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mercredi 31 mars 2010

LE GRAND MEAULNES & WATTEAU

L'Embarquement pour Cythère est un grand tableaux de Watteau que l'on peut voir au Louvre.
Ce tableaux illustre très bien la première rencontre entre Meaulnes et Yvonne de Galais à l'embarcadère sur la barque qui les emmenait vers le Domaine mystérieux (chapitre 11 à 17 ) lieu proche des contes : " Avec quel émoi Meaulnes se rappelait dans la suite cette minute où, sur le bord de l'étang, il avait eu très près du sien le visage désormais perdu de la jeune fille !"Jeu amoureux entre Auguste Meaulnes et Yvonne, comme l'on peut voir dans le tableaux de Watteau.Dans ce tableau le mouvement est très beau, ainsi que la composition en éventail.
Pour moi quand je lis le passage concernant le Domaine mystérieux et bien je fais un rapprochement avec l'univers de Watteau. Ce rapprochement n'est pas faux puisque les éditions FolioPlus classiques le fait aussi. Pour moi, c'est dû au côté irréel, la rêverie que Watteau a très bien su peindre et qu'Alain-Fournier a décrit avec merveilleusement bien.
" Un étrange domaine , des paysages voilés, des ciels blancs, une atmosphère de fête, des travestissements, un Pierrot, des comédiens, un embarcadère au bord d'un lac, des personnages aux vêtements soyeux et colorés, et des jeunes gens sur le point de partir."


L'importance de la fête est présente dans les tableaux de Watteau, le théâtre aussi tient sa place. Il est aussi très présent chez Fournier via Franz. Les personnages de la commedia dell'arte, Pierrot et Arlequin, théâtre populaire italien du XVIIe siècle.
"Meaulnes, avec précaution, allait poser d'autre questions, lorsque parut à la porte un couple charmant : une enfant de seize ans avec corsage de velours et jupe à grands volants ; un jeune personnage en habit à haut col et pantalon à élastiques. Ils traversèrent la salle, esquissant un pas de deux ; d'autres les suivirent ; puis d'autres passèrent en courant, poussant des cris, poursuivis par un grand pierrot blafard, aux manches trop longues, coiffé d'un bonnet noir et riant d'une bouche édentée."

La présence du réel et de l'irréel et là, personnage mystérieux qu'est Frantz de Galais le fils du château était allé à Bourges pour y chercher une jeune fille et l'épouser. " Il avait voulu que la maison où sa fiancée entrerait ressemblât à un palais en fête. Et pour célébrer la venue la jeune fille, il avait invité lui-même les enfants et ces vieilles gens débonnaires." Personnellement avec cette nouvelle lecture que le personnage romanesque de Frantz de Galais a plus de relief. " Monsieur de Galait donnait des fêtes pour amuser son fils un garçon étrange, plein d'idées extraordinaire. Pour le distraire, il imaginait ce qu'il pouvait. On faisait venir des Parisiennes ... des gars de Paris et d'ailleurs..." Franz de Galais est représenté par l'image du Pierrot, c'est le personnage fantasque, du Gilles de Watteau, c'est un jeune homme remplit de romantisme, rêveur.

Autres tableaux de Watteau Gilles : le Pierrot - Les comédiens italiens
Watteau aime les couleurs claires et vives, le rose, le bleu, mais aussi des ton chauds brun, les rouges orangés

mardi 30 mars 2010

P5C : HÉLÈNE FRÉDÉRICK : La poupée de Kokoschka



Oskar Kokoschka, né en 1886 à Pöchlarn en Autriche et décédé le 22 février 1980 à Montreux en Suisse. Il était un écrivain et peintre expressionniste autrichien. L'un de ses professeurs est Gustav Klimt. Sa maîtresse en 1912 fut Alma Malher.
© Denis Savary

" Je prends la décision d'entamer ce cahier alors que débute ce que j'ai choisi de nommer "l'étrange entreprise'": la confection de la poupée que ma commandée le peintre K."
Le point de départ de ce roman fait partie d'une histoire vrais.
Entre autre, comme vous pouvez le voir cette poupée existe vraiment Kokoschka a commandé à Hermine Moos, costumière de théâtre de réaliser cette poupée grandeur nature. Elle est assez effrayante d'ailleurs comme vous pouvez constater. Elle entreprend un journal, où elle narre les différentes étapes de la création de la poupée. Elle représente Alma Malher qui fut la maîtresse d'Oskar Kokoschka.
" Le nom d'Alma me donnerait l'impression d'en être à créer le double d'une morte, ce qui n'est pas le cas Alma Mahler est vivante. Elle est l'absente de K mais elle ne quitte jamais mon esprit."

