix Baudelaire de la traduction. Ce roman à reçu l'Orange Prize


"Pays du soleil levant, nous t'aimons et te chérissons, Patrie bien-aimée de nos courageux héros ; Nous devons défendre nos vies ou nous périrons. Nous protégerons nos cœurs et nos adversaires ; Mais si le prix est la mort pour tout ce qui nous est cher, Alors mourons sans la moindre peur ..."

De cette auteur j'avais lu à sa sortie son premier roman " Hibiscus Rouge" que j'avais adoré. Ce second roman s'ouvre sur les début des années 60 au Nigéria, Ugwu un jeune garçon est engagé comme boy chez Odenigbo, professeur de mathématique. Il est un intellectuel, politiquement engagé, il réunit régulièrement ses collègues chez lui pour envisager l’avenir du Nigeria. Ce dernier tombe amoureux de la ravissante Olanna, elle enseigne dans l'université de Nsukka. Elle a une sœur Kainene, elle évolue dans le monde des affaires comme son père. celle-ci noue une relation avec Richard, journaliste- écrivain britannique fasciné par la culture locale, l'art d'Igbo-Ukwu. Les deux sœurs jumelles sont issues d'une famille igbo assez aisée , elles reviennent de Londres, où elles ont fait leurs études. Leur père possède la moitié de Lagos, il en est le chef, cela fait de lui un nouveau riche. Il es venu écrire un livre sur les poteries ibo. Deux mondes se côtoient le Nigeria traditionnel avec ses coutumes et ses croyance, le monde d'Ugwu, de l'autre côté le Nigeria en mutation avec les nouveaux intellectuels Nigérien. À la fin des années soixante la guerre éclate, un guerre civile est déclarée, le génocide va commencer. le Nigéria est une ancienne colonie anglaise, le pays est devenu indépendant dans les années soixante, le pays est politiquement fragile, forte influence des britanniques. Il est rongé par la corruption, trois ethnies différentes cohabitent elle se disputent le pouvoir.
Dans ce roman Chimamanda Ngozi Adichie dessine de beaux portraits tout au long de ma lecture, je n'ai pas arrêté de me rappeler le roman d'Alain Mabanckou les Petits fils de Vercingétorix, mais l'on pense aussi à la barbarie ethnique du Rwanda. L'opposition des clivages ethniques entre les musulmans du Nord et les chrétiens Igbos de l’Est. La province de l’Est déclare son indépendance et proclame la naissance du Biafra.
"elle déroula le drapeau de toile d'Odenigbo et leur expliqua les différents symboles. Le rouge représentait le sang des frères et des sœurs massacrés dans le Nord, le noir était signe de deuil, le vert représentait la prospérité que connaîtrait le Biafra et enfin le demi-soleil jaune symbolisait son avenir glorieux ."
Le Biafra, petite république éphémère qui fit sécession avec le géant nigérian et lutta pendant quatre ans pour sa liberté. "Sa pancarte proclamait : DIEU BÉNISSE LE BIAFRA. Ils étaient biafrais. Elle était biafraise." La cuisine tient une place importante, elle est là au centre du roman. Cela ma surpris mais pas tant que cela car cela à une signification, car elle est différente suivant d'où l'on vient. Puis en tant de guerre l'alimentation est vital, la famine fait des ravages, des enfants noirs avec un ventre énorme.
C'est aussi à souligner, que via cette guerre est née l'humanitaire , Médecin sans frontière : les fameux French Doctor. J'ai remarqué aussi comme dans " l'hibiscus rouge" la musique tient sa place pour donner espoir et courage, ainsi que la famille l'importance d' être soudé.
Chimamanda Ngozi Adichie a su nous fait revivre les dix années marquantes de l'histoire du Nigeria, et en faire une fresque prenante et riche, et elle montre très bien aussi malgré la guerre la vie continue. J'aime les romans qui sont tournés vers d'autres horizons, ouverte vers l'autre, découvrir l'histoire d'un pays via la littérature, j'approuve toujours un grand enrichissement personnelle. J'ai aimé le souffle romanesque qui se dégage de ce roman. Mais j'ai eu du mal à m'y atteler, j'ai peiné dans ma lecture surtout vers la fin, j'ai trouvé ce roman ardu pendant ma lecture. J'ai trouvé qu'il dégage un impact une fois la lecture finit, c'est là où se trouve la force de l'écriture de ne pas nous lâcher pour que l'on n'oublie pas. Estelle explique très bien pourquoi j'ai eu du mal vers la dernière partie environ : "certains personnages secondaires restent opaques ou sont simplement effleurés et j’aurais apprécié qu’ils aient plus de consistance. C’est sans doute un effet voulu par l’auteur, puisque ces personnages sont présents pendant un temps limité, mais leur multiplication fait que je me suis parfois perdue parmi les visiteurs, les cousins et les amis."
Cela n'empêche pas que c'est indéniablement un grand livre, remplit d'émotion ! Et les personnages sont très attachants, entre autre les personnages féminins les deux sœurs si différentes Olanna et Kainene. L'attachement aux mots, à l'instruction via Uguw se jeune garçon de treize ans au début du roman est touchant. C'est grâce aux livres qu'il a pu grandir, s'émanciper.

Voir chez Gangoueus pour un beau billet concernant cet ouvrage, voir aussi chez B.O.B

mardi 23 novembre 2010

SOPHIE DIVRY : La Cote 400

Rentrée littéraire 2010

C'est grâce à Cécile que j'ai l'occasion de lire ce premier roman de la rentrée littéraire septembre 2010.
" Bon, je l'avoue, quand j'ai commencé mes études , je ne pensais pas devenir bibliothécaire. Je voulais être professeur mais j'ai raté le concours. Maintenant je suis là , ouvrière spécialisé, rangeuse de livres, petite main, bip-bip ... Je ne suis rien, rien du tout."
Dès que nous commençons la lecture de ce petit roman roman, le ton est donné. La présentation de l'auteur ainsi que sa dédicace, me séduisent , il faut le dire que je m'y retrouve un peu aussi . J'adhère tout à fait au ton enlevé l'on rentre tout suite dans le vif du sujet.
La cote 400 est un long monologue intérieur, d'une bibliothécaire une vieille fille, névrosée, maniaque, folle par les chiffres, le rangement des livre selon la classification Dewey.
Elle retrouve refuge et bien être dans la lecture, de Maupassant, de Beauvoir ...
Un petit livre (nombre de pages), original à lire qui fait réfléchir.
Elle se révolte concernant le nivellement par le bas, mais c'est aussi le temple du savoir où se croisent étudiants, chômeurs, retraités, flâneurs chacun dans son univers.
" Quand je vois, à la rentrée , tous livres niaiseux envahissent les librairies alors qu'ils ne sont quelques moi plus tard, plus bon qu'à se vendre au kilo. Tous ces bouquins qui vous sautent dessus par centaines, quatre-vingt- dix-neuf pour cent sont juste bons à envelopper des sardines." Cette réflexion ma fait sourire c'est tellement vrais, disons c'est assez juste. Voilà j'ai apprécié le ton décalé voir loufoque de Sophie Divry.

