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mercredi 29 septembre 2010

M comme MONET par Marie Sellier

Depuis très jeune, j'ai une passion pour Claude Monet. C'est peut-être bien mon peintre préféré avec Degas que j'adore aussi. C'est avec délice que je me suis rendue au grand Palais pour voir l'exposition Monet et elle m'a enchanté.

Oscar Claude est né à Paris en 1840, un 14 novembre, c'est au Havre qu'il grandit, il commence sa carrière par des caricatures . Il doit beaucoup à Eugène Boudin (peintre normand et le musée du Havre rend un très bel hommage à ce peintre, où l'on peut voir de nombreux tableaux, collection permanente ).
Il fréquente, l'atelier de monsieur Gleyre où il fait connaissance et devient ami avec Renoir, Bazille et Alfred Sisley. C'est à cette époque que l'on commence à peindre en pleine aire, et cette petite bande se rend à Fontainebleau pour peindre. Et le célèbre tableaux de Monet : le Déjeuner sur l'herbe. Au début, du moi d'avril 1865, Monet est à Chailly, il se prépare à peindre un tableau de grandes dimension représentant un pique-nique. Au cours du printemps et de l'été, il écrit plusieurs reprise à Bazille de venir à Chailly afin de poser pour des études, Camille, sa futur femme est le principal modèle féminin. Des figures de la vie quotidienne représentées grandeurs natures évoluent dans une atmosphère lumineuse. La lumière fait éclater les couleurs de la vie. Courbet pose aussi pour Monet, il pourrait-être l'homme barbu du premier plan !



Les femmes au jardin est l'une de mes toiles préférées (l'on peut voir ce sublime tableaux au Musée d'Orsay). 1867 il commence à peindre ce tableaux à ville d'Avray il le termine en Normandie
Camille sont modèle préféré deviendra sa femme en 1892, et elle lui donne un fils Jean. Malheureusement, ils connaissent des soucis financiers. Pendant dix-sept ans, il vit dans l'insouciance et la la misère, avec Renoir. Ils se rendent sur les bords de Seine pour peindre. Monet est très sensible à la lumière et cela se ressent vivement dans ses tableaux, ainsi que le temps qui passe.





"La terrasse à Saint Adresse" à côté du Havre. Il passe l'été 1867 là chez sa tante. Ce tableaux représente les membres de sa famille sur la terrasse d'une maison qui domine la mer.
Un très beau tableau où la note rouge florale est présente, elle donne de l'éclat au tableau. Cette note rouge est bien sûr très présente dans le célèbre tableau des
" Coquelicots" 1873.
Sur cette toile l'on voit Camille et Jean qui se promènent dans les champs de coquelicots aux alentours de la ville.



1875 : Camille et Jean à Argenteuil






et onze ans plus tard en 188, il aperçoit une silhouette blanche se détachant sur le ciel une ombrelle à la main c'est autre que Suzanne, la fille de sa deuxième femme Alice.
Suzanne à Giverny en 1886. Elle décède très jeune comme Camille sa première femme en 1899.
À partir de cette date il cessera de peindre des personnages. Il va se consacré aux séries des meules de foin, la cathédrales de Rouen. Il va travaillé un même sujet mais avec un éclairage différent, que se soit le temps qu'il fait ou bien le temps de la journée : soir ou le matin.
Claude Monet n'est pas seulement le peintre de la Normandie. Il va grâce à son ami Renoir dans le sud dans le midi et là c'est une surprise pour lui de taille concernant la lumière ! Il est ébloui par la lumière et la végétation si différente du nord. Il fera un voyage à Venise avec Alice. C'est un grand passionné de jardin, sa dernière demeure est Giverny, où toute sa famille est réunie.





© Alice Théaudière- Giverny le pont japonais (si cher à Claude Monet) et sans parler des nénuphars.
La dernière salle de l'exposition est consacrée aux nymphéas pour terminer sur une touche zen !

Ce livre de Marie Sellier est une petite merveille bien qu'il s'adresse aux enfants, il n'en est pas moins très complet, très riche un ouvrage qui peut être fort apprécié par les adultes. Et j'entends par là que pour 11€ 50 il est aussi bien que le catalogue de l'exposition, voilà où je veux en venir !
Et puis je vous invite à faire un tour là sur ce très beau site.

