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dimanche 31 octobre 2010

D comme DELACROIX par Marie Sellier


Né le 16 avril 1798-décédé le 13 aout 1863

Il est le peintre des extrêmes, il n'adhère pas la tiédeur.
Eugène Delacroix enfant était turbulent, il lui est arrivé plein d'aventures du genre le lit qui prend feu, il avale un produit toxique. Très jeune, c'est à dire à sept le voilà orphelin, à neuf ans, un de ses frère s'en va, quand il a seize ans sa mère qu'il aime temps est décédée.
Il est un garçon mélancolique, secret, il est le parfait héros romantique. Il a une passion pour les chevaux. En 1822, il expose sa première toile , c'est un tableau plein de force et d'effroi, lumineux et sombre à la fois. Avant de ce lancer dans un tableau, il effectue de nombreuses esquisses.
Il peint des tableaux immenses "Fièvre et Flammes" sont deux mots qui résument bien sa peinture.
Il aime se rende au jardin des Plantes pour observer les fauves. Les écrivains qui sont très proche de Delacroix sont Théophile Gautier, Georges Sand, Alexandre Dumas. Il est un grand lecteur et ses dans ses lectures qu'il trouve son inspiration entre autre dans Ivanhoé de Walter Scott.
Baudelaire a une passion pour sa peinture. Il est l'amie aussi des musiciens Weber, chez son amie Georges Sand à Nohant il fait connaissance de Chopin. Ils deviennent très proche puisque Eugène Delacroix signe un magnifique portrait très célèbre de Chopin.

27,28,29 juillet 1830 , c'est la révolution , les ouvriers, les étudiants descendent dans la rue. Louis-Philippe monte sur le trône . Delacroix est ébranlé, ému par ce qu'il voit sous ses yeux dans Paris. Ce célèbre tableaux marque cette page de l'Histoire de France et Louis-Philippe achètera le tableau qui évoque la Liberté !
Eugène Delacroix est connu pour être fasciné par l'Orient, le Maroc où il fera un voyage qui le marquera.
Pour Baudelaire ce tableau est un " petit poème d'intérieur plein de repos et de silence". Ce tableau représente un harem où les femmes vivent entre elles à l'abri des regards à Alger où il a fait une courte escale. Delacroix est le peintre des visages il sait à merveille saisir une expression, les visages sont des livres ouverts où se reflètent les passions de l'âme.
Eugène Delacroix est un homme fragile, il a une santé délicate , il a de terrible maux de gorge. Pour tenter d'améliorer son état, son médecin lui prescrit des séjours toniques au bord de mer. Il se rend à Dieppe l'été.
Mais Delacroix est un véritable parisien, il sort beaucoup, c'est un mondain, mais cela n'empêche pas au demeurant que c'est un homme solitaire Il ne s'est jamais marié.
À Paris, l'on peut visiter son atelier place de Furstenberg, le Musée Delacroix, j'y suis allée mais il y a très longtemps.

vendredi 29 octobre 2010

P5C- LILIANA LAZAR : Terre des affranchis

Premier roman romain écrit en Français- Il vient de recevoir le prestigieux Prix des 5 Continent 2010. Prix littéraire qui me tient à cœur puisque je lis chaque année des ouvrages pour la présélection de ce prix. Ainsi qu'une pluie de prix voir ici.

Liliana Lazar a passé son enfance dans la grande forêt qui borde le village de Slobozia en Roumanie. Ce village et la forêt sont le décor de son roman. L'ouverture de ce roman à tout pour ressembler à un conte avec la forêt et sa légende celle du lac maudit : La Fosse aux Lions, où de nombreux Turcs se sont noyés lors de tentatives d'invasion au XVIe siècle, et où pêcher est interdit, sous peine de mort, car les moroï (ou morts-vivants) habitent ce lieu." Mais La Fosse aux Lions n'est qu'une appellation récente. Les plus anciens savent que longtemps, ce lieu s'est appelé La Fosse aux Turcs. Dans ces confins des Carpates pendant des décennies, plusieurs générations de Roumains ont repoussé l'envahisseur turc."

