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dimanche 28 février 2010

ANNE WEBER : Tous mes vœux

C'est le premier livre que je lis d'Anne Weber. Et ma toute première impression quand j'ai commencé ce livre, je dois dire ma déboussolé.
Qu'est ce roman sans queue ni tête ?
Puis, je l'ai repris et je l'ai trouvé l'idée de départ très original. Car c'est une véritable réflexion qu'est ce que la fiction ? qu'est ce qu'écrire une histoire faire exister des personnages ? C'est l'histoire de l'écrivaine Anne Weber, entrain d'écrire un roman " Château de sable" et son personnage féminin se nomme Léa. " Évidement, je n'avais pas fait agir Léa tout à fait comme moi dans la même situation et, au lieu de l'installer dans le 2e arrondissement, où je suis domiciliée, je l'avais logée rue des Épinettes, près de la place de Clichy, donc à l'autre bout de la ville." Mais pas convaincu par ce manuscrit, elle le jette à la poubelle. Elle reprend un nouveau roman.
Les frontières entre le réel et l'imaginaire sont floues. L'auteur nous explique les processus de création. C'est une histoire où il est question d'amour, de désir d'écrire une histoire d' amour avec une fin heureuse comme tous les contes de fée. Est ce le souhait de l' l'auteure du roman qui est entrain de s'écrire ?
Au final ce roman ma glisser des mains, car j'ai trouvé ce roman bien alambiqué. Est ce dû à l'humour spécial qui se dégage de ce roman auquel je n'ai pas adhéré ?

Anne Weber auteure allemande mais elle écrit et se traduit soit même.
Tous mes vœux , j'ai eu l'occasion de découvrir ce roman grâce à Chronique littéraire.

samedi 27 février 2010

ANNE HÉBERT : L'enfant songe

" Un jour il a été cet enfant qu'on sort des ténèbres de la mère et qui crie pour la première fois."
Julien et Hélène sont les enfants d'une mère Pauline poule. Ils vivent à trois en retrait du père à la campagne au milieu des vaches.
Lydie, une jeune fille étrange, mystérieuse, venimeuse et sulfureuse, passionnée par les chevaux. Elle tient une grande place dans le roman" C'est en plein jour qu'elle a été vue pour la première foi, montée sur le cheval pommelé de Zoël Ouellet, chez qui elle habitait depuis quelque temps." Un beau jour, une terrible tragédie arrive. Une fois, Julien devenu adulte à la mort de sa mère, après la guerre en Europe (la deuxième guerre modiale) il se décide à partir à Paris. Il erre dans Paris, il rencontre une jeune fille mais le visage de Lydie le hante.Le thème central du roman est le difficile passage de l'adolescence à l’âge adulte. Un court roman québécois étrangement poétique et musical. Un passage vers la fin du roman qui a retenu mon car il est question de Barbe-Bleue comme je l'ai lu il y a pas longtemps.
" Aline regarde le trousseau de clefs, au creux de sa main. Elle pense à Barbe-Bleue et elle se refuse à entrer dans un conte aussi cruel. Elle répond à Julien qu'elle préfère rester dans sa chambre, rue Latourelle."

vendredi 26 février 2010

DOMINIQUE MAINARD : Ma vie en dix sept pieds


Un premier roman jeunesse pour Dominique Mainard édité à l'école des loisirs.
Un roman frais, lecture très agréable , et pour moi c'est une agréable surprise, car j'avais lu je crois son premier roman et j'avais pas trop adhéré.

Bref, là il s'agit de Gaspard, de son expérience dans un centre aère. Il n'est pas vraiment ravie, il vit seul avec sa mère. " Alors elle m'a enfin lâché, elle m'a caressé la joue et elle a murmuré À ce soir, mon grand, avec les yeux pleins de larmes. Je lui en ai voulu quand même à ce moment-là de donner à tout le monde l'impression qu'elle pleurait parce que son fils allait passer la journée au centre aéré."
Son père est au Japon, c'est lui qui lui a transmis la passion pour les haïkus, poème japonais. Son petit frère Léo est décédé suite à une longue maladie. Voilà un court résumé pour planter le décor et de donné une petite idée de ce roman jeunesse.
Tout au long de ce roman plane une ambiance douce amère. La tendresse est là ainsi que l'amitié mais un pincement au cœur est là, la mort celle de Léo, le petit frère. Il est question d'amitié mais aussi d'un premier émoi amoureux. C'est un très joli roman, l'écriture coule toute seule, un roman a faire lire à un enfant (9/douze ans c'est la fourchette des Neuf) il se reconnaîtra sans problème dans certaine situation qu'il a peut-être déjà vécu.

