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lundi 26 avril 2010

LA BELLE ET LA BÊTE

conte de Jeanne Marie Leprince de Beaumont

L'histoire d'un riche marchand, père de six enfants : trois garçons et trois filles. La plus jeune tout le monde l'appelait la Belle , et les deux autres sœurs en étaient jalouses d'elle . Il faut dire qu' elles étaient orgueilleuses. Belle aimait pardessus tout la compagnie de son père. Elle est entièrement dévouée à son père comme l'ai Peau d'âne (le complexe d'œdipe).
Du jour au lendemain ou presque le père perdit sa fortune. Et cela fut un grand malheur , le marchand et ses trois filles furent obliger à cultiver la terre et d'habituer une simple maison de campagne. Et, Belle est obligée de supporter ses odieuses sœurs égoïstes. Comme souvent dans les contes, Cendrillons par exemple où la plus jeune est mise à l'égard des deux aînées qui sont remplient de vanité et d'orgueil. Un jour le père parti pour aller chercher de la marchandise qu'il attendait. Belle demande que son père lui ramène une rose. Sur le chemin du retour, il revenait les mains vides, la route fut difficile en neigée, fatigué il se réfugie dans un château mystérieux. Il vole à la Bête une rose (B. Bettelheim dit dans son ouvrage : Psychanalyse des contes de fées : ce geste symbolise l'amour que le père éprouve à sa fille, et aussi une anticipation de la perte de sa virginité ; la fleur brisée - la rose en particulier - est le symbole de la défloration). Le voilà nez à nez avec la Bête. Il doit revenir dans trois mois avec une de ses filles. Et la cadette se désigne pour l'amour de son père de se rende au château de la Bête. ""Je suis contente de votre bon cœur, la Belle ; la bonne action que vous faites, en donnant votre vie pour sauver celle de votre père, ne demeurera point sans récompense."" Et elle est pétrifiée de peur à être manger par la Bête. Elle tremble de peur et de courage.
Un conte sur la beauté et la laideur mais aussi sur les apparences, les idées toutes faites que l'on se fait d'autrui. La bête est un prince en faite une personne de toute beauté exactement comme dans le conte breton : la femme du loup gris. J'aime beaucoup le rôle de la fée qui est là pour établir la justice par exemple elle transforme les horribles sœurs en statue de pierre. Et c'est grâce à sa baguette magique que la bête devient un être humain de tout beauté.
Un conte magnifique de générosité et remplit de féerie en un mot magique .
C'est un conte du XVIIIe siècle, Jeanne-Marie Leprince de Beaumont est originaire de Rouen née en 1711, elle vécu dix-sept ans en Angleterre. Elle a écrit un traité d'éducation : "Le Magasin des enfants". Elle connaîtra la prospérité avec ce conte La Belle et la Bête. Elle est décédé en 1780
J'aime beaucoup les illustration de Willi Glasauer, illustrateur tchèque. Elles sont délicates et surannées. Mais, le film de Jean Cocteau fait vraiment parti de mes films préférés, il a su très bien traduire le côté féerique et fantastique du conte.



samedi 24 avril 2010

À TRAVERS LE JABBERWOCKY de LEWIS CARROLL



Onze mots-valises dans huit traductions commentés
par Bernard Cerquiglini voir en Folio à la suite de la chasse au Snark ou alors chez le Castor Astral.

C'est dans le chapitre 1 d' À travers le miroir que l'on rencontre ce célèbre poème truffé de mots-valises. Et pour traduire un tel poème c'est tout un art !
Où une glace est nécessaire à Alice pour parvenir à le lire, car il est imprimé à l'envers :
’Twas brillig, and the slithy toves
Did gyre and gimble in the wabe ;
All mimsy were the borogoves,
And the mome raths outgrabe.
Et bien des poètes comme Roussel, Artaud, Leiris, puis Queneau et les oulipiens s'en donneront à cœur joie de ce poème hors-norme, qui est un vrais casse tête. Ce poème est un véritable bestiaire fantastique comme l'est le Snark d'ailleurs.
Exemple les toves sont une sorte de blaireau-lézard, un borogove est un oiseau maigre, un rath est une espèce de cochon vert.

Une analyse fascinante que cet ouvrage de Bernard Cerquiglini. Et, à mon avis il est destiné avant tout pour les amoureux de Lewis Carroll et les passionnés de jeux de mots.
Voir ici le texte original ainsi quelques traductions. Mais aussi ici un très jolie blog : La culture fèerique

vendredi 23 avril 2010

L'ENFANT SAUVAGE : François Truffaut




L'émotion qui se dégage avant tout de l'histoire de Victor s'est que c'est le réel, c'est une histoire vrais. Durant l'été 1797, un enfant sauvage a été retrouvé dans l'Aveyron.

Victor, l'enfant sauvage
Une paysanne cueille des champignons dans la forêt, elle est surprise par des bruits étranges et elle voit une espèce de bête mi animal, mi homme. Elle alerte les chasseurs qui fouillent la forêt, ils l'attrapent comme une bête, le transmet à la gendarmerie.
Les journaux parlent de lui, le docteur Jean Itard s'intéresse de près à cet enfant. On envoie l'enfant à Paris. On va le soigner dans un institut pour enfants sourds-muets, c'est là où le docteur Itard travail. Cet enfant est associé à une curiosité, car il ne parle pas, il a un comportement bestial qui fait peur aux gens.
Le docteur Itard va s'occuper de lui et il va l'éduquer avec l'aide de Madame Guérin.

