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jeudi 31 décembre 2009

BONNE ANNÉE 2010


© Alice Théaudière -Caen 2009

Révolution de J.G.M LeClézio Roman superbe un gros coup de cœur durant l'année 2009
" C'est ce jour de l'An, tu te souviens ? Il faisait une chaleur suffocante, on attendait le cyclone. Il y a eu le dernier repas à Rozillis, Désirée avait mis la table dehors, à l'ombre des jamrosas, comme si tout était normal, comme si vous alliez simplement en pique-nique. " p362

mercredi 30 décembre 2009

MARCELLE SAUVAGEOT : LAISSEZ-MOI

Voilà, qui s'endormait dans ma bibliothèque depuis un petit moment. Puis pour les fêtes, ce livre à été rééditer avec une préface signé Elsa Zylberstein. Vu chez Leiloona, et cela m'a donné l'opportunité de le ressortir.
C'est un livre qui se lit facilement d'une traite surtout quand on est en vacances.
Cet un court texte, proche du récit, l'auteur va mourir et elle met ses tripes sur table en s'adressant à son dernier amour. Elle lui écrit une lettre en fait qu'il ne recevra jamais. " Vous n'usez plus du mot amour : c'est amitié que vous dites ; mais ce nouveau mot recouvre les mêmes choses ; c'est bien de l'amour que vous demandez mais de l'amour qui se satisfasse de sa seule existence, qui ne soit plus que bonté et renoncement."
Il est question d'amitié, d'amour, il la trahie pour une autre et c'est tragique, voir très cruel.
Marcelle Sauvageot écrit d'un sanatorium à Hauteville dans l'Ain, elle a la tuberculose. Elle a attrapé cette maladie, l'hiver 1929, elle écrit ce texte à la fin de l'année 1930. Elle est décédé en 1934, le 3 janvier de cette maladie.
" Savez-vous ce que c'est que l'amitié ? Croyez-vous que ce soit un sentiment plus tiède que l'on peut éviter de se rendre ? L'amitié, je crois que c'est de l'amour plus fort et plus exclusif ... mais moins "tapageur. ""
Elle a été l'ami de René Crevel (lié au surréaliste) et de Jean Mouton, elle les a connu tous les deux à la Sorbonne.
J'aime beaucoup ce passage concernant la légende japonaise, il a attiré mon attention.
" Une légende japonaise, je crois, prétend qu'à la naissance la lune attache par un ruban rouge le pied d'une future femme. Pendant la vie le ruban est invisible, mais les deux êtres se cherchent et, s'ils se trouvent, le bonheur pour eux est sur terre. Il en est qui ne se trouve pas ; alors leur est inquiète et ils meurent tristes : pour eux le bonheur commencera seulement dans l'autre monde : ils verront à qui le ruban rouge les attache. Je ne sais si je trouverai en ce monde le ruban rouge qui m'attache ; je crois que cette légende est comme toutes les légendes, une consolation poétique." Un livre poignant tout simplement ! À découvrir à lire.

mardi 29 décembre 2009

VENUS KHOURY-GHATA : La Maison aux orties


J'avais lu auparavant La maison maison aux bords des larmes. Et ce roman en est la suite en quelque sorte.