jeudi 25 février 2010

EDITH WHARTON : Le Vice de la lecture



Traduit par Shaïne Cassim

Ce texte est paru en 1903 dans une revue littéraire américaine , Edith Wharton dénonce "l'obligation sociale de la lecture, nuisible à la littérature et fatale à l'écrivain." C'est du lecteur mécanique qu'elle critique de façon virulente " C'est ainsi que le lecteur mécanique œuvre systématiquement contre le meilleur de la littérature."
c'est pas complètement faux !
Edith Newbold Jones est issue de la haute bourgeoisie new-yorkaise. Elle est née en 1862, elle reçoit une bonne éducation, elle est une grande lectrice des livres de son père, celui ci possède une très belle bibliothèque. Très jeune elle écrit des poèmes et une nouvelle. En 1885; elle épouse Edward Robbins Wharton, elle divorcera de lui en 1913. Les Chemins parcourus- son autobiographie- parait en 1934, elle raconte ses souvenirs, son goût pour la lecture, ses réflexions sur l'écriture. Elle est décédé en France en 1937.
C'est un texte particulièrement intéressant, réflexion sur la lecture mais aussi sur la littérature. Je trouve cette réflexion est juste et toujours valable à notre époque.

" Lire vraiment est un réflexe ; le lecteur né lit aussi inconsciemment qu'il respire ; et pour pousser l'analogie plus avant, lire n'est plus une vertu que respirer."" Qu'est ce que lire, en dernière instance, si ce n'est un échange de pensée entre écrivain et lecteur ?"
" Il y a des livres qui restent de marbre - incapable de transformer ou d'être transformés -, mais ceux-là ne comptent pas en littérature"
Selon Edith Wharton il y a deux catégories de lecteurs : les lecteurs né et les lecteurs mécaniques. Elle parle du lecteur mécanique qui dit combien d'heures, il lit par jour, pour ma part je suis d'accord avec elle s'est ridicule de comptabilisé le nombre d'heures, moi personnellement je n'ai aucune idée du nombres d'heures je passe à lire un livre par jour, combien de pages j'ai lu, tout comme je ne compte pas le nombre de livres lus et non lus." Le lecteur mécanique, qui lit toujours consciencieusement, sait exactement combien il lit, et vous dira avec l'orgueil d'une ménagère scrupuleuse qui a calculé au demi-gramme près la consommation journalière de nourriture pour son foyer. Tout comme la ménagère a tendance à se rendre au marché chaque jour à telle heure, le lecteur mécanique a souvent un horaire précis pour emmagasiner ses provisions intellectuelles" Elle me fait rire quand elle elle remarque que le lecteur mécanique est l'esclave de son marque page, de se prononcer sur chaque livre qu'il lit, personnellement il m'arrive de ne pas évoquer des livres lus et je n'en fais pas un drame !.



Le lecteur mécanique qui doit lire un livre juste au bout pour avoir un avis sur un livre. Personnellement, un livre qui ne me plaît pas je le remarque tout de suite , j'arrive à capter la musique de l'ouvrage. " Le lecteur mécanique est incapable de discerner intuitivement si un livre mérite d'être lu ou pas. En réalité, tant qu'il n'a pas lu la dernière ligne, il est dans l'impossibilité d'avoir un avis ; pas plus qu'il ne peut donner de motifs à son opinion quand il s'en forme un."
Aussi, elle relève un fait très juste du lecteur mécanique qui doit à tout pris lire le livre dont on parle, lire des livres faciles, d'être au courant de tout ce qui s'écrit. " Le lecteur mécanique, lui, ne doute jamais de sa compétence intellectuelle."
Autant je trouve que l'expression concernant le lecteur mécanique est juste voir exact, bien vue. Dans un premier temps l'expression lecteur né , je ne comprenais pas trop le sens de cette expression. Dans un deuxième temps, je me suis dit qu' elle n'évoque pas les classes sociales, elle critique plutôt les gens de son milieu social et de se faite je rapproche ce texte à Xingu. Pourquoi serions-nous tous des lecteurs ? Nous ne sommes pas censés être tous musiciens, mais lecteur nous devons tous l'être; "" Lire n'est pas une vertu, mais bien lire est un art, et un art que seul le lecteur né peut acquérir ." Cette réflexion me laisse perplexe, car pour moi lire ce n'est pas un art mais c'est un enrichissement. Elle évoque le rapport magique entre un lecteur et la rencontre avec un livre. Pour Edith Wharton les livres sont comme des personnes ou plutôt comme des arbres selon elle qui vivent et non pas mort comme le voit le lecteur mécanique.
Elle apprécie l'intelligence du lecteur qui sait lire entre les lignes, et pour qui la lecture est une réflexion propre à lui. J'adhère tout à fait à ce jugement. Mais, elle le souligne assez justement que tout consommateur de livres est un lecteur mécanique. Je trouve que dans ce texte se dégage un amour pour les livres et la littérature. Je ne trouve pas qu'Edith Wharton emploi un ton hautain, méprisant mais plutôt réaliste selon moi, élitiste non plus exigeant oui . C'est un texte enrichissant qui demande beaucoup de réflexion à lire et à relire pour mieux comprendre certains point.