L'Enfant Sauvage - le film de François Truffaut (1970)

Cette histoire, je la connais depuis mon plus jeune âge. Elle me bouleverse car elle est remplit d'émotions. Une des raisons est peut-être celle-ci tout simplement si vous cliquez sur le lien ici Melle Théaudière (c'est moi la toute petite Alice). J'étais bébé sur ce tournage du film de François Truffaut '"L'enfant Sauvage" puisque mon père ( Philippe Théaudière) était cadreur. Comme je l'ai déjà exprimé ici, j'aime infiniment François Truffaut (dont je connais pratiquement la totalité de ses films et depuis mon plus jeune âge). Mon admiration pour ce réalisateur est dû en particulier à l'attention qu'il prête à l'enfance, un thème qui me tient à cœur.
C'est un film sur l'enfance bien sûr mais aussi ce film pose la question fondamentale : Qu'est ce que l'éducation ?, entre autre car je pense que ce film l'histoire de cet enfant pose de multiple questions, par exemple qu'est ce la justice ou l'injustice ?
Quand l'enfant se trouve à Paris à l'institut pour les enfants sourds et muets. L'enfant est mesuré et à sa taille on devine son âge douze ans environs. Il devient une curiosité qui attire le tout Paris, exhibition, comme si c'était un petit animal de foire que l'on vient voir. Pour le professeur Pinel (interprété par le grand Jean Dasté) est spécialiste des maladies mentales pour lui cet enfant est idiot, c'est un fou. Le docteur Itar, lui pense que non . L'enfant a vécu au moins huit ans dans la forêt. Il a été abandonné parce qu'il était anormal à la naissance c'est à dire sourd muet ou alors comme le suppose le docteur Itard c'est peut-être un enfant illégitime, encombrant. Une fois que l'enfant est chez le docteur Itard, aidé par sa gouvernante madame Guérin, l'enfant fait tout pour la première fois. L'enfant sauvage va devenir un enfant civilisé, choyé, recevoir une éducation. Le docteur Itard note tout pour lui c'est un cas particulier inhabituel, il observe ses comportements face à des méthodes éducatives qu'il met en place.
Il tâtonne, il essaye de comprendre cet enfant qui ne connaît que la nature et la sauvagerie. L'enfant est très sensible à la nature, il aime boire de l'eau en regardant le dehors, il aime sentir le vent, le soleil. L'enfant est sensible au son O et donc le docteur et madame Guérin décide de l'appeler Victor. Il a prénom, il possède une identité maintenant.
Tout en étant éduqué, il aime parfois retourner à l'état sauvage.
Retrouver le plaisir tactile : l'eau de pluie, la fraîcheur de la nuit, toucher la terre, sentir l'air, le soleil etc ...
J'aime la complicité chaleureuse qui se dégage entre le maître et élève, elle est simple, c'est beau. L'enfant, Victor est très attaché à son maître, il ne veut pas être abandonné. Le Docteur Itar a de l'espoir dans l'éducation qu'il entreprend, il doute parfois dans les exercices qu'il met en place pour que l'enfant soit civilisé.
Pour la réalisation de ce film, François Truffaut s'est inspiré du rapport du docteur Itard publié au début du XIXe siècle. La musique de Vilvaldi apporte dans ce film une touche de légèreté. C'est un film émouvant, magnifiquement filmé, superbe !
Jean-Pierre Cargol le jeune acteur qui joue le rôle de Victor est touchant de sincérité. Et son jeux d'acteur est en harmonie avec la grandeur douceur sensible de Truffaut.
Voir ici un billet très intéressant concernant l'anthropologie et l'enfant sauvage.
Ici page intéressante concernant l'autisme



Il y a quelques années je suis allée à l'Institut des Sourds Muets ( Injs ) lors des journées du Patrimoine, j'ai visité le jardin et la bibliothèque que l'on voit dans le film. Une place à l'intérieur de l'institue a été baptisé François Truffaut, en hommage. Car, je trouve que le passage à l'Institut des Sourds Muets est presque un documentaire sur les enfants sourds et muets du XIXe siècle.


© Alice Théaudière (l'Abbé Sicard (1793-1794) )


jeudi 22 avril 2010

Idylles, mensonges et compagnie d'Agnès NIEDERCORN


Un premier roman excellent ! Prix Nouveau Talent 2010.
Créé en mars 2007 et attribué pour un premier roman par un jury composé d'éditeurs, de journalistes du quotidien Metro et de membres de Bouygues Telecom, le prix entend révéler un nouveau talent en lui permettant d’intégrer le langage des SMS et des messageries instantanées à la structure narrative de son récit.

Agnès Niedercorn nous plonge dans l'univers des adolescents avec ses codes et bien sûr sans les oubliés les fameux SMS !!!!!
Bohémond, jeune provincial se trouve débarqué à Paris, en première dans un lycée parisien. Il a le sentiment de débarqué sur une autre planète. Il ne possède pas de portable, il connaît rien aux SMS. Il est complètement novice en la matière.
J'ai bien aimé cette entrée en matière, ce qui m'a plut aussi dans cet adolescent c'est sa différence mais aussi l'affrontement avec ses parents. Le choix de son prénom qui est ridicule, il y a pas dire de ce côté si cela n'aide pas pour s'insérer, et d'ailleurs ses nouveaux amis l'appellent tout simplement Obi, clin d'œil à Star War, cela passe mieux. J'ai trouvé judicieux de la part d'Agnès Niedercorn, de souligner un fait concret les parents qui s'investissent trop dans l'éducation de leurs enfants, et imposent leurs visions, tout en acceptant pas la différence de génération.
Le personnage de Chloé, la parfaite lycéenne parisienne est intéressant, elle est terriblement accro à son portable et à ses foutus SMS. Elle devient complètement parano. Est ce que son petit ami Medhi l'a trompe avec une certaine Anne ou Mélody ? Mais c'est qui Jo ? Est ce Joséphine ? la pétillante petite rousse mystérieuse qui se documente via internet concernant le diabète de Noam. Comment les SMS sont perçus en classe ? Voilà, ce roman traite avec tact et fraicheur des secrets que les uns et les autres portent en eux. ( Chloé, Mehdi, Agathe et Silia).
J'ai apprécié la structure de ce roman, le ton est juste, vrais, sincère concernant le monde des adolescents actuel que je ne connais pas. Je trouve que c'est bien montré dans ce roman comment le virtuel (internet ou le portable) peut être mal interprété ou déformé et mettre mal à l'aise autrui.
Une belle surprise pour la lectrice que je suis, j'ai trouvé que c'était finement écrit. Agnès Niedercorn est une auteure a suivre sans aucun doute.

mardi 20 avril 2010

La chasse au Snark de Lewis Carroll


Collection bilingue illustré et traduction de Jacques Roubaud (poète et membre de l'Oulipo, professeur de mathématique comme Charles Lutwidge Dodgson). En 1929, traduit par Aragon
en Folio - les illustrations sont d'Henry Holiday