L'histoire se déroule à Munich en juin 1918 durant la fin de la première guerre mondiale, Hermine Moos note dans un cahier le trouble que lui inspire cette folle entreprise, elle n'est pas des moindres puis que Kokoschka est très exigeant dans le choix des matériaux. Pour Hermine Moos la fabrication de cette poupée est une nouveauté car auparavant elle fabriquait des marionnette. Elle est guidé par des dessin que lui fournis son maître
Martha, la soeur, d'Hermine, rapport étrange entre les deux femmes. " Martha dort ici pour ce soir ; j'étais inquiète à l'idée de la voir partir seule au milieu de la nuit, même si la petite mansarde qu'elle habite, dans la pension de Fürmann, est à moins de quinze minutes à pied."
Heinrich, son ami est mime et Reserl, la petite servante du peintre, au corps tangible et prometteur, et un plan imaginaire, vers quoi Hermine tend son corps et ses mots.
Interrogation sur la création, sur les fantasmes d'un homme pour une femme tout cela vue à travers les yeux d'une femme qui n'est pas mariée. La première approche de ce roman est étrange, elle est déstabilisante, c'est une lecture qui demande de la concentration
C'est à noter que c'est un premier roman complètement fascinant ! À la lecture, le lecteur n'en revient pas de cette histoire qu'il en est complètement abasourdi. Ce roman est très prenant, l'ambiance est lourde et pesante.
Sur cette photo l'on aperçoit la costumière entrain de travailler sur cette poupée étrange, de grandeur nature. Elle est assez effrayante, vous ne trouvez pas ? Rien qu'à la voir on a le sentiment qu'elle est réelle que c'est un être vivant. C'est très troublant, cette histoire, celle de la folie d'un homme.
" Vous dites que cette lettre est la dernière que vous m'écrivez, mon maître, et que vous attendrez dorénavant que je vous annonce la fin de notre périple ensemble pour aussitôt venir vous-même chercher le mannequin (votre âme - de coton)."
Voir ici un très beau billet sur cet ouvrage.
La Fiancée du Vent ( Kokoschka et Alma Malher)

Un livre assez étonnant par son histoire réel. Cette un roman qui me serait complètement passé inaperçu si je ne l'avait pas lu dans un cadre bien précis, lecture pour la pré-sélection du P5C. Dans ce cadre je fais bien souvent de très belle rencontre littéraire rendez-vous annuel depuis un peu plus de cinq ans.

vendredi 26 mars 2010

COYOTE MAUVE : Cornette & Rochette

Dans un désert aride, un petit garçon, Jim s'ennuie il a bien un camion rouge mais il est cassé.Puis un beau jour il rencontre un coyote, mais il n'est pas comme les autres il est mauve, incroyable . Car les coyote ne sont pas mauve dans la vie cela n'existe pas. Mais, il va bien distraire Jim. Le petit garçon pose des questions au coyote pourquoi il est de cette couleur, car normalement sa vrais couleur est couleur de sable. Une solide amitié se noue entre eux. Et Jim danse comme le coyote et il deviendra ...

Touche d'humour, un ton burlesque est présent
Les couleurs sont vives, le texte est d'une grande simplicité. Lecture agréable qui s'adresse à de jeunes enfants. Un livre sympa tout simplement.