Ce petit livre a fait couler beaucoup d'encre dans la blogosphère, le lecteur de ce court texte est loin d'être indifférent. Certains on détesté d'autre on apprécié quoiqu'il soit Edith Wharton aurait été horripilé par les blogs de lecture, cela j'en suis certaine !
Voir billet de Cécile's Blog, Lau, Antigone


mardi 23 février 2010

ROBERT BROWNING : LE JOUEUR DE FLÛTE DE HAMELIN



"Joueur de pipeau d'Hamelin"

Adaptation de Bernard Noël d'après le poème de Robert Browning - Illustrations sont de Kate Greenaway
En se basant sur la version des Frères Grimm, Robert Browning écrit un poème du même nom qui fut publié pour la première fois en 1849. Il situe l'événement le 22 juillet 1376.

C'est un conte moyenâgeux d'origine germanique qui se déroule à Hamelin, la ville se prépare pour le réveillon. Soudain des milliers de rats envahissent la ville, et se fut l'horreur, les habitants durent employer les grands moyen pour tuer ces maudits rats. Un jour, arrive on ne sait d'où un joueur de flûte, il a un pouvoir magique pour débarrasser la ville des rats. " Il était long comme une tringle Et les yeux en pointe d'épingle. Teint basané, par un soupçon de poil aux joues ni au menton ; Un sourire allait et venait Sur ses lèvres au bel ourlet."
Grâce au son de la flûte, les rats sont comme hypnotisés, ils ne mange plus ils écoute la musique. Ils partent ils vont se noyer un à un dans la rivière. Les habitants de Hamelin sont soulagés et peuvent enfin sortirent de chez eux. Le mystérieux joueur de flûte avait demandé au maire de la ville une somme d'argent importante pour faire disparaître les rats.
Le maire ne tint pas sa parole, sa promesse, le joueur de pipeau se vengea cruellement, car sa parole était sacré pour lui. Sa réaction est la suivante, il se met à jouer une mélodie vive et remplit de malice qui plaît, séduit les enfants. " Qu'on aurait dit la voix des fées." Il les s'entraîne dans un pays merveilleux, de nulle part. La morale de ce conte est l'importance de tenir sa parole !
Les illustrations de Kate Greenaway sont d'une grandes délicatesse, c'est très frais. C'est une fable morale, pour se débarrasser du fléau de la ville. Ce texte est superbe, magnifique de toute beauté.
Ce très peau conte me fait penser à Peter Pan de James Matthew Barrie mais aussi en ce qui concerne le joueur de flûte qui entraine les enfants dans un pays inconnu. La fin me fait penser à Picnic at Hanging Rock, dont souligner la musique à la flûte de pan revient plusieurs fois, motif qui souligne un climat d'étrangeté.


LE JOUEUR DE FLÛTE

Film de Jacques Demy réalisé en 1971.
Andrew Birkin a participé au scénario et j'ai une pensée pour ici, et je pense que le rapprochement avec Peter Pan n'est pas complètement faux, mais surement assez juste je pense. Et Jacques Demy, Mark Peploe ont travaillé au scénario de ce film. Et la musique est composée et chantée par : Donovan.
Ce film je l'ai vu à la télévision enfant, et j'en garde un souvenir éblouissant et très intense magnifique.

vendredi 19 février 2010

CHRIS VAN ALLSBURG


Un grand monsieur de la littérature jeunesse : Auteur/illustrateur du très célèbre Boréal Express.