C'est un chant d'amour aux êtres aimés, ils revivent sous sa plume. Durant la canicule d'août, à Paris la narratrice évoque ses morts. Elle le rend hommage à sa mère analphabète, qui n'a jamais trouvé le temps pour arracher les orties qui entoure sa maison. Elle évoque aussi les souvenirs douloureux entre son père et son frère. Son père était militaire et n'admettait pas que son fils écrive de la poésie. Vénus donc, elle évoque le passé bien sûr, le chagrin de la perte de sa mère, dont elle se sent orpheline, comme sa petite fille qui vient de perdre son père. " Mie, une orpheline de cinq ans. Moi, orpheline à cinquante ans. Elle est en deuil de son père et elle le sait pas. Je suis en deuil de ma mère et je suis inconsolable."
L'importance de la terre, du territoire, de la maison. Mais les vivants, elle ne les oublie pas il y a M, l'amant, le peintre fou passionné, il y a le voisin, l'ami des chats, ses amis poètes sont là pour lui donner de la force et du courage. Mais la narratrice, c'est à dire l'auteur ne sait plus très bien quel sens donner à sa vie avec ses morts, sa langue est l'arabe, sa terre natal s'est le Liban, et elle vit en France, à Paris. Elle aime ce pays d'accueil cette langue si belle est plein de retenu pour elle, cette langue est à l'opposé de la langue arabe, langue d'émotion.
" Folle, je deviens de plus en plus folle et fais exprès d'enfreindre les lois. J'évite de traverser dans les clous et gambade entre les voitures, libre comme les chèvres de mon village. Fâchée avec la langue française depuis que tu n'es plus là. Je m'adresse aux autres en arabe, ma vraie langue. La boulangère, une Normande pure souche, fait des yeux gros comme des soucoupes."
Un roman d'une très grande sensibilité à fleur de peau, accompagné d'une écriture sublime. "La plume dans une main, une cuillère dans l'autre, je touille un potage et corrige un texte en même temps, désherbe une plate-bande tout en cherchant la jute d'un poème" C'est aussi un livre qui rend hommage à la poésie et aux poètes.
Mais, car il y a un mais, je trouve que ce roman manque de cohérence mon avis, mon ressenti est très similaire à Dédale du Biblioblog. Malgré tout Vénus Khoury-Ghata est à découvrir pour la force son talent dans l'écriture.
À noter qu'elle évoque aussi la famille de son deuxième mari Jean Ghata, le père de sa fille Mie dans ce livre Yasmine Ghata dans la vie réelle. Sa fille rend hommage à la famille de son père dans son premier roman : La nuit des calligraphes. Il est amusant de constater qu'il y a comme un lien entre le livre de la fille et celui de la mère.

samedi 26 décembre 2009

BARBARA WERSBA : Notre petite vie cernée de rêves

Traduit par Jean Esch

Une jolie histoire qui se passe à New York, un très bel hommage à Dickens pour le personnage d'Orpha Woodfin et à
Salinger pour le jeune Albert Scully. Albert est un enfant, solitaire, à l'école c'est pas ça, il aime Shakespeare, il a très bon goût selon moi d'aimer ce plonger dans la très belle revue américaine National Geographic.
Il rêve de Nouvelle Zélande. Sa voisine de quatre vingt ans, un brin excentrique, possède une très belle âme :
"Quand j'emploie le mot âme, je veux parler de ce qu'il y a de mieux chez une personne."
" ... Votre âme vous est fidèle si vous lui êtes fidèle, mais le monde s'y entend pour vous filer entre les doigts."
La vie chez lui avec ses parents c'est pas top ! Heureusement qu'il a un chat attachant qui lui donne le sourire Orson. Sa voisine,Orpha Woodfin a eut une vie hors norme, elle fut actrice à Londres, elle a tout joué Shakespeare, Rostand, Tchekhov, Ibsen , Strindberg. Mais, elle est philosophe la brave femme la gloire un jour est là et le lendemain "la gloire s'est transformée en poussière."
Ce jeune Albert nous donne furieusement envie de découvrir cet auteur américain que je ne connais pas du tout Thoreau et cette très belle citation : "Si un homme marche à un autre pas que ses camarades, c'est peut-êtres qu'il entend le son d'un autre tambour. Laissons-le suivre la musique qu'il entend, qu'elle en soit la cadence."
Ce roman se situe à la fin des années 60 en plein guerre du Vietnam et la mode hippie, époque peace and love. Déjà en 1968, on se préoccupait de l'écologie déjà " Le problème, disais-je , c'est que les gens croient que l'atmosphère sera toujours respirable, mais c'est faux. Un jour, il y aura tellement de pollution qu'on ne pourra plus la combattre et la planète mourra asphyxiée. Je ne serai sans doute plus là pour le voir, mais ça m'inquiète quand même."
Cela fait réfléchir ! C'est un problème qui est toujours d'actualité.
J'ai été sous le charme de ce livre, j'aime la chaleur qui se dégage, sa générosité.
Un très beau moment de lecture !
Lu déjà par une flopée de personne : Stephie, Lou bien sûr, Clarabel, Lilly, et bien d'autres entre autre Anne Sophie. Super déçu Leiloona