jeudi 25 mars 2010

ELISABETH BOWEN : EMMELINE


Traduit par Georges Globa

L'histoire se situe à Londres dans les années trente, deux jeunes femmes Cécilia et Emmeline vivent ensemble. Emmeline est une femme active de vingt-cinq ans, elle dirige une agence de voyage avec son associé Peter Lewis "Grande, mince de corps et de mains, elle avait le geste nonchalant et inconséquent. Pour vingt-cinq ans elle paraissait très jeune, ou plutôt sans âge" Cécilia est sa belle sœur, elle a perdu son mari Henry, donc à vingt neuf ans elle se retrouve veuve. " Cecilia, veuve de vingt-neuf ans, s'étonnait de se laisser entraîner par les frêles fils du sentiment et de la prédilection vers l'île où dans les bois de Saint John, les jonquilles n'avaient peut-être pas fleuri encore." L'odieuse Lady Waters, parente des deux filles, elle n'a pas d'enfants, ne tolère absolument pas que ces deux jeunes filles soient sans mari. Cécilia et Emmeline n'ont pas besoin de Lady Waters pour être courtisée. Lors d'une soirée Emmeline rencontre Julian Towers, trente neuf ans, avec qui elle sympathise et elle s'en fait un ami. Mais en faite, il va devenir le fiancé de Cécilia. Mark Linkwater, est un jeune avocat que Cécilia a rencontré dans le train, en rentrant d'Italie. Il est avocat et séduit par Emmeline.Il est bien entendu question de mariage. Cécilia n'a pas très envie de s'engager surtout après la mort de son premier mari et Emmeline a peur de s'engager, elle préfère s'investir dans son agence de voyage plus tôt que de fonder un foyer. Cécilia et Emmeline sont très proche et elles se comprennent à merveille et pas besoin de long discours entre elles.
Une écriture très agréable et plaisante ! La cruauté des sentiments se mélange très bien avec la nature. Je trouve que ce roman à une note très moderne, il est question du tunnel sous la Manche au cour d'une conversation, par exemple . Emmeline et Cécilia sont des femmes novatrices pour leur époque.
Roman lumineux, frais car il est souvent question de fleurs de jardin, cela donne à ce roman une note printanière. Je trouve que dans le ton il y a un peu de Nancy Mitford mais cela n'engage que moi, surtout dans les dialogues qui font mouches. Par exemple l'odieuse Lady Waters (n'aime pas les livres) m'a fait penser à Lady Montdore (l'amour dans un climat froid). "L'esprit humain, c'est plus que la littérature. Je me dis souvent : "À quoi bon lire des livres ?" En tout cas c'est un roman avec une touche très british il n'y a aucun doute la dessus et avec beaucoup de psychologie !
Au détour d'une page (209) il est question de Peter Pan donc comme une évidence, l'occasion de faire un clin d'œil à la Miss Holly ! " Elle espérait, l'hiver prochain , jouer l'un des petits garçons perdues de Peter Pan."

Livre lu par Titine

lundi 22 mars 2010

MARGARET MAZZANTINI : Venir au monde


Traduit par Nathalie Bauer

" Peut-être trouverions-nous une autre vie dans les fonds marins. Des poissons, pensai-je, nous ne sommes que des poissons, aux branchies qui s'ouvrent et se referment ... une mouette vient et s'empare de nous, puis, tout en nous démembrant, nous emporte dans e ciel. C'est peut-être ça, l'amour."
La couverture est splendide, elle colle bien au livre à son histoire. Il est question d'un mère et d'un fils, pour être plus précis de la venue au monde de cet enfant. " C'est l'histoire, c'est son histoire, notre histoire, mais il ne veut pas l'entendre. Quand il était petit, il était plus curieux, plus courageux, il posait davantage de questions."

C'est un roman a mon sens a été long à se mettre en place. C'est aussi un roman curieux concernant le ressenti, décadence, tristesse, déprime, gout pour la vie mélangé aussi à un dégout. Le personnage de Diego est autodestructeur, photographe. Lecture lente, violente et pas forcément agréable et en même temps je ne suis pas indifférente par ce roman. Car j'aime son écriture, si je puis dire, la difficulté de mettre au monde un enfant je trouve que c'est bien ressenti de la part de Margaret Mazzantini, les doutes mélangés aux angoisses. Comme Diego est originaire de Sarajevo, la guerre est bien présente et donc se désir d'enfant mélangé à la guerre c'est assez curieux selon moi, même si l'amour est là. Au final sentiment très mitigé pour ce roman.
" Une seule fois, il m'a demandé comment il était né. Il était en neuvième, il fallait qu'il raconte sa naissance dans un devoir."
Margaret Mazzantini s'est fait connaitre grâce à son roman "Écoute moi".
Je regrette en rien d'avoir accepter de lire ce roman malgré son ambiance bien étrange grâce au partenariat BOB et Robert Laffont.