Les Mystères de Harris Burdick

Pas vraiment d'histoire dans cette album grand format. Surtout des illustrations magnifiques, quatorze en N&B de toutes beautés.
À la fois remplit de douceur, féerique, étrange à la limite de l'irréel fantastique.La magie de ce livre repose sur l'imaginaire.

Voir ici le travail de CM1/CM2 autour de cet album étrange pas comme les autres.
Et ici un très beau travail fait par des CM2

"Mon objectif", dit Chris Van Allsburg, "est d'obliger le lecteur à réfléchir, et même à travailler, comme devant un puzzle ou une énigme. Mes histoires ne sont pas de celles où tout est dit et où, à la fin, tout s'éclaircit gentiment."

C'est certain ce que dit Chris Van Allsburg et cela renforce son univers encore plus mystérieux et énigmatique.

Encore un album signé Chris Van Allsburg avec des illustrations toujours aussi superbes et en N&B.
L'histoire de l'album est la suivante, les parents de Pierre et de Juliette sont de sortie un soir de novembre. Une fois les parents parties, les deux enfants ont qu'une envie c'est de prendre l'air, et trouver un peu de liberté. Dehors il trouve par hasard, une boîte de jeu : "Jumaji, un jeu d'aventure dans la jungle" très étrange. Il retourne dans la maison pour jouer au Jumaji. Là, tout d'un coup l'histoire bascule dans l'irréel le plus complet. Un lion se lèche les babines, rugit et devient réel ainsi que des singes mettant le bazar dans la cuisine. Et ainsi de suite ce jeu enchaine catastrophe sur catastrophe. Un album extraordinaire entre rêve et réalité.

mercredi 17 février 2010

LA BARBE BLEUE


La version de Charles Perrault

Un homme avait une barbe bleu, il était très riche et il était célibataire. Puis, une de ses voisines avait deux filles particulièrement belles. Il en demanda une en mariage. Cet homme est tellement étrange avec sa barbe bleu, grande méfiance de la part des deux filles. Il fera tout pour les séduire et les divertir. La cadette fut séduite par cet homme, elle le trouva bon et l'épousa. Son mari au bout d'un mois de mariage, il doit s'absenter et il lui remet un trousseau de clef. Il lui défend formellement de se servir d'une clef d'un petit cabinet. Une fois, seul, elle prend un grand plaisir de parcourir le château de visiter de fond en comble toutes les pièces. Bien sûr, elle est d'un tempérament très curieuse et veux savoir à tout pris savoir ce qu'il y a dans ce cabinet. Elle est très tenter et va ouvrir la porte : "Étant arrivé à la porte du cabinet, elle s'y arrêta quelque temps, songeant à la défense que son mari lui avait faite, et considérant qu'il pourrait lui arriver malheur d'avoir été si désobéissante ; mais la tentation était si forte qu'elle ne put la surmonter : elle prit donc la petite clef, et ouvrit en tremblant la porte du cabinet."
Là , elle découvre les crimes commis par Barbe Bleue, le choc , elle est prise de peur et de panique ! Et, elle se trouve en danger et donc
"Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?" Phrase célèbre, il y a danger !
Lu ce conte avec les illustrations de Jean Claverie magnifique dans les tons bleus.

Voir fiche Wikipédia

La version des frères Grimm

Traduit par Marthe Robert et Jean Amsler
Cette version est absolument pas connu me semble t-il ! Légérement différente de celle de Charles Perrault qui est plus connu cette version est plus courte et sanglante. Et comme souvent chez les frères Grimm une grande importance est portée aux chiffres entre autre le chiffre 3.
Trois fils et une belle fille, ce conte ne commence pas par il était une fois mais par "Dans une forêt" d'emblée le décor est campé pour créer un mystére. Une jeune fille se marie avec Barbe-Bleue avec la peur au vendre.
" Adieu, chère sœur, si nous entendons ta voix, nous sauterons sur nos chevaux et serons bientôt près de toi." Elle s'habitue à la barbe-bleue, exactement comme dans la version de Perrault. Sauf que la version des frères Grimm est selon moi plus sanglante " Alors elle ouvrit la porte et quand la porte s'ouvrit, un flot de sang coula à sa rencontre et aux parois d'alentour elle vit suspendues des femmes mortes et de quelques-unes il ne restait que le squelette."