Lu par Lalou dont l'avis rejoint assez le mien quand elle dit :"En lisant ce monologue, j’ai été happée par le débit de paroles de la narratrice. J’ai parfois été épuisée d’avoir lu dix pages, tant le contenu est soutenu !"
J'ai ressenti exactement la même chose, pareil !

vendredi 19 novembre 2010

La peinture Russe ou Le Rouge dans la Peinture

Le tableau de Matisse : Atelier Rouge 1911
" Sa couleur était matière bien que d'une fluidité légèr. L'intensité lumineuse qui jaillissait de cet étrange fond en perspective, je crois qu'on ne l'avait jamais vu auparavant chez aucun peintre. " " L'Atelier Rouge, c'est toute l'histoire de la peinture, et même toute l'histoire de l'art réunie en une seule toile."

L'Atelier rouge de Sylvia Tabet évoque la peinture Russe. Il est question essentiellement d'une discussion imaginaire entre deux peintres, à New York durant une nuit de novembre, au milieu d’une grande pièce dont les murs sont peints en rouge sombre. Sylvia Tabet expose dans cet ouvrage plusieurs portraits de peintre, c'est comme cela que je perçoit son histoire de fiction. Dans cet atelier, Mark Rothko, Nicolas de Staël et dans un coin le romancier Romain Gary. Tous les trois ont des origines russes. " Un Russe c'est quelqu'un qui porte un baluchon dans la tête ou qui est toujours prêt à partir. Un Russe aime Dieu et la musique, et sait résister au froid par tous les moyens. Un Russe a l'âme atteinte d'une langueur qui jamais ne s'éteint. Un Russe est un être compliqué, charmant, souvent, mais compliqué, et plutôt lyrique. Exigeant, aussi. Avec lui-même comme avec les autres. Être russe, c'est avoir conscience, en permanence, de l'être. Comme en exégèse de soi-même, continuellement. Juif et ruse à la fois, pas de doute, c'est encore pire. Et mieux encore, pour la sensibilité, bien sûr, je le dis en tout modestie : et il y a pas de mesure dans l'empathie et la réflexion." Ils (les deux peintres) évoquent Léo Castelli un célèbre marchant d'art contemporain. C'est lui Léo Castelli qui a organisé une exposition à New York de Mark Rothko et Nicolas de Staël. Il évoque aussi un grand peintre juif russe Chagall dont la couleur rouge teint une place importante dans sa peinture. Mais il en est de même pour Kandinsky, Soutine peintre d'origine russe qui ont connu l'exil. Mais la conversation entre les deux peintres est houleuse car ils sont de sensibilité opposée, Romain Gary nous dit : " N'oublions pas : Markus méprisait Nicolas, Nicolas n'ignorait pas cela . " mais de Staël vénérait le travail de Rothko
Mark Rothko
ou
Marcus Rothkowitz
Il est né en Russie en 1903, il émigre aux États-Unis en 1913. Il est issu d'une famille juive."Le milieu dans lequel je grandissais était très religieux. Mon école, c'était la yeshiva et je parlais le yiddish mieux que russe. Nous étions très pratiquants." Il se marie en 1932 avec Edith Sachar. En 1940 qu'il adoptera le nom anglicisé de Mark Rothko, deux ans après avoir pris la nationalité américaine. C'est véritablement dans les années 1950 que sa carrière démarre, notamment grâce au collectionneur Duncan Phillips qui lui achète plusieurs tableaux, et, après un long voyage du peintre en Europe en Italie entre autre. Les années 1960 seront pour lui la période des grandes commandes publiques (université Harvard, Marlborough Gallery de Londres, chapelle à Houston) et du développement de ses idées sur la peinture. Mais cet élan créateur et de reconnaissance sera stoppé par la maladie, un anévrisme de l’aorte handicapant qui l'empêchera de peindre des grands formats. Mark Rothko se suicidera en 1970 à New York. Rothko a été un homme de tête engagé politiquement. " Ma conviction que la peinture a forcément un sens politique, ou messianique, vient de cette éducation religieuse que j'ai reçue d'une famille pourtant éclairée et engagée politiquement - mes parents étaient sioniste."

Nicolas de Staël
est né le 5 janvier 1914 à Saint Pétersbourg. Il perd ses parents alors qu'il n'est qu'un enfant. Il sera recueilli par des parents d'origine russe en Belgique, à partir de ce moment là une grande tristesse l'envahit. " Ma mère,-ma mère adoptive, s'inquiétait car dans mes lettres je lui faisais souvent part de cette tristesse. Je lui avouais aussi autre chose : je savais d'avance que je ne serais jamais compris. À mon père adoptif, j'ai même écrit, - j'étais très jeune encore, à peine plus de vingt ans -, que ma vie serait un continuel voyage sur une mer incertaine." C'est là en Belgique qu'il étudie la peinture . Dans les années 1930, il voyage à travers l'Europe, il séjourne entre autre en Italie, il vit à Paris 1934 et au Maroc 1936 (où il rencontre sa compagne, Jeannine Guillou, peintre, qui apparaît dans ses peintures de 1941 et 1942). Il rejoint la Légion étrangère en 1939 et est démobilisé en 1941. Il vit alors à Nice où il rencontre Alberto Magnelli, Jean Arp, Sonia Delaunay et Robert Delaunay qui inspirent ses premières peintures abstraites, les « Compositions ». En 1943 (sous l'occupation nazie), De Staël retourne à Paris avec Jeannine ; ces années de guerre sont très difficiles (Jeannine meurt en 1946). Quelques mois après la mort de Jeannine, il épouse Françoise Chapouton dont il aura deux enfants, Laurence et Jérôme. Il rencontre alors Braque et une première exposition en 1944 avec Kandinsky et Magnelli attire sur lui l'attention de la critique." Nous étions réunis pour enterrer Kandinsky . Après le sermon, avec quelques autres Russes en exil, Lanskoy et moi nous somme des fils en deuil. C'est le treize décembre 1944. Kandinsky était notre père à tous."Il connaît un grand succès aux États-Unis et en Grande-Bretagne au début des années 1950. En 1953, une dépression l'isole dans le sud de la France puis à Antibes, où il se suicide en se jetant de la fenêtre de son atelier en 1955.Le concert son dernier tableau : " Un grand vermillon interrompu par un piano noir, puis les partitions, puis une contrebasse qui semble énorme. Une façon de dire le doute définitif qui m'absorbait."
Rothko envie de Staël qui a eu la chance de fréquenter les grands peintre russe. J'aime beaucoup comme il parle de Chagall avec beaucoup de tendresse." Markus a raison. Pour moi, Chagall est aussi un payssage d'enfance, une sorte de rêve mais qui pour nous, les exilés, les rescapés des pogroms, n'a finalement jamais eu lieu. Ces terres n'étaient pas des terres de paix, sinon nos parents ne les auraient jamais quittées, même pour la beauté de la langue française ou le rêve de la terre d'Amérique." Romain est le trait d'union entre les peintres. Livre terriblement attachant et passionnant à la fois qui permet de découvrir ces deux peintres à la fois connus et pas si connus que cela. Mais c'est aussi une réflexion sur la peinture, un livre fort intéressant !