jeudi 24 décembre 2009

THEODOR FONTANE : EFFI BRIEST



Traduit par André Cœuroy

Effi est une jeune fille de dix-sept ans, issue d'une famille bourgeoise allemande, de la fin du XIXe siècle Elle est originaire des environs de Berlin.
Le Baron von Innstetten plus âgé qu'elle de vingt ans la demande en mariage. Effi n'a pas le choix, elle doit obéir à ses parents. Effi vit dans un univers strict, éducation rigide dans une société d'homme.
Après un voyage de noce en Italie. Ils s'installe dans une petite ville de Kessin. Effi est une fée, un elfe, tout droit sorti d'un conte de Grimm, elle fait penser à ses poupées de porcelaines très fragile. Elle a peur, elle est angoissée elle vie dans une maison hantée de fantômes. Puis, il est question d'une histoire avec un chinois qui la trouble. Elle est rongé par l'angoisse, l'ennui. Elle fait penser par certain côté à Emma Bovary de Flaubert.
Effi est une enfant, elle est jeune, elle a du mal à trouver sa place dans la société de Kessin, un fossé glacial se creuse entre elle et Geert.
Elle sera maman d'une petite Annie. Mais, elle va avoir un amant le très beau , Major Von Campras, pour éteindre sa mélancolie, seulement de la séduction rien de plus, pas d'amour aucun, seulement le plaisir de séduire . I" quand au début d'avril nous apprîmes que le major von Crampas - c'est son nom - était là, nous tombâmes dans les bras l'un de l'autre comme si jamais aucun désagrément ne pouvait plus nous arriver à Kressin."
Ils se rencontrent en cachette dans les dunes. Effi est mélancolique, elle se sent délaissé par son mari qui ne pense qu'à son statut social. Geert est un homme strict, il soigne son rang social et son paraître, il est un peu distant avec sa femme mais il n'est pas violent et désagréable.
Ils vont devoir quitté Kessin pour aller s'installer dans un immeuble de Berlin. Et à Berlin elle oubliera son amant mais pas son mari qui tombera sur sa correspondance avec Campras. Et là, le scandale éclate au grand jour.

Un roman très attachant à l'image de la très belle Effi. Mais je n'ai pas été complètement sous le charme de ce roman, même si j'ai ressenti de la froideur assez rigide de la distance entre moi et l'histoire de Théodor Fontane. Cela dit , c'est un très beau livre, tout en finesse concernant l'écriture.
La sublime Hannah Schygulla dans le film de Fassbinder est Effi. Le film est magnifique dans son noir et blanc, plus blanc que noir. La mise en scène de Fassbinder est très soignée, j'aime beaucoup ses jeux avec les miroirs, les voiles aussi, les voilettes d'Effi pour adoucir les visages.
Les voilettes des femmes, en particulier celle des magnifiques tenues d'Effi, font écran, la protège du monde extérieur. Le film très fidèle au roman est superbe, la musique du film se marie très bien pour donner la tonalité l'ambiance de ce film assez intimiste et feutré, et les nombreux morceaux au piano sont loin de me déplaire.

Livre lu par Romanza

samedi 19 décembre 2009

SYLVIA PLATH : Daddy

Valérie Rouzeau traductrice et elle est l'auteur de Sylvia Plath : un galop infatigable publié par Jean Michel Place. J'ai découvert, il y a un moment Sylvia Plath, en lisant son roman la Cloche Céleste. J'ai le souvenir d'un choc !