vendredi 19 mars 2010

MURIEL SPARK : Et nous étions fort occupés


Édition bilingue - Traduit par Dominique Dussidour
Recueil de poèmes

Muriel Spark est née en Écosse, de père juif et de mère anglicane. En 1938, elle épouse Sidney Oswald Spark et elle le suit en Rhodésie en Afrique. Ils ont un fils, mais le mariage ne fonctionne pas. Alors, Muriel Spark retourne en Grande-Bretagne en 1944. À partir de ce moment là, elle se tourne vers la poésie et la critique littéraire.
Muriel Spark fait partie de ces écrivains anglo-saxon qui aiment écrire des poèmes en plus des nouvelles et romans.
Ses poèmes racontent une histoire. Le premier évoque une rue bien célèbre (que je connais surtout) de Paris : la rue du Cherche Midi.
" à Paris, sur la rive gauche du fleuve, la longue, longue rue du Cherche-Midi, ". Ces poèmes évoquent les petits rien de la vie, du quotidien. Mais Muriel Spark à travers ses poèmes évoque les écrivains, parle d'écriture. " Quelque chose de gras sur la dernière . C'est ce manuscrit, achevé à la fin du printemps, biffé, corné ; celui-ci, l'original, passé entre de nombreuses mains littéraires tandis que les pages qu'elle avait dactylographiées se trouvaient chez les éditeurs. L'un d'eux a souligné un passage à l'encre rouge, écrit dans la marge : " Êtes-vous certain ?" Cinq éditeurs l'ont refusé malgré les recommandations. Le sixième a pris le risque de jeter ses livres sterling par la fenêtre."
Un poème intitulé " Comme l'Afrique" rappelle son séjour avec son mari en Rhodésie (le Zimbawe, aujourd'hui). D'autres poèmes évoquent des villes, Rome, Londres, Paris.

Pas évident de donner un avis, de parler de poésie quand on n'en a pas l'habitude, chaque poème a son mystère et sa petite musique particulière. En tout cas, ceux là de Muriel Spark sont très beau et agréable à lire voir à relire. C'est très plaisant cette édition bilingue, car elle permet de lire en anglais et de se faire bercer par la musicalité de la langue. C'est ma première approche de Muriel Spark donc pas très évident de commencer de découvrir cet auteur par ses poèmes. Je dois cette belle curiosité littéraire à B.O.B et aux éditions de la Table Ronde.

mardi 16 mars 2010

LES FÉES de Simone Linder - Illustrée par Christa Unzner

Quatre messagers du Pays des Elfes nous présentent tour à tout les quatre éléments essentiels de la vie :
le feu, la terre, l'eau et l'air. Leur but est de protéger la nature et ses habitants.

Hélione, petite Fée du Feu


Hélione est une petite fée, elle joue avec le soleil. Elle est toute légère, énergique au cœur d'or. Elle survole la forêt rencontre les elfes. Elle se trouve nez à nez devant un feu dans la forêt. Elle est furieuse voir scandalisée"C'est incroyable ! s'écrie la petite fée, furieuse.
Comment peut-ont laisser des morceaux de verre traîner dans la forêt !"
Donc, la forêt est en danger, elle va devoir essayer d'éteindre le feu. D'abord elle prévient tous les animaux de la forêt. Elle réfléchit, elle se souvient de la formule magique de ses ancêtres :

"Mon cœur, mon cœur, écoute moi, Des elfes le pouvoir tu as. Viens, dis-moi comment circonscrire L'incendie prêt à tout détruire."
Et là par magie le feu s'éteint, notre petite fée est très fatiguée. Tous les animaux de la forêt la remercie, ils sont tous assis autour d'un feu pour un bon repas. Soudain, une pluie d'étoiles annonce l'arrivée de Gaïa, la Reine des Elfes qui la félicite pour avoir éteint le feu et pris en charge les animaux, alors elle lui remet un anneau magique du Feu. Cette petite histoire nous monstre que le feu peut-être dangereux mais aussi il peut-être très utile pour la cuisine par exemple.



Télins, petit lutin de la Terre

Télins est un lutin gourmand, joueur, il fait tinter les clochettes des bois. Il entend pleurer c'est une taupe, blessé à la patte, elle va être dévorer par un putois. Télins doit la sauver alors il récite la formule magique, car il connait tous les secrets de la terre.

"Mon cœur, mon cœur, écoute moi, Des elfes le pouvoir tu as.Viens, dis-moi comment délivrer La taupe qu'on veut dévorer"
Grâce à sa cape, il protège la taupe pour que le putois ne la mange pas. Et la taupe est sauvée. Manon s'est le prénom de la taupe se lie d'amitié avec Télins. Elle a mal au pied et le petit lutin va la guérir grâce aux plantes. et comme pour Hélione, Gaïa la reine des elfes, remet à Télins une bague : l'anneau magique de la Terre.