J'en ai touché deux mots ici, mais étant une grande admiratrice de Lewis Carroll, j'ai répondu à l'appel de le cadre du partenariat avec B.O.B
La chasse au Snark paraît en 1876, onze ans après Alice au pays des merveilles et cinq après À travers le miroir.
L'univers de cette chasse au Snark est maritime, des matelot, un homme à la cloche, un cireur de souliers, un fabricant de bonnet, un boulanger, un avocat, et un castor tous ils partent à la chasse d'un animal fantastique un Snark (moitié requin, moitié escargot).
Extraits bilingues :
" For the Snark's a peculiar creature, Le Snark est une étrange créature
A thing, as the Bellman remarked, That frequently happens in tropical climes, When a vessel is, so to speak "snarked."
Chose qui comme l'Homme à la Cloche le fit remarquer

Arrive fréquemment dans un climat tropical

Quand le navire est pour ainsi dire "ensnarké"

Je trouve que la traduction est subtile de Jacques Roubaud :

« Toutefois, voyez-vous, les mots ne signifient pas seulement ce que nous avons l’intention d’exprimer quand nous les employons… Ainsi, toute signification satisfaisante que l’on peut trouver dans mon livre, je l’accepte avec joie comme étant la signification de celui-ci. La meilleure que l’on m’ait donnée est due à une dame … qui affirme que le poème est une allégorie représentant la recherche du bonheur. Je pense que cela tient admirablement à bien des égards – en particulier pour ce qui concerne les cabines de bains : quand les gens sont las de la vie et ne peuvent trouver le bonheur ni dans les villes ni dans les livres, alors ils se ruent vers les plages, afin de voir ce que les cabines de bains pourront faire pour eux ». Voilà, ce que dit Lewis Carroll à un ami américain à propos de la chasse au Snark

Ce long poème est remplit de nonsense et de mot-valise. C'est loufoque, c'est remplit de fantaisie j'adore
.

samedi 17 avril 2010

REZVANI : L'Éclipse

La couverture de ce roman représente Lula de dos signé par l'auteur lui même peintre. " J'écris l'Éclipse, j'écris sur ta maladie."
Voilà un petit moment que ce roman/récit se trouvait dans ma PAL.

Le moment est arrivée pour découvrir ce texte douloureux dédié à l'être aimée, chérie. Lula la femme de Serge Rezvani lui a donné un sens à sa vie, entre eux c'était l'amour fou sans concession à la Béate, la maison idyllique de la Garde Frenet. Puis badaboum en ce jour du 11 août 1999, c'est le jour de l'éclipse, c'est le point de départ, la perte de mémoire total pour Lula. Elle bascule dans la perte de la mémoire grave, sans qu'elle sent rend compte. " Tu vois, m'avait-elle dit, joyeuse, en sortant de chez le neuropsychiatre, j'étais sûr qu'il ne me trouverait rien et que je suis en parfaite santé ! Qui n'a pas de pertes de mémoire ? Je suis comme tout le monde".! Était-il possible qu'elle ne soit pas rendu compte à quel point les test avaient été déplorables ?" Elle sombre dans "la folie" la vrais, elle a des hallucination. La vie devient une grande douleur pour celui qui l'aime, elle devient cruelle, difficile, terriblement difficile à l'accepter, cette terrible maladie qui est Alzheimer comment voir l'avenir. Vivre dans l'instant présent et encore, l'avenir, le futur bien sûr n'existe pas. " Quel rôle terrible il me faut tenir avec une malade qui ignore sa maladie ... et surtout qui prétend avoir raison contre tout et tous !"" Cette vie ensemble ouverte, inattendue, une vie dont chaque instant provoquait notre émerveillement ! C'étaient nos années soixante ! " les Années Lula. Cette vie nouvelle à cause de la maladie déforme le regard de l'auteur, elle lui prend toute son attention, le dévore. Il essaye de comprendre l'être aimé. La maladie de sa femme lui rappelle le cancer de sa mère, sa souffrance. "un besoin fou de sortir de ce huis clos qui m'a ramené brutalement à celui assez semblable que j'avais connu enfant auprès de ma mère dévorée par le cancer...". La pauvre Danièle, Lula prend son mari pour sa mère. Elle redevient enfant. Le quotidien est dur à vivre, il devient violent très violent. L'envie de vivre est là sans espoir !
Très beau passage qui a retenu mon attention . Elle regarde La Ruée vers l'or de Charlie Chaplin "Aussitôt, le noir et blanc capte son regard. "Tien, je reconnais ", dit-elle. "Oh , je connais bien !- Tu crois ? dis-je, retenant mon souffle. Te souviens-tu du titre de ce film ?- Le titre non mais j'ai vu ça au moins quatre fois", dit-elle, accaparée par les premières images plus que par leur sens, je m'en rends vite compte."p166

J'aime beaucoup le style pudique de Rézvani. J'ai très envie de relire cet auteur.
Livre lu par Cathe, écouté son témoignage ici

Il est l'auteur de la célèbre chanson que chante Jeanne Morreau "J'ai la mémoire qui flanche" sous le pseudonyme de Cyrus Bassiak. En 1961, il participe au film de François Truffaut : Jules et Jim, en composant la chanson Le Tourbillon interprétée par Jeanne Moreau.

vendredi 16 avril 2010

De l'autre côté d'Alice


Photo jointe : La célèbre photo d'Alice Liddell en mendiante, robe en haillons daté de 1859 environ.