Le détournement de Grégoire Solotareff :
Barbe Rose
mis en image par Nadja
Un détournement remplit de malice comme je les aime. Je me régale, c'est jouissif et malicieux. C'est un Barbe - Bleue féroce et sans pitié, à un jeune frère appelé Barbe-Rose. Ce dernier n'est pas marié tout comme Barbe-bleu d'ailleurs. Mais ce dernier en était à sept épouses. Cette nouvelle épouse, Rosalynde ne devait pas entrer dans le fameux cabinet interdit en son absence. Mais la tentation est trop forte, elle ira voir par curiosité ce qu'il y a dans ce cabinet, elle y trouve la même chose, comme chez Perrault et Grimm.Barbe-Rose prit la clef tâché de sang, qui a échappé des mains de Rosalynde. Au retour de Barbe-Bleue, Rosalynde est bien embêté elle n'a pas la fameuse clef, il la menace de la tué si elle ne lui remet pas cette clef. Rosalynde est perdue va rendre visite à son amie Anne Masseuranne.
La suite imaginé par Grégoire Solotareff est à la fois sanglante et amusante.
La note d'humour et de fraicheur est là bien présente après les grosses frayeur. Excellent ! Extra !!!!

lundi 15 février 2010

FLORA M. MAYOR : La troisième Miss Symons

Traduit par Alexandra Lefebvre

J'avais commencé ce livre fin 2009, peu convaincu je l'ai mis de côté l'ayant presque fini. En tout cas ce livre ne déclenche pas chez moi un grand enthousiasme !

"Henrietta était la troisième fille et le cinquième enfant des Symons, si bien que, lorsqu'elle arriva, l'enthousiasme de ses parents pour les bébés avaient décliné." Henrietta dit Etta était l'enfant victorien type. Elle est issue d'"Une grande famille devrait tant être une communauté heureuse, or il arrive parfois qu'une des filles ou un des garçons ne soit rien d'autre qu'un enfant du milieu n'ayant sa place nulle part. Ce fut le cas d'Henrietta avant la naissance de la petite dernière." Etta avait une amie imaginaire nommé Amy à qui elle pouvait confier un secret car dans la vie réelle, elle n'a aucune amie. Elle attend "Le Prince charmant tant attendu ne venait pas." Les rapports avec sa mère ne sont pas simples n'ont plu. "Mrs Symons n'était pas non plus très attachée à ses filles ; elle préférait nettement ses fils et sans doute aurait-elle été plus heureuse sans filles." Etta resta célibataire toute sa vie à une époque la grande majorité des filles de son milieu se mariaient de bonne heure. Il ne faut pas être trop intelligente" Un excès d'intelligence était malheureux chez une jeune fille."Au décès de sa mère Henrietta prendra sa place et devra s'occuper de la gestion des domestiques, puis son père se remarie. " Mrs Waters, une veuve installée depuis peu dans le quartier, était venue plusieurs fois à la maison et les avait reçus à son tour, mais qu'elle pût être autre chose qu'une simple relation de voisinage ne lui avait jamais effleuré l'esprit." Dur comme situation pour Henrietta, voir violent son père avait soixante-cinq ans et elle Mrs Waters quarante sept ans. Henrietta cherche sa place dans la société dont elle est issus, elle va voir le monde voyager et combler un manque affectif, elle fait du bénévolat envers les plus démunis. Henrietta n'est pas une personne très sympathique assez aigrie. La vie est dure pour les femmes où la seule issue et obligation de se marier d'avoir des enfants et rien d'autres, prisonnière de leur condition. En un mot, sa vie sera un échec.

Tous les thèmes abordés dans ce livre sont intéressants mais alors je n'ai pas du tout été sensible à ce livre. Je l'ai trouvé ennuyeux. Le style est d'une platitude à mon gout il manque de relief , aucune émotions se dégagent de ce roman. Pour moi de ce roman il en restera pas grand chose c'est bien dommage ! J'aurai aimé le défendre et l'aimer ce roman ! En lisant les commentaires chez Keisha, Lily fait référence à Laura Willows (que Sylire vient de lire) livre que j'avais adoré mais exact il y a un rapprochement entre les deux livres, je dirai pourquoi pas , mais le traitement, le style est totalement opposé et différent.

Ps : Personnellement j'adore la photo de couverture très british mais qui ne résume pas selon moi ce roman.