Ondine petite fée de l'Eau

Ondine est une fée rêveuse, elle est la fée de l'Eau. Un drame survient, c'est un malheur que la tortue d'eau douce transmet à Ondine. " L'eau de la source ne coule plus comme avant, le lac est en train de s'assécher. Les animaux de la forêt ne peuvent plus s'y abreuver, les plantes ont soif et les poissons sont agglutinés dans le peu d'eau qui reste. C'est terrible !" Ondine va devoir s'activer, pour voir ce qu'elle peut faire. Elle se rend compte du désastre ! Ondine se rappelle de la formule magique :
"Mon cœur, mon cœur, écoute moi, Des elfes le pouvoir tu as.Viens, dis-moi comment libérer L'eau vive qui ne peut couler"
Cette formule lui donne la force pour réagir face à la catastrophe.
Ondine va être récompensé par Gaïa le Reine des Elfe de sa bonne action, elle lui remet l'anneau magique de l'eau !

Libelle, petite fée de l'air

Libelle en se réveillant elle se rencontre que quelque chose de va pas, déjà les fleurs du printemps sont écrasées par des feuilles mortes. Tout à coup, un bruit la fait sursauter. Elle entend un cri d'une chenille coincée dans une écorce.
Libelle tout comme Ondine, Télius et Hélione, récite la formule magique :
"Mon cœur, mon cœur, écoute moi, Des elfes le pouvoir tu as.Viens, dis-moi comment secourir Cette chenille qui va périr." Grâce à la formule magique la chenille se transforme en un magnifique papillon. Et Libelle va lui apprendre à voler et à voir la vie. Gaïa la Reine des Elfes, va rendre visite à la petite fée et elle lui remet un anneau magique pour la récompenser.


Quatre livres excellents pour que l'enfant prenne conscience de l'environnement qu'il l'entoure mais aussi de la notion concernant le respect envers autrui.
Je trouve ces quatre livres sympathiques les dessins de Christa Unzner très agréable.
Site à consulter : Edition Minedition

vendredi 12 mars 2010

Le brownie et le Leprechauns

Billet dédié à Cryssilda
Le brownie du Vallon-aux-Fougères

Conte écossais d'Elizabeth Grierson : The Scottish Fairy Book
Traduit par Françoise du Sorbier édité par l'école des loisirs

Les brownies sont de gentils petits lutins bruns .
À Vallon-aux-Fougères habite un brownie justement dans une ferme, mais on ne peut le voir que la nuit ! Le fermier est très gentil avec lui et tous les soirs, sa femme lui donne à manger sur le pas de la porte. Un jour, elle tomba malade, on alla chercher une vieille femme, un peut sorcière, pour guérir la femme du fermier. Pour aller la chercher, un drôle de petit bonhomme se présente et se propose d'aller chercher la guérisseuse " Ils étaient loin de se douter que la cause de toutes leurs terreurs, un drôle de petit bonhomme difforme, tout couvert de poils, avec une longue barbe, des yeux aux paupières rouges, de larges pieds plats comme des palmes de grenouille et des bras si longs qu'ils touchaient le sol même lorsqu'il était debout, se trouvait à un ou deux mètres d'eux derrière la porte de la cuisine et écoutait leur paroles, la mine anxieuse."

Une marmite pleine d'or
de Dick King-Smith - Traduit par Pierre de Laubier édition Gallimard Jeunesse

Mary, une petite irlandaise, rencontre le jour de son anniversaire un leprechauns dans son jardin.
Un leprechauns s'est un nain pas plus gros que la main, les humains ne le voient pas facilement. Il est moqueur et très sympathique. C'est tout à fait le portrait de P.W.V.M.D O'Reilly, dit aussi L.E.P
( Lutin émeraude des près), il est de la famille des farfadets, des gnomes, les elfes et leurs semblables.
Ils ont des oreilles pointues. Comme le brownie, il vit dans une ferme. La signification de son long nom est la suivante : P pour Patrick, le W pour Welllington M et D la Main Droite, car les leps d'Irlande sont gauchers. Mais, Mary l'appellera Paddy (non plus court, très rependu en Irlande).
Une belle amitié se noue entre eux deux. Une belle histoire remplit de magie où se mêle le quotidien, le temps qui passe.

mardi 9 mars 2010

Contes d'Andersen : L'elfe de la rose



Traduit par Régis Boyer

"Dans les jardins enchantés d'Andersen, les fleurs et les animaux parlent aux enfants, fées, elfes et lutins essaient de vivre en harmonie. Mais derrière l'aimable façade du conte de fées se dissimule souvent une satire mordante de la société et de ses travers."

