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dimanche 27 juin 2010

KNUT HAMSUN : VICTORIA

Traduction par Ingunn Galtier et Alain-Pierre Guilhon

""Victoria est la plus belle, la plus merveilleuse de toutes les femmes, et je la connais. Mademoiselle Victoria !"
Johannes, le fils du meunier, rencontre Victoria alors qu’ils sont très jeunes . Victoria, la fille d’un châtelain désargenté. Il écrit des poèmes, il aime l'écriture c'est un jeune écrivain. L’adolescence à peine arrivée, il part étudier en ville. il retourne rendre une visite à ses parents et croise Victoria. Au cours d'une promenade en bateau une jeune fille nommé Camilla se noie et Johannes la sauve. Elle sera sa futur femme, enfin Victoria fait tout pour l 'unir à lui . "Johannes resta cloué sur place de stupéfaction. C'était dont ça la surprise ; Victoria lui avait trouvé une remplaçante." Description de Camilla " Elle était jeune, blonde, gaie, et vêtue de rose ; elle avait dix-sept ans. "
L'amour impossible car ils sont issus d'un statut social différent. Victoria est mariée à Otto, le fils du chambellan car il possède un rang social qui lui permet de vivre dans un château. Mais, elle aurait tant aimé se marier avec Johanne mais socialement cela n'est pas possible, en plus il est sans un sou.
Johanne est convié au château pour une réception c'est un moment clé du roman. C'est là, qu'il est humilié, l'hypocrisie le paraître prend tout son sens. On le félicite, l'honneur pour ses talents d'écrivain mais par derrière il est rejeté et l'union avec Victoria n'est pas acceptée car ils sont pas issus du même milieu social !
Le thème de l'amour est au cœur de ce court roman. Johanne est fou de Victoria, mais c'est l'amour impossible car sans issue." Mais l'amour, qu'est-ce, au juste ? Un vent qui caresse les rosiers ? Non, c'est une flamme qui coule dans nos veines, une musique infernale, qui fait danser jusqu'au cœur des vieillards. C'est la marguerite qui s'ouvre à l'approche de la nuit, et c'est l'anémone qui se referme au moindre souffle et meurt dès qu'on l'effleure. "
Ils se perdent, se retrouvent quelques années plus tard mais ne parviendront jamais à s’aimer à temps. L'anneau (la bague de fiançailles entre Otto et Victoria) est un symbole, l'attachement à quelqu'un, il revient plusieurs fois j'ai pensé à Pélléas et Mélisande. La violence du sentiment amoureux gronde et se révolte en silence.
Un très joli roman remplit de sensibilité, l’écriture est fine poétique et romantique. Ce court roman parle de la difficulté de communiquer entre homme et femme. C'est bien connu aussi, les histoires tristes sont celle qui nous arrache le cœur ! C'est grâce à ce petit roman que je découvre l'univers d'un auteur que j'avais envie de découvrir depuis un certain temps. Knut Hamsun Prix Nobel norvégien en 1920.

Lu par Kali, Titine
Ce roman de Hamsun fut adapté au cinéma par Bo Widerberg le réalisateur d'Evira Madigan.

vendredi 25 juin 2010

FÉLIX FRANCISCO CASANOVA : Le don de vorace


Traduit par Marianne Millon

Félix Francisco Casanova était un jeune auteur, espagnol (Santa Cruz de la Palma, 28 septembre 1956 – Santa Cruz de Tenerife, 14 janvier 1976) Il était fils du poète et médecin Félix Casanova de Ayala.
Il est mort très jeune à dix-neuf ans dans des conditions atroces par suite d'une fuite de gaz. Le goût de l'écriture lui est entrée très tôt dans sa vie dès son enfance. Le don de Vorace,est long monologue dans un état de transe. Il l'a écrit en 44 jours, entre le 9 juin et le 23 juillet 1974. L’auteur avait alors 17 ans.

Bernardo Vorace, constate, après plusieurs vaines tentatives de suicide, qu’il est immortel. Il se prend pour un poète maudit qui lit "Les Fleurs du mal". Ce livre tourne autour du rêve, de la réalité, cri, douleur mal de vivre. " Je rêve littéralement : depuis des siècles, mon corps travaille sans relâche au fond d'une mine. Je fends la terre avec une hache et les minéraux les plus rares santent comme des geysers qui m'aveuglent."
Il est question du temps " Après tout ... qu'est ce que ça peut faire ? Le temps n'a aucune importance pour moi ... "
" Être immortel, c'est être Dieu et la valeur du bien et du mal, la moralité, ne résident qu'en moi ..."
Pour ma part j'ai trouvé ce livre étrange, époustouflant par un certain côté, poésie surréaliste et travail de la langue très bien rendue me semble t-il par le travail de la traductrice. Puis d'un autre côté j'ai trouvé ce livre très noir goût pour le morbide assez curieux. Au final j'ai trouvé ce livre très dérangeant à lire pas confortable du tout, aucune émotion se dégage j'ai trouvé. Peut-être que je suis passée à côté de cet ouvrage ? Mais aussi ne suis je tout bonnement pas la bonne lectrice après tout. Ce livre est avant tout une curiosité que nous offre les éditions des allusifs selon moi !

mercredi 23 juin 2010

S. J. AGNON : À la fleur de l'âge


Traduit par Laurent Schuman

Après avoir lu le livre de James Matthew Barrie "Portrait de Margaret Ogilvy par son fils", voilà que j'entame la lecture de ce livre du grand et très méconnu Agnon. En lisant les premières phrases j'ai trouvé qu'il y avait un lien entre les deux livres.
À la fleur de l'âge commence comme cela à la p 7 la première page qui ouvre le livre :" Ma mère mourut à la fleur de l'âge.... ""Ses jours, elle les avait passés recluse. De la maison elle ne sortait pas. Notre maison triste et silencieuse, restait fermée aux gens. " " Car au plus profond de moi j'étais encore une enfant. Il arrivait que ma mère quittât son lit pour aller s'asseoir près de la fenêtre."
Cela ma fait sourire se rapprochement, un écho magique fruit du hasard entre les deux livres. Mais cela reste tout de même deux livres très différent.