Tudor ancien mineur, il vit avec sa femme ses enfants Victor et Eugenia dans la forêt reclus dans la misère. Victor est le souffre douleur, son père est un homme violent. En 1965, la venue de Nicolae Ceauşescu au pouvoir et la mors de Tudor dans La Fosse aux Lions. " Le regard hébété de ce qui venait d'arriver, Victor contempla le cadavre de son père qui remontait à la surface. Il venait de comprendre que près de La Fosse, rien de grave ne pouvait lui arriver. " Victor devient bûcheron. Il est amené à commettre un autre meurtre celui de la jeune et jolie Anita Vulpescu. Victor est recherché par la police, il leur échappe et il doit vivre dorénavant vivre en reclus, dans la maison de sa mère. En quête de rémission, le prêtre de Slobozia offre à Victor une occasion pour se racheter , lui propose de recopier des livres interdits par Ceauşescu. " Ana Luca comprit qu'il fallait poursuivre l'œuvre du père Ilie en secret, et stocker les manuscrits dans le grenier, en attendant des jours meilleurs pour reprendre leur diffusion. Il fut donc décidé que Victor continuerait à recopier le dernier livre en sa possession. Ils'agissait d'une Vie des saints."
Dans cette Roumanie communiste, plus particulièrement dans ce village de Slobozia soit disant paisible, de nombreux tragiques événements viennent troubler cette tranquillité. Un prêtre est arrêté, remplacé par un dévot hypocrite, un certain Daniel, désire s’installer dans la forêt pour pouvoir vivre sa foi reclus dans une petite cabane. Victor désire qu'une chose c'est de retrouvé le calme et recourir à une vie plus sereine, il a de l'espoir. La rédemption est difficile à atteindre car elle est semé d’embûches. La superstition et le religieux cohabitent. Tout au long de ma lecture j'ai été plongé dans cette ambiance mystérieuse lugubre, avec une histoire qui m'a tenu en haleine. Le personnage tzigane a retenu mon attention, car il est le personnage qui donne toute la saveur au roman." Le Tzigane avait la réputation d'être un sorcier. Il savait se déplacer à travers la forêt dans une totales discrétion, sans faire le moindre bruit."" Parfois, le promeneur égaré entendait monter jusqu'à lui un puissant "iiiiiiiiiiiiuuuuuuu" , à lui glacer le sang. Pour certains Ismaïl chassait de la sorte les mauvais esprits. Pour d'autres, au contraire, il communiquait de cette façon avec le Démon."
Donc, j'ai pris un réel plaisir à lire ce roman, j'ai été envoûté, dépaysé , ressenti le froid, la peur, c'est un roman dépaysant. C'est un roman d'ambiance envoûtante, d'atmosphère avec une dimension biblique.

Livre lu par mon amie Anne Sophie

mercredi 27 octobre 2010

LA FORÊT DANS LES CONTES



Soudain dans la forêt profonde

d'Amos OZ - Traduit par Sylvie Cohen

L'histoire, se passe dans un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres. Personne ne veut se souvenir des animaux ni évoquer la vie d'avant. Seule Emanuela, l'institutrice du village, tente d'enseigner aux élèves à quoi ressemblaient ces animaux disparus. " Le petit Nimi fut le seul qui se prit à rêver d'animaux à cause des histoires de l'institutrice." Les enfants se moquent de lui, alors Nimi part dans la forêt " Il reparut au bout de trois semaines, amaigri, sale, égratigné et contusionné de partout, mais hennissant d'allégresse. " Le voilà que l'on le nomme
"Nimi le poulain " enfant moitié sauvage, moitié solitaire. Almon le pêcheur sculpte des animaux qu'il offre aux enfants, il a connu lui aussi comme l'institutrice les animaux. Personne ne va dans la forêt, mais deux enfants , Matti et Maya, décident alors d'élucider le mystère et s'aventurent dans la forêt en dépit de l'interdit... fascination de l'interdit, c'est leur grand rêve. Nehi est le démon de la forêt qui a emmené un beau jour les animaux. Tout le monde a peur de Nehi.
Ce court texte ressemble à un conte, à la naissance du monde, un texte biblique. J'ai beaucoup aimé l'écriture d'Amoz Oz et en particulier de l'émerveillement que dégage ce conte. Je suis entièrement d'accord avec la présentation de la quatrième de couverture concernant ceci : "Un conte pour enfant et adulte. Au carrefour de la tradition biblique, du folklore yiddish et du conte européen, il nous offre une magnifique parabole sur la tolérance. " Oui !!!!!
À sa sortie, de nombreux lecteurs ont trouvé que l'histoire était simpliste et qu'elle s'adressait uniquement à des enfants, et ces mêmes lecteurs ne comprenaient pas pourquoi ce conte était publié en littérature général et non littérature jeunesse dans un premier temps entre autre. Personnellement il se trouve que je lis énormément de contes jeunesses et je ne vois pas en quoi les contes que je lis son simpliste parce qu'il s'adresse avant tout à des enfants. Il y a plusieurs degrés d'interprétation, il y a le regard que l'on porte sur un conte. Il est normal que le regard que je porte sur un conte ne soit pas le même qu'un enfant.
La forêt est très présente dans la plus part des contes qui ont peuplé notre enfance. Dans la culture russe, la forêt joue un grand rôle dans le très célèbre conte Baba Yaga. Durant ma lecture, j'ai pensé à Aharon Appelfeld pour qui la forêt a joué un rôle très important dans sa vie durant son enfance.