Ces dix contes évoquent le printemps avec ses fleurs : les roses, les iris, mais aussi l'hiver, perce neige, le froid, le givre. Avec Andersen, personnellement en lisant ces contes je ne vois pas les fleurs de la même façon. Je suis enchantée voir émerveillée par la beauté de l'écriture fine remplit de poésie de merveilleux. Ces contes sont des textes magnifiques de toute beauté. La construction de ses contes et subtile et la noirceur, la cruauté n'est pas loin, car le monde est cruel !



Andersen possède l'enfance en lui c'est l'une des raison pour lesquelles il écrit pour les enfants et sur les enfants (certains contes particulièrement).
C'est le cas avec le très jolie conte : Les fleurs de la petite Ida. Ida s'est Ida Thiele (voir le tableau Christen Købke: Ida Thiele, a Child, 1832). Ce conte est paru en 1835.
Les Fleurs de la petite Ida

Une petite fille aime les fleurs, pour elle les fleurs sont des êtres vivant, elles possèdent le don de vivre et non de mourir. Elles doivent danser avec grâce et élégance surtout. En un mot, ses fleurs sont des fées, elles appartiennent à un monde féerique.

" - Nous te remercions grandement, mais nous ne pouvons pas vivre si longtemps, demain nous serons tout à fait mortes ; mais dis à la petite Ida qu'elle nous enterre dans le jardin, à l'endroit où repose le canari, et nous repousserons en été et nous serons beaucoup plus belles."

La pâquerette est un conte très printanier. Mais personne ne l'aime cette pauvre fleur ! Heureusement un gentil oiseau s'approche de la pâquerette : " Le petit oiseau dansa autour d'elle en chantant : "Oh ! comme cette herbe est douce ! et voyez, la gentille fleur avec de l'or dans le cœur et de l'argent sur sa robe !" Il faut dire aussi que la tache jaune de la pâquerette ressemblait à de l'or, et que les petits pétales tout autour brillaient d'une blancheur solaire."

Le jardin de Paradis
Encore un conte merveilleux, une histoire de vent. Un conte remplit d'invention, aérien d'une grande légèreté, d'exotisme aussi. Comme tout les contes de ce recueil, la mort rode est là, c'est la fin !

L'elfe de la rose

Un très beau conte aussi cruel plus encore que tous les autres. Il ressemble une à une fable ou il est question de justice et de vengeance. " Alors survint un autre homme, sombre et fâché, c'était le méchant frère de la belle jeune fille. Il sortit un très grand couteau acéré et tandis que l'autre embrassait la rose, le méchant le tua, lui trancha la tête et l'enterra avec le corps dans la terre Ce conte me fait penser je ne sais pas si c'est vraiment exact car il est question d'une rose au Petit Prince de Saint- Exupèry. Je trouve un air de famille entre l'elfe et le Petit Prince et sa rose, puis ces deux contes sont remplis de tristesse d'une certaine mélancolie.
" Ses larmes salées tombaient sur le rameau de jasmin, et, de jour en jour, plus elle pâlissait, plus le rameau prospérait et verdissait, il sortait bourgeon sur bourgeon, de petits boutons blancs surgirent, qui devinrent des fleurs, et elle les embrassait mais le méchant frère sacrait en demandant si elle était devenue folle !"

La fée du sureau
Un très joli conte, un petit garçon est malade, sa maman, lui prépare une infusion de sureau bien chaud. Un vieil homme ( ne serait ce pas Andersen en personne) vient lui raconter un conte où il est question de sureau (l'arbre à fée).
"- Ce n'était pas un conte, dit la fée du sureau, mais il va venir ! C'est justement dans la réalité que poussent les contes les plus merveilleux."