La mère de Tirtza avait un problème au cœur, son décès a été une grande douleur pour la jeune fille de quatorze ans. Léa, la mère de Tirtza avant sa mort a brûlé des lettres. Pourquoi sa fille essaye de comprendre, elle se tourne vers Mintchy la meilleur amie de sa mère.Elle lui montre son journal .Tirtza découvre l'existence de Akavia Mazal, il a été le grand amour de jeunesse de sa mère .Toutes les nuits, je ressassais dans mon lit la question de savoir ce qui serait advenu si ma mère avait épousé Mazal. Elle le rencontrera aussi car il enseigne dans son école.
C'est un jeune intellectuel qui avait quitté Vienne pour aller voir du pays. Il donnera des leçon à Léa, ils deviendront proche." Grâce à mes leçons, Léa avait progressé non seulement dans l'étude des auteurs et des textes littéraires, mais aussi en hébreu. Les parents de mon élèves en étaient félicités, car l'hébreu est la langue des textes sacrés."
J'ai trouvé ce livre troublant car la fin donne un éclairage autre sur ce livre, troublant aussi car j'ai eu comme l'impression que la mère et la fille se confondent en une et même personne. Un roman qui ressemble fortement à un conte. L'écriture est assez simple et légèrement désuète mais absolument pas désagréable à lire. C'est un livre qui a mon avis devrait plaire à tous les amoureux de Zweig, car il tourne autour des sentiments et de la souffrance humaine. Dans ce court roman la religion juive tient une place très importante ainsi que le culte pour le livre et la littérature. Agnon auteur très méconnu en France a reçu le Prix Nobel en 1966.

J'ai découvert cet auteur grâce à Amos OZ et Aharon Appelfeld - Ce livre a été lu par Cathe aussi.

lundi 21 juin 2010

MARIE AUDE MURAIL : Le tueur à la cravate


Au début de l'année, j'ai assisté à un rencontre avec Marie Aude Murail à l'école des loisirs. Ce roman est un thriller pour adolescent. Dans un journal de bord (que l'on trouve en deuxième partie dans ce roman), elle évoque l'angoisse de l'écriture, la peur du vide. Il faut sans cesse se renouveler, aller à la recherche de l'enfant que l'on a été .
Un policier demande une grande concentration c'est très différent à écrire qu'un roman contemporain ou historique comme Miss Charity. Pour l'écriture de ce roman : le tueur à la cravate, elle s'est beaucoup documenté concernant les nouvelles technologies de communication , elle est allée sur internet, les blogs, Facebook.

" Grégory Belhomme, celui que les journaux avaient surnommé le tueur à la cravate, était en prison depuis bientôt vingt ans."
Dans ce roman les liens avec la famille sont très forts et soudés Ruth Cassel s'inscrit sur le site perdu-de-vue.com et elle dépose une vieille photo de classe en noir et blanc trouvé dans les affaires de son père, veuf, élevant ses deux filles seul. Le but est de différencier les deux blondes aux yeux noisette sur la photo Marie-Ève et Ève-Marie. Les deux sœurs jumelles sont décédées à vingt ans d'intervalle.
Ce message qui se veut anodin entraine des réactions de la part de personnes qui ont bien connu Martin Cassel à cette époque là en terminal au lycée Guez de Balzac dont Suzanne ancienne professeur de philosophie et présidente de l'association des anciens élèves secondé par Alice Meyzieux, la trésorière . Tout cela se passe dans la ville de Bordeaux. Donc cet événement réveille de terrible souvenir commis par un tueur à la cravate. Cette première partie est bien ficelée . J'ai surtout été séduite par la place qu'occupe aujourd'hui Internet dans notre quotidien comment renouer des contacts , entretenir un lien social via le virtuel. Comment se faire passer pour quelqu'un d'autre par exemple et conséquences incroyables.