Née le 27 octobre Jamaica Plain dans le Massachusetts en 1932 et décédée en 1963 à Londres.Ses parents, Otto et Aurelia sont d'origine autrichienne. Son père, Otto Plath un homme brillant, spécialiste des abeilles . Ils ont deux enfants le choix du roi une fille et un garçon Warren né le 27 avril 1935. Et quand, Aurelia la mère de Sylvia lui apprend la mort de son père le 5 novembre 1940. Elle a huit ans et elle dit ceci "Je ne parlerai jamais plus à Dieu", le rejet total pour la religion pour ce Dieu qui a emporté son père, cette réflexion est d'une force étonnante de la part d'une enfant, elle est d'une grande maturité, et violente voir choquante ! Elle et son frère n'assisteront pas l'enterrement de leur père au cimetière Winthrop

Sylvia voudra être première en tout, être une perfectionniste en poésie bien sûr mais aussi en tant que mère, épouse. Enfant, elle est une élève modèle et elle travaille bien. Dès l'adolescence, elle écrit des poèmes et elle s'applique, volonté de réussir à tout pris. En 1956, Elle rencontre Ted Hughes, mariage à Londres le 16 juin, Bloomsday, voyage de noce en Espagne. Ils ont eu ensemble, comme l'on peut voir sur la photo au- dessus , deux enfants une fille Frieda et un garçon Nicolas.

Durant toute sa vie elle fut obsédé par la mort, son père Oto meurt quand elle a huit ans. Elle fut très marquée par sa mort. Elle a d'ailleurs écrit un poème poignant, brûlant qui vous remue les tripes au plus profond de soi c'est le fameux poème Daddy/Papa. Une telle émotion est tellement palpable comment ne pas avoir les larmes aux yeux et la gorge nouée. Elle en veut à son père d'être parti, de l'avoir abandonnée. En un mot aussi elle en veut à la terre entière, elle est dans la névrose, dans la révolte et cela se ressent cruellement dans sa poésie, dans son écriture. Elle est obsédée par la mort

La mort sera au centre de nombreux poèmes. Elle voulait devenir La Poétesse Américaine. Ted Hugues sera le grand poète de l'Anglettere. Ils sont tous les deux de véritables îcones en Amérique et en Angleterre. Ils se séparent, la vie à deux n'est plus possible. Cinq mois plus tard, elle se suicide à Londres, elle est très jeune trente un ans , le 11 février 1963 par un hiver glacial. Ariel recueil posthume édité par Ted Hugues. Elle la écrit le jour de ses trente ans

La poésie de Sylvia Plath comme vous pouvez le constater en regardant la petite vidéo de son grand poème Daddy violent, brûlant, poignant !



jeudi 17 décembre 2009

STEFAN ZWEIG : Destruction d'un cœur



Traduction Alzir Hella et Olivier Bournac

Recueil de trois nouvelles cruelles et magistrales dans la construction en crescendo, somptueux
La destruction d'un cœur concerne le rapport entre un père et une fille. Un vieil homme, Salommonsohn, ne se résout pas à admettre que sa fille deviennent adulte. Cela le rend malade, sa fille Erna a à peine dix-neuf ans " Sa fille Erna une enfant limpide et pétulante ... Non ce n'était pas possible, il devait s'être trompé. Qu'aurait-elle donc fait là-bas, dans cette chambre étrangère, sinon ?..."
" Erna, sa tendre enfant, si bien élevée, avec ses yeux caressants..."
Toute sa vie il a travaillé dure comme commercial pour accéder à un rang de l'échelle sociale pour être quelqu'un d'honorable. " " Oh ! l'argent, le maudit argent les a gâtées... C'est lui qui me les a aliénées ... Fou que j'étais, c'est moi qui l'ai amassé sordidement ; tout en leur donnant des verges pour me fouetter , je n'ai réussi par là qu'à me rendre moi-même plus pauvre et elles plus mauvaises... Pendant cinquante stupides années je me suis éreinté, je me suis pas accordé un seul jour de liberté et maintenant ...""
Sa fille et sa femme le mènent par le bout du nez pendant que lui trime dur, à elles la belle vie, la folie, la rage s'en part de lui. " Je le sais, je suis un homme fini et aucun professeur de faculté, aucune cure ne peuvent plus m'aider ... À soixante-cinq ans, on ne guérit plus ... Je sais ce qui me ronge et me mine, c'est la mort, et les quelques années qui me restent encore ne seront plus la vie, mais simplement une agonie ... Cependant, quand ai-je donc vécu ?... Vécu, pour moi, pour moi-même ? ... Quelle vie ai-je donc menée, toujours uniquement occupé d'amasser de l'argent, de l'argent, de l'argent ?" La cruauté est là dans cette nouvelle et elle est d'une grande modernité. Encore une fois, dans le style, le rythme des phrases, le style de l'écriture de Zweig je retrouve l'ambiance la musique de Schnitzler.
La deuxième la gouvernante est d'une grande simplicité dans son sujet. Là il est question de l'attachement de deux jeunes filles pour leur gouvernante. " Pauvre Mademoiselle" revient plusieurs fois comme un leitmotiv. Cette nouvelle débute par un secret mystérieux que l'on devine par le trou de la serrure si je peux m'exprimer ainsi !
Grande cruauté de la part de la mère (l'autorité) des jeunes filles de renvoyer la gouvernante (soumise). Cette nouvelle est assez courte, le style est tendu, plus j'avançais dans ma lecture, plus j'avais la gorge nouée à en avoir les larmes aux yeux. Magistral dans le ressenti des sentiments de la part de Zweig.
La dernière le jeu dangereux est d'une terrible cruauté faite à une jeune fille dans les sentiments amoureux, terrible.
C'est une écriture dense serrée de toute beauté, celle de Zweig. Car il dit sait parler de la souffrance des hommes avec les mots qu'il faut et juste splendide.
Plus je lis Zweig, plus j'admire sa plume et je suis séduite. Merci Lou !
© Fernand Khnopff