Envie d'en savoir plus et surtout de lire la biographie de Nicolas de Staël le prince foudroyé
Je vous invite à vous rendre chez Lily une amoureuse de la peinture de Nicolas de Staël , et là très intéressant elle évoque un ouvrage intitulé Rouge majeur de Denis Labaye,

Je trouve que ce tableau à forte dominante rouge "figure au bord de mer "de Nicolas de Staël répond au tableau de Matisse "l'atelier rouge."

mercredi 17 novembre 2010

Alice au pays des merveilles avec les éditions Tourbillons



Les éditions Tourbillon sont une maison d'édition entièrement dédiée à la jeunesse et ils aiment particulièrement l'univers d'Alice ;-)

Tout d'abord, voilà un merveilleux album pour les enfants de quatre ans. Les illustrations pimpantes, charmantes sont de Nathalie Choux. Cet album enchanteur est adapté par Marie Chartrain, pour les petits pour les familiariser avec l'univers d'Alice tout en douceur. Adaptation pour les plus petit, c'est un peu dommage à mon goût car elle gomme tout l'univers absurde de Lewis Carroll. Bon c'est mon regard d'adulte , c'est tout de même une version très simpliste. Mais tout de même, je trouve qu'avec Noël qui arrive à grand pas. Voilà une belle idée de cadeau à offrir à une petite fille. Et le petit plus, il est accompagné d'un adorable petit service à thé en feutrine, tout à fait craquant, il est inspiré du chapitre « réalisé par Lisa Sanchis et au final le livre plus la dinette cela donne cela et c'est tout à fait dans l'esprit Lewis Carroll.

Ce loir dans la théière me fait penser à un très joli salon de thé parisien dans le Marais, endroit divinement délicieux pour tous les amoureux d'Alice.


de Lewis Carroll traduit par Henri Bué

Durant l'année 2010, les éditions tourbillons ont édité une jolie version d' Alice au pays des merveilles avec les illustrations d'Arthur Rackham. Cette version d'Alice s'adresse plus particulièrement au plus grand à partir de 9 ans.
J'aime les illustration de Rackham pour leur fond beige, couleur crème, la finesse du trait. C'est un univers délicat, qui me fait penser à de la porcelaine. Là encore les éditions Tourbillon ont réussit un petit exploit le format de ce célèbre conte anglais est en fait une belle réussite. Le seul petit bémol que l'on peut faire à cette édition est que toutes les illustration d'Arthur Rackham n'y sont pas, il me semble, mais en voir plus ici
"Lorsqu’elle tombe dans le terrier du lapin blanc, Alice ne sait pas encore qu’elle va bien tôt atterrir dans un pays étrange où l’on grandit et rapetisse sans prévenir, où l’on ne sait plus qui l’on est et où la logique vole en éclats. Un pays où Alice va faire la rencontre d’un chat qui sourit, d’un bébé qui se transforme en cochon, de cartes à jouer vivantes et de bien d’autres créatures extravagantes." Les illustrations d'Alice au pays des merveilles d'Arthur Rackham date de 1907. Une version je ne me lasse pas un seul instant Alice étant mon prénom il me colle tellement à la peau. Le grand thème que j'apprécie surtout chez Alice c'est celui de l'identité. Sa rencontre avec la chenille, elle m'émeut je m'y retrouve bien cela dit : " La chenille et Alice se regardèrent un instant en silence. Enfin, la Chenille sortit le narguilé de sa bouche et lui adressa la parole d'une voix endormie et traînante : " Qui es-tu ? " Ce n'était pas là une manière très encourageante d'entamer la conversation. Alice répondit timidement : " Je ... je ne le sais pas moi-même. Du moins pour l'instant Je sais qui j'étais en me levant ce matin, mais je crois avoir changé plusieurs fois depuis. - Qu'entends-tu par là ? dit la Chenille d'un ton sévère. Explique-moi ! "

Mais qui était Arthur Rackham ce célèbre illustrateur britannique ? Pour en savoir plus je vous invite ici

dimanche 14 novembre 2010

BILLY WILDER : Marilyn Monroe et Audrey Hepburn


Depuis toute petite ou presque, j'ai une passion pour le cinéma. Cela grâce à mon père, il ne m'a pas transmis la passion pour les livres vraiment mais pour les films oui ! Une passion dévorante.
Donc, j'apprécie les acteurs et actrices de la grande époque hollywoodienne, ainsi que les grands réalisateurs de cet âge d'or : B.Wilder, mais j'adore aussi Capra et Lubtish que je confonds je ne sais pourquoi, j'aime beaucoup Kazan aussi. C'est aussi difficile à les départager, à les classer King Vidor, Oto Preminger, Vincente Minelli ...
Bref, Marilyn a travaillé deux fois avec Billy Wilder et Audrey Hepburn aussi.
Billy Wilder était un très grand ami Gary Grant, il avait pensé à lui pour Ariane et Sabrina mais cela ne c'est pas fait. Ils n'ont jamais travaillé ensemble. Sept ans de réflexion est son unique film en couleur. Ces films en tout cas ces quatre là, sont des comédies romantiques où la musique joue son rôle. Elle donne l'impulsion au film, elle joue son rôle et elle donne la plus part du temps un effet comique voir dans Sept de réflexion la musique Ramaninov ou dans Ariane le groupe de tzigane, le violon . Ariane a été tourné à Paris. Dans l'équipe technique et artistique, pour les décors Billy Wilder a fait appel au très grand décorateur de Marcel Carné, Alexandre Trauner. Sept ans de réflexion est un film culte car il comporte la fameuse scène lors de laquelle la jupe blanche de la mythique blonde se soulève au dessus de la grille d'aération du métro.
Ces quatre comédies sont excellente surtout et peut-être encore plus par temps de pluie.


SABRINA
Le film commence comme un conte, s'en est un complétement "Once upon a time". Dans leur fastueuse résidence de Long Island, les Larrabee, richissimes voir arriviste industriels, emploient une importante domesticité à laquelle ils n'accordent pas, hors des questions de service, la moindre attention. Or, la délicieuse fille du chauffeur, Sabrina Fairchild, est éperdument amoureuse de David, l'enfant terrible et volage de la famille, qui ne la remarque même pas. Pour, tout à la fois la guérir de son amour impossible et lui donner un métier, son père envoie Sabrina étudier la cuisine à Paris. À son retour, deux ans plus tard, Sabrina, transformée, fait sensation au près des frères Larrabee ... Elle a la nostalgie de ses années passées à Paris. Adore chanté délicieusement la Vie en rose. Une comédie romantique charmante et sensuelle. Cette sensualité est suggérée par les gestes, comment les acteurs se déplacent dans le décor. Ce film Sabrina fut très important pour Audrey Hepburn c'est un film qui l'a lancé. Audrey Hepburn incarne à mes yeux la légèreté justement quand elle se déplace c'est comme si elle dansait, aussi bien dans Ariane que Sabrina. Mais, à ses débuts elle se destinait surtout à la danse et non à la comédie. Voir ici dossier complet avec photos à l'appui.