Personnellement j'ai trouvé plus intéressant la deuxième partie le journal de bord et de connaître les dessous de ce la naissance de ce roman. Car je ne trouve pas que ce livre de Marie Aude Murail soit son meilleur, mais l'on ne peut pas être toujours au top de son écriture et en qualité, c'est tout simplement humain. Et dans son journal de bord d'ailleurs, elle évoque bien ses doutes, ses angoisses, elle explique comment elle se documente pour faire naitre une histoire, là c'est vraiment intéressant.

dimanche 20 juin 2010

JAMES.MATTHEW BARRIE : Portrait de Margaret Ogilvy par son fils



Traduit par Céline-Albin Faivre

" Margaret Ogilvy était son nom de jeune fille et , d'après la coutume écossaise, elle demeurait Margaret Ogilvy pour ses vieux amis." Le narrateur ne l'appelle pas maman comme le ferait n'importe quel enfant mais par son prénom et son nom, cela est saisissant. La raison est la suivante c'est une fidèle tradition écossaise. "Souvent, petit garçon, je l'appelais ainsi de l'escalier : "Magaret Ogilvy, êtes-vous là ?" C'est étrange et troublant à la fois cela marque une distance entre le fils et sa mère, une retenue.
"Ces yeux que je ne peux discerner avant mes six ans révolus m'ont éclairé sur le chemin de la vie et je prie Dieu qu'ils puissent demeurer jusqu'au dernier jour mes seuls juges sur cette terre."Margaret Ogilvy est la mère de James Matthew Barrie, elle est femme au foyer, elle a une très forte personnalité . Elle sera pendant un ans en deuil, elle s'enfermera dans une mélancolie car elle perdu son enfant chéri David. "Il avait treize ans ans, et moi la moitié de son âge, quand l'effroyable nouvelle nous parvint. "L'importance de la robe de baptême est le symbole de la perte de l'enfant mort. Sa fille Jane Ann joue un rôle considérable au près de la mère. Son père est ouvrier tisserand, l'homme de l'ombre de ce milieux modeste. James fait de son mieux pour reconquérir l'amour de sa mère." Après cela, je passai beaucoup de temps avec elle, assis sur son lit, essayant de lui faire oublier l'autre - ce qui était non astucieuse manière de jouer les médecins." Le narrateur s'est à dire l'auteur lui même évoque son enfance aussi et de sa relation avec sa mère qui fut complexe. Elle l'étouffe, elle est abusive, il la déteste et en même tant il la vénère. Il la voit enfant , il revient à plusieurs reprise comme un refrain d'une comptine. " Elle faisait de longs et pénibles trajets, petite fille , lorsqu'elle apportait à son père son repas dans un pichet, à l'endroit où il travaillait ; mais la marche sans autre objet que le souci de sa santé lui semblait vraiment une drôle d' idée. " p94 Le narrateur est attaché à la mémoire familiale, il évoque le mariage de ses parents, il aime l'évoquer tout comme il imagine sa mère petite fille de conte de fée. Je le comprends tout à fait moi aussi cela m'arrive en regardant des photos anciennes d'imaginer une petite histoire dans ma tête concernant ma famille. Il faut dire que quand le narrateur avait six ans, elle aimait se rappeler de son enfance, lui faire part de ses souvenirs d'enfance, le temps où elle aimait jouer à la marelle et aux billes. L'enfance est un thème auquel James M. Barrie attache beaucoup d'importance.
Dans le Chapitre VI " Sa bonne à tout faire", le narrateur se donne beaucoup de mal, pour être au petit soin avec sa mère. J'ai beaucoup aimé ce chapitre bourré d'humour et d'ironie. "Bientôt, je monte triomphalement deux petits-déjeuners. J'entre dans la chambre, non à la manière quelconque d'un fils ordinaire mais en singeant les façons du serveur de Glasgow. Il fut le seul garçon d'hôtel que ma mère eût jamais connu, le seul serviteur masculin qui se fût jamais approché d'elle." Le passage concernant les carottes râpées est d'un comique allez voir p 123.
C'est aussi très intéressant voir que ses livres s'emboîtent comme des poupées russes. Ce " Portrait de Margaret Ogilvy par son fils" fait écho à d'autres ouvrages que James Matthew Barrie a écrit pour brouiller encore plus la vérité. Elle se nomme Jess, personnage central, l'héroïne dans un autre de ses romans " A Window in Thrums" p160.
J'ai adoré le chapitre concernant RLS (grand écrivain écossai Stevenson ), il me donne furieusement envie de découvrir et de lire " Le maître de Ballantrae". Là aussi jeux complice entre la mère et le fils à propos de ce roman. Stevenson est le grand frère d'écriture de James M. Barrie.

" Elle le replaça d'un geste rageur là où mon Stevenson avait perdu une dent (comme aurait dit l'écrivain à qui il ressemble le plus). Puis, en bonne mère qu'elle était, elle prit un des livres de son fils et le lut, l'air très décidée."
Ce livre me fait penser à un film de Bergman, pour son austérité et ses chuchotements religieux écossais. Il faut souligner que le dépouillement du presbytérianisme tient sa place chez Margaret Ogilvy, femme pieuse.
" Elle ressort la bible qui reposait toujours près d'elle.""Elle n'était qu'une enfant lorsque sa mère mourut et, très tôt, elle prit l'habitude de dire ses prières seule, sans âme qui vive pour l'entendre." Je ne l'ai jamais entendue prier, mais je sais très bien comment elle priait et, quand la porte était fermée, aux yeux de Dieu, pas un jour ne séparait la femme usée jusqu'à la trame de la petite fille.
Le décor est essentiellement la maison le "home" l'ambiance est "cosy" cela donne cet ambiance feutrée et silencieuse. Le narrateur et sa mère se tiennent le plus souvent dans la maison. Cette femme est confinée chez elle. Elle sort peu et regarder par la fenêtre c'est voir, observer le monde du dehors.
Il pourrait y avoir un " s" à portrait car il est double, et à double sens c'est celui de la mère de l'auteur James M.Barrie mais aussi de lui de l'écrivain. Ce roman est un faux roman il peut être perçu comme une autobiographie mais cela n'en ai pas une, un récit alors et non je ne le pense pas, un hommage à la littérature écossaise non plus, mais il y a certainement un peu de tout cela me semble t-il.
James M.Barrie brouille les cartes où est la vérité ? Il fait de sa mère un personnage fictif et imaginaire à la fois. Il met une distance avec la réalité, les souvenirs vrais ou pas. Le goût du secret que je partage amplement étant moi-même une personne très secrète, c'est je pense sûrement l'une des raisons pour laquelle j'ai eu un réel coup de cœur pour cet ouvrage. "En bien des façons, ma mère était aussi secrète que moi- mais alors que ses manières étaient gracieuses les miennes étaient rugueuses .... et ma sœur était la plus réservée de nous tous."
La structure de cet ouvrage est assez subtile, par exemple nous lecteur si nous faisons attention dès le début, l'auteur nous annonce la fin d'un proche.