L'escargot et le rosier, le perce-neige, Ce qui arriva au chardon, le jardinier et ses maîtres
"Perce-neige, dupe de l'hiver, plaisanterie et facéties, et pourtant le premier, l'unique, le poète danois dans la fraîcheur de la jeunesse. Eh oui ! sois une marque dans ce livre, petit per-neige ! Ta place, ici a un sens."Voir ici pour en savoir un peu plus concernant Hans Christian Andersen et .
J'aime beaucoup les illustrations de
Cicely Mary Barker tout simplement car elles se marient très bien avec l'univers hautement poétique d'Andersen.

dimanche 7 mars 2010

HENRY JAMES : L'Image dans le tapis

Traduit par Fabrice Hugot
"Il s'agissait en sommes de traquer les arabesques de l'image dans le tapis et de reproduire avec chacune de ses nuances."
Un jeune critique littéraire vient d'écrire un papier pour le journal le Middle sur le grand écrivain Hugh Vereker.
Notre jeune critique est invité par Lady Jane qui reçoit chez elle à Bridges, l' écrivain Vereke. Une longue discussion a eut lieu entre les deux hommes. L'auteur a découvert l'article du critique et il lui conseil de relire toute son œuvre qui renferme un secret.
Il se cache soit disant un secret dans l'œuvre de cet écrivain. Où se cache ce fameux motif dans le tapis ? L' œuvre d'un auteur et son secret c'est la même chose. Il y a un secret dans l'œuvre de l'auteur.
Est ce que le secret existe ? Qu'est ce le secret d'une vie n'est ce pas tout simplement la mort ?
Une nouvelle autour du mystère de la création, elle est construite par Henry James comme un roman policier, avec une pointe d'humour british . Les rapports complexe entre le critique et l'auteur sont au centre de cette nouvelle.

samedi 6 mars 2010

HANS CHRISTIAN ANDERSEN : Le vilain petit canard & Le Petit Soldat de Plomb


Traduction de Régis Boyer

C'est l'été la nature revit, un petit canard voit le jour. Il fut couvé longtemps par sa mère. "Enfin, le gros œuf se fendit. ! "Pippip !" dit le petit en culbutant. Il était grand et laid." Le pauvre tout le monde se moque de lui et le rejette car il n'est pas comme tout le monde!
Et un conte magnifique de tolérance la fin est sublime. Cette fin montre combien la vie est dure mais que des surprises arrivent et rendent la vie meilleur.
Le vilain petit canard est un reflet de la propre vie d'Andersen.
Ses origines sont proches du vilain petit canard, c'est à dire gauche, mal aimé pour devenir à la sortie un auteur adulé et statufié. Ses origines sont très pauvre son père était un cordonnier et sa mère une lavandière analphabète. Enfant il était très rejeté par les autres car très maigre. Il pouvait passer du rire aux larmes. À trente ans, il avait échoué comme chanteur, danseur et acteur. Il a vécu très pauvrement en écrivant de la poésie et faisant les récits de ses voyages au Danemark, en Allemagne et en Italie. Quand il a commencé à écrire ses contes il devait connaître ceux des frères Grimm. Mais ses histoires sortaient surtout de la bouche de sa mère et de sa grand-mère. Toute sa vie, Andersen était vraiment le vilain petit canard, il tomba amoureux d'aristocrates ou de nobles. Il n'eut aucun succès amoureux . Il était souvent malade. L'ambition sociale et le snobisme sont des thèmes récurrents dans les histoires d'Andersen. Il était obsédé par l'idée de s' élever dans la société. Toute sa vie il souffrit de l'alcoolisme de sa mère, de l'absence de son père, de sa tante qui tenait une maison close, son oncle enfermé dans un asile psychiatrique. Il est un homme hypersensible. Il fût célèbre dans le monde entier de son vivant.
Andersen aborde dans ses contes, les grandes questions que se posent les enfants : D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Quelle est notre place dans la nature ?


Le Petit Soldat de Plomb

Traduit par Anne Paraf

En 1840, Andersen est amoureux de la danseuse Jenny Lind. Le petit soldat de plomb c'est Andersen, le petit canard sauvage aussi.
"- Voilà une femme pour moi, pensa-t-il , mais elle est de haute condition, elle habite un château et moi je n'ai qu'une boîte dans laquelle nous sommes vingt-cinq, ce n'est guère un endroit digne d'elle. Cependant tâchons de lier connaissance. "
L'ambition sociale et le snobisme sont des thèmes récurrents dans les histoires d'Andersen. Encore une histoire délicate et cruelle !
Les illustrations de Georges Lemoine sont de toutes beautés et elles, enfin une rend hommage à Fanny et Alexandre de Bergman.