lundi 14 décembre 2009

PIERRE JEAN JOUVE : Paulina 1880

C'est dans cet édition que j'ai lu cet ouvrage de toute beauté ce roman de Pierre Jean Jouve. Cela faisait un moment que ce livre se trouvait dans ma bibliothèque.
" Depuis mon enfance j'ai peur de moi parce que je suis double"Paulina la femme croyante la pureté et Paulina la femme qui a tué l'impure. Elle a en elle depuis l'enfance le bien et le mal.
Paulina Pandolfini vit à Milan. C'est une jeune fille belle et sensuelle:" La petite fille chagrine et sournoise devint une adolescente dont la vie captait pour ainsi dire les rayon du soleil afin de briller en mots joyeux en rires étincelants, en mille petites manières légères et nues qui assuraient qu'elle serait heureuse uniquement heureuse ; elle donnait aussi des témoignages d'une intelligence à la fois très instantanée et pleine de reculs, de mystères volontairement entretenus, de réticences acceptées."
Son père Mario Guiseppe Pandolfini, homme fortuné, il a trois fils Bruno, Attilio et Cirillo, et Paulina éprouve aucun sentiment pour eux. Paulina est très croyante. Paulina est une jeune fille au cœur pure. " Paulina jeune fille aimait surtout dans les églises les supplices des saints." Le père Bubbo un vieux dominicain, Paulina a de l'admiration pour lui. À quinze ans, sa mère décède , Paulina devient de plus en plus croyante, elle se jette dans la religion, elle aime la poésie de Dante. Elle rencontre le comte Michele Cantarini, un homme marié mal avec une comtesse toujours malade. La passion dévorante entre Paulina et Michele est là. " Paulina avait déjà connaissance du sujet de l'Ombra, elle en était émerveillée, elle naissait au sentiment de la poésie. Or c'était elle qui enfantait la poésie. "
" Mais ton âme, Paulina, ton âme est une enfant, elle reste une enfant sauvage et j'en ai peur. "Paulina va se trouver dans le péché, elle rentre au couvent. " Vous ne serez plus appelée Paulina Pandolfini, lui dit le célébrant mais sœur Blandine de la Visitation."Elle ne trouve pas sa place, elle commet un crime, donc elle connaîtra la prison et la pauvreté .
Un livre très étrange à la lecture, très mystique je ne sais si j'ai bien tout saisie. La lecture de ce roman a été pour moi brûlante, plus j'avançais dans ma lecture plus je sentais les flammes jusqu'à avoir beaucoup de mal à lire les dernières pages, curieux cette sensation. J'ai bien aimé le rythme de ce roman, chapitre court concernant la vie de Paulina. L'écriture a la fois limpide, lumineuse et éblouissante de toute beauté ! Mélange entre l'amour divin et l'amour charnel. Le texte de Pierre Jean Jouve par son côté austère ma fait penser au film de Bresson "Les Anges du péché". Pierre Jean Jouve a été l'ami de Balthus entre autre. Mais en lisant ce roman j'ai trouvé cela comme une évidence, le texte mystique de Jouve se retrouve dans celui de Balthus.