Avec ce livre " Portrait de Margaret Ogilvy par son fils", j'ai ressenti un chagrin pesant mais non dénué d'humour, un humour particulier que je n'avais jamais rencontré auparavant.
L'écriture est d'une grande finesse subtile, elle est simple en apparence seulement. La palette de sentiments est développées, tristesse et joie sont mêlées.Car derrière les mots se cachent une petite musique secrète et complexe.
La traduction s'est d'être au plus juste de l'original.
Car traduire s'est réécrire une œuvre sans la trahir, tout un exploit de minutie.
Un travail de titan a été effectué par la traductrice Céline-Albin Faivre !
" Portrait de Margaret Ogilvy par son fils " est une œuvre essentielle qui a sa place dans la littérature, en tout cas pour moi oui, aucun doute.
Coup de foudre pour ce texte qui touche l'intime. Ce roman est bouleversant, troublant une grande émotion est venue me rendre visite durant ma lecture. C'est vraiment un ouvrage qui m'a saisi à la gorge, c'est un livre que l'on a envie de lire et relire c'est un livre qui marquera ma vie de lectrice.  Et, je pense au livre d'Amos Oz : histoire d'amour et de ténèbres (ce livre se rapproche du livre de J.M Barrie car il est questions de la famille entre autre).

lundi 14 juin 2010

KATHERINE MOSBY : Sous le charme de Lillian Dawes



Traduction Cécile Arnaud

Dans les années 50, deux frères orphelins sont issus de la haute société new-yorkaise. Gabriel le plus jeune dix-sept ans vient d'être renvoyé de son pensionnat, car il a été surpris entrain de fumé un cigare dans une chapelle.
L'autre frère Spencer dix ans plus âgé que Gabriel lui rêve de devenir écrivain.
Gabriel fera connaissance de la mystérieuse Lilian Dawes qui possède d'autres identités Diana Leswell ou Willa Daniels.
" C'était un signe, tout comme l'apparition de Lillian Dawes dans le journal avait marqué le début de quelque chose dont je ne savais pas déchiffrer le présage."
Et bien, je dois dire que ce livre fut une cruelle déception. Je l'aurai certainement je pense apprécié quelques années auparavant.
Il se trouve que nos lectures façonnent notre goût et regard sur un ouvrage.
Mais là je suis déçue à mes yeux une certaine mayonnaise ne prend pas, un avis qui n'engage que moi.
Une lecture extrêmement décevante mais qui n'engage que moi. La couverture glamour du roman est pourtant séduisante. Mais, l'histoire a un goût de déjà vu le point faible de ce roman selon moi est dans le style que j'ai trouvé chichiteux. Au final je n'ai pas pris de plaisir à lire ce roman, je l'ai trouvé ennuyeux ! Dommage il avait tout pour me plaire au départ car j'adore les romans initiatiques.

Voir chez Lily qui elle a complètement craqué pour ce roman !

vendredi 11 juin 2010

ADÈLE H & ADÈLE ET LA PACOTILLEUSE


C'est la fille de Victor Hugo : Adèle Hugo, était un enfant sensible et fragile. Elle a tenu un journal. Ce journal a servit à Truffaut et Confiant pour la réalisation du film et l'écriture du roman "Adèle et la pacotilleuse", puisque c'est grâce à lui que nous connaissons sa personnalité et sa défiance mentale.
Le film de François Truffaut est un film qui ma complètement fasciné quand je l'ai découvert la première fois à la télévision adolescentes Truffaut. Dans ce film, il se dégage une force pas croyable remplit de folie et de sauvagerie qui ne s'oublie pas. Isabelle Adjani est fantastique dans ce film, elle est très jeune tout juste vingt-ans me semble t-il ! Truffaut l'a enlevé de la Comédie Française