mardi 28 septembre 2010

CLAUDE PUJADE-RENAUD : Les femmes du braconnier

L'année 1956 à Cambridge Sylvia Plath fait connaissance de Ted Hughes. Un coup de foudre torride à lieu entre eux deux, ces futurs grands poètes.
Ted est un homme animal, le braconnier c'est lui, et Sylvia, elle est une femme sensible, à fleur de peau.
" Le natif du Yorkshire - une terre de lande et de moutons, la contrée des Hauts de Hurlevent - repassait souvent le film tressautant, incohérent de cette soirée à Cambridge et songeait qu'avait soufflé sur eux un vent étrange, porteur de désir, de folie et de mort. Comme dans le roman de ce nom. Il aurait voulu faire renaître ce vent, rejoindre cette fille et cette folie."
Sylvia a été bercé dès son plus jeune âge par les poèmes d'Emily Dickinson, et par sa passion pour Racine. Leurs noces ont lieu un 16 juin sous les hospices de Joyce le fameux Bloomsday.
Je suis une amoureuse de l'écriture de Sylvia Plath, j'ai lu, il y a quelques années la Cloche de détresse. Sa sensibilité me parle et me touche beaucoup. Et, je trouve que Claude Pujade-Renaud nous fait connaitre Sylvia Plath et Ted Hughes deux poètes mythique, à la personnalité différente mais très forte, avec beaucoup de respect, solidement documenté. L'image du père, se construire sur l'absence de la figure paternelle obsède Sylvia voir le poème qu'elle lui a dédié Daddy, ce père aimé et haï. Le thème de la maternité tient une grande place aussi Et bien sûr dans ce roman, il est question de poésie et de la création "La mère aimante et généreuse, la mère qu'on avait le droit de haïr (sans y parvenir), voulut bien garder la chatte et prêter sa voiture au jeune couple.""Je me réveillais en sueur, j'avais peur pour le bébé, et s'il allait se faire dévorer ?"" J'ai cependant tiré parti de mes angoisses, et de ma grossesse puisque j'ai rédigé une bonne douzaine de poèmes. "Son premier enfant se nomme Frieda (comme la femme de D.H Lawrence mais aussi la Tante de Sylvia). Ce premier enfant née un 1er avril. De cet accouchement va naître un poème intitulé "Tu es" (recueil Ariel p72) " Notre Atlas au dos courbé, notre crevette voyageuse" Poème remplit de métaphores marines." Des vers de neuf pieds et neuf vers pour chaque strophe : ainsi convient-il de scander les neuf mois d'une grossesse." Son unique roman est "La cloche de détresse", son célèbre recueil de poésie "Ariel"sont publiés après sa mort par son mari Ted Hugues.
La structure de ce roman est originale, chaque chapitre est une voix celle de Sylvia et Ted, de leurs proches mais aussi un autre couple Assia et David. Ce deuxième couple rentrent en contact avec Ted et Sylvia en 1957 à Cambridge. Six ans après la mort de Sylvia, le 25 mars 1969, Assia Wevill, fille d'un père Russe-Juif et une mère luthérienne allemande est la maîtresse de Ted Hughes. Elle se suicide elle aussi, emportant dans la mort leur fille commune, Alexandra Tatiana Eloise Wevill, surnommée Shura, née le 3 mars 1965.
Sylvia est un ange blond et Assia une femme venimeuse, poète, aussi et femme meurtrie, hantée par l’Holocauste. Elle se donne la mort avec sa fille au gaz écho à la mort de Sylvia Plath.
"Dans l'auberge pour couples clandestins, enfouie sous les saules au bord de la Cam, Assia caressait la peau si blanche de David : J'entends evil - le mal- dans ce nom de Wevill et pourtant tu es pétri de clarté et de blondeur cendrée et c'est moi la noiraude, la métèque, qui suis du côté du mal. David protesta, tendrement. Elle nuança : Je me sens juive même si ma mère ne l'est pas, j'ai tout pris du côté de mon père, rien du côté de ma mère, la Germanique aux yeux bleus et aux principes luthériens, Allemagne mère blafarde, murmura t-elle, blottie contre le corps pâle et délié de David." Sa dernière demeure à Sylvia Plath est la maison où le grand poète Yeats a vécu. J'ai beaucoup d'affection pour Sylvia Plath dont la personnalité me touche, beaucoup moins pour Assia. Concernant cet ouvrage romancé je suis mitigée, à la fois séduite par la documentation utilisé par l'auteur mais agacé par une certaine répétition qui donne le sentiment que le roman tourne en rond.Et se sentiment prend une plus grande importance après la mort de Sylvia Plath et je ne suis pas la seule à le pensée voir chez Lilly, Papillon.
Même si la structure est originale celle des voix multiples des témoins (parents et amis).

Concernant un ouvrage fort documenté et respectueux j'aime beaucoup " Un galop infatigable " de Valérie Rouzeau édition Jean Michel Place. Valérie Rouzeau est une grande amoureuse et aussi attentionnée envers l'œuvre de Sylvia Plath.
Honnêtement, après avoir lu le livre de Claude Pujade-Renaud je ferai un rapprochement avec le livre de Cécile Ladjali lu l'année dernière Ordalie. Ces deux livres parlent de la même chose de poésie, de la création d'un coupe de poètes Paul Célan et Ingeborg Bachmann.
Ma déception vient du faite que son livre n'était pas aussi bien structuré que celui de Pujade-Renaud.

C'est une certaine humilité que j'essaye de présenté ces deux monstres, l'un anglais, l'autre américaine. Couple qui fascine ! Pas très évident de parler de poésie et pour tant elle est nécessaire et utile si l'on s'intéresse un tant soi peu à la Littérature !