Lu et apprécié par Lou, Titine, Keisha ,Cathulu, Amanda, Aifelle,voir l'excellent billet Le Livraire

samedi 13 février 2010

JONATHAN COE : Bienvenue au club

Traduction Jamila et Serge Chauvin

"On a tendance à oublier à quoi ressemblaient vraiment les années soixante dix. On se souvient des cols pelle à tarte et du glam rock, on évoque, avec des larmes dans la voix, les Monty Python et les émissions pour enfants, mais on refoule toute la sinistre étrangeté de cette période, et tous ces trucs bizarres qui se passaient tout le temps. "
Ce roman nous plonge dans l'Angleterre industrielle des années soixante-dix, à Birmingham. C'est une ville industriel, qui possède une usine automobile, la lutte des classes est au centre de ce roman les tensions sociales, le chômage, la fièvre anti-irlandaise, la haine très forte pour l'étranger est incroyable accompagné des propos les plus racistes qu'ils soient. " Regardez autour de vous, dans votre travail : vous constaterez que le nombre de Noirs dans les entreprises a été multiplié par dix. On vous demande de travailler avec eux, mais vous remarquerez qu'on ne vous le propose pas,on vous l'ordonne."
Benjamin Trotter est grand lecteur de Sounds, une revue de rock, il a une vraie passion pour la musique et la littérature. Il est amoureux de Cicely, mais c'est un amour difficile surtout quand on a dix sept ans.
Sa sœur Lois vit une grande histoire d'amour avec Malcom. Ils se sont rencontrés via les petites annonces. C'est l'amour fou entre eux malheureusement il est mort dans un attentat de l'IRA. La pauvre Lois se trouve complètement sonnée abasourdi, son jeune frère Patrick, très antipathique. C'est le portrait de jeunes anglais qui fréquente une école pour gosse de riche" King Williams", qui s'intègre aux clubs de leur lycée, ose parler aux filles, monte un groupe de rock.
Leur père Colin est cadre supérieur à l'usine British Leyland.
Bill Anderton, délégués syndicaux les plus puissants de l'usine, sa femme est Iréne et sa maîtresse Miriam, travaille à l'usine British Leyland de Longbridge. Elle est mystérieusement partie, plus de nouvelles d'elle du jour au lendemain où presque.
C'est un roman très british, la retenue, la religion rime avec rébellion. Un livre sur l'adolescence, un livre fascinant foisonnant sur une ville, une époque, sur les premiers émois amoureux. J'ai vraiment apprécié ce roman, mais j'ai surtout apprécié l'ambiance de certains passages plutôt, par exemple je trouve que l'entrée dans ce roman est un peu curieux. Il faut avancer un peu dans le roman , pour le trouver vraiment passionnant. Par exemple j'ai apprécié l'ambiance de la première partie qui est dans son ensemble bien construite : intitulée " Le chevelu et la Minette". La deuxième partie intitulée : " La gueule du chaos" partie début vacances au Danemark je n'ai pas trop accroché. Mais certains passages sont intéressants et assez captivants par exemple quand Doug va à Londres voyage tout seul sans ses parents car il avait envoyé un article du magazine de son collège à une revue de rock NME. La fin de ce roman est magnifiquement forte et romantique à souhait. C'est vraiment une belle découverte (même si j'ai trouvé ce livre inégal par moment ) ce livre et Jonathan Coe est un auteur que je relirai c'est sûr !

Livre lu par Katell, Jules, Papillon, Restling

mercredi 10 février 2010

JOANNE HARRIS : Le rocher de Montmartre

Traduit par Jeannette Short- Payen
Suite de Chocolat (pas lu, mais cela n'a aucune importance)