7 ans de Réflexion 1955
À New Yorl, Richard Sherman, a accompagné sa femme Helen et son fils Ricky à la gare pour les mêmes raisons : ceux-ci quittent la fournaise new-yorkaise pour se rendre dans le Maine. Et à partir de là il va faire connaissance de sa voisine du dessus . C'est la fille, elle n'a pas de prénom c'est un objet de fantasme pour les homme rien qu'une bombe sexuelle. Il va voir sa vie bouleversée et aussi avoir beaucoup de mal à résister à la tentation incarnée par cette femme irrésistible. Billy Wilder a du contourner un défi concernant l'adultère, et l'alcoolisme que contenait son film. Il ne pouvait pas passer le cap de la censure : à cette époque en effet le sévère code Hays (une commission propre à l'industrie du cinéma) régissait la morale « l'adultère ne devra jamais être sujet à plaisanteries ».
C'est la première collaboration avec Marilyn Monroe, elle a vingt-huit ans, c'est une star, la bombe sexuelle des années 50. Billy Wilder joue avec la sexualité piquante de Marilyne. Elle possède les canons d' Hollywood tous comme les actrices aux formes généreuses comme Martine Carol, Kim Novak ou Lana Turner. Marilyn est une star sexy. Elle est la quintessence de la star hollywoodienne : sublime, glamour et dotée d'une grande intelligence qui fait qu'elle crève l'écran. D'ailleurs Sept ans de réflexion fut un succès phénoménal, elle devient la star la plus puissante d'Hollywood et elle devient célèbre dans le monde entier. Ce film comporte la célèbre scène du métro où elle dévoile ses jambes, cette séquence est le comble de l'érotisme le plus hot !




Love in afternoon - Ariane (1957)
Claude Chavasse (interprété par le génial Maurice Chevalier), détective privé, habite un appartement du 5e arrondissement de Paris avec sa fille Ariane (la délicieuse Audrey Hepburn), élève au conservatoire de musique. Monsieur X, nouveau client de Claude Chavasse, confie à ce dernier la mission d'épier les faits et gestes de sa femme qu'il soupçonne d'avoir une liaison avec Frank Flannagan (le séducteur Gary Cooper), célèbre homme d'affaires américain mûrissant, mais fameux don Juan, qui loue toujours la même suite au Ritz lors de ses séjours parisiens.
Ariane, séduite par la prestance de Flannagan qu'elle voit fréquemment en photo dans les magazines.
Elle se rend au Ritz. Comme le mari est déjà sur les lieux, un stratagème s'impose dans l'urgence : Ariane prend la place de Madame X . Lorsqu'il découvre Ariane au lieu de sa femme dans les bras de Flannagan, Monsieur X est confus, mais apaisé. Cependant, Ariane est tombée sous le charme du don Juan qui lui propose un rendez-vous, la séduit. Ariane avec plein de malice s'invente un personnage d'aventurière collectionnant les amants sans jamais s'attacher, ce qui intrigue Frank et ils se retrouvent régulièrement l'après-midi lorsque celui-ci est à Paris. Film sur la sexualité caché concernant Ariane, Maurice fouille dans la sexualité des gens puisqu'il est détective, et possède de nombreux dossier sur ses clients, il s'occupe essentiellement des problèmes de couple. Les deux collaborations Audrey Hepburn et Billy Wilder se répondent admirablement.
Dans Sabrina et Ariane, elle est mutine et espiègle, fraîche , malicieuse, inventive et elle a la grâce. Elle s'est passer en un clin d'œil de la jeune fille juvénile à la femme sophistiqué habillé en Givenchy. Elle fut l’amie et l’égérie du couturier Hubert de Givenchy qui a su casser son image, et la rendre élégante et gracieuse.
Puis il cherche à préserver sa fille, il ne veut pas qu'elle est de mauvaise fréquentation, mais elle Ariane aime le romanesque et l'interdit. Ariane est une production Hollywoodienne, la censure est très virulente. L'amour entre Ariane et Gary Cooper est un amour interdit. L'amour entre Sabrina et les frères Larrabee aussi d'ailleurs. Linux est beaucoup plus âgé que Sabrina, c'est un homme assez terne par rapport à son frère David qui a plus de piquant. Elle n'est qu'autre que la famille du petit personnel du chauffeur, mais nous sommes dans un conte donc cela passe. Voir ici dossier complet avec photos à l'appui.

Some like it hot 1959



Ce film enchanteur s'ouvre sur Chicago,en pleine prohibition en 1929. L'ambiance est chaude et à risque mais heureusement, Joe (Tony Curtis) le saxophoniste et Jerry (Jack Lemmon) le contrebassiste, arrivent à s'enfuir pour échapper à la mafia. Ils sont engager dans un orchestre composé uniquement de femmes et ils doivent se travestir en conséquence. En route pour la Floride, Joséphine et Daphné, font la connaissance de Sugar Kane, la chanteuse de l'orchestre. Daphné éblouit un milionnaire, Osgood Fielding, et se fait inviter à dîner sur son yacht le soir même. Joséphine a d'autres plans en tête. Elle peut se transformer en jeune millionnaire. Les meurtriers mafieux de Chicago débarquent à l'hôtel sous couvert d'une conférence des Amis de l'opéra italien. Tous discutent de et recherchent les deux témoins échappés. Some like it hot est une comédie avec un suspense, et surtout beaucoup d'humour et enveloppé de tout le talent de Billy Wilder et encore une fois la musique est très présente et le petit plus pour le plus grand plaisir du spectateur est les numéros chantés par Marilyn. Comment ne pas craquer sur
"I Wanna Be Loved By You". Le Happy End est extra et très célèbre : ” Nobody’s perfect” !!!! Un régal, une excellente comédie drôle, enlevée. Marilyn est à croquer. C'est le plus musical des film quatre films que je présente là puis c'est un pur chef d'œuvre !Marilyn était maniaco dépressive, souvent voir continuellement en retard sur un plateau, paralysé de n'être pas à la hauteur. Mais, elle est tellement adorable à l'écran, elle dégage une telle sensualité charisme que l'on lui pardonne tout. Elle se confie à Lee Strasberg, son « éminence grise, qui l'aide dans ses choix.