TED HUGHES : POÈMES
1957/1994

Traduit par Valérie Rouzeau et Jacques Darras.
Jacques Darras est le spécialiste de la poésie de Ted Hugues.
Il est justement l'auteur de la préface de ce recueil de poèmes.

Sa poésie est rural rapprochement avec la terre. La poésie de Ted Hugues est celle des moors de la lande anglaise. Il est né dans le West Yorkshire à quelques kilomètres de Haworth. C'est un écrivain proche des Brontë et d'ailleurs Jacques Darras l'associe à Heathcliff, personnage mythique des Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë. Sa poésie est très animalière, a son image, c'est aussi un poète sombre et romantique . Claude Pujade-Renaud dans son roman " Les femmes du braconnier" le décrit comme étant un fauve, qui aime aller au zoo. " Ted pénètre dans le zoo, s'assoit sur un banc face à l'enclos des ours. Braves et bourrus. Là-bas, aux États-Unis, il avait réussi à faire déguerpir le cinquante-neuvième ours : le colosse amateur de miel ? Le tueur carnassier ? Mais n'avait pu, chaman novice délivrer la fille du père tout-puissant, Otto-Prospero, présent dans Ariel sous le nom de Daddy, grotesque et terrifiant à la fois."
Il a écrit un poème intitulé "le grand poète"(p23), c'est lui, il fut Poet Laureate (c'est-à-dire poète officiel de la Reine) de 1984 jusqu'à sa mort en 1998. C'est à dire qu'il a été le très grand poète anglais.
" L'aspect général D'un apprenti - un apprenti peintre en bâtiment Au milieu d'une assemblée de grands Architectes : timide comme une souris et pourtant Monstre fatal."
Mais il était aussi un "Vampire"(p33), cette image de vampire qui susse le sang lui va bien lui colle à la peau surtout en ce qui concerne son amour animal pour les femmes. "Corbeaux" p306/307/308, c'est lui aussi, oiseau prédateur des campagnes sauvages anglaises. ( je reviendrais me pencher sur la poésie de Ted Hugues)

Sylvia Plath : Ariel
Stasis in darkness.
Then the substanceless blue
Pour of tor and distances.

God's lioness,
How one we grow,
Pivot of heels and knees! -- The furrow

Splits and passes, sister to
The brown arc
Of the neck I cannot catch,

Nigger-eye
Berries cast dark
Hooks --

Un moment de stase dans l'obscurité.
Puis l'irréel écoulement bleu
Des rochers, des horizons.

Lionne de Dieu
Nous ne faisons plus qu'un ,
Pivot de talons, de genoux ! - Le sillon

S'ouvre et va, frère
De l'arc brun de cette nuque
Que je ne peux saisir,

Yeux nègres
Les mûres jettent leurs obscurs
Hameçons -

Gorgées de doux sang noir -
Leurs ombres.
C'est autre chose
Ce recueil de poésie est sortie, a été publié après sa mort en 1965.
Le titre de ce recueil est une référence à la Tempête de Shakespeare que Sylvia aimait tout particulièrement. Ces poèmes ont été écrit après la séparation avec Ted Hugues entre octobre 1962 et février 1963. Elle désirait plus que tout d'être une épouse et une mère irréprochable, une fée du logis en quelque sorte.
Dame Lazare : fait parti de ses poèmes les plus connus,
est un poème qui fait écho à sa vie !
"Mourir
Est un art, comme tout le reste.
Je m'y révèle exceptionnellement douée."

L'assemblée aux abeilles : la traductrice Valérie Rouzeau dit que c'est le premier des cinq poèmes du cycle des des abeilles de l'automne 1962. Sylvia Plath avait fait l'acquisition d'une ruche dans sa maison dans le Devon comme le raconte Claude Pujade-Renaud, et elle faisait elle-même le miel. Elle était fasciné par les abeilles qui la rapprochaient de son père. Il a soutenu à Havard une thèse sur les abeilles.

Et, concernant Sylvia Plath, je la relirai tellement elle me touche en tant que poétesse et son écriture et là je pense à son journal pas encore lu !

vendredi 24 septembre 2010

DANIÈLE SALLENAVE : Pourquoi on écrit des romans ...

Dessin de Sandrine Martin - Collection chez Giboulées Gallimard Jeunesse Chouette Penser !