Voir l'avis de Leiloona et aussi celui de Vanessa qui a été déçu mais ses avis sont toujours très personnels et très intéressant.
Le Petit Poucet et ses frères enlèvent les bottes de l'Ogre

LE PETIT POUCET de CHARLES PERRAULT



L'histoire d'une famille de bûcheron pauvre, ils avaient sept enfants (l'importance du chiffre 7 comme les sept nains de Blanche Neige). Le plus jeune se nomme le Petit Poucet. Le père emmène ses enfants dans la forêt pour faire des fagots, pour les perdres. Le petit Poucet malin avait prévu de remplir ses poches de petits cailloux blancs. La deuxième tentative a échouée, ils se retrouvent perdus dans la forêt. Mais ils se rendent dans une maison qui se trouve être la maison de l'ogre sans le savoir. Les sept nains vont dormir dans un grand lit dans la chambre des sept ogresses. Ils s'évadent car ils ont peur de l'ogre qui a égorgé ses sept filles.
L'ogre décide en mettant ses bottes magiques de rattrapé les sept garçons. Le petit Poucet malin arrive à enlever les bottes de l'ogre et tout se termine merveilleusement bien.

HANSEL ET GRETEL
de Grimm

Point commun avec le Petit Poucet, la pauvreté rien à manger, les parents qui veulent se débarrasser des enfants en les emmenant dans la forêt.
Hansel qui sème des petits cailloux pour retrouver son chemin.
L'ogre est remplacer par la vieille sorcière.
J'aime beaucoup ce conte depuis ma tendre enfance.

J'ai déjà parlé d'Hansel et Gretel ici et

Un très bel hommage a ce conte du à la collaboration Olga Lecaye et Solotareff avec Le jour où Macha a voulu manger les lutins.

mardi 26 octobre 2010

AGNÈS DESARTHE : Le remplaçant

Une histoire de filiation mais elle n'en ai pas vraiment une. Puisque ce remplaçant n'est pas le vrais grand-père de la narratrice/conteuse qui est Agnès Desarthe. Ce remplaçant n'est autre que Bouz, Boris, Baruch, voici donc le faux grand père c'est lui triple B, plus loin nous apprenons son vrais nom qui est Boris JAMPOLSKI.
" Je me suis jamais ennuyée chez mes grands-parents. Il y avait toujours un objet à admirer, à étudier, dont il me fallait élucider la provenance, comprendre le maniement. J'étais en quête de quelque chose, d'une explication, d'une confirmation . " Son vrais grand-père, c'est à dire le père de sa mère, est mort à Austchwitz en 1942. La petite Agnès a une grande affection pour ce grand-père qui est différent et aime la vie et raconter des histoires. C'est un authentique conteur tout comme sa fausse petite fille. J'aime comment Agnès Desarthe inscrit son grand père, triple B dans l'Histoire avec ses opinions politiques communiste entre autre, ses origines géographiques (Russie, Moldavie, Roumanie, Bessarabie, Ukraine).
" J'étais sensible à la beauté discutable des statues monumentales représentant des ouvriers et des ouvrières en marche, le poing levé, les bras puissants, le regard vers l'horizon."
Elle évoque Janusz Korczak : illustre pédagogue ressemblait à triple B. Il a dirigé l'orphelinat du ghetto de Varsovie durant la seconde guerre mondiale. Il est décédé en 1942, comme son vrais grand père. " Le 6 août, c'est le tour de "la maison des orphelins". On propose à Korczak de s'enfuit, mais il choisit de demeurer aux côté de la centaine d'enfants qui lui restent et de la dizaine d'adultes qui s'en occupent. Il sait ce qui les attends, les enfants aussi le savent, à leur manière. Mais jusqu'au bout, ils chantent. Jusqu'à l'entrée des wagons plombés, on leur raconte des histoires ; à l'intérieur aussi qui sait ?"
Un très joli hommage à ce remplaçant que fait Agnès Desarthe. Le ton de ce court texte est léger pour finir plus grave voir douloureux. C'est un texte sur la mémoire familiale, les souvenirs, ne pas oublier surtout nos aînés. C'est un roman dont la structure fait penser au matriochka, les poupées russes qui s'emboîtent. C'est tout simplement un magnifique roman fort et poignant !