L'HISTOIRE D'ADÈLE H

En 1863, Adèle est à Halifax (en Nouvelle Écosse, elle décide de s'y installer dans le seul but de retrouver le lieutenant Albert Pinson, elle a fait sa connaissance à Guernesey. Il appartient à l'armée anglaise. Elle est terriblement amoureuse de lui et elle souhaite le revoir pour une demande en mariage. Elle se rend dans une pension ou elle prend un nom d'emprunt Melle Lewly. Elle désire caché sa véritable identité, dire tout simplement qu'elle est la fille cadette de Victor Hugo. Adèle évoque sa sœur Léopoldine tant aimé par son père. Elle fait de fréquent cauchemars fiévreux où elle a le sentiment de se noyer dans la passion amoureuse qui la dévore. Son amour le lieutenant Pinson la dévore, elle sombre rapidement dans la démence. Il vient la voir à sa pension , elle est sous le choc elle veut qu'il l'épouse mais son père s'y oppose formellement. il la repousse. Elle croit à cette amour qui brûle en elle, elle en souffre " Je suis ta femme "dit elle après l'avoir vu. Séance de spiritisme (Victor Hugo était lui même très féru de faire tourner les tables et appeler les esprits), Adèle fait appel à sa sœur Léopoldine. Elle surprend un soir le lieutenant avec une femme, elle en est jalouse cela est insupportable pour elle. En même temps l'on sent chez elle un certain plaisir à observer son éventuel futur mari avec une autre, séquence de voyeurisme. Elle tient un journal où elle évoque sa passion amoureuse . Mais elle écrit de nombreuses lettres pour rassurer sa famille. Pour elle l'amour est "la religion du cœur". La folie monte en crescendo. Les nuits sont fiévreuses, elle a des hallucinations .

La scène me semble t-il pivot dans le film qui fait qu'Adèle bascule dans la démence, dans un autre monde, une autre dimension. C'est quand elle dédie un autel à son amour (l'on pense au Quatre Cent coup : l'autel a Balzac) . Il est vivant le lieutenant Pinson mais son âme est morte, fantasme. Elle ment à ses parents en disant qu'elle est marié avec Albert Pinson qu'elle se nomme maintenant Madame Pinson. Bref, elle fait tout pour le reconquérir allant dire qu'elle est enceinte de lui. Au fur et à mesure, elle devient sauvage, elle fait peur ! Le lieutenant Pinson sera envoyé aux Antilles, dans l'île de la Barbade, Adèle le suit bien sûr rien ne la retient dans son amour platonique pour le le lieutenant. Elle se trouve à Bridgetown en haillons, elle erre dans les rues tel une âme errante, un spectre, un mort ambulant.


C'est un film sur la folie des sentiments amoureux. Le grand thème du film est celui de l'identité Adèle s'est plusieurs personnes : Miss Lewly, Adèle, Madame Pinson, voir aussi elle s'approprie l'identité de sa sœur. Mais quand elle évoque le lieutenant elle lui approprie d'autres identités il est à la fois son beau-frère, son cousin, son fiancé. Souvent, elle se contredit et s'enfonce dans ses mensonges.
" Je ne t'ai pas crue une miette seconde lorsque, t'ayant recueillie, errante dans une ruelle du port de Bridgetown, en l'île de Barbade, tu m'as déclaré avoir pour père le plus grand poète de ce pays aux contours pour moi irréels qu'est la France . Haillonneuse, maigre jusqu'à l'os, tremblotante des lèvres et des mains, un feu inconnu brillait dans le grain de tes yeux qui m'a, irrésistiblement, attirée vers toi, spectre égaré en plein jour."



Adèle et la pacotilleuse

de Raphaël Confiant

Le roman commence quasiment où finit le film de Truffaut.
" Mon Albert, mon ange, ton Adèle t'a enfin rejoint. L'océan ne nous sépare plus. Je suis là à t'attendre, prête à fixer la date de notre union. Celle qui ne vit que pour toi. " Elle est partie à sa rencontre à Halifax, officier de l'armée anglaise. Céline Bàà, la pacotilleuse a quarante-deux ans quand elle rencontre Adèle. Elle se prend d'affection pour la fille cadette du grand écrivain. Adèle apprécie Céline car elle ne la traite pas de folle. Elle s'occupe d'elle comme si elle était sa mère. C'est une femme généreuse, maternelle, sensuelle.
" Je suis contrainte de la faire manger à la cuiller comme un bébé et elle est devenu plus maigre qu'un balai. La nuit, elle ne trouve pas le sommeil et déparle-déparle-déparle d'une voix d'outre-tombe qui parfois m'effraie. À la Barbade, le monde des Blancs l'a rejetée."
Céline est l’unique interlocutrice d’Adèle contre tous: ceux qui doutent de son identité, certain on du mal à croire que cette femme folle qui se dit marier est la fille du grand poète. Elles échappent aux recherches du détective Henry de Montaigue qui est chargé par l'écrivain de retrouvé sa fille perdue.

Dans Adèle et la pacotilleuse, ce roman tourne autour de l'exil ! " Y a-t-il, dans tous les dictionnaire du monde, un mot plus chatoyant qu"exil"? La charge de grandeur mêlée de nostalgie qu'il charroie, l'aérienne prestance de ses si brèves syllabes ne peuvent être égalées. Pourtant, il ne recouvre pas exactement le même sens dans la bouche d'Adèle Hugo (pas plus que dans son Journal) et dans la mienne." Celui d'Adèle bien sur, mais celui de son père aussi un grand homme de combat politique qui sera obligé de quitter son pays dans un premier temps à Jersey, puis ensuite à Guernesey.
Raphaël Confiant rend hommage à Victor Hugo. Il tente à rapprocher Céline Alvarez Bàà avec Bug-Jargal (œuvre de jeunesse). C'est un portrait d'un Victor Hugo fatigué par la vie, ses épreuves et le chagrin de la mort de sa fille Léopoldine, la santé mentale d'Adèle (qu'il nomme affectueusement Dédé) le préoccupe beaucoup, le décès de sa femme Adéle. La pacotilleuse rencontre à Paris, le grand poète quand elle ramène Adèle chez "Qu'est ce que la folie ? J'ai beau lire et relire Érasme, j'avoue que je ne comprends pas. Sans doute la folie d'amour est-elle grandement différente de la foie ordinaire." Son frère Eugène aura été touché par la folie aussi. À Paris, la négresse noire participera aux séances de spiritisme, faire tourner la table, entrer en contact avec les morts. " La table tourne, elle se soulève, emportant nos mains posées pourtant bien à plat sur elle, elle se met à trembler, à rugir tel un fauve en cage, elle ricane."
L'écriture de ce roman est colorée, métissage, français bien sûr mais créole, espagnol et anglais. Avec ce roman nous naviguons dans les Antilles mais aussi en France.