Pour Charles Lutwidgd Dodgson ou Lewis Carroll derrière le miroir, l'envers du décor figé pour l'éternité une personne tout cela explique sa passion dévorante pour la photographie.
Personnage à double facette le mathématicien et l' écrivain :
" Un de mes amis, qui se nomme Mr Lewis Carroll, me dit avoir l'invention de vous envoyer un live. C'est un de mes amis les plus chers. Je l'ai connu toute ma vie (nous avons le même âge) et je ne l'ai jamais quitté. Il était avec moi aux jardins, à moins d'un mètre de moi , tandis que je dessinais pour vous ces puzzles.
Je me demande si vous l'avez vu ?
Votre ami de quinze minutes,
Charles Lutwidge Dodgson
Et, il se trouve qu'à l'époque victorienne, on raffole de photographies d'enfants. Lewis Carroll découvre la photographie en 1855 grâce à l'un de ses oncles. Il commence comme photographe mondain. Cette passion pour la photographie s'arrête en 1880. Entre ces deux dates, 2 669 environ est le nombre de photos connues de Lewis Carroll, c'est assez vertigineux ! Il ira en Écosse pour photographier le poète Tennyson. Mais c'est surtout les enfants, et en particulier les jeunes filles qu'il photographie. Il a eut des vingtaines d'amies-enfants comme il aime les appeler." Je pense que mon âge idéal est douze ans : les enfants sont si minces entre sept et douze ans" dit il. Lewis Carroll n'était rien d'autre mais il dit aussi :" J'aime les enfants sauf les garçons". Lewis Carroll n'était en rien un satire mais uniquement un oncle gâteau tout simplement qui se trouvait bien dans le monde de l'enfance. Chez lui, les jeunes filles aimaient trouver des ours mécaniques, des poupées dansantes, des jouets et des jeux. Alice Liddell a dix ans quand elle rencontre Lewis Carroll qui lui en a trente, elle est la fille du doyen du collège où il enseigne. Après la parution du conte Alice au pays des merveilles la mère d'Alice lui interdit toute relation avec sa fille. Alors il se tourne alors vers d'autres fillettes.
Alice, quand elle était une femme de soixante dix ans dit la chose suivante : "Nous allions dans son appartement sous la conduite de notre gouvernante. Il racontait des contes de fées, et il aimait dessiner". Les jeunes filles sont souvent photographiées de trois quart, mais surtout pas de gros plan, il photographie ses personnages en pied. On ressent beaucoup d'innocence dans ses photographies. L'innocence prend tout son sens dans cette photo d'une autre Alice, Alice Constance Westmacott.

Un très grand photographe admirait Lewis Carroll c'est Brassaï, il dit : " Lewis Carroll a vingt-quatre ans, la photographie en a dix-sept. Le procédé au collodion n'a que cinq ans à peine." Pour Brassaï la photographie joue un rôle de soupape de sa vie sexuelle. Il le voit comme "un Barbe-Bleue des lolitas ?"
Il était surement pas un pédophile, car il a reçu une éducation très puritaine, il était bègue et gaucher. D'une façon extraordinaire son bégaiement disparaissait dès qu'il racontait des histoires aux enfants.
La correspondance est un système de séduction entre 1872 et 1881 :2315 lettres. Il leurs écrit beaucoup des lettres enjouées, câlines, pleines de jeux de mots, de plaisanteries et surtout de baisers. Mais selon moi cela reste très pudique et remplit d'innocence, et en rien de malsain. Il faut mieux voir une petite provocation de la part de Brassaï qui est un immense photographe.


Là aussi une autre Alice : " Alice Jane Donkin, "La Fuite"
Photo complètement surréaliste, tellement original pour l'époque car ce n'est pas une photo de studio.
Voir d'autre photo de Lewis Carroll ici, voir aussi ici encore un billet intéressant autour de la photo.

PS : En faite grâce au commentaire de Lou je me rend compte que j'aurai du citer mes sources cela serait mieux tout de même.
Le point de départ c'est :
* Lewis Carroll Folioplus Les Aventures d'Alice au pays des merveilles lectures d'image par Alain Jaubert.
*" De l'autre côté d'Alice" d'après les lettres aux petites fille de Lewis Carroll - Adaptation théâtrale Dominique Borg (actes Sud - Papiers)
Voilà, il y a de cela de nombreuses années, je lisais beaucoup de pièces de théâtre, et j'avais acheté ce petit livre date de 1988, je ne sais si l'on le trouve encore. Il est question de la passion pour la photographie que des nombreuses lettres qu'il envoyait aux petites filles.
* Puis l'émission Radio, Une vie une œuvre sur France Culture avec Jean-Jacques Lecercle (diffusion été 2008)

mardi 13 avril 2010

Un grand classique : Trois petits cochons

Les Trois Petits Cochons est un conte traditionnel européen datant du XVIII e siècle, bien que son origine puisse remonter plus loin, mettant en scène trois jeunes cochons et un loup.

La véritable histoire des trois petit cochons
Erik Belgvad (illustrateur danois)
Les illustrations sont d'une grande finesse classiques très séduisantes et élégantes.
L'histoire, tout le monde la connait plus ou moins, elle berce l'enfance des enfants. Une histoire incontournable, trois cochons décident de construire une maison.Un des cochons construit sa maison en paille, le loup arrive il veut rentrer absolument dans la maison du cochon. Le cochon a peur et ne veut absolument pas. Alors, le loup souffle, écrase la maison et mange le cochon.
Le deuxième décide de construire sa maison en épines, plus solide que la paille. Idem le loup arrive et comme pour le premier cochon il le mange. Et l'on voit une illustration d'Erik Belgvad, amusante où le loup dans sa cuisine se lèche les babines et cuisine le cochon. Le troisième lui plus malin va construire sa maison en brique, pour avoir une maison bien solide.
Le loup arrive comme pour les deux premiers, il a très envie de manger un autre cochon. Il y prend gout. Mais, ce cochon est très rusé .... est ce que sa maison résistera ? Se fera t-il manger par le loup.
J'aime beaucoup cette version authentique avec ces illustrations !


Les trois petits pourceaux
dans la collection génialissime :À petits Petons
histoire contée par Coline Promeyrat et illustrée par Joëlle Jolivet

L'histoire est très proche de la véritable histoire des trois petits cochons. Variante légèrement, là il s'agit de trois pourceaux bon à manger pensent le fermier et la fermière. Alors ils se sauvent.
Il y en a un qui se décide pour faire une maison avec des feuilles d'arbres, un autre avec du bois et le troisième plus solide en pierres. Puis le loup arrive, il va voir le premier et il dit :
" Ouvre cette porte immédiatement,
sinon je souffle, je crache et je pète dedans !"
Cette phrase il la répète quand il va voir les deux autres.
Et, je peux vous dire que quand on lit cet album avec un groupe d'enfant. Je vous assure il rigole beaucoup.
Les deux primer pourceaux ont été mangé tout cru par le loup !
Quand le loup va voir le troisième, il a beau souffler, cracher et péter rien à faire. La maison est bien solide .... Au final il sera mangé par le petit pourceau malin.

Livre CD raconté par Paul François - Grand classique du Père Castor
Écoute sympa agréable pour les enfants. mais je trouve que l'ambiance sonore et le conteur donnent un ton trop vieillot, voir un tantinet vieillot et ennuyeux. C'est un avis très personnel, je ne sais trop comment cette écoute peut-être réceptionnée par des enfants.