lundi 25 octobre 2010

ZELDA FITZGERALD : Accordez-moi cette valse



Traduit par Jacqueline Rémillet

" La chaleur écrasait de plus en plus la terre accentuait les ombres, faisait gondoler le rebord des des fenêtres et de la porte et puis enfin l'été éclata dans un terrifiant grondement de tonnerre. À la lueur des éclaires on pouvait voir les arbres se tordre comme des possédés, tout en agitant furieusement leurs branches."
Alabama Beggs est la petite dernière fille de Millie et Austin Beggs ont trois filles : Dixie, Joan et la benjamine Alabama .
Elle est issue d'une famille austère son père, Austin est juge, il tient à sa réputation. "" Si Dixie pense qu'elle peut introduire des mœurs de prostituée dans ma famille, elle n'est plus ma fille. Me voir assimilé publiquement, noir sur blanc, à l'âne du moulin! Mes enfants doivent respecter mon nom ! C'est leur seule richesse en ce monde" tonna le Juge. Jamais Alabama n'avait entendu son père s'étendre aussi longuement sur ce qu'il exigeait de sa famille. Isolé, par son esprit exceptionnel, de toute possibilité de communication avec ses semblables, le Juge vivait dans sa tour d'ivoire, ne recherchant auprès de ses proches que de vagues distractions, anodines ne leur demandant qu'un respect discret de sa solitude."
Elle rencontre et tombe amoureuse du lieutenant David Knight. Elle aime plaire, elle est coquettes.
" Danser avec David, c'était comme respirer de bonnes nouvelles. Être tout contre lui, le visage enfoui entre son oreille et son col droit d'officier, c'était comme pénétrer dans les réserves souterraines d'une luxueux magasin de soieries exhalant les parfums caractéristiques de la batiste, du lin et luxe en balles." Une fois la première mondiale guerre finie, ils se marient et partent s'installer à New York
et ils sont sans le sous. Puis, David devient un peintre à succès. C'est les année folles, les fameuses années 20, nuits de jazz trempées d'alcool, folie, bohème et destruction, Alabama et David sont beaux et célèbres, ils ont une fille Bonnie, ils filent pour la Côte d'Azur.
" La party se répandait dans la nuit parisienne comme des dés roulant d'un cornet. La lueur rosée des réverbères tentait le faite dentelé des arbres de bronze liquide ; ces lumières sont une raisons pour lesquelles le cœur des Américains bat plus vite au seul nom de la France ; elles sont identique aux lumière vacillantes, des cirques de leur jeunesse."
Puis ils quittent le Sud pour Paris, où ils retrouvent d'autres américains, ils boivent sans fin et se perdent dans l'alcool. David est un pilier des nombreuses fêtes parisiennes,il fait des rencontres intéressante pour que l'on lui achète ses toiles. Alabama veut devenir danseuse. Elle a une passion pour la danse. " À la fin du moi, Alabama pouvait se tenir toute seule sur les pointes sans aucune aide, son poids réparti sur les éminences de ses pieds, la courbe de son épine dorsale bien tendue comme les rênes d'un cheval de course, et elle pesait sur ses épaules jusqu'à avoir l'impression qu'elles pressaient contre ses hanches." Elle travaille la danse avec une grande ballerine russe à Paris. A force de travail, de douleur, elle est embauchée pour danser dans un ballet à Naples.
Accordez-moi une valse est un roman autobiographique dans lequel Zelda Fitzgerald a transposé sa vision toute personnelle de son mariage avec Scott Fizgerald. Ce roman fut écrit " six furieuses semaines".

Zelda Sayez est née en Alabama dans le Sud des États-Unis à Montgomery, elle est comme l'héroïne de " Accordez-moi cette valse" la dernière fille d'un juge. Elle est une enfant gâtée et choyée, elle a connu une enfance heureuse.
En 1921, la naissance de leur fille Frances dont le surnom est Scottie. La tension de son mariage tumultueux, l'alcoolisme de Scott, elle tombe dans la schizophrénie. Dans une clinique du Maryland, elle écrit un roman semi-autobiographique Accordez-moi cette valse, publié en 1932.
" La volonté de parler devient même impérieuse ; dans sa chambre de la clinique Philipps à Baltimore, Zelda commence la rédaction d'Accordez-moi cette valse. Ce sera le roman de sa vie : à la fois l'unique roman qu'elle écrira de sa vie et un livre qui raconte l'histoire de sa vie- inséparable, bien sûr, de celle de Scott." (journal de la création Nancy Huston)
Elle décède à l’âge de 47 ans dans l’incendie de l’hôpital psychiatrique de Ashville. " Elle disparaîtra dans l'incendie de l'hôpital en 1947 son corps sera identifié grâce à un chausson calciné."