jeudi 4 mars 2010

JÉRÔME LAFARGUE : Dans les ombres sylvestres

" J'avais toujours considéré que Cluquet était un lieu destiné à être enseveli par l'oubli."
« Il est difficile de se faire une place dans le monde lorsque l'on est l'arrière petit-fils d'un occultiste aux pouvoirs effrayants, le petit-fils d'un aviateur lunatique et le fils d'un surfeur de légende. »
C' est une histoire de famille sur plusieurs époques celle des Gueudespin, originaire des Landes. Cluquet est un petit village perdu entre l'océan Atlantique et la forêt. La mer et la forêt tiennent une grande place dans ce roman, elles jouent même un rôle essentiel. Les deux éléments vitaux sont traité par l'auteur comme des personnages à part entière. Audric, le narrateur, a un arrière grand père Elébotham, un homme attaché à la forêt qui vit dans une cabane, un homme au comportement étrange, parfois violent. Il a été très fortement marqué par la guerre de 14. Il est féru d'occultisme les plantes n'ont aucun secret pour lui. Avant de s'établir à Cluquet, il a fait une expédition au Dahomey (aujourd'hui le Bénin) au temps des colonies en Afrique.
Il a un fils Osmin un fou passionné d'aviation, décédé d'une embolie pulmonaire à l'âge de trente-sept ans. Le père d'Audric, Jaguen, découvre le surf à l'âge de quatorze ans et cela en devient sa passion. Un jour, il rentre dans une librairie nommée " Dans les ombres sylvestres" et il achète un livre qui le marquera c'est Santiago de Mike Resnick. C'est dans cette librairie qui tombera amoureux d'Amelha la libraire. Audric décide, de larguer son poste d'enseignant-chercheur à l'Université pour vivre dans le village de ses ancêtres Cluquet entre l'océan et le Bois du Loup Gris. Car il est attaché à cette terre remplit de folie et de fureur.

Dans ce roman, j'ai été séduit par la quête d' aller à la recherche de ses racines, pour mieux comprendre le présent mieux se connaître. " Il est difficile de se faire une place dans le monde lorsque l'on est l'arrière-petit- fils d'un occultiste aux pouvoirs effrayant, le petits fils d'un aviateur lunatique et le fils d'un surfeur de légende."Le passage éblouissant de ce roman je trouve, celui qui ma touché c'est celui de l'accouchement je l'ai trouvé très émouvant et réaliste. Les questions que se posent Aubric, est ce que cet enfant ressemblera t-il à ses ancêtres ? Ouf, déjà il ne naît pas un 2 décembre c'est déjà cela, c'est très important pour Aubric.
Une très belle écriture qui mêle le présent et l'avenir dans ce roman de Jérôme Lafargue. Un petit bémol pour moi c'est le manque d'émotion, le petit quelque chose pour que le roman nous emporte et nous captive réellement et nous face ressentir la folie, la rage. Cela dit c'est un roman d'une facture excellente qui donne à réfléchir c'est déjà en soi beaucoup voir énorme !

Merci pour cette découverte à Anne Sophie et pour le prêt !

lundi 1 mars 2010

Françoise LEFÈVRE : LA GROSSE


Un auteur que j'aime beaucoup, car elle publie de court texte d'une très grande sensibilité à fleur de peau. " Et puis un jour elle lit une annonce disant que dans un coin de Bourgogne on demande une gardienne pour un passage à niveau assez isolé sur une ligne où ne circule qu'un train par jour ou plutôt par nuit." Par hasard, Céline est garde barrière en Bourgogne, elle est grosse comme l'indique le titre du roman, plus jeune elle fut mince et coquette, la vie n'est pas aussi simple et fait que le corps change. " Elle sourit, Joconde obèse, que des siècles d'attente auraient fait grossir. Un quintal. Cent kilos. Elle sourit presque toujours et jette un châle sur ses épaules pour cacher l'absence les chagrins, le poids d'un enfant mort." C'est tout ce qu'elle a trouvé dans un premier temps elle parle trois langue, elle est l'amie des enfants qui l'aiment qui ne la jugent pas eux ! D'être grosse ne l'empêche pas de séduire un homme âgé Anatolis l'ami des abeilles. C'est un court texte sur le regard des autres, l'attention que l'on porte à l'autre. C'est assez cruel mais très réaliste malheureusement ! Un livre beau et très touchant.

Livre lu par Antigone, Cathulu, Florinette,