Dans cette version aucun des cochons n'est mangé par le loup, c'est une version édulcorée, puisque le loup ne dévore pas les deux premiers cochons, ceux-ci trouvant refuge dans la maison du troisième.



Nazi - Tex Avery - Blitz Wolf (WWII)
envoyé par uwillluvme.

lundi 12 avril 2010

CATHERINE CUSSET : Un brillant avenir

Ce livre est très différent des autres livres de Catherine Cusset que j'ai pu lire jusqu'à aujourd'hui, je trouve c'est à dire la Haine de la famille et un problème avec Jane. Ceci dit le thème central de tous ses livres est la famille. Un projet cher a Catherine Cusset car c'est là d'où on vient. Là, ce roman " Un brillant avenir" est un roman puzzle, Catherine Cusset est à l'aise pour évoquer le passer l'histoire d'Elena, née en Bessarabie, en Roumanie communiste de Ceausescu, que le présent aux États-Unis. Ce roman est le portrait deux femmes Elena ou Helene puisque elle est désormais américaine. La belle mère déracinée a constitué un brillant avenir pour son fils Alexandru. L'autre portrait est celui de Marie, une intellectuelle française, la belle fille. Elena va s'opposer à sa liaison avec son fils, mais elle sera perpétuellement en conflit avec sa belle fille. Elena, quand elle était jeune, a été en conflit avec sa propre famille. Cette dernière était opposée à ce que leur fille unique soit séduite par un juif Jacob, tout simplement car ils sont avant tout chrétien, le problème Roumanie , il y a trop d'antisémite.
Pour comprendre Helene, il faut connaître son passé avec lequel elle a rompu et l'accepter parfois son comportement étrangement violent.
"- Vous êtes juif, Jacob. Nous sommes chrétien. Vous êtes né juif, nous sommes nés chrétiens, aucun de nous a choisi, c'est comme ça. Les chrétiens et les juifs ont une longue histoire difficile. Je ne suis pas antisémite. Elena pourra vous dire que j'ai de nombreux collègues et amis qui sont juifs" en disant cela le père d'Elena veut souligner qu'elle partira en Israël et qu'elle connaîtra le goût de la liberté et qu'elle ne reviendra plus en Roumanie. J'aime bien le passage où elle Elena est à Paris pour un colloque en 1968, s'est déjà une porte entrouverte allant contre le régime communiste en place. " Quatre miracles. Sa présence à Paris ce jour-là, le 11 octobre 1968, était le cinquième . Elle n'y avait pas cru avant que l'avion décolle. Jusqu'à la dernière minute elle s'attendait qu'un agent de la Securitate surgisse dans l'avion et crie d'une voix forte : "Tiberescu, Elena !" Il est certain que à la lecture du premier chapitre, j'ai été secoué mis dans une ambiance dur qui peut plomber la lecture. Mais le ton de Catherine Cusset est léger teintée d'humour, même si la dépression de Jacob est présente durant tout le roman, il vit mal cet émigration.
Les conflits mère et belle fille sont dur voir extrêmement violent
Un livre qui m'a séduit pour sa richesse, sa construction, tous ses ingrédients en font un excellent roman. La structure est classique, le climat tendu est bien rendu. J'aime beaucoup l'émotion palpable qui se dégage de ces femmes très différente pourtant.
Le personnage de la petite fille Camille est très attachant car elle est là pour réunir cette famille, souffler de la douceur et tendresse, c'est une touche optimiste de la réconciliation.
C'est un livre que j'aurai adoré lire plus jeune ( je l'aurai apprécié davantage, cela dit j'ai apprécié cette lecture ), adolescente. Je pense sincèrement car c'est un roman centré sur la famille et je pense que l'on est plus sensible à cette thématique en tant qu'adolescent. C'est aussi me semble t-il une période de la vie où l'on prend conscience qu'est ce qu'une famille, pourquoi c'est important d'avoir une famille ? D'appartenir à un groupe d'individu qui se nomme la famille .
Je pense que c'est dans ce sens que ce roman a reçu le Prix Goncourt des Lycéens en 2008.

Livre lu par Antigone, voir chez B.O.B

samedi 10 avril 2010

LEWIS CARROLL : DE L'AUTRE CÔTÉ DU MIROIR

Traduit par Jacques Papy (édition Folio)
C'est la suite d'Alice au pays des merveille, nous sommes dans le monde réelle et irréelle, dans l'envers du décor. Le jeux de cartes est au centre d' "Alice au pays des merveilles" et là c'est les échecs. Donc nous retrouvons ici, le roi, la reine et le valet.
Alice est avec ses chats Kitty (noire) et Dinah (la blanche), blanc et noir couleurs des pions du jeu d'échecs. Et, elle est curieuse de savoir ce qu'il y a derrière le miroir du salon. Tout est pareil mais c'est à l'envers
" Tiens, tu vois, les livres ressemblent pas mal à nos livres, mais les mots sont à l'envers ; je le sais bien parce que j'ai tenu une fois un de nos livres devant le miroir, et, quand on fait ça , ils tiennent aussi un livre dans l'autre pièce. "
Le monde du miroir se présente comme un monde inversé. Ainsi Alice, pour atteindre le jardin, doit-elle d'abord s'en éloigner, de même qu'il lui faut, dans cet univers étrange, courir très vite pour rester sur place.