Billy Wilder, bon prince dit dans le livre de Tony Curtis : Certains, l'aiment chaud et Marilyn :
« Ecoutez, elle n’a peut-être aucun respect des horaires. Elle tombe peut-être souvent malade. Elle exige peut-être d’avoir son professeur d’art dramatique à ses côtés. Elle ralentit peut-être le tournage. Mais au bout du compte, quand elle est face à la caméra, elle dégage une magie indéfinissable qu’on ne retrouve chez aucune autre actrice."
Bon, cela n'empêche pas qu'il sera fâché avec elle car physiquement et moralement cela été fort éprouvant. Marilyn est une légende à elle, toute seule, nombreux (ses) ont essayé ou ceux sont essayé à percer ce mystère. Qui était réellement Marilyn Monroe ? Elle même ne savait pas qui elle était, elle ne voulait pas être une star mais simplement une actrice.

De ces quatre comédies il est certain que celle avec Audrey Hepburn peuvent paraitre bien terne par rapport à celle avec Marilyn qui furent explosives. Ariane et Sabrina sont des délicieuses comédies romantiques. Audrey Hepburn était une actrice plus simple à gérer que l'explosive Marilyn !

samedi 13 novembre 2010

Le P'tit MIAM & Les recettes des Drôles de Petites Bêtes



IMPORTANT DE BIEN SE NOURRIR

Je vous présente deux petits documentaires jeunesses : le premier est plutôt pédagogique et l'autre c'est un livre de recette mais l'essentiel est le plaisir de bien se nourrir pour bien grandir !


Le P'tit MIAM
Aline Goldschmidt et Catherine Meurisse

Un documentaire jeunesse plein de vie pour bien manger pour être en forme ! Important de bien se nourrir, manger varier et surtout avec plaisir.
Beaucoup d'humour et de gaité, un livre très agréable.
Je trouve que c'est un excellent ouvrage pour montrer à l'enfant qu'il est bon de manger de tout, de goûter en tout cas surtout. D'avoir une alimentation variée.
Mais, je pense que cet ouvrage est idéale à partir de sept ans, pour que l'enfant soit réceptif aux petites histoires comme celle d'Alice la trop bête car elle refuse catégoriquement de manger de la viande, du poisson et des œufs. C'est vraiment bête car pour grandir un enfant besoin de manger de la viande, le poisson et des œufs. Dans cet ouvrage est présenté les petites astuces pour faire manger tel aliment à l'enfant. L'importance des laitages, avec Honoré le tout cassé, il est indispensable pour l'enfant de manger chaque jour trois laitage. L'importance de prendre un bon petit déjeuner le matin pour bien commencer la journée. Ce documentaire montre aussi la face néfaste de manger trop gras, trop sucré !
À la fin de ce documentaire est proposée quelques recettes.


Les recettes des Drôles dePetites Bêtes
Antoon Krings avec la complicité du cuisinier Alain Passard

Avec ce merveilleux albums jeunesse, nous retrouvons toutes les fameuses drôle de petites bête avec des recettes qui sont présentées suivant les saisons (printemps, été, automne, hiver). Pour le printemps, une recette me séduit c'est "Petits pois de pamplemousse". Pour l'été, Alain Passard propose "une salade tomate à la vanille originale". "Les chouquettes vanille framboise" miam !!!! Pour l'automne, les recettes proposées sont plutôt classiques comme "le gâteau au miel". Pour l'hiver, une recette toute simplette mais très originale œufs au plat à la coque. Par contre certaines sont plutôt fantaisiste, qui me laisse perplexe: ou alors"Galette de pommes de terre aux dragées"" l'avocat soufflé au chocolat", curieux je trouve !
Mais c'est un livre de recette pour les enfants, les petits gourmands, gourmet ces recettes doivent être amusantes à réaliser. Un très bel ouvrage de recettes de cuisine, un très beau livre pour les fins d'année à offrir, qui aiguise nos papilles. Les illustrations d'Antoon Kings décrient un monde enchanteur.

jeudi 11 novembre 2010

AGATHA CHRISTIE : Dix petits nègres


© Alice Théaudière

Traduction de Gérard de Chergé

"Dix petits nègres s'en furent dîner, L'un deux but à s'en étrangler - n'en resta plus que neuf. Neuf petits nègres se couchèrent à minuit, L'un d'eux à jamais s'endormit - n'en resta plus que huit ..... etc Un petit nègre se retrouva tout esseulé Se pendre il s'en est allé - n'en resta plus ... du tout."

Dix invités se retrouvent sur l'île du Nègre, au large du Devon, personne ne se connait.
" L'île du Nègre. Il se souvenait d'y être allé, tout gosse ... Un rocher puant, couvert de mouettes et qui se dressait à environ un mille de la côte. L'île devait son nom à sa ressemblance avec une tête d'homme ... un homme aux lèvres négroïdes."
Tous ils logent dans une propriété appartenant à Mr et Mrs O'Nyme ou Miss Gabrielle Turl ou alors Constanc Culmington, mystère. Personne pour les accueillir. " Une île, ça avait quelque chose de magique le mot seul frappait l'imagination. On perdait contact avec son univers quotidien - une île c'était un monde en soi. Un monde dont on risquait parfois- qui sait ? de ne jamais revenir "
Chacun des invités dans le passé ont causé une mort humaine sans en être jugé. Ils, sont mystérieusement assassinés l'un après l'autre, d'une façon qui rappelle inexorablement les dix couplets d'une comptine qui se trouve dans leur chambre. En tout cas le lieu est vraiment bien choisi car en effet c'est difficile de s'échapper d'une île.
Un grand classique d'Agatha Christie lu quand j'étais enfant ou toute jeune adolescente. Le relire adulte est un grand plaisir, car c'est bien ficelé le suspens est haletant. Moi qui suis pas très roman policier s'est un plaisir de relire ce grand classique à l'âge adulte.
Voir la page ici analyse de l'œuvre plus fouillée et complète.