L'histoire se passe à Paris dans le quartier de Montmartre Vianne Rocher se nomme maintenant Yann Charbonneau.
" Je suis maintenant Yann Charbonneau, elle est Annie- pour moi , bien sûr, elle sera toujours Annouk. Ce ne sont pas nos nouveaux noms qui me rendent mal à l'aise - nous en avons changé tant de fois ! -, non, c'est autre chose qui semble nous avoir filé entre les doigts"
Elle vit avec ses deux fille Annie et Rosette, elle a quitté le Périgord pour reprendre une chocolaterie place des Faux Monnayeur à Montmartre. Elle décide de tourner la page et de mener une vie paisible celle d'une femme normale. Un jour par hasard, elle fera la connaissance de Zozie de l'Alba, une solide amitié naîtra entre les deux femmes. Cette histoire est raconté à trois voix Yanne, Zozie ou Annie. Yanne a un amoureux "Thierry Le Tresset, cinquante et un ans et divorcé. Un fils. Un pilier d'église. Un rocher." Et le nom de sa chocolaterie est le Rocher de Montmartre Chocolat. La chocolaterie ne marche pas aussi bien que l'aimerai Yanne.
La magie, un monde fantasque est présent il rythme le quotidien grâce à Zozie, originaire du Mexique.
Le style est léger et très sympathique, une lecture très agréable et plaisante donne cruellement envie de chocolat. Pour sa légèreté et le côté loufoque j'ai pensé à Mangez-moi d'Agnès Desarthe. En tout cas, il est certain ce livre donne cruellement envie de manger du chocolat, c'est terrible !!!! Dans un deuxième temps, j'ai trouvé ce roman trop long, cela tourne en rond, ennuie j'ai trouvé cela dommage parce que ce n'est pas un livre inintéressant loin delà.

Livre lu en partenariat avec B.O.B et Point

samedi 6 février 2010

GRIMM : RAIPONCE

Illustrée par Michael Hague - Traduit par Armel Guerne

Comme tous les contes, il était une fois, un homme et femme marié, il désir avoir un enfant, surtout la femme. L'arrière de leur maison est
entourée de fleurs et de plantes, en particulier d'une plante grimpante appelé Raiponce. Ce jardin appartient à une sorcière que tout le monde redoute comme dans tous les terribles contes. La femme déprime car elle ne veut manger des raiponces en salade de la sorrcière. Un soir le mari alla prendre le risque de couper des raiponces pour en faire une succulente salade. Un soir, le mari se trouva nez à nez avec la sorcière, et là la sorcière est d'accord à une seul condition d'avoir l'enfant que sa femme mettra au monde. L'enfant se nommera Raiponce et comme promis il a été remis à la sorcière. C'est une fillette , belle au longs cheveux, elle fera connaissance avec le fils du roi. La sorcière coupera les cheveux de Raiponce. Et le prince sera malheureux, car Raiponce est chasser de chez la sorcière mais comme dans tous les contes cela se termine bien. C'est un joli conte les longs cheveux me font immédiatement pensé à Pelléas et Mélisande de Materlink.


Autre version traduit par Marthe Robert et Jean Amsler (Folio Plus)
La sorcière est en faite une magicienne . "Raiponce, Raiponce, Laisse descendre tes cheveux" " Aha ! s'écria -t-elle railleuse, tu veux emmener ta Dame Chérie, mais le bel oiseau plus au nid et ne chante plus, le chat l'a emporté et lui arrachera les yeux en plus."

La sorcière ou bien la magicienne (selon les versions) prend plaisir à voir souffrir Raiponce. Elle lui coupe ses longs cheveux. Elle ne veut pas que la jeune fille rencontre son futur mari (le fils du Roi) et soit heureuse.
Dans la version que l'on peut lire aux enfants, Raiponce s'enfuit, à la fin le fils du Roi retrouve sa tendre Raiponce dans un lieu désert avec deux jumeaux. De qui sont ces jumeaux ? Dans le dossier annexe, il se trouve que les Grimms ont gommé certaines allusions sexuelles. Il existe une version de Raiponces où elle est enfermée dans sa tour tombe enceinte après une des visites nocturnes du prince. Ses vêtements la serrent de plus en plus à la hauteur du ventre. Voilà une explication concernant l'existence des deux jumeaux.

Rajout du 8 Février : Il est certain que ce conte de Grimm est peu voir pas du tout connu ( en tout cas pour moi). J'ai tout simplement voulu en parler car dans ma bibliothèque scolaire se trouve une édition de ce conte et j'étais intriguée c'est aussi simple que cela.
En commentaire Cécile de Qd9 dit : " Je me suis souvent demandé pourquoi cette princesse Raiponse était moins connue que ses copines Blanche Neige et Cendrillon... En écrivant la question j'ai ma réponse : syndrôme Walt Disney !" C'est exact mais pas pour très longtemps voir ici Raiponce sera bientôt sur les écrans et aussi connu que Blanche Neige et Cendrillon !

vendredi 5 février 2010

EMILIE FRÈCHE : CHOUQUETTE


" Catherine n'avait pas pu s'en empêcher . C'était toujours la même question débile, Chouquette, comme une chouquette ?"Non, comme une religieuse !" répondait-elle la prochaine fois."