Elle va rencontrer un monde complètement absurde. Le plus absurde des poèmes c'est le fameux Jabberwocky, qui intéressera beaucoup Antonin Artaud.
Elle rencontre des fleurs étranges qui parlent bien sûr nous sommes chez Lewis Carroll, dans un jardin anglais bien évidement.Le rapport avec le jardin, les fleurs qui parlent cela fait penser à Andersen. Et change complètement notre regard envers les fleurs. Elle fait la rencontre de deux jumeaux étranges Bonnet Blanc et Blanc Bonnet plus connu sous leur nom anglais : Tweedledum et Tweedledee personnages de comptines anglaises.
Alice se pose un tas de questions et plus particulièrement celle de l'identité, thème présent déjà dans " Alice" mais là l'auteur le développe avec la suite " Qui es- tu ? " demanda le Faon (Quelle voix douce il avait !) "Je voudrais bien le savoir !" pensa la pauvre Alice. La quête de l'identité qui sommes nous réellement ? Tout le roman tourne autour du réelle de sentir ce que l'on vit, toutes les questions qui tournent autour de l'existence. Questions que tout enfant se pose dans son enfance, ce ressenti très fort pourquoi on est là, ce que l'on ressent, comment se fait t-il que l'on existe ! C'est très important pour Alice d'ailleurs cela la met dans des états pas possible, ce fut pareil pour moi. Cette quête d'identité est très complexe présente dans "Alice" et à nouveau ici." - Mais si, je suis réelle ! " affirma Alice en se mettant à pleurer. " Tu ne te rendras pas plus réelle en pleurant, fit observer Blanc Bonnet. D'ailleurs, il n'y a pas de quoi pleurer. - Si ne n'étais pas réelle", dit Alice (en riant à travers ses larmes, tellement tout cela lui semblait ridicule), "je serais incapable de pleurer." Alice est une enfant, elle a sept ans l'âge de raison " J'ai sept ans. Réellement, j'ai sept ans et demi". Le demi tellement important pour les enfants, il rajoute toujours un petit quelque chose en plus. Un peu plus tard quand Alice rencontre le Gros Coco, il lui demande à nouveau son âge. Là elle dit : " Sept ans et six moi"
pour Gros Coco (Humpty Dumpty © illustration adorable trouvé sur la page wikipédia )

" C'est un âge bien incommode. Vois tu, si tu m'avais demandé conseil à moi je t'aurais dit " Arrête-toi à sept ans .." Mais à présent, il est trop tard.Il est fortement question d'âge, de grandir aussi dans cette suite. J'aime dans " De l'autre côté du miroir " la fraîcheur, dans le ton, la naïveté d'Alice, l'innocence. J'ai le sentiment, je ne sais si il est exact quand Carroll évoque l'innocence au sens de pureté qui a mon sens n'existe plus de nos jours, même si l'innocence existe chez l'enfant mais elle a plus la même couleur, elle est comme défraichit je trouve.C'est remplit de mots valises, ex : slictueux signifie "souple, actif, onctueux". Vois-tu, c'est comme une valise : il y a trois sens empaquetés en un seul mot., de jeux de mots, de les comptines, et plus particulièrement les Nusery Rhythmes : les comptines anglaises un tantinet loufoque et cruelle, la langue est joueuse . Lewis Carroll était un grand styliste etc ... c'est délicieux et savoureux à souhait ! On peut remarquer que Lewis Carroll était un mathématicien, leçon de mathématique avec la reine :"- Elle ne sait pas faire une Addition dit la Reine Rouge. Sais -tu faire une Soustraction, déclara la Reine Blanche. Sais-tu faire une Division ? Divise un pain par un couteau ... qu'est ce que tu obtiens ?" Dans " De l'autre côté du miroir" Alice est dans un rêve. C'est un livre qui repose sur le langage.
C'est avec Lewis Carroll que l'on découvre qu'est ce que le non-sens ?
Mais il est certain que les deux romans autour d'" Alice" sont très complexes dû surement par la grande modernité qui dégage de l'écriture de Carroll. Tellement complexe que je me rends compte que je n'arrive pas le présenter correctement ou alors car le sentiment de me répéter. L'on retient l'univers de Carroll uniquement pour le langage et non pour la psychanalyse freudienne autour du rêve. Lacan s'est penché sur le cas Alice. Alors que le rêve et l'univers déformant de nos rêves tiennent une place prépondérante dans les deux Alice. Certain y voit un cauchemar, moi j'y vois un rêve merveilleux foisonnant et palpitant qui peut -être complètement réel et vertigineux à la fois.
En rédigeant ce billet je pense à mon amie Céline qui comme moi aime par dessus tout l'univers de Lewis Carroll, peut-être autant que moi ! Livre lu par voir B.O.B et chez Wictoria

Pour moi l'autre côté du miroir, c'est ce qu'il y a de caché, de secret. C'est les coulisses d'un spectacle, l'envers du décor. Aussi, de l'autre côté du miroir, la traversée du miroir me fait penser à Cocteau, un admirateur de Lewis Carroll.


vendredi 9 avril 2010

Madame Meuh & Marta au pays des Montgolfières


Présentation de trois albums jeunesses dont trois vaches très différente dans ces trois albums
Madame Meuh

Jeanne Willis et Tony Ross

Un joli album très sympa et frais pour la jeunesse
C'est l' histoire d'une vieille vache qui n'est pas en grande forme, elle n'aime pas la pluie, en un mot elle déprime complètement. L'agneau essaye de la faire rire.
La vieille vache n'aime pas l'hiver, même Noël ne lui donne pas le sourire. Alors l'agneau qui ne sait pas comme faire pour redonner gout à la vie de la pauvre vache, il déprime à son tour. La vache retrouve son peps. Et tout va pour le mieux !

Album vraiment chouette les illustrations de Tony Ross sont très enlevées. En un mot s'est une réussite.

Marta au pays des Montgolfières
Marta est une vache pas comme les autres, elle est orange.
Elle complètement admiratrice et fascinée par la montgolfière. Son grand rêve est de partir en ... montgolfière.
Elle a une envie de voyager cela la démange. Elle cherche le bon chemin, elle a du mal. Mais son rêve se réalise !

Un album suisse tout simple très sympa !

Conte de Basse-Bretagne : La femme du Loup gris


J'aime beaucoup cette collection de contes éditée par l'école des Loisirs mais le reproche c'est que l'on sent que c'est adaptés pour la jeunesse. Je pense que c'est voulu pour ne pas trop choquer un jeune public. Ici c'est Françoise Morvan (connu pour son travail de traductrice de Tchekhov avec André Markowicz, et ayant des origines bretonnes, elle participe à de nombreux ouvrages chers à son cœur.
Ce conte La femme du loup commence comme n'importe quel conte c'est à dire par "il était une fois". Un roi qui avait trois filles, les deux aînées étaient choyées mais ce n'était pas le cas de la petite dernière.
Un jour, le roi dans la forêt au cour d'une chasse il se trouve nez à nez avec un loup gris. " - Parlons affaire. Je sais que vous avez trois filles, et il faut qu'une d'elles consente à m'épouser, ou il n'y a que la mort pour vous et, avec les nôtres, nous mettons votre royaume à feu et à sang. Demandez à votre fille aînée si elle consent à me prendre pour époux, et venez demain me porter la réponse. "
Alors les deux aînées ont repoussé la demande en mariage mais pas la cadette, Luduennic. Elle devient la femme du loup, elle fut l'une des femmes les plus heureuse du monde. Dans les mois qui suivent son mariage, elle assiste au mariage de ses sœurs sans son mari le loup. Elle tarde à retrouver son mari au château. Luduennic et son mari le loup se séparent. Elle vit très mal cette séparation .... C'est un conte remplit de rebondissements et d'intrigues. J'ai aimé y trouvé le merveilleux qui peuple les contes. On retrouve dans ce conte de basse Bretagne des ingrédients des autres contes connus. Luduennic rencontre des épreuves pour retrouver son mari, quand elle le retrouve est ce toujours un loup ou bien un beau prince charmant ?
Je l'ai trouvé très agréable à lire. !