Voir aussi, livre lu par Sylvie, Lilly

dimanche 13 décembre 2009

JACQUELINE DUHÊME & MATISSE


Début décembre après le Salon du livre de Montreuil je suis allée à la BNF. Elle organisait une rencontre avec la grande et pétillante Jacqueline Duhême. Je pensais peut-être très naïvement que la BNF allait dérouler le tapis rouge pour cette rencontre. J'entends par là organisation de la rencontre à l'auditorium dans un endroit approprié comme il se doit. Et bien, non pas du tout la rencontre avait lieu dans un coin de la BNF, cette rencontre était très confidentielle. D'un côté c'est triste, car Jacqueline Duhême est une femme extraordinaire et dans tous les sens du terme. Et puis avec la sortie de ce livre tout de même il y avait matière pour saluer son travail ! De l'autre et bien tant pis le petit comité c'est chaleureux, précieux il a le goût du secret.
Elle est née sous une bonne étoile tout simplement. Passionnée par le dessin une véritable obsession qui la démange. Elle est née un 15 novembre 1927 d'un père grec qu'elle n'aura pas connu et d'une mère libraire qui ne s'occupe pratiquement pas de sa fille. Elle a débuté dans la vie comme ouvrière en usine chez Jaeger à Levallois-Perret. Elle s'occupe d'enfant à Nice, Matisse n'habite pas loin, elle lui écrit et elle se trouve engagée pour l'aider dans la réalisation de ses vitraux de papier. Elle a sert de modèle à Matisse pour la Vierge à sa chapelle de Vence. Elle apprend l'entretien du matériel, l'utilisation des couleurs etc ... milles astuces et truc . Matisse n'arrête pas de travailler c'est un bourreau de travail, il empêche même la pauvre Jacqueline de dormir. Il est très doué pour découper ses formes de papier avec ses ciseaux.

Via Matisse, elle rencontre Picasso, et puis un tas de personnes illustres, Aragon, Colette.
Il est né en 1869 et il est décédé en 1954 à 84 ans. À 20 ans, Henri Matisse a une crise d'appendicite, il a la passion pour la peinture qui le démange. Il quitte le Nord et s'en va en direction de Paris. Il suivra les cours du peintre Gustave Moreau. La vie de famille est difficile, il a trois enfants à charge. Il travaille dur, en 1905, un grand événement artistique à lieu le Salon d'Automne au Grand Palais. Il expose un tableau magnifique, flamboyant dont les couleurs font scandales Le portrait de madame Matisse. La couleur sera au centre de sont œuvre. Le Rouge très présent dans plusieurs de ses tableaux : La Desserte rouge, l'Atelier rouge, Grand intérieur rouge. Matisse aime peindre les intérieurs, les ambiances, les intimités des maisons (tapis, tenures, tissus) c'est d'ailleurs un point commun qu'il a avec son ami Bonnard son contemporain. Le bleu est une couleur très présente dans ses tableaux. La musique fait partie de son univers pictural."Je veux un art d'équilibre et de pureté qui n'inquiète ni ne trouble . Je veux que l'homme fatigué éreinté, surmené, goûte devant ma peinture le repos et le calme." Ses modèles sont ses enfants, sa femme. L'importance de la lumière celle du Maroc mais aussi celle de Nice, la Provence, Vence elle remplit son œuvre. Son ami Signac lui fait découvrir Saint-Tropez. À la fin de sa vie, il ne peint plus mais il réalise de magnifique collage dansant. Il réalise des nus comme beaucoup d'autres peintres.
Il découvre les États-Unis, les français le boude n'achète pas ses toiles c'est le grand collectionneur Albert Barnes qui achètera ses toiles, il lui commande en 1930 une commande sur un thème cher à Matisse : la danse.


