
Rentrée littéraire 2010
Un très joli premier roman lu dans le cadre de cette fameuse rentrée littéraire qui s'adresse à tous les personnes ayant envie de connaître le petit monde de l'imprimerie.
" Je travaille de nuit comme correcteur de presse dans un grand journal régional." Voilà, une phrase, je dirai plutôt un refrain que l'on retrouve en début de chaque chapitre.
Du plomb dans le cassetin s'est l'histoire de Victor, c'est un ouvrier du livre. Victor est un homme seul, fragile, il mène une vie monotone et dont la grande passion et celle des locomotives. Depuis quinze ans, il corrige les faire-part que saisissent les clavistes. Victor nous décrit tout un petit monde qui travaille pour un quotidien.
L'écriture est fluide, enlevé rapide. Une fois que j'ai refermé ce livre, j'ai ressenti une grande tendresse pour Victor et pour son métier.
L'originalité de ce premier roman, c'est qu'il n'évoque pas l'amour des livres et de la lecture, non mais du respect pour les hommes de l'ombre, les ouvriers du livre. J'ai une immense empathie pour eux et admiration !
Quelques passages qui ont retenus mon attention :
" Les patrons, on les a longtemps bien tenus. Ils nous craignaient, nous les ouvriers du livre, et ils avaient des raisons. Comme le dit Jean-Pierre qu'a fait l'histoire à l'université, il ne faut pas oublier que ce sont les typos qu'ont lancé la révolution de 1830. Ils ont aussi été parmi les premiers à se regrouper en sociétés en syndicats, en mutuelles pour créer des caisses de secours et de retraite et imposer leur tarif aux maîtres imprimeurs."
"Le service de la correction est installé à part sur le plateau du prépresse, on est les seuls avec les cadres à avoir droit à un local vitré." " Le Marbre, c'est le mensuel du Syndicat du livre, on le reçoit tous automatiquement, il y a souvent des papiers intéressants sur les métiers de l'imprimerie, on retrouve des vieux copains sur les photo-composition"
Voir ici un billet très complet "Du plomb dans le cassetin n’est peut-être pas un grand livre, mais il s’agit certainement d’un livre dont nous avons besoin." Je suis entièrement d'accord car je pense qu'il ne faut en aucun cas oublié, méprisé les hommes de l'ombre, qui travail comme des petites fourmis. Elle a son importance la reconnaissance pour ses hommes et ses femmes qui travaillent dans des conditions pas toujours faciles et de nuit. Le besoin oui, car nous vivons une époque où le travail est dévalorisé la belle ouvrage se perd ! Aussi ici Chronique de la rentrée littéraire. Aujourd'hui même Biblioblog en parle aussi !
1 commentaires:
Je l'avais noté quelque part, celui-ci... Merci pour la piqûre de rappel!
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