Il est certain qu'""Accordez-moi cette valse" est un livre à part, qui déconcerte. Je m'explique l'histoire en soi se lit bien. Et elle est intéressante car le reflet d'une époque. Mais ce qui reste de ce roman selon moi c'est plutôt des ambiances, des sensations, et non une histoire avec des personnages aux quelles on s'attache ou pas. D'ailleurs comme le dit Matthew . Bruccoli dans la postface :
" On le lit avec plaisir et il a une saveur qui lui est propre. Ce n'est que par moment qu'il déroute le lecteur. Save me the Waltz vaut la peine d'être lu parce que tout ce qui éclaire tant soi peu la carrière de Fitzgerald vaut la peine d'être lu - et puis parce que c'est le seul roman qui ait été publié par une femme courageuse et douée, dont on ne se rappelle que les multiples échecs."

dimanche 24 octobre 2010

ANTON TCHEKHOV : La Noce

photo : . © Vladimir Viatkine

J'ai une grande admiration pour Anton Tchekhov et depuis très longtemps. J'ai eu envie de voir cette pièce que je ne connaissais pas du grand auteur russe. Et dans le cadre de l'année Franco-Russe, j'ai apprécié de voir une mise en scène 100 % russe de Vladimir Pankov, danses, chants, paroles sont au rendez-vous ainsi que la musique, variétés, folklore, Stravinski, tradition, rigolade. Où l'on retrouve l' âme slave, que j'apprécie terriblement.

Dans cette courte pièce de Tchekhov il est question de mariage, moi qui est lu il y a peu le roman de Toltoï .
Il y a comme un écho entre les deux œuvres. " Le mariage est un acte sérieux ! C'est une chose à examiner sous toutes les faces et en détails."

vendredi 22 octobre 2010

LÉON TOLSTOÏ : La sonate à Kreutzer

Traduit par Jacques Darras - Poème de Ted Hughes en Hommage à Tolstoï :

" Repose en paix Tolstoï ! Il a dû te falloir une avidité surnaturelle Pour vouloir acculer toute la viande du monde Jusqu'au détriment de tes propres appétits."


La Sonate à Kreutzer

Traduit par Michel Aucouturier

Le roman s'ouvre sur une discussion dans un train, lors d'un long voyage à propos du mariage et de son dégout . Le narrateur en est le témoin concernant ce grand débat concernant le mariage. Il est contre l'amour, le sexe et le mariage. Le mariage est pour lui de la prostitution, les hommes sont des dépravés, la seul solution possible l'abstinence sexuelle totale. " Tantôt vous dites que le mariage est fondé sur l'amour, et lorsque j'émets un doute sur l'existence de l'amour par l'existence des mariages. Mais le mariage, de notre temps, c'est une pure tromperie !"" Avant mon mariage, je vivais comme tout le monde, c'est-à-dire comme tous ceux de notre milieu. Je suis propriétaire rural et diplômé de l'université et j'ai été maréchal de la noblesse. Avant mon mariage, je vivais comme tout le monde, c'est-à-dire en débauché et comme tous les gens de notre milieu, tout en vivant en débauché, j'étais convaincu de vivre comme il le fallait. " Un homme, Pozdnychev avoue avoir tué sa femme car elle était éprise d'un musicien, un violoniste Troukhashevsky.Le portrait, la présence de sa femme est floue , on sait peu de chose sur elle. Pozdnychev est un demi fou, c'est lui qui a la parole et non Tolstoï. Il est présent des les premières pages via ses tics. Le point de départ est le suivant, la femme de Pozdnychev se met à étudier le piano, avec passion puis elle rencontre le violoniste. Pozdnychev devient jaloux et il soupçonne sa femme de le tromper. Ils décident de jouer ensemble la Sonate à Kreutzer de Beethoven pour piano et violon.

Tableau de René-Xavier Prinet : La sonate à Kreutzer
" Il jouaient la Sonate à Kreutzer de Beethoven. Vous connaissez le premier presto ? Vous le connaissez ? ! s'écria -t-il. Ouh ! ... C'est une chose terrible que cette sonate. Ce mouvement-là justement. Et, en général, la musique est une chose terrible. Qu'est -ce- que c'est ? Je ne comprends pas. Qu'est-ce que la musique ? Que fait-elle ? Et pourquoi fait-elle ce qu'elle fait ? On dit que la musique agit en élevant l'âme, mais en l'irritant. Comment vous le dire ?"p79
C'est le 3 juillet 1887 que Tolstoï découvre cette pièce de Beethoven et elle le bouleverse. Elle lui inspire ce roman, et de son dégoût pour le mariage. La référence religieuse encadre ce roman de Tolstoï avec l'a présence en ouverture de l'épigraphe de St Matthieu et dans la postface de Tolstoï.