lundi 5 avril 2010

JEAN-PHILIPPE ARROU-VIGNOD : ROMAN POLICIER


Des romans jeunesses incontournables


Le professeur a disparu

Mathilde, Rémi Pharamon et Pierre-Paul Cul-Vert sont trois collégiens qui ont gagné un concours et le cadeau un voyage à Venise, en pleine période du carnaval.
" Aujourd'hui, 18 février, nous venons d quitter Paris par le train de 20 heures 15 gare de Lyon. Nous, c'est Pierre-Paul de Culbert, alias P-P CulVert, deux ans d'avance, premier de classe, mais pas de brosse à dents. Mathilde Blondin, dit Mathilde Blondin, une nouvelle au collège, si secrète et réservée que personne n'a trouvé de surnom pour ses taches de rousseur et son caban trop grand. Enfin, M. Coruscant, notre prof d'histoire-géo, montre à chaîne, cheveux en brosse, une pochette au veston, et les genoux qui craquent quand le temps est humide."

La nuit, dans un des compartiments du train, Mathilde entend comme une dispute. Le matin, les collégiens cherchent dans tous les compartiments leur professeur, M.Coruscant, mais ne le trouvent pas, il a disparut. Ils tombent sur un message secret " CA' REZZONICO - P . LONGHI - IL PITTORE -XIXII-MUELLER."En route pour Venise, où ils se retrouvent seul. Ils essayent de déchiffrer le message.

Grâce à ce petit livre policier de jeunesse, les jeunes lecteurs peuvent découvrir qui était Pietro Longhi, peintre vénitien du XVIII ème siècle.
Vont-ils retrouver leur professeur ... suspense




Sur la piste de la Salamandre

Nous retrouvons les mêmes jeunes adolescents : Mathilde, Rémi et Pierre-Paul, ainsi qu'au second plan l'oncle Firmin.

Les voilà embarqués dans une nouvelle aventure. Les voilà embarqués dan une chasse au trésor partir à la recherche de la Salamandre d'Or pendant leur vacances d'été. Et, ils sont toujours en compagnie de leur cher professeur Coruscant, les voilà partis sur les bords de la Loire en visite des châteaux. Nos jeunes collégiens sont plongés en pleine Renaissance : Léonard de Vinci et le Clos-Lucé, le château de Blois de François 1er dont la devise est " Je m'en nourris et je l'éteins" et son emblème était la salamandre, Azay le Rideau, Ambroise.
C'est des vacances enlevés c'est le cas de le dire, remplient de rebondissement.


dimanche 4 avril 2010

ESTERHAZY : Un lièvre à Berlin

Traduit de l'allemand par Isabelle Hausser

Le prince Esterhazy, est lièvre de Vienne en Autriche. Inquiet de voir sa lignée rapetisser à force de manger des gâteaux en chocolat et tartes aux pommes. Son grand-père décide de l'envoyer chercher femme à Berlin où les lièvres sont grands et forts.
Voilà, notre petit lièvre jeté en Autriche dans la grande ville où il y a un certain Mur là des lièvres coulent des jours heureux.
C'est un joli conte politique, et philosophique aussi je trouve, Esterhazy, écrit par Irene Dische. Elle est journaliste, H.M Enzensberger, l'un des principaux intellectuels allemands et les illustrations sont de Michael Sowa. Elles sont de véritables petits tableaux !

C'est les lièvres qui apportent les œufs en chocolat pour Pâques. Notre petit lièvre de Pâques est le jeune Esterhazy.



ARMELLE BOY : L'œuf de Rostudel


Voici un album de jeunesse très chouette, pour les enfants et idéal pour Pâques en même temps !
À la ferme de Rostudel, les animaux se trouvent nez à nez avec un œuf bien étrange, car il n'a pas la taille d'un œuf pour poussin ! L'étonnement est là au rendez vous. Après avoir bien couvé cet œuf étrange, un drôle de poussin tout gris apparaît, tous les animaux de la ferme font s'occuper de lui avec une extrême attention. Tous l'adore c'est le petit roi de la ferme. Puis, il grandit, ce petit poussin gris est en faite un .... je vous laisse deviner ! C'est un livre sur la tolérance, accepter l'autre, sa différence, sur l'hospitalité. Un album jeunesse qui s'adresse à deux jeunes enfants. Les illustrations sont pleines de fraîcheurs.

Voir ici le site de l'auteur/illustrateur.

samedi 3 avril 2010

ANNIE ERNAUX : LES ANNÉES


Premier livre d'elle que je lis. Grosse déception ce livre ne correspond pas du tout à il l'idée que je m'en faisais. Annie Ernaux, à la manière d'un Perec, remonte dans le temps et elle évoque les souvenirs laissés par les événements de l'après-guerre à aujourd'hui. Cet exercice du "Je me souviens" se fait à travers de vieilles photos en N&B, elle évoque son histoire personnelle autobiographique dans l'Histoire de France et collective avant tout. Elle choisit le "Elle" et non le"Je" pour évoquer son histoire personnelle en tant que femme (enfant, adolescente, mère et grand-mère).
Quand j'ai entamé la lecture de ce livre, mes toutes premières impressions furent la séduction et j'ai trouvé l'idée intéressante. Puis en avançant dans ma lecture, et bien je me suis dit ce n'est rien qu'un catalogue de références, de faits écrit dans un style froid et impersonnel. Donc pour moi ce livre est ennuyeux, ronronnement répétitif dans la structure, plus le manque cruel d'émotion ce n'est pas pour moi, ce livre. Car en tant que lectrice j'aime pouvoir respirer et non pas être asphyxiée comme cela dans cet ouvrage d'Annie Ernaux. Ceci dit je ne regrette absolument pas d'avoir eu entre les mains ce livre cela ma permis de me faire une opinion, et j'ai trouvé quelques propos ici et là intéressants que je trouve exact, mais l'intérêt porté pour ce livre est très mince.
Dans la même démarche j'avais préféré et trouvé plus séduisante le livre de Jean Paul Dubois Une Vie Française. Pour finir sur une note positive je sais que cet ouvrage fera très plaisir à Cécile de Qd9, grande fan d'Annie Ernaux.
Livre très lu puisqu'il a rencontré son public, il est même devenu un Best-seller voir d'autres billets celui de Sylvie (très émouvant) Jules, Cathe (qui a beaucoup aimé ce livre) : sur son billet elle dit ceci, cela correspond à mon ressenti avec une grande justesse et exactitude :