Je n'ai jamais lu de livre de Danièle Sallenave, mais je sais que transmettre l'amour de la littérature aux jeunes adolescents est au cœur de ses préoccupations. J'apprécie son point de vue car je l'ai écouté dans plusieurs émissions à la radio.
C'est grâce à Lily que j'ai pris connaissance de ce petit livre à l'attention des adolescents justement. Et j'ai immédiatement eu envie de l'acheter. La présentation de cet ouvrage est simple et présenté sous forme de dialogue, cela permet de rendre le sujet très vivant et d'aller droit au but.
Anne, une femme de 46 ans est entrain d'écrire un livre enfin elle y réfléchit, l'histoire qu'elle veut raconter est flou dans sa tête, mais pas son personnage principale. Les contours ne sont pas encore définis. Ses neveux d'âges différent de 6 à 15 ans la questionnent. Ils désirent savoir comment naissent les histoires. Elle évoque l'imaginaire d'un écrivain qui est remplit de mystère.
" Une histoire qu'on écrit, ce n'est pas du tout la même chose qu'une histoire qu'on raconte, on ne l'invente pas, en tout cas, on l'a déjà inventée avant de la raconter, sinon ça ne va pas loin, on s'embrouille, c'est difficile d'inventer au fur et à mesure qu'on raconte tout haut."
Écrire un roman s'est être embarqué dans une histoire vrais et fausse, réelle et irréelle. Elle explique qu'est ce qu'un roman, c'est clair et précis. Un ouvrage essentiel à transmettre à des enfants ou des adolescents.
Cet ouvrage me donne envie de découvrir d'autres titres de cette collection.

mardi 21 septembre 2010

ANTHONY BROWNE : Auteur/Illustrateur

Incontournables Auteurs/Illustrateurs

Voici un Grand de la littérature jeunesse dont jusqu'à aujourd'hui environ, je n'étais pas une grande adepte tout simplement je trouvais son univers graphique trop anglais. Son dessin trop simpliste, Marcel ne me parlait pas du tout . Je me sentais pas réellement touché par son univers. J'avais des idées faussent. Puis dans le cadre, d'une animation réalisée par moi dans le cadre de ma bibliothèque scolaire.
Je suis décidée de lui consacré un moment durant lequel nous allons moi et les enfants découvrir ses livres. Déjà , j'ai pu constaté que les enfants adorent, et même ils sont captivés émus par ses histoires, et parfois des éclats rires . Et donc moi je suis embarquée dans leurs émotions face aux histoires que nous offrent Antbony Brown.
Dans les années 60, il fréquente un école d'art du nord de l'Angleterre. Doué pour le dessin comme souvent chez les anglais. Le voilà embarqué dans la réalisation de logos, lui qui rêvait d'être peintre, grand admirateur de Francis Bacon. À dix sept ans son père est décédé de façon brutale. Il n'arrive pas à trouver sa voie professionnelle qui le conviendrait. Puis un jour, dans la bibliothèque de son quartier, il a découvert l'art médical . Le voilà dessinateur pour un hôpital à Manchester, puis pour une petite agence de publicité, puis il a dessiné des cartes de vœux. Et ces expériences lui ont été utile pour ses futurs albums de jeunesse.
En 1975, il rencontre Julia MacRae, son premier livre est À travers le miroir magique et c'est un album sans texte ou presque c'est surtout un album graphique. Son premier album est curieusement jamais sorti en France. La vie n'a pas toujours souris pour Anthony Brown, mais cela ne lui à pas empêcher d'avoir le sourire et la bonne humeur. Cela se voit et s'entend surtout ;-)

Mon papa
Traduit par Isabel Finkenstaedt

Ce livre est tout simplement génial et drôle en plus ! Surtout quand on le regarde avec un groupe d'enfant et que l'on pose comme question : Il est comme ton Papa ?
C'est amusant comme tout, de constater l'amour immense que les enfants portent à leur père. Un père s'est fort, il n'a peur de rien. Il est drôle et tendre aussi. C'est un homme parfait sans défaut pour un enfant c'est un exemple pour les garçons. Comme le dit Anthony Brown : c'est quelqu'un de bien que l'on n'aimera toujours !

Anthony Brown a voulu partager à tous les enfants du monde l'amour véritable pour son père. C'est un bel hommage qu'il lui rend !
"Son papa est souvent en peignoir il a été pour lui le point de départ idéal pour un livre à la gloire des pères."
(source fascicule Kaléidoscope Anthony Browne - Histoire d'une œuvre)


Ma maman
Traduit par Isabel Finkenstaedt

Idem que pour "Mon papa" Ce livre est tout aussi simplement génial et drôle en plus et d'une grande tendresse, celle que l'on porte à sa maman tout simplement, car elle est unique;
La maman porte une robe de chambre à fleur, un imprimé chatoyant parsemé de fleurs. Une maman elle adore que ses enfants lui offrent des fleurs. Ses enfants aiment lui faire des cœur car elle est la douceur même.
Bien sûr, c'est une cuisinière hors pairs cela va de soi. Elle s'est une fée, un ange, elle sait faire rire, consoler son enfant triste.
C'est une personne extraordinaire tout simplement quelqu'un de bien ! En un mot une SUPERMAMAN !!!
Mon Frère

Traduit par Élisabeth Duval

Cet album est dédié à son frère pour qui il a une immense admiration.
C'est un album simple enlevé, plein de fraîcheur et de gaité. Son frère s'est tout faire jouer au foot, chanter, danser, il est fort il possède de nombreuses qualités.
Il est génial en un mot : IL EST COOL

Le Tunnel
Traduit par Isabel Finkenstaedt

Là dans cette album, il est plus question d'une histoire personnel , mais plutôt d'une histoire entre un frère et une sœur, leur relation. Comme tous les frères et sœurs, ils sont différents, pas les mêmes centre d'intérêt. Leur caractère, leurs sentiments les opposent. La fille se nomme Rose, elle aime lire, s'évader dans la lecture tandis que le frère Jack lui c'est plutôt le foot, il aime faire peur à sa sœur aussi en faisant le loup !