Donc la mamie de Lucas se nomme Chouquette et le grand père c'est Gepetto le grand absent de ce roman social. Elle a la soixantaine n'est pas la grand-mère idéale comme le souhaiterait sa fille Adèle. Pour les grandes vacances Adèle se trouve obligé d'envoyé son fils, six ans, en colonie de vacances au Lavandou. Car elle doit partir sauver le monde au fin fond de l'Afrique. Le malheureux Lucas a attrapé la varicelle, et Chouquette en vacances à côté à Saint-Tropez sera dans l'obligation de le récupérer et de s'occuper de lui, durant trois jours.
Une tranche de vie familiale contemporaine, un livre au ton juste sans fioriture.
J'ai ris durant ma lecture parfois, c'est grinçant surtout, concernant les nouvelles grand-mères qui ont eu leur période baba cool "peace and love". Elles sont liftées, elle veulent être sexy, son le mari le grand-père de Luca Gepetto refait sa vie avec une fille qui aurait pu être la leur, leur. Adèle, la mère de Lucas a construit sa vie avec un époux de l’âge du sien.

C'est un roman sur la crise financière mais aussi sur la crise des couples, mais aussi sur les valeurs fondamentales qui s' effondre car tout va trop vite. Nous vivons une époque où les hommes et les femmes doivent - être performant, être éternellement jeune et beau, et vieillir n'a pas sa place. Adéle se veux être la maman irréprochable, qui ne veut pas que son enfant regarde la télévision, ne mange pas de bonbons. Adéle se préoccupe d'humanitaire, pensant sauver des africains de la misère au fin fond de l'Afrique. C'est un roman qui pose des questions sur la famille, et de la place de chaque parent que doit on transmettre à nos enfants quel mode de vie aussi. J'aime bien la couverture du livre car elle donne une idée sur qui est Chouquette.

En un mot se fut une lecture fort intéressante que j'ai eu la chance de lire grâce à Chroniques de la rentrée littéraire et voir la fiche de l'auteur sur Ulike.

mercredi 3 février 2010

JUDY BLUNDELL : Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti

Traduit par Cécile Dutheil de la Rochère

Judy Blundell dés l'ouverture fait référence à "Alice de Lewis Carroll" quand elle tombe dans le terrier. "Quand Alice est tombée au fond du terrier, ce fut au ralenti . Elle a eu le temps de remarquer tous les détails autour d'elle - " Tien une tasse de thé ! Et un table !"- , si bien que le paysage lui paraissait plus ou moins normal. Jusqu'au moment où elle a brusquement atterri au pays des merveilles, et ce fut une folle aventure." C'est très bien vu car c'est vraiment cela ce roman, Evie, seize ans, alias Alice tombe dans une histoire semée d'embûches et d'épreuve dans cette Amérique du Sud, d'après guerre en 1947. Cette histoire la fera grandir et elle va muer c'est à dire qu'elle va être transformée et passer à l'âge adulte. Ce ressenti sera renforcé par l'écriture de Judy Blundell car l'histoire est racontée à travers les yeux d'Evie. Elle est une jeune fille naïve au début, tout au long du roman le lecteur suit sa transformation sa mue. Lors de son séjour en Floride , dans un hôtel défraichi à Palm Beach, elle surprend les mensonges l'art du paraître, l'importance d'avoir une jolie tenue. Elle est très attachée à sa mère qui est une femme sublime blonde, son père est en faite son beau père Joe , ancien GI. Il renvient de la guerre, c'est en sorte un héros, il est un homme d'affaire prospére. Puis, un jeune homme séduisant ancien GI, Peter Coleridge aussi se trouve aussi dans les parages se trouve être un homme énigmatique, il semera le trouble dans la famille Spooner.

J'ai pris un grand plaisir à lire ce roman d'apprentissage, car il est vertigineux bien ficelé avec de nombreux rebondissement, suspense à la clé. J'ai été complètement happé par ma lecture.L'ambiance de ce roman est très cinématographique, écriture très visuelle avec une ambiance torride . La couverture résume à merveille se roman, le côté glamour séduisant que dégage le livre, l'importance du rouge à lèvre, il manque la cigarette mais le lecteur la visualise très bien, les volutes de fumée ! Un roman fort captivant et remarquable.

Livre lu par Lily et Clarabel