Cette sonate est étrange, je ne m'attendais pas du tout à un tel texte. C'est un portrait psychologique qui débouche sur une critique sociale et sur la réflexion de la conduite humaine.
La forme est étrange aussi l'histoire est à l'intérieur d'un long monologue. C'est un texte violent concernant le rapport entre les hommes et les femmes, l'on comprend que ce texte est pu choqué, il y a de quoi. La lecture de La sonate à Kreutzer n'a pas été aisé, j'ai eu du mal, j'ai du lire avec un crayon à la main pour bien comprendre les propos de Pozdnychev surtout dans la première partie.
C'est un court roman qui démarre lentement puis va crescendo comme un morceau de musique. Donc après un démarrage laborieux une fois que nous sommes pris par cette histoire d'un adultère musical. La sonate de Beethoven joue son rôle, là à cet instant j'ai été conquise et j'ai apprécié pleinement ma lecture et l'écriture divine ! Mais il est très difficile de parler d'un tel texte si complexe et d'une richesse incroyable.

mardi 19 octobre 2010

CLAUDE CLÉMENT : Frédéric Chopin l'âme du piano


Grâce à Babelio et à l'opération Masse critique je découvre cet ouvrage : Frédéric Chopin l'âme du piano. Avec un certain enchantement car j'ai joué du Chopin plus jeune en particulier ses valses.
Pour tous les pianistes amateurs ou professionnel, il est un compositeur incontournable et le charme est là au rendez-vous.

Frédéric Chopin est né le 1er mars 1810 en Pologne. Il va au conservatoire de Varsovie.Très tôt comme Mozart, Chopin fut un enfant prodige, pianiste virtuose reconnu. Il puise son inspiration dans la musique populaire de son pays car sa sensibilité est polonaise. Ces origines sont françaises et polonaises. Ces deux pays ont une importance capitale dans sa vie . Sa mère Justyna est originaire de la petite noblesse, elle sait jouer du piano et chanter, orpheline elle est recueillie par la comtesse Ludwika Starbek, son père lui est un fils de paysan né en Lorraine, il émigre en Pologne à l'âge de seize ans, il devient précepteur des enfant de la comtesse Ludwika Starbek. Chopin pratique le conservatoire à Varsovie et en 1828 il écrit sa première sonate en ut mineur. Tytus Woyciedchowski est un des confident de Chopin. Sa jeune sœur Emilia est atteinte par la tuberculose et elle décéde en 1827. Vienne est la ville où il se rend avec quelques amis et là il rencontre un pianiste Carl Czerny qui est lui aussi compositeur. Il donne des cours de piano pour commencer à gagner sa vie à des jeunes personnes de la haute société. En 1830, la Pologne est envahie par la Russie qui mène une politique de répression et de russification du pays. Il quitte définitivement la Pologne et s'installe à Paris en 1831
"Bouleversé, Frédéric finit cependant par remonter dans le coche et reprendre la route. C'est la vue brouillée par une intense émotion et le cœur oppressé par d'étranges pressentiments qu'il contemple une dernière fois les paysages de sa chère patrie."
Il arrive à Paris en 1831 en pleine révolution, au 27 du boulevard Poissonière. Il fait connaissance d'un autre pianiste prodige Félix Mendelsson ainsi que Listz. Le jeune prince Valentin Radziwill, introduit Chopin dans les milieux aisés, il donne des leçons à la jeune comtesse Delfina Potocka. " Mais malgré une critique assez élogieuse, l'accueil des auditeurs est plutôt froid, ce qui l'attriste profondément. Il prend cependant sa revanche à la salle Pleyel, où il est ovationné en même temps que Liszt."
Il dédie à Marie Agoult ses Études. Chopin est aussi très proche du peintre de Delacroix. Fin de l'automne 1836, il rencontre George Sand chez Liszt et Marie d'Agoult à l'Hôtel de France. Et, il va faire la grande rencontre de sa vie. Elle vient de se séparer d'Alfred de Musset, et elle est mère de deux enfants Maurice et Solange.L'union amoureuse entre Chopin et Sand va durer dix ans environs de 1836 à 1847. Chopin est tuberculeux, mais George Sand sait s'occuper de lui, il fait de fréquent séjour à Nohant. Il avait une santé fragile il est décédé en
J'ai du mal à me passionner pour cet ouvrage pas pour le sujet la vie de Chopin est passionnante non plutôt par l'écriture de Claude Clément. Les mots glissent tout seul mais cela manque d'émotion, j'ai trouvé, car il reste pas grand chose après la lecture et c'est dommage je trouve cela gâche la lecture. Cela manque de passion d'enthousiasme, je regrette de n'avoir pas été emporté par l'écriture. Je trouve cela dommage car la vie de Chopin est loin d'être plate mais plutôt passionnante et romanesque.