Et comme tous les frères et sœurs, ils se chamaillent. Ils traversent un mystérieux tunnel, ils débouchent sur une forêt de conte de fée, étrange et plein de mystère. Rose se transforme même en petit chaperon rouge, car le loup est là pour lui faire peur ! Puis elle retrouve son frère ... Le tunnel permet aux enfants d'aller voir ce qu'il y a de l'autre côté, ce tunnel symbolise un passage initiatique ... comme grandir, accepter l'autre !


Billy se Bile
Traduit par Elisabeth Duval

Billy se fait du soucis, et ces soucis l'empêche de dormir sereinement. Pourtant ses parents essayent avec beaucoup de patience de le rassurer avec tendresse et bienveillance. Mais rien ni fait, les soucis, les inquiétudes sont là, même quand il va chez sa mamie. Il se sent terriblement ridicule alors sa mamie. Elle lui offre des poupées-tracas, ces charmantes petites figurines que l'on met sous l'oreiller pour pouvoir dormir tranquillement. Ces poupées ont un pouvoir magique sur Billy et surtout tous les enfants du monde. Aller faire un tour chez Vanessa et vous verrez qu'elles ont eut un pouvoir réel sur les enfants !
C'est une très joli histoire là que nous offre Anthony Browne. Ces poupée tracas existe bien, ce n'est pas une invention. "Elles viennent du Guatemala , il y a très longtemps, à partir de petits morceaux de bois de minuscules bouts de chiffons et de brins de fils. À l'heure du coucher, ils confiaient chacune de leurs inquiétudes à chacune de ces poupées, les glissaient sous leurs oreillers, puis s'endormaient. Et lorsque les enfants se réveillaient, ce qui les tracassait s'était envolé."

Deux superbes albums signés par Anthony Browne et qui ne comporte pas de trace de gorille ;-)

La Forêt Profonde

Anthony Browne est un amoureux des contes il a illustré " Hansel et Gretel" de Grimm," Alice au pays des merveilles" de Lewis Carroll, dans le" Tunnel", il y avait déjà un clin d'œil au Petit Chaperon Rouge.
Là, avec cet album c'est un réel hommage aux contes, qu'Anthony Browne réalise. Car comme dans Tunnel, il joue avec la forme des arbres, effet pour faire peur.
L'histoire est celle d'un petit garçon, il est réveillé par un orage, le père est absent. Ambiance inhabituel dans la maison, un vide se fait sentir. Le petit garçon doit rendre visite à sa mamie, comme dans le Petit Chaperon Rouge. Bien que sa maman lui a bien recommandé de ne pas passer par la forêt, notre petit garçon, qui n'a peur de rien du danger passe par le chemin le plus rapide. Il fait quelques rencontres, entre autre deux enfants perdus se sont Hansel et Gretel. Illustration renforce l'univers mystérieux, quand le petit garçon est dans la forêt lui il est dessiné en couleur mais les autres personnages qu'ils rencontrent sont en noir et blanc.
La fin est superbe, apaisement est là, elle rassure l'enfant qui était terriblement angoissé par l'absence du père.
Un magnifique album sur la famille. L'importance d'un père et d'une mère dans la vie d'un enfant. Voir chez Emmyne

Une Autre Histoire
Traduit par Elisabeth Duval

Attention un album fort. Voir très fort ! Une petite merveille. Vu par Emmyne aussi

Une première histoire celle d'une famille d'ours, et sur la page de gauche une autre histoire sans parole. Mais les images parlent d'elles mêmes. La famille ours prend son petit déjeuner mais il est chaud. Alors en attendant qu'il refroidit ils vont se promener.
La petite fille de gauche est dans la rue, elle n'a rien mangé, elle passe devant une maison , la porte est ouverte. Elle rentre et voit qu'il y a sur la table de quoi manger. Quand la famille ours revient, elle se dit bizarre quelqu'un à toucher au porridge du petit déjeuner. La petite fille tombant de sommeil a pris un lit, et quand la famille ours monte elle se trouve nez à nez avec la petite fille. C'est un album touchant car il évoque le thème de la solitude et de l'exclusion. C'est un album qui évoque aussi l'abandon .
Les deux histoires sont d'un graphisme différent, sur la page de gauche crayon gris tristesse qui tranche avec la page de droite colorée comme l'on peut voir la couverture.
Un très bel hommage à Boucle d'or et les trois ours.
Deux histoires en parallèle qui se rejoignent. Un album superbe, époustouflant. Une force incroyable, je ne suis en pleine admiration ! Chapeau.

dimanche 19 septembre 2010

Quelques livres de jeunesse



INUK est amoureux
Le texte est de Carl Norac et
les illustrations sont signées de Martine Bourre
Carl Norac est un auteur jeunesse que j'apprécie et il collabore souvent avec des illustrateurs d'horizon très varié et justement il a collaboré avec Kitty Crowther. Mais pour un livre que je ne connais pas ... encore !