"Je crois que l'on a parfois reproché le côté "catalogue" de ce livre. Certes il y a parfois de longues listes d'événements ou d'objets. Toutefois les extraits que j'ai notés plus haut explicitent en partie cette démarche très volontaire de la part d'Annie Ernaux. Sans vouloir faire un parallèle trop évident, je dois quand même dire que j'ai trouvé la démarche très proustienne avec cette recherche d'un temps peut-être pas perdu mais en tout cas passé ! "

jeudi 1 avril 2010

ALAIN-FOURNIER : LE GRAND MEAULNES



L'été dernier, j'ai lu la correspondance entre Alain-Fournier et Jacques Rivière. J'ai lu ce livre il y a très longtemps enfant et c'est une lecture forte et émouvante qui m'a marquée. Donc, la première fois que j'ai lu le Grand Meaulnes s'est dans ce vieux livre de poche.
Et, là relecture dans une édition accompagnée d'un dossier complet autour de l'œuvre en Garnier Flamarion.

Pour moi ce livre donc est rattaché à mon enfance, comme la plus part des lecteurs qui ont lu ce livre dans leur jeunesse le souvenir est lumineux voir diffus. Cette vision est trompeuse car le roman est assez sombre, un monde qui s'en va, la fin d'une époque, d'un paradis à la fois perdu et à venir. L'école tient une grande place dans ce roman, on peut la considérer comme un personnage à part entière tout comme le château. L'histoire se déroule à Saint Agathe, le narrateur, François Seurel a quinze ans,son père est instituteur et sa mère Millie s'occupe des plus petits. Il habite la maison d'école
Augustin Meaulnes que tout le monde appelle Meaulnes est pensionnaire chez les Seurel. François a une immense admiration pour lui et le considère comme son grand frère. Il est en pension pour pouvoir suivre le cour supérieur
C'est un roman populaire sur l'enfance rurale, l'instituteur M Seurel est proche du monde paysan. Le grand Meaulne est un roman romanesque, Alain-Fournier avait une grande admiration pour le roman anglo-saxon, en particulier le roman d'aventure. Alain Fournier a lu Daniel Defoe, l'île au trésor. C'est un
roman qui se rattache à l'enfance, le paradis perdu, les adultes sont absents en tout cas peu présent, ils sont comme des ombres, mais aussi à l'adolescence l'âge critique, l'âge charnière dans la vie pour le passage à l'âge adulte. Un passage selon moi fait très justement écho à Peter Pan " Il s'agit d'une noce sans doute, se dit Augustin. Mais ce sont les enfants qui font la loi, ici ? ... Étrange domaine !" Il s'agit du domaine mystérieux . " Quelle idée de faire l'homme à dix-sept ans ! Rien ne me dégoûte davantage..." À la lecture de ce livre, je peux relever une impression qui est exact de nos jours, c'est l'émerveillement de la vie quand on est enfant. C'est lumineux, le regard de l'enfant est comme neuf sur la vie. " Au premier instant - j'étais si jeune encore ! - je considérai cette nouveauté comme une fête."
Frantz de Galais , le frère d'Yvonne ne veut pas quitté le monde de l'enfance, de ce faite il se trouve assez proche du célèbre Peter Pan de James Matthew Barrie. C'est aussi pour cela qu'il aime le jeu, le théâtre.
La vie est un théâtre remplit de désordre et de cruauté. Dans ce roman le vocabulaire est riche concernant les sensations froid, le dehors et le chaud la lumière, le feu, mais aussi concernant le paysage. La musique est présente le piano, le chant tout comme la danse. Dans cet univers lumineux le thème de la mort est là, il rode quelque part dans le roman ainsi que la fin d'un monde, d'un rêve et par conséquent du merveilleux " Ce n'est plus un Domaine avait-il dit. On a tout vendu, et les acquéreurs, des chasseurs, ont fait abattre les vieux bâtiments pour agrandir leurs terrains de chasse ; la cour d'honneur n'est plus maintenant qu'une lande de bruyère et d'ajoncs." Yvonne de Galais symbolise l'amour mystérieux, le bonheur perdu.
Le Grand Meaulnes est un livre merveilleux sur l'enfance, sa magie puis un jour tout cela disparait, l'enfant se trouve confronté à grandir et à voir la vie avec toute sa complexité. C'est tout simplement un roman poétique voilà tout simplement. Ce grand roman fait parti du mouvement Symboliste et toutes les références sont là : château, forêt rêveries mélancoliques, femme inaccessible et désincarnée, tous ses ingrédients on les retrouve aussi dans les contes de fées. Pas de trace de modernité dans ce roman qui se passe essentiellement à la campagne.
J'aime beaucoup ce roman, il est tellement délicat, c'est vraiment un très grand livre de la littérature française. J'aimerai en parler mieux, l'analyser dans les moindres recoins, tant l'écriture et la structure de ce roman sont d'une richesse et d'un émerveillement, d'une poésie.

Pour l'écriture de ce roman, Alain- Fournier s'est inspiré de la structure du roman anglais. Grâce à un séjour à Londres, durant l'hiver 1911, qu'il fait la connaissance de Peter Pan de James Matthew Barrie, mais il est aussi un grand admirateur de Claudel et je pense plus particulièrement à " Partage de midi", et de Maeterlink Pelléas et Mélisande.
Voir le dossier rédigé par Tiphaine Samoyault. Ici un billet concernant la sortie en poche Garnier Flammarion de ce roman.