dimanche 17 octobre 2010

CHRISTINE DÉTREZ : De deux choses l'une

Grâce à B.O.B, que je découvre l'écriture tactile de Christine Détrez. Une écriture sensuelle, l'importance du corps est très présent. En même tant c'est normal que la place du corps a sa place, car Chritine Détrez s'intéresse aux représentation du corps dans la littérature et dans le discours social et médiatique, nous dit la quatrième de couverture. " Ton ventre, comme la montre du Chapelier fou qui plutôt qu'indiquer l'heure, donne le mois" L'ouvrage s'ouvre sur la naissance l'ouverture vers la vie. De deux chose l'une raconte l'histoire de Jeanne qui rencontre son double une autre Jeanne. " Jeanne et Jeanne, les sœurs siamoises, les inséparables. Vierge folle et vierge sage. Et inversement. À l'écart des autres. Il y avait elles, et nous. " Un ouvrage sur les sensations, les petits riens qui nous marquent, là . " Je me souviens très bien, cet été-là. Accroupie au bord de l'eau, attentive à mon souffle, je l'ai vue sortir et grimper à une pierre."" Les libellules se posaient sur le bord d'une tige au dessus de l'eau. Un jour, l'une d'elle aux allures de broche irisée, avait happé un papillon au vol."

© Bara Prasilova pour la photo de l'enfant avec le cerf ici : http://www.baraprasilova.com/

" Une petite fille endormies sur l'encolure d'un cerf, émergeant de fourrés au bord de l'eau. Je passais des heures à regarder les lèvres entrouverte de la fillette, comme le font les tout-petits quand ils dorment, comme s'ils ne pouvaient rêver et respirer en même temps, on aurait presque deviné la petite bulle de salive au coin
de la bouche ."
chapitre 13
Roman remplit du parfum de l'enfance : "Quand Jeanne était petite, il avait inventé de crier au loup, pour l'effrayer. Il lui chantait des chansons qui font peur, des chansons de loup, d'ogre et de fantôme."
Mon impression de lecture est le suivant je dirai séduisant par l'écriture mais un cruel manque d'émotion. Je fus séduite par l'écriture mais pas très enthousiaste par l'histoire qui selon moi est inexistante. J'ai envie de dire elle est où ? Et, en même tant ce n'est pas tout à fait cela, c'est l'histoire d'une vie d'un corps et l'émotion est présente vers la fin, surtout quand l'on referme le livre. Mais, une écriture qui ne m'a pas totalement séduite tout de même. Livre étrange !

vendredi 8 octobre 2010

ANNA ENQUIST : Le secret

Traduit Micheline Goche

Dora Dirique est la fille d'Emma et de Egbert, elle est née le 18 avril 1933. Elle grandit en Hollande, avec avec la musique et elle devient pianiste virtuose, elle s'enferme dans la musique. Sa mère met au monde un petit frère mongolien: Franck, son professeur de piano M.De Léon disparaît du jour au lendemain. " Elle feuillette chaque livre de bout en bout et examine chaque page, comme si elle devait trouver un message entre les indications de doigté et les traits signalant les passages difficiles, comme si son ancien professeur lui avait envoyé une lettre en langage secret."
Anna Enquist nous raconte l'histoire de Dora de la naissance à l'âge mûr de sa passion dévorante pour la musique.
Ce livre ne m'a absolument pas convaincu, j'ai trouvé qu'il manquait de lyrisme, de sentiments. C'est un livre que je n'ai pas lu sans plaisir non plus, mais bon je n'ai pas été très convaincu assez comme Cathulu dont le billet est ici. Et elle dit ceci : "sans doute parce que je suis trop hermétique au monde de la musique". Moi qui ne le suis pas j'ai trouvé ce roman ennuyeux, assez décevant car il manque de style et de musique justement. Voir le billet de Clarabel.