Inuk est un inuit et il est amoureux, il est joyeux. Il aime Lucie qui a un Bec-de-lièvre. Ils vivent dans le pays du grand froid : le Pôle Nord. Inuk est doué avec ses mains il fait des sculpture en pierre de savon. Inuk sculpte Lucie amoureusement. Un livre qui porte un regard sur l'autre.
Les illustrations de couleurs légères et douce sont voir aérienne le texte est de même d'une grande douceur et tendresse.
Un billet ici plus complet signé de la douce Vanessa



La grande question
Wolf Erlbruch - Éditions être

C'est un livre dans la vie d'un enfant essentiel ! Car il tourne autour des questions que le jeune enfant se pose.Tout est dit en un minimum d'effet, il se dégage une force exemplaire.
Rien que dans la première phrase " C'est pour fêter ton anniversaire que tu es sur la Terre, " répond le frère." Cette phrase est brillante tout est dit avec une économie de moyen. Pour ma part je suis en pleine admiration. C'est là où je me rends compte la force et l'intelligence de certains album jeunesse est s'en est époustouflant !

Voir chez Vanessa toujours un billet plus complet que le mien.

jeudi 16 septembre 2010

JEAN BERNARD MAUGIRON : Du plomb dans le cassetin


Rentrée littéraire 2010

Un très joli premier roman lu dans le cadre de cette fameuse rentrée littéraire qui s'adresse à tous les personnes ayant envie de connaître le petit monde de l'imprimerie.
" Je travaille de nuit comme correcteur de presse dans un grand journal régional." Voilà, une phrase, je dirai plutôt un refrain que l'on retrouve en début de chaque chapitre.
Du plomb dans le cassetin s'est l'histoire de Victor, c'est un ouvrier du livre. Victor est un homme seul, fragile, il mène une vie monotone et dont la grande passion et celle des locomotives. Depuis quinze ans, il corrige les faire-part que saisissent les clavistes. Victor nous décrit tout un petit monde qui travaille pour un quotidien.
L'écriture est fluide, enlevé rapide. Une fois que j'ai refermé ce livre, j'ai ressenti une grande tendresse pour Victor et pour son métier.
L'originalité de ce premier roman, c'est qu'il n'évoque pas l'amour des livres et de la lecture, non mais du respect pour les hommes de l'ombre, les ouvriers du livre. J'ai une immense empathie pour eux et admiration !

Quelques passages qui ont retenus mon attention :
" Les patrons, on les a longtemps bien tenus. Ils nous craignaient, nous les ouvriers du livre, et ils avaient des raisons. Comme le dit Jean-Pierre qu'a fait l'histoire à l'université, il ne faut pas oublier que ce sont les typos qu'ont lancé la révolution de 1830. Ils ont aussi été parmi les premiers à se regrouper en sociétés en syndicats, en mutuelles pour créer des caisses de secours et de retraite et imposer leur tarif aux maîtres imprimeurs."
"Le service de la correction est installé à part sur le plateau du prépresse, on est les seuls avec les cadres à avoir droit à un local vitré." " Le Marbre, c'est le mensuel du Syndicat du livre, on le reçoit tous automatiquement, il y a souvent des papiers intéressants sur les métiers de l'imprimerie, on retrouve des vieux copains sur les photo-composition"

Voir ici un billet très complet "Du plomb dans le cassetin n’est peut-être pas un grand livre, mais il s’agit certainement d’un livre dont nous avons besoin." Je suis entièrement d'accord car je pense qu'il ne faut en aucun cas oublié, méprisé les hommes de l'ombre, qui travail comme des petites fourmis. Elle a son importance la reconnaissance pour ses hommes et ses femmes qui travaillent dans des conditions pas toujours faciles et de nuit. Le besoin oui, car nous vivons une époque où le travail est dévalorisé la belle ouvrage se perd ! Aussi ici Chronique de la rentrée littéraire. Aujourd'hui même Biblioblog en parle aussi !

mercredi 15 septembre 2010

DAPHNÉ DU MAURIER : Le Monde infernal de Branwell Brontë


Traduit par Jane Fillion

Pour ma part, je connais l'existence de Branwell de puis fort longtemps grâce au très beau film de Téchiné les Sœurs Brontë.