mardi 9 novembre 2010

LA COMTESSE DE SÉGUR : Les Malheurs de Sophie



Illustration d'Horace Castelli

Il y a quelque temps ici même j'évoquais le plaisir ressenti quand j'ai lu enfant "Les Malheurs de Sophie".
Puis, voilà j'ai envie de relire les Malheurs de Sophie tout simplement parce qu'une petite fille a décidé de l'emprunter dans ma bibliothèque scolaire.
Le ton est désuet mais il se dégage une fraîcheur, c'est un plaisir de lecture. Le rythme est vif et plein de gaité.
L'enfant n'a pas la même approche d'un texte qui lui est destiné entre autre ici " les Malheurs de Sophie" qu'un adulte qui a déjà une grille de lecture des références. Pour l'enfant la lecture est la page blanche. " Quelle que soit l'érudition de ses parents, l'enfant est à sa naissance d'une ignorance totale. Son cerveau est une page blanche sur laquelle on peut écrire n'importe quoi ou que l'on peut théoriquement laisser blanche en l'isolant. " dit Michel Tournier
Sophie est une enfant de quatre ans, fille unique, tout lui est interdit, elle est très souvent punie. C'est le reflet des mœurs du second empire, Les Malheurs de Sophie décrit une société où l'éducation morale des enfants commence dès le plus jeune âge et où chaque incident est propice à une leçon. Cette éducation sévère peut avoir recours aux châtiments corporels. " Sans rien dire elle prit Sophie et la fouetta comme elle ne l'avait jamais fouettée. Sophie eut beau crier, demander grâce, elle reçut le fouet de la bonne manière, et il faut avouer qu'elle le méritait." (la boîte à ouvrage) Donc sa maman qui la punie la plus part du temps mais sans vraiment lui expliquer pourquoi elle a fait une bêtise. Le chapitre du "Thé" m'a amusé et il m'a rappelé un souvenir d'enfance avec mon frère puis avec mes cousines l'envie de recevoir de mimer les adultes.Les adultes dans les Malheurs de Sophie représentent l'autorité. La mère de Sophie Madame Renan ne marque pas de tendresse, d'amour envers sa fille. L'on sent une distance, voir une rigidité cela dit c'est là où l'on voit évolution en ce qui concerne les rapports entre les enfants et les parents. Aujourd'hui par exemple un enfant ne vouvoie pas ses parents. Je trouve horrible le passage d'Elisabeth qui se mutile par ce qu'elle a blessé sa bonne. J'ai trouvé étrange que les enfants sont souvent seul sans surveillance. Cela ma surpris d'autant plus que travaillant avec des enfants (il est certain plus grand), j'ai toujours un petit groupe à surveiller. Car, c'est bien connu dès que l'adulte à le dos tourné les enfants en profitent pour faire des bêtises.
Pour l'adulte, les parents ici Madame de Rénan, sa fille doit être l'enfant modèle, et éternellement sage et bon surtout. Ce qui fait sourire car, aujourd'hui la plus part des enfants ne tiennent pas en place, son épuisant d'énergie. Ce ne sont pas des petits monstres loin de là tout de même, ils sont comme Sophie, ils ont bon fond tout de même. Il y autre chose qui ma amusé et qui est bien le signe d'un autre temps, le côté catho, donné aux pauvres, la différence de classe est bien souligné aussi
Sophie comme tous les enfants de son âges aime les animaux, par exemple le passage de la "Tortue". Elle a envie de donner un bain à sa tortue, son geste est innocent personne l'averti que c'est nocif pour sa tortue.
Passage intéressant concernant le rêve "Les fruits confits", Sophie par gourmandise a mangé ou plutôt grignoté tous les fruits confits qui ont été offert. Elle se rend compte qu'elle a fait une bêtise, et qu'elle se fera gronder, cela la travail très fort pendant son sommeil. Référence au jardin défendu " Sophie eut une nuit un peu agitée ; elle rêva qu'elle était près d'un jardin dont elle était séparée par une barrière ; ce jardin était rempli de fleurs et de fruits qui semblaient délicieux." Elle voit sa faute, et le pêché qu'elle a commis elle en parle à sa mère qui lui dit " Sais-tu ce qu'il peut signifier, Sophie ! C'est que le bon Dieu, qui voit que tu n'es pas sage , te prévient par le moyen de ce rêve que, si tu continues à faire tout ce qui est mal et qui te semble agréable, tu auras des chagrins au lieu d'avoir des plaisirs." Et voilà, une moral remplit de bondieuserie. Voilà nous sommes à des kilomètres du rêve d'Alice de Lewis Carroll !

Les vertes lectures de Michel Tournier
: Portrait de la Comtesse de Ségur (voir ici)

" Toute son existence - que nous découvrons dans sa correspondance - ressemble à cet écheveau. Nous y lisons une inaltérable naïveté jointe à une lucidité sans faiblesse, une confiance absolue dans la vie, un amour du destin -amor fato-, la conviction enfantine que le mal finit toujours par servir le bien, un courage inépuisable dans les pires épreuves."

lundi 8 novembre 2010

CHARLES PERRAULT : RIQUET LA HOUPPE & LES FÉES



Je vous présente deux contes de Perrault, où le rôle de la fée joue un rôle important. Car la fée par définition prédit l'avenir de Riquet mais aussi des princesses et des filles dans "les fées". Réflexion sur la beauté et la laideur.

Illustré par Jean Claverie un petit délice !!!
aux éditions Albin Michel Jeunesse

" Tout est beau dans ce que l'on aime ;
Tout ce qu'on aime a de l'espit"

Une reine a donné jour à un fils d'une laideur qu'elle en était désolé. Une fée s'est penchée sur son berceau et elle a fait le nécessaire pour que cet enfant soit agréable. Il avait une petite houppe de cheveux sur la tête, ce qui fit qu'on le nomma Riquet à la Houppe. Passe sept ou huit ans, dans le royaume voisin, une reine deux filles dont
une est très belle et l'autre est très laide. Dans un bois, Riquet à la Houpe (laid) rencontre la princesse (belle).
" - J'ai le pouvoir, madame, dit Riquet à la Houpe , de donner de l'esprit autant qu'on en saurait avoir à la personne que je dois aimer le plus ; et comme vous êtes, madame, cette personne, il ne tiendra qu'à vous que vous n'ayez autant d'esprit qu'on en peut avoir, pourvu que vous vouliez bien m'épouser." Un conte qui tourne autour de la laideur et de la beauté. Un conte que je ne connaissais pas. Un délice que se soit le texte de Charles Perrault que les illustrations de Claude Claverie. Avec ce conte de Charles Perrault l'on pense à la Belle et la Bête. La forêt contrairement à la plus part des contes n'est pas le lieu de tous les mystères, l'endroit où la parole se libère. C'est le compte de Perrault le moins féerique même si au début il est question de fée qui se penche sur le berceau de Riquet.

Les Fées
Une veuve qui a deux filles, l'aîné ressemble sa mère et la cadette à son père. La plus jeune est une très jolie fille. La mère ne l'aime point. Elle l'oblige à aller chercher de l'eau à une fontaine. Et un jour qu'elle puisa de l'eau elle vit une pauvre femme à qui elle lui donne à boire. Cette pauvre femme est en faite une fée et elle lui dit : " Vous êtes si belle, si bonne, et si honnête, que je ne puis m'empêcher de vous faire un don ." Et il sort de sa bouche que des diamants et autres pierres précieuses. Et une fois rentrée chez elle sa mère n'en revient pas. Elle y envoie Fanchon sa préférée , et elle se trouve non pas face à face avec une femmemisérable mais avec une princesse. Fanchon est tout le contraire de sa sœur cadette, elle n'est pas aimable donc il sort de sa bouche que des serpent ou un crapaud. Heureusement la jolie cadette cadette s'en sort à merveille et elle se marie avec le fils du Roi.
Le thème au centre de ce conte c'est le thème de la mère et plus particulièrement des mauvaises mères. Là aussi la forêt n'est pas le lieu des mystères mais des rencontres qui joue sur notre destin. Il est amusant de constaté que la cadette n'a pas d'identité l'on ne connait pas son prénom contrairement à l'aînée qui possède un prénom d'une grande laideur Fanchon.

dimanche 7 novembre 2010

B.S JOHNSON : R.A.S Infirmière -Chef

son sous-titre : Une comédie gériatrique

Traduit par Françoise Marel

C'est le cinquième roman de B.S. Johnson, il est dans sa forme et par son sujet hors norme, il date du début des années soixante dix, mais c'est un texte qui n'a pas pris une ride. Il vient trois ans après Les Malchanceux. Où, il était question justement de la mort, et ses questionnements. Comme l'est d'ailleurs assez tout son œuvre littéraire et les livres que j'ai lu de lui on ne peut pas dire que ce sont des livres avec une structure classique !