J'ai apprécié la lecture de ce roman, mais c'est le premier roman de Raphaël Confiant que je lis et je pense que certain détail ou plutôt manque de connaissance ne m'ont pas permis d'apprécier ce roman à sa juste valeur.

jeudi 10 juin 2010

D.B JOHNSON : Le Voyage d'Henry


Traduit par Laurence Kiéfé

Henry et son ami décidèrent d'aller en voyage ensemble en à Fitchburg. L'un décide d'aller à pied et l'autre en train. Ensuite du côté gauche nous suivons l'ami d'Henry. Et de l'autre Henry et dans sa découverte de la nature. Henry est un amoureux de la nature. Et son ami un véritable travailleur.Très amusant de voir, deux perceptions de la vie. La chute est très plaisante et fait sourire.

Cf et hommage à Henry David Thoreau (auteur qui se passionnait pour la nature) son célèbre roman "Walden". Il était amis avec Ralph W. Emerson (autre amoureux de la nature) et Nathaniel Hawtorne
Un grand format, les illustrations très cubistes et moderne très agréable à l'œil. Un très joli album ! Sympa.


Voir chez Vanessa un billet plus complet autour de ce livre.

mardi 8 juin 2010

Jean-François DUMONT : UN BLEU SI BLEU



C'est l'histoire d'un petit garçon dont la couleur bleu se trouve présente dans son rêve. Ce n'est pas n'importe quel bleu c'est "un bleu profond et lumineux à la fois, un bleu si bleu qu'on avait envie de s'y blottir." Il part à la recherche de cette nuance de bleu si particulière à ses yeux. Il sort de chez lui, il part à la recherche du bleu de ses rêve il va au musée, à la mer, il se trouve au Mississipi pour écouter du blues. Mais non, ce n'est absolument pas cela. Mais le joueur de blues l'emmène en Afrique au pays des hommes bleus. Et bien, non ce n'est pas cela absolument pas, difficile à trouver ce fameux bleus. Alors déçu, il rentre chez lui et il se rend compte comme une évidence que ce bleu si doux et bien ... c'est tout simplement les yeux si réconfortant de ceux de sa maman.

Album remplit de douceur et de tendresse. Un très belle album grand format. L'auteur Jean François Dumont évoque via cet album à toute la palette de bleu et ses dégradé du bleu turquoise clair en passant par le bleu nuit.

dimanche 6 juin 2010

ALAN BENNETT : La Reine des lectrices

Traduit par Pierre Ménard

Il fait parti des livres aussi très lu dans la blogosphère et je dois dire que je n'ai jamais été très tenté. Mais je ne sais si c'est par une envie de me démarquer mais je ne suis pas très friande et souvent déçue par les livres qui font l' unanimités. Voilà j'ai reçu une proposition de la part des éditions Folio alors je me suis dit et bien pourquoi pas voyons ...

Alan Bennett je connais l'auteur de nom et il me semble que c'est un auteur réputé pour son humour british. Ces pièces sont souvent jouées au Théâtre du Rond Point.
De quoi est il question dans ce très court roman ? De la Reine, en personne qui est soudainement se passionne pour la littérature essentiellement anglo-saxonne. L'on trouve dans ce court roman des réflexion intéressante concernant le rapport que l'on a à la lecture. Par exemple, pour la reine les livres sont tout sauf un passe temps contrairement à Norman qui lui lit pour son plaisir non pour accroître ses connaissances . "- Un passe-temps ? dit la reine. Les livres sont tout sauf un passe-temps. Ils sont là pour vous parler d'autres vies, d'autres mondes. Loin de vouloir passer le temps, sir Kevin, j'aimerai au contraire en avoir davantage à ma disposition. Si j'avais envie de passer le temps, j'irai en Nouvelle-Zélande." Et, c'est exact. Elle dit aussi la chose suivante :
" Je perçois la littérature comme une immense contrée, inscrivit-elle un jour : je me suis mise en route vers ses confins les plus extrêmes, en sachant que je ne les atteindrai jamais."Je n'ai pas été vraiment sous le charme de ce petit roman, je n'ai pas été sensible à cet humour qui est surement plus subtil en VO ? Peut-être ! Dommage, il faut dire que je m'attendais peut-être à mieux ! Ce livre ne m'a vraiment pas enthousiasmé, déception.

vendredi 4 juin 2010

Contes russes & Babayaga


Traduit par Anne-Marie Passaret

Alexandre Nicolaievitch Afanassiev a ressemblé un grand nombre de contes populaires de différentes régions de Russie Centrale au milieu du XIX ième siècle. Il respecte le récit oral d'origine, il le transforme dans une langue élégante et accessible. Dans ces contes russes allusions aux rites anciens et bien sûr l'incontournable sorcière Baba Yaga.