Ses sœurs sont ses complices de jeux, il ne peut pas exister sans elles. Pour ses neuf ans il reçut une boîte de douze soldats de bois, Branwell invente le "Jeu des Jeunes Hommes". C'est la grande passion des enfants. J'en parle un peu ici !
" Si l'enfant représentait pour sa tante un peu de sa Cornouailles, si, lui parlant de la mer, des naufrages, de ce fameux géant qui avait pour sépulcre le Mont-Saint-Michel, elle revivait un peu de sa jeunesse, pour son père, au contraire, il incarnait toute l'Irlande. Roux, vif, nerveux, plus espiègle qu'un feu follet, prompt à passer du rire aux larmes..." " Habile à singer les gens, le petit garçon s'exprimait le lundi en dialecte irlandais, le mardi dans le rocailleux patois du Yorkshire, pour revenir le mercredi au dialecte irlandais."
Branwell admire son père : " Papa, se disait l'enfant, papa était d'abord le père, bon, indulgent, irrité parfois ; le chef de famille, le professeur, et, les leçons terminées, le conteur d'histoire. Mais il était aussi le représentant de Dieu sur terre, du moins à Haworth, "
Son père s'occupait de son éducation, il voit son fils comme étant un enfant prodige.Enfant, il possède une grande sensibilité, il a été très marqué à l'âge de huit ans de la mort de ses deux sœur Maria et Elisabeth. Ce fils trop intelligent, brillant, victime d'une "fièvre cérébrale". "L'enfant était nerveux à l'excès et terriblement impressionnable." Il a une passion pour le dessin, il sera portraitiste et son tableau le plus connue se trouve à la National Portrait Gallery.
" Quelques portraits ont été sauvés pour la postérité et figurent maintenant dans la chambre de Branwell, au presbytère transformé en musée. "
Cet homme sensible se détruit avec l'alcool et divers drogues. La mort hante la famille Brontë, toute d'abord la mère des enfants, puis des deux sœurs aînées ensuite. "La sourde angoisse de Branwell endormi que hantait la peur de la maladie et la mort prématurée, peuplait le presbytère de fantômes, appelait l'ombre de la petite Maria condamné à errer pour l'éternité et dont le souvenir obséda son frère pendant toute sa vie." Branwell, le frère maudit va inspirer ses sœurs pour leur roman, Heathcliff, c'est lui dans les Hauts du Hurlevent d'Emily. Les quatre enfants Brontë doués écrivent des Juvenilia, pour différentes revues. " Cependant, le soldat de bois Sneaky, alias Naughty, alias Alexander Rogue, révolutionnaire et pirate, était devenu Alexander Percy vicomte Ellrington, puis comte de Northangerland, homme sombre et amer auquel cet adolescent de seize ans prêtait d'innombrables aventures amoureuses et des tribulations qu'il n'avait certes jamais connues, et ne connaîtrait sans doute jamais. En réalité, ce personnage n'est autre que l'incarnation du héros idéal que Branwell rêvait d'être".
Concernant l'écriture, ils collaboraient aussi ensemble. Branwell a collaboré avec sa sœur Charlotte pour les chroniques angrianes, avec Émily pour les Hurlevent. Tous les quatre se lisaient à haute voix au presbytère leurs écrits, et ils y prenaient un grand plaisir.
C'est avec un immense talent que Daphné Du Maurier saisie avec une grande justesse ce portrait de Branwell. Elle montre très bien l'amour jaloux que ses sœurs ont pour leur frère maudit. Heathcliff c'est lui Branwell.
C'est un homme de l'ombre de cette famille. et se sont ses sœurs qui sont dans la lumière.
Un ouvrage passionnant sur une époque phare de la littérature anglo-saxone à l'aube de l'industrialisation.
Un réel régal pour moi qui a une passion dévorante pour les sœurs Brontë.

lundi 13 septembre 2010

ANNIVERSAIRES : MOI ET CELUI DE MON BLOG


Voilà maintenant cela fait quatre ans que mon blog existe.
J'aime beaucoup Marilyn comme actrice plus que comme îcone (fan absolue). J'apprécie tout particulièrement la Marilyn lectrice telle que la décrie Michel Schneider (livre lu au début de mon blog). La sensibilité avec laquelle Michel Schneider évoque le rapport entre Marilyn et la lecture ou son rapport avec l'écriture. J'ai le sentiment de me reconnaitre comme je l'évoquais dans mon billet.
Car en quatre ans, souvent je doute des mots que j' emplois pour rédiger mes billets, est ce que je m'exprime clairement ma pensée ? Déjà là pour les deux ans de mon blog je me posais les mêmes questions, c'est dire ;-)
C'est un fait, mais ce que j'apprécie aussi chez Marilyn son rapport avec les écrivains, son amour pour la lecture, son goût pour la poésie et la littérature. Comme elle, j'ai le sentiment que d'être lecteur c'est un cheminement qui prend sa place au cours d'une vie.
Lire c'est grandir, il me semble que cela correspond bien à Marilyn. Elle, issue d'un milieu modeste, n'a cessé, se cultiver, en lisant Blixen, McCullers, Beckett, Capote et bien d'autres encore... entre autre Kafka, Dostoïevski, Rilke . Sur cette célèbre photo d' Eve Arnold, elle lit « Ulysse », de Joyce. Moi, aussi peut-être un jour, je lirai Joyce !
Donc pour moi Marilyn est un modèle en quelque sorte comme lectrice. Cela fait un moment que je voulais faire ce billet sur Marilyn lectrice.