Oh ! Les plaisirs de la vie sont grands,
A quatre-vingts comme à cent ans
Avec entrain restons toujours
Et acclamons ce nouveau jour

Abandonnons avenir, passé

L'important c'est notre liberté

Oh ! Les plaisirs de la vie sont grand
A quatre-vingts comme à cent ans

Voici comment est structuré R.A.S Infirmière-chef, il est constitué de neuf chapitres. Huit vieillards de 74 ans à 94 ans, sont regroupés avec d'une infirmière-chef. " Vous pénétrerez l'esprit de nos huit vieux amis, et vous pénétrerez aussi mon propre esprit. Oui, vous verrez notre Soirée à travers neuf esprits différents !" Monologue intérieur pour chaque personnage, ils revivent chacun leur vie. Chacun d'entre eux mange, chante, travaille, joue, fait un peu d'exercice, et pour finir assiste au numéro de divertissement proposé par l'Infirmière-Chef en personne. Chaque nouveau personnage est plus infirme que le précédent, si bien que les monologues se font de plus en plus fragmentés, partiel et incohérents à mesure que l'ouvrage avance.
L'infirmière-Chef est une femme louche, pas très nette, pas très catholique. Elle est tout simplement bien sadique avec sa baguette. Il plane un univers étrange. En arrière plan cela grince, l' humour noir voir féroce est au rendez-vous !Le texte met en scène la vieillesse et l'irrésistible décomposition des corps, la fin de vie le préoccupe beaucoup, la durée de vie s'allonge. "Je suis prisonnière en moi-même. C'est épouvantable. Chaque geste est un supplice."
La typographie ce roman est remarquable, elle est écrit comme une partition de musique. Les blancs sont des silences et des trous ce mémoire, c'est très bien rendus. J'ai trouvé que tous ces monologues sonnaient terriblement juste. C'est là que l'on voit que B.S Johnson a écrit pour le théâtre, j'avais déjà ressenti la même chose en lisant Alberto Angelo. À chaque fois que je lis cet auteur c'est une expérience hors norme de lecture, il sait nous questionner sur nous même sur notre entourage, sur la vie.

Livre lu par Anne Sophie et elle est aussi enchanté que moi, car oui c'est un livre coup de poing , et bien sur MAGISTRAL !

jeudi 4 novembre 2010

EMMANUEL CARRÈRE : Un roman russe

Voilà c'est le premier livre de lui que je lis. Auparavant j'avais vu son film Moustache, et vu l'adaptation de son roman l'Adversaire. Mais je ne l'avais jamais lu, donc c'est chose faite avec ce roman. D'ailleurs est ce que s'en ait un, réellement ? En tout cas c'est la quête des origines, et pour Emmanuel Carrère l'envie de retourner en Russie de réapprendre la langue Russe. Langue qu'il a apprit étant enfant, mais il a tout oublié.
Il a eu envie d'aller à la rencontre de son grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l'automne 1944 et, très probablement, été abattu pour faits de collaboration.

Dans une ville perdue de Russie, Kotelnich, Emmanuel Carrère part sur les traces d'András Toma, un hongrois capturé en 1944 et il est interné dans un hôpital psychiatrique russe. Il est accompagné d'un cameraman et d'un traducteur, pour effectuer un reportage sur le destin atypique - et aussi énigmatique- de cet homme. " Ce petit paysan de dix-neuf ans a été entraîné par la Wehrmacht dans sa retraite, puis capturé par l'Armée rouge en 1944. D'abord interné dans un camps de prisonniers, il a été transféré en 1947 à l'hôpital psychiatrique de Kotelnich, une petite ville à 800 km au nord-est de Moscou." Revenant sur la terre de ses ancêtres, la disparition de cet homme fait écho à celle de son grand-père né dans une famille bourgeoise et cultivée. " Puis j'ai regardéles notes que depuis quelque temps je rassemblais sur mon grand-père. Il est né à Tiflis aujourd'hui Tbilissi , le 3 octobre 1898, nul ne sait ni ne saura jamais quand il est mort, mais il a disparu à Bordeaux le 10 septembre 1944 peu avant d'atteindre l'âge de quarante-six ans."
Sa mère Hélène Carrère d'Encausse a toujours tenu à garder secrète l'existence de cet homme. Puis en même tant que se désir de renouer avec ses racines, il a fait connaissance avec Sophie, c'est la nouvelle femme de sa vie. Elle prend place dans sa vie. Elle prend tellement de place que cela nuit au livre, de mon point de vue.
D'ailleurs c'est son histoire en parallèle avec celle concernant la quête des origine qui m'a agacée. J'ai préféré quand il essaye de percer le secret de famille en Russie, et tous ces questionnements . " Tout de même, pourquoi Kotelnitch ? Quand je dis, pour aller vite que je veux y retrouver mes racines, c'est de la blague; Je n'en ai aucune à Kotelnitch, et au fond aucune en Russie. "" Alors pourquoi aller en Russie pourquoi revenir à Kotelnitch, sinon parce s'est échoué là le destin de ce Hongrois qui me permet d'approcher par un chemin détourné celui de mon grand-père ?"Mais, de toute façon je trouve qu'Emmanuel Carrère ne m'est moyennement sympathique plutôt irritable ! " Cette façon de conclure ses messages par "des bisous" ou, mieux, "des bisous des bisous, c'est un trait de Véro qui m'a toujours hérissé et je suis aujourd'hui encore moins indulgent que d'habitude. "
. Puis, la fameuse histoire de la nouvelle érotique qui n'a pas tellement lieu d'être là , je trouve. Comme le dit très justement Katell : "Par ailleurs, la nouvelle érotique est amusante à lire, bien ficelée à l'argument original. Etait-il nécessaire qu'elle fasse partie du roman?" Ce pseudo roman est de l'autofiction, et le problème de l'autofiction rythme selon moi avec l'exposition médiatique de l'auteur et cela nuit terriblement a ce qu'il écrit et aussi cela est une perte de sens. D'ailleurs le Bibliomane dit ceci : "Mais pourquoi ai-je eu en le lisant la désagréable impression qu'il en faisait trop et que ce livre sentait le « coup » éditorial, l'opération marketing destinée à faire vendre un maximum d'exemplaires ?"c'est pas faux, on ressent un manque de sincérité et en même tant, c'est une mise à nu, il essaye de comprendre de trouver un sens à sa vie. Il a un côté manipulateur, il joue son rôle de metteur en scène même dans sa vie réelle. Envie que ses proches changent d'avis. " Là, le monde s'effondre. Sur le quai, au soleil, pendant que les enfants passent le jet sur le pont du bateau et que le loueur vérifie l'état de l'hélice, je t'explique que depuis deux mois je te prépare une surprise, une surprise comme personne ne t'en a jamais fait et t'en fera jamais de ta vie, comme peu d'hommes en ont fait à une femme, et que cette surprise c'est demain, ça ne peut pas être un autre jour."
Un livre assez curieux au final très agaçant, un livre qui m'est rapidement tombé des mains au final, je n'ai vraiment pas accroché, je me suis même terriblement ennuyée !