Ivan Tsarévitch,
l' Oiseau-de-feu
et le loup-gris

L'histoire d'un tsar nommé Vyslav Andronovitch il avait deux fils Dimitri, Vassili, et Ivan. Il a un magnifique jardin avec un pommier qui donnes des pommes d'or. L'Oiseau-de-feu survola son jardin pour prendre des pommes d'or. Le tsar demande à ses fils de capturer l'oiseau qu'il veut vivant. Les aînés n'arrivent pas à attraper l'oiseau mais Ivan arrive à arracher une plume. Un jour, alors qu'Ivan est parti pour capturer l'Oiseau-de-feu vivant il ce trouve nez à nez devant un énorme Loup- gris qui déchiqueta son cheval. Mais, le Loup-gris devient le cheval d'Ivan qui l'emmène à la capture de l'Oiseau-de-feu. Et à partir de là l'aventure commence pour Ivan, elle est remplit de rebondissement, Ivan rencontra une belle princesse nommé Hélène. Un très joli conte !
Le Songe : Un père demande à ses deux fils de lui raconter leur dernier rêve. Le premier discipliné obéit le second n'en fait qu'à sa tête. C'est Ivan, il se trouve attacher à un poteau car il n'a pas voulu raconter son rêve. Il se trouve prisonnier, il rêve de se marier avec Hélène. Grâce à la princesse Hélène, il fut libéré.
Il traverse de nombreuses épreuves avant de se marier avec la belle Hélène.
Vassilissa la très belle

C'est une enfant qui se confie à une poupée. Elle est son grigri qui la protège du mal. Elle doit aller voir Baba Yaga, Vassilissa est terrifiée elle doit aller voir Baba Yaga.
Conte très attachant et terrifiant ! voir la vidéo qui a mis en scène ce conte et l'on apprend qui est Baba Yaga, personnage mythique dans la culture russe.





Babayaga
de Taï-Marc Le thanh -Illustration de Rébecca Dautremer

Et un livre magnifique édité par Gautier Languereau, se dégradé de rouge/rose aux tons marron/ocre est de toute beauté. Le format est très grand, la mise en page est soignée, un très joli travail sur la typographie a été faite pour ce livre destinée à la jeunesse.
C'est une version du célèbre conte russe que nous présente Taï-Marc Le thanh.
En introduction l'auteur nous présente Babayaga et nous dit pourquoi elle est méchante et tout simplement parce que tout le monde se moque d'elle car elle n'a qu'une dent.
" l'Ogresse devint encore plus méchante"
Elle ouvrit un restaurant ; " Au bambin qui rissole".
Miette la belle fille de Cacayaga, la sœur de Babayaga, est jolie comme tout doit aller chercher du fils chez l'ogresse. Miette dut partir en chemin sur les ordres de son horrible belle mère. Miette rencontre un crapaud qui la met en garde, elle doit se munir "d'un ruban, d'un pot de graisse, de deux croûtes de fromage et d'un morceau de lard."
Elle arrive chez Babayaga après avoir traversé la forêt sombre alors là le suspense arrive et il est remplit d'aventure ! Est ce que Miette se fera manger par Babayaga ???


Baba Yaga
Rose Celli et Anne Buguet illustrations

Cette version dans son illustration est bien russe tel que l'on l'imagine. Cette version de Baba Yaga ressemble assez de Taï-Marc Le Thanh. Les conseils ne viennent pas d'un crapaud mais d'une jolie tante la sœur de sa vraie maman et pas de la marâtre. Elle lui dit "il y a chez Baba Yaga un bouleau qui voudra te fouetter les yeux ; noue le d'un ruban. Tu verras une grosse barrière qui grince, et qui voudra se refermer toute seule ; verse-lui de l'huile sur les gonds. Enfin tu verras un chat qui voudra e crever les yeux ; donne-lui un bout de jambon." Les précieux conseils de sa jolie tante lui donne courage pour aller chez la redoutable BabaYaga.
Une fois chez elle, la pauvre petite elle tremble de tous ses membres.

Mais elle arrivera à se sauver après avoir traversé de nombreuses épreuves !

Baba Yaga

Encore une autre version mais celle là est peut-être celle qui est la plus fidèle au conte traditionnel russe me semble t-il !
Un véritable coup de cœur
Adapté et illustré par Kattya Arnold - Les illustrations s'inspire des images "lubok" une expression artistique de la tradition russe qui remonte au XVIIième siècle.
et traduit par Michelle Nikly

Le texte de ce livre reprend une histoire appelée " Tereshichka" ou "Tishka" qui faisait partie des contes traditionnels russes d'Afanassiev

Voilà une version remplit de magie typiquement russe à mon goût. Un homme et une femme assez âgées n'avaient toujours pas d'enfant. Ils ramassent une bûche, il la mettent dans un berceau et soudain la bûche se transforme en bébé.
C'est un beau petit garçon, il se nomme Tishka, et sa maman le met en garde de la terrible ogresse Baba Yaga qui mange les petits enfants. Tishka malgré tout se trouve dans les griffes de Baba Yaga qui l'emporte chez elle pour le manger. Et notre petit bonhomme sera malin et rusé !