C'est par un hasard assez amusant quand j'ai appris que
les édition du Seuil publieront en octobre Fragments, des écrits inédits de Marilyn Monroe, qui s’étalent de 1943 à la veille de sa mort, en août 1962. Poèmes, extraits de textes intimes, lettres…
Puis aussi vient de sortir aux éditions Christian Bourgois : Vie et Opinion de Maf le chien et son amie Marilyn Monroe de Andrew O'Hagan.

jeudi 2 septembre 2010

LUCY MAUD MONTGOMERY : ANNE D'AVONLEA

L'été dernier j'avais lu le Tome 1
Traduit par Hélène Rioux

Toujours aussi délicieux et d'une très grande fraîcheur.
Anne est institutrice dans ce tome 2.

Et nous sommes aujourd'hui le jour de la rentrée scolaire, extrait de circonstance :

"À son arrivée à l'école ce matin-là - pour la première fois de sa vie, Anne avait traversé le sentier des bouleaux sourde et aveugle à ses splendeurs -, tout était calme et immobile. L'institutrice qui l'avait précédée avait entraîner les enfants à se trouver à leur place lorsqu'elle entrait, et son arrivée dans la classe, Anne fit face à de coquettes rangées de "rayonnants visages du matin" et de regards clairs et inquisiteurs."



Rajout du 8 septembre

J'ai lu ce roman (Tome II) dans l'édition Québec- Amérique.
Pour répondre à :
@ Joëlle
: J'ai choisi de mettre la couverture de l'édition Grand Caractère tout simplement car elle correspond, colle tout à fait à l'impression que l'on a de ce roman. Alors que la couverture de l'édition Québec Amérique, elle est tiré de la série. Et je trouve qu'elle ne colle pas du tout avec l'impression que je me suis faite en tant que lectrice
@ Karine :) :
Donc oui dans l'édition Québec-Amérique c'est Hélène Rioux la traductrice. La fraîcheur d'Anne, entièrement d'accord c'est vraiment pour cet aspect que j'aime beaucoup cette série en tout cas les deux premiers. " j’avoue que je trouve qu’il manque de moments « avec Gilbert » ;)" Voilà ce que tu dis dans ton billet qui est tout à fait exact et souligne bien que la couverture édition Québec Amérique ne colle pas à ce deuxième volume.

mercredi 1 septembre 2010

DORIS LESSING : Le Carnet d'or



Traduit par Marianne Véron


Prix Nobel de littérature 2007

De Doris Lessing j'ai lu d'elle, il y a très longtemps, La terroriste te Vaincue par la brousse et j'avais bien accroché à son style d'écriture dans ces deux romans.
Quand, elle a reçu son Prix Nobel en 2007, j'ai acheté cet ouvrage qui est le plus connu et il me semble le plus représentatif de son œuvre. Mais, je n'ai pas l'occasion de le commencer, étant donné que c'est un ouvrage volumineux.
Là dans le cadre du Blogoclub le thème est le Prix Nobel, je me suis dis que c'est l'occasion et en plus je suis en vacances, idéal pour se plonger dans cet ouvrage pas forcément facile à lire surtout quand l'on s'est que les grands thèmes de Doris Lessing sont le féminisme et le communisme.

Ce roman plus ou moins autobiographique s'ouvre sur le portrait de femmes libres nommées Anna et Molly. Nous sommes à Londres en 1957. Anna écrit et Molly est une actrice.
Anna, à travers, ses carnets, note sa perception d'un roman, qu'est ce écrire, c'est entre autre voir le monde : le roman-reportage, la curiosité du journaliste. (voir p76). Chacun des carnets évoque une de ses multiples facettes : l'écrivain, la communiste, la femme amoureuse, l'Anna intime. Ce roman est plus particulièrement plusieurs romans, et c'est le côté un peu déstabilisant, car il y a un manque d'émotion, une écriture distante, c'est intéressant mais pas captivant. Elle évoque les rapports complexes entre les hommes et les femmes et sa vision du monde.

En tout cas j'imagine bien les répercutions de ce livre à sa sortie aussi bien en ce qui concerne les femmes (le mouvement féministe) et le communisme présent dans les années quels évoques . Le mur de Berlin n'étant pas tombé, le mouvement communisme avait un sens. Alors qu'aujourd'hui, être communiste cela n'a plus de sens. Il est intéressant comment Doris Lessing analyse toute cette époque du communisme après guerre. Elle a vraiment une écriture très analytique, c'est son style propre à elle, et je trouve que cela ne facilite pas la lecture à mes yeux. (billet inachevé j'ai du mal à poursuivre ma lecture, j'essayerai de reprendre ce livre peut-être un autre moment ou pas !)
En même tant, un auteur qui a reçu un Prix Nobel, et de toute façon un écrivain qui a un regard propre à lui sur le monde. En général le Prix Nobel lui est remis car, l'écrivain à toute une œuvre riche, intéressante.
Lu aussi dans le cadre de la Blogoclub par la Nymphette
Voir le billet très complet chez Papillon

Les Prix Nobel lus pendant l'année :
Wictoria de Knut Hamsun
À la fleur de l'âge de S.J. Agnon