Je ne l'ai pas aussi trouvé vraiment bien comme Anne Sophie. Mon avis rejoint assez celui de lancellau , je trouve excellent le billet du Bibliomane

mercredi 3 novembre 2010

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES :Le Film



" Enfin une Alice qui soit digne de Lewis Carroll" The New York Times

C'est grâce à mon amie que j'ai découvert l'existence de cet adaptation du célèbre conte de Lewis Carroll.
Elle date de 1933 et elle est réalisé par Norman Z. McLeod (connu pour ses films avec les Marx Brothers )
C'est un petit délice ce film regroupe les deux livres Alice au pays des merveilles et À travers le miroir.

Avec : Charlotte Henry (Alice), Leon Errol (l'oncle Gilbert), Louise Fazenda (la Reine Blanche), Ford Sterling (le Roi Blanc), Richard Gallagher (le Lapin Blanc), Raymond Hatton (la souris), Polly Moran (le Dodo), Ned Sparks (la chenille), Sterling Holloway (la grenouille), Roscoe Ates (le poisson) et avec Cary Grant y joue le rôle de la simili-tortue, Gary Cooper et W.C. Fields. Production Paramount assez impressionnant pour l'époque dans son utilisation des effets spéciaux. Et le scénario est co-signé par Joseph L. Mankiewicz

Le film s'ouvre et l'on voit Alice dans un fauteuil, en compagnie de Dinah, elle s'ennuie et elle est contrainte de rester chez elle, bien au chaud car il neige. Alors, elle laisse alors son imagination vagabonder en jouant avec les pions d'un jeu d'échec. En regardant par la fenêtre, elle voit un lapin blanc, elle l'imagine portant écharpe et pardessus. Sa gouvernante occupée à effectuer un ouvrage de crochet pense que les rêveries d'Alice sont des mensonges. Elle a beaucoup d'imagination et d'invention Alice parle avec sa chatte Dinah, Alice est sur de l'existence d'une maison semblable mais inversée de l'autre côté du miroir avant de faire mine de s'endormir dans le confortable fauteuil proche de la cheminée. Elle parvient à traverser le miroir et à sauter lentement par magie dans un salon presque conforme à ses prévisions. Là, elle se trouve surprise de l'horloge qui se met à parler, et les pièces de l'échiquier à s'animer. En regardant ses images, moi qui suit une grande admiratrice de l'œuvre de Lewis Carroll, je suis complétement émerveillé par la poésie et l'imagination de Norman Z. McLeod, car rare pour l'époque et juste car les effets spéciaux ne se voient pas. Alice pousse la porte et elle se retrouve dans le jardin où un lapin revêtu d'un gilet et d'une veste semble bien pressé.


Alice le suit et tombe sans heurt dans le terrier. Que d'invention fidèle à l'univers de Lewis Carroll, faisant défiler quasiment l'intégralité du bestiaire décrit dans les livres, et préservant avec sincérité l'opposition entre l'imaginaire de l'enfance et l'absurdité du monde adulte. Un sérieux qui n'entame en rien la drôlerie et la fantaisie d'un univers riche en allusions et double sens.
C'est un enchantement tout simplement ! Je me suis régalée en voyant ce film. Très agréable à voir, très joyeux encore plus appréciable quand dehors il fait un temps épouvantable, ciel bas, gris en un mot un temps de Toussaint ! C'est remplit d'imaginations c'est en un mot une réussite. La partie de cricket chez la reine est bien rendue avec son monde résolument absurde. Et Gary Grant est extra dans le rôle de la simili-tortue. L'esthétique du film s'inspire beaucoup des illustrations de John Teniel. Charlotte Henry est une Alice a croqué !

L'on peut très facilement trouvé le film en DVD.


Cinq ans seulement après la mort de Lewis Carroll, la première adaptation cinématographique d'Alice au pays des merveilles voyait le jour, puisqu'en 1903, le réalisateur anglais Cecil Hepworth portait le conte de Carroll pour la première fois à l'écran, que j'ai découvert par ICB . Alice est interprété par May Clark. voir ici

lundi 1 novembre 2010

UNE CUISINE GRANDE COMME UN JARDIN



Dédicace pour amie au bout du monde, exquise cuisinière au demeurant !

Cet album, plutôt ce magnifique livre jeunesse de cuisine est une petite merveille qui aiguise les babines !
Ce livre est édité par la très belle voir somptueuse maison d'édition pour la jeunesse : Rue du Monde (tous les livres de cette maison d'édition sont une petite merveille d'intelligence superbement illustrée en plus !).

Ce livre de cuisine est un très grand format. Les magnifiques peintures sont signés Martin Jarrie, et les recettes sont d'Alain Serres. Quand on ouvre le livre, le lecteur tombe sur des peintures de légumes et de fruits pour mettre en appétit pour donner envie de faire les recettes qui suivent. Il y en a soixante pour découvrir les fruits et les légumes du mondes. C'est un formidable voyage au pays des fruits et des légumes.
Nous rencontrons des proverbes autour de la cuisine.
comme "Les betteraves du voisin sont toujours les plus belles." proverbe polonais.
Comme tous les livres de recettes, il commence par les entrées. La couleur rouge est mis en avant, on nous propose une recette qui sort de l'ordinaire salade de fraises et de tomates cerises (bigre). Dans les plats une recette qui me fait saliver " Fricassée de fèves et de Saint-Jacques". L'on trouve ou des plats exotiques que l'on peut réalisé uniquement si l'on habite au bout du monde comme "la poêlée de chayotes aux crevettes", chips de patates douces et cacahuètes d'agneau", papillotes de chou chinois aux sept saveurs".
Pour réaliser des déserts exit du jardin comme " Grands sablés aux fruits rouges" mais plus exotique comme "un Méli-Mélo sur un granité de Karkadé"," gelée de thé et de raisin muscat aux épices de Noël "cette dernière recette ma l'air tout simplement divine je m'en lèche les babines !;-)
Un livre sublime, les illustrations sont tellement belle que cet ouvrage est un véritable régal pour tous les sens !!! Je vous invite à aller faire un tour dans la cuisine de Rosine, pour avoir un aperçu des illustrations et ses impressions concernant ce très beau livre ! Je trouve que la qualité de cet ouvrage, est une très bonne idée de cadeau de Noël.