Une petite Note personnelle : m'a fait sourire. C'est qu'Anna apprend le piano avec le Hanon. Méthode que j'ai bien connu car c'est avec le Hanon que j'ai appris le piano. " Exercices de dextérité de Hanon. Sentir chaque doigt et l'espace qui les sépare. Puis descendre, monter, le long de la gamme. Une différente, chaque jour. Aujourd'hui, c'est le tour de si bémol. Elle connaît les secrets du cycle des quintes et saute de do à fa, où elle veut être."

mercredi 6 octobre 2010

GARY VICTOR : Le sang et la mer

Rentrée littéraire 2010

Lors du Festival America 2010, j'ai assisté à une rencontre avec cet auteur haïtien Gary Victor. Il est question de littérature dans ce roman est la littérature a joué un rôle fondateur dans la jeunesse de Gary Victor dont le père était professeur de littérature. Pour les choix de lecture d'Hérodiane, il s'est inspiré de sa mère qui avait des goûts éclectiques en matière de littérature. L'importance des quartiers joue un rôle très important en Haïti par exemple les parent de Gary Victor sont issus de quartiers différents, sa mère était originaire d'un quartier pauvre, bidonville, misère, exclusion,
alors que son père fut lui issu d'un tout autre quartier.

"La nuit où le sang a jailli de mon ventre, j'ai rêvé de la mer marchant sur terre, telle une multitude de moutons dont la toison était l'écume blanchâtre des vagues venant battre en cadence les rochers dans la baie de Saint-Jean." L'importance capitale du sang et de la mer est réunie dans cette première phrase qui ouvre le roman. Hérodiane, une jeune fille de dix-sept ans , est le personnage centrale du roman. Elle a un frère Estevèl, elle est très proche de lui, un lien presque incestueux les unis l'un à l'autre. Image récurrente chez Estevèl " Ils m'expliqua qu'il voyait dans ses rêves un vieillard dont le corps était fait d'eau de mer. Ce vieillard lui tendait toujours la main pour l'inviter à partir à découverte du monde " Ils sont orphelins, ils quittent le village Saint-Jean en bord de mer pour Port au Prince, et ils s'installe dans un quartier nommé Paradi. Cette jeune fille doit avorter , au début du roman, parce que son prince charmant, Yvan ne voulait surtout pas garder l’enfant d’elle. Il est issu de la haute société. " Combien de fois n'avais-je pas rêvé, quand je m'assoupissais dans le vieux fauteuil à bascule de mon père, en milieu d'après-midi, qu'un prince, beau, blanc, aux yeux bleus, arrivait à cheval pour m'emporter dans ses bras par un long sentier bordé d'arbres à l'aspect sinistre et menaçant." Hérodiane se remémore sa rencontre avec Yvan Guéras, jeune mulâtre aux yeux bleus, aux manières raffinées et héritier d’une des familles les plus riches d’Haïti, son rêve prend enfin forme. Port au Prince est une ville carnivore, dévoreuse des sentiments, ville cannibale, la ville est traité comme si c'était un personnage. Le rêve est important pour les haïtiens, tout comme être noyés par l'imaginaire, la magie, le merveilleux car il permet un soulagement du réel, du quotidien violent. Hérodiane est une jeune fille qui porte un regard aigu sur le monde qui l'entoure. " Personne, même ma mère, ne m'avait avertie qu'un jour la lune se mettrait à rythmer ma vie. Aucune femme de ma famille, du côté maternel, n'avait vu arriver le sang à cet âge." Son frère désire que sa sœur reçoive une éducation, et qu'elle aille à l'école, même si ils sont sans le sous. Mais, Hérodiane est sous l'emprise d'Yvan qui incarne une des grandes fortunes du pays, et par le biais de sa relation avec lui elle découvre ses discours et c'est un cauchemar terrible qui l'anéanti.
" Et puis les Guéras n'ont pas la réputation de faire dans le social. Ce sont des prédateurs, des hyènes, rien d'autre. "" Ce Guéras vous laissera tomber comme un kleenex dont on vient se servir. "" Paradi, c'est le nom qu'ont donné au bidonville ses premiers habitants. Mais le terrain sur la montagne nous appartient. "

Elle se brûle littéralement en côtoyant l'enfer, mais Gary Victor montre que l'on peut s'en sortir il croit en l'être humain et qu'il y a de l'espoir. Avec ce roman, Gary Victor souligne bien que le sexe peut-être un passeport pour la réussite sociale, la différence qui existe entre riches et pauvres. L'écriture de Gary Victor est poétique, il sait mélanger le fantastique et le merveilleux. Hérodiane, symbolise le sang et son frère Estevèl lui c'est la mer. À la lecture de ce roman, la référence à une tragédie antique va de soi. J'ai été complétement envoûté par ce roman très fort. l'écriture est tellement belle et poétique, violente comme un coup de poing que l'on reçoit en pleine figure. Voilà un livre qui m'a mit chaos et époustouflé, un roman marquant pour moi que je n'oublierai pas.
Car, j'ai trouvé que ce roman était parfaitement maîtrisé de la première à la dernière page ce qui est extrêmement rare !

Livre lu par Gangoueus