Une superbe version magnifique de poésie et une présentation très russe et très originale qui sort des habitudes.

jeudi 3 juin 2010

Kéthévane DAVRICHEWY : La mer noire

C'est l'anniversaire de Tamouna, elle se réveille et par bribes elle se remémore son passé et surtout du grand amour de ses quinze ans Tarmaz en Géorgie. C'est l'histoire d'un amour manqué fait penser à Tchekov.
Elle se trouve exilé à Paris, à cause du pouvoir mit en place . Son père prépare la révolution, il souhaite un monde meilleur à sa famille. Paris est le refuge de tous les exilés géorgiens. " Je parle du rôle politique de mon père, il a proclamé l'indépendance de la Géorgie. Avec les membres de son parti, ils ont formé un gouvernement, mon père en est le ministre de l'Agriculture." Il faut dire que son père est du côté du tsar et que les communistes arrivant ils chassent les opposants du futur pouvoir mis en place en Sibérie.
Les tradition se transmet, les réunions de famille sont colorées et envahissantes, elle sont là pour se rappeler du pays. C'est un roman sur la mémoire familiale, le passé et le présent se chevauche le présent son anniversaire le passé souvenir de jeunesse sur la mer noire. Il est question de la perte du pays natal, mais celle du père aussi.
L'importance très forte des racines de là où l'on vient !
" De nous six, il est celui qui cultive le plus son accent géorgien, comme si le perdre signifiait renoncer à notre identité." L'espoir de retrouver sa terre natale d'où cette mélancolie. Être apatride tout simplement et vivre avec des pas simples.
Un passage qui a retenu toute mon attention et pour la simple raison, c'est sa date le 13 septembre (la date de mon anniversaire) " Septembre arrive. Le 13 de ce même mois, Batoumi est en fête. Le gouvernement reçoit les délégations des démocraties européennes, la ville est décorée drapeaux, de guirlandes, de fleurs."
L'écriture le choix du "Elle" pour évoquer le présent et le choix du "Je" pour évoquer le passé.
Personnellement je ne suis pas très enthousiaste par ce roman, bien qu'il possède de nombreuses qualités. Il n'a pas su me toucher me transporter. Le seul intérêt en ce qui me concerne concernant se roman c'est l'aspect historique de la Géorgie plutôt que l'histoire familiale.

En tout cas un grand merci à Flo pour ce livre voyageur, loin d'être inintéressant ;-)

mardi 1 juin 2010

Brève histoire de pêche à la mouche de Paulus Hochgatterer

Traduit par Françoise Kenk

Tout d'abord, la couverture du livre peut-être trompeuse. Avant même de commencer sa lecture, le lecteur peut croire qu'il s'agit d'un livre américain qui évoque la pêche à la mouche, la nature et les grands espaces. Ce qui n'est pas tout à fait faux puisque l'auteur en ouverture du livre offre au lecteur une citation d'un livre de Column McCann : Le Chant des coyotes. Mais quand l'auteur est autrichien et plus particulièrement viennois, la deuxième citation avec celle de Column Mc Cann est celle de Goethe " Je voudrais être un poisson". Voilà, le ton est donné d'entrée ce court roman est la cohabitation de deux mondes celui de la pêche, la nature et le monde de la pensée, la réflexion sur le monde et sur la personnalité de l'être humain.
L'histoire que Paul Hoghgatterer, autrichien, veut nous raconter est la suivante. C'est celle de trois hommes "psy", le narrateur, Julian et l'Irlandais, ils partent un 11 septembre 2001 à la pêche, le roman se déroule sur cette journée. Sur leur chemin ils s'arrêtent et les trois hommes séduisent une jeune serveuse et ils l'emmène avec eux à la pêche. Rêve, fantasme sur cette fille " Elle porte une jupe courte en cuir brut et, sous un chemisier blanc à moitié transparent, soutien-gorge de sport brillant." rapprochement avec le film " Au milieu coule une rivière" avec Robert Redford et Bratt Pitt. Ils pêchent entre hommes car leurs femmes ne sont pas fana, mordu de pêche. " Surtout, nous racontons que nos femmes, ou compagnes, et enfants ne viennent pratiquement jamais à la pêche avec nous, quant à savoir si c'est dommage ou non, nous ne nous étendons pas sur la question." Ils évoquent leur métier de psychanalyste dans un service hospitalier, la réalité, la jalousie, la rivalité, il est question de pouvoir, problème d'égo. Il est question bien sûr de poissons : du saumon, de l'ombre , des truites, du sandre, du brochet, du chevesne ...Comment l'on cuisine les poissons, surtout pas de citron avec l'ombre .L' Irlandais lui il n'aime pas que l'on tue le poisson, il aime la pêche juste pour le geste, tout simplement.
Description d'un monde liquide, le texte est fuyant, l'auteur joue avec le vocabulaire spécifique à la pêche.
Il est question d'une pêche aux idées, aux fantasmes érotiques. Le rythme est lent, il correspond au bruit de l'eau, de la rivière.
Je suis mitigée par ce livre séduite par son côté américain goût pour la nature, par contre le côté psychanalytique me séduit moins à mon goût ! C'est un court roman assez virile il faut bien le reconnaître, les personnages féminins sont dans l'ombre (l'ombre comme le poisson) à l'arrière plan dans leurs têtes.
Mais comme le dit très justement Julian
" Ce serait intéressant de se demander s'il n'y aurait pas du romantisme dans la pêche à la mouche."