samedi 12 décembre 2009

Michka de Marie Colmont


Un livre au goût délicieux de l'enfance

 Michka

conte de Marie Colmont - Illustré par Gérard Franquin d'après Rojankovsky
Ce petit ours Michka (en peluche) désir prendre un peu de liberté et d'autonomie peut-être, il part de la maison d'Élisabeth sa petite maîtresse. Ce pauvre nounours mal traité par Élisabeth.
Il est tout triste ! Il décide de se révolté un peu de s'affirmer en un mot, il s'en va dans la neige un soir de Noël !
Les illustrations sont d''une grande douceur et raffinement, que le jeune lecteur en est tout émerveillé. J'aime beaucoup la construction de cet album, elle est remplit de générosité.
Pour moi ce livre correspond tout à fait à la magie de Noël, c'est à dire aller réchauffer les cœurs des enfants qui n'ont rien. Beaucoup d'humanité dans ce petit livre, tout simplement.

"Alors Michka fit un soupir, embrassa d'un coup d'œil la campagne où il faisait si bon se promener tout seul et, haussant les épaules, levant bien haut ses pattes, une, deux, une, deux, pour faire une bonne action de Noël, entra dans la cabane s'assit dans une des bottes, attendit le matin ..."
Une jolie anecdote rapporté par Pef (lors d'un colloque autour de la littérature des enfants le 15 novembre 2008) : "Les petites traces bleues que Michka laisse dans la neige m'ont valu la plus extraordinaire fessée que j'ai reçue. On était à Garons dans le Midi à côté de Nîmes. Un matin, on se réveille, avec mon frère, Vincent, et je dis : " Vincent, il a neigé, on sort ! Je marcherai dans tes traces !" À la Libération, ma mère avait acheté des pantoufles en feutrine. Je suis donc sorti avec ces pantoufles. Au bout de cinquante mètres, je me suis retourné et j'ai crié : " Vincent ! Regarde, je fais des traces bleues comme Michka !"

source l'école des lettres

jeudi 10 décembre 2009

Les expressions d'hier et d'aujourd'hui


Tout d'abord je trouve la couverture extra, les gens ne respectent plus rien, c'est tellement vrais dans le monde d'aujourd'hui c'est fou comme l'on peut maltraiter la langue française. Et je pense que moi même je maltraite cette pauvre langue ! La cause s'est le portable et la pratique des mails qui sont rentrées dans nos vies quotidiennes.
L'auteur va à la chasse aux mots flous et vagues, creux et inutiles, qui polluent, qui irritent, bref, qui agacent notre langue au quotidien ! Moi aussi je suis agacée par certaines expressions.
Le Buzz, mot horrible pour employer le bruit, le bouche à oreille, d'un livre ou d'un film, ce mot me fait penser au bruit d'un insecte : un moustique
De chez ... que c'est laid ! Fatigué de chez fatigué, lassé de chez lassé et dans la même veine
"Que du bonheur !", "T'es où ?"
Par contre, j'emploie quelques une comme À plus ou tout simplement A+ , abréviation pour dire à plus tard, à demain.Challenge expression qui m'a amusé surtout quand on tient un blog littéraire avec tous les challenge de tous les coins qui pointent son nez . Et puis "Entre guillemet" et "n'importe quoi" sont aussi des expressions que j'emploie.

Mais je pense que nombreuses sont ses expressions pour un phénomène de mode.
Voilà. C'est clair? Y a pas de soucis? Mors, bon courage! Et bonne fin de journée!

Les expressions de nos grands-mères
de Marianne Tillier

Pour les fêtes de fin d'année une très belle version collector.
On y retrouve des expressions vieillottes mais aussi qui reste telle que :
Mêle -toi de tes oignons
Minute, papillon !
C'est un peu fort de café !
C'est au poil, le monde est petit, il fait un froid de canard
Je les aime bien ces expressions je les emplois toujours, elles n'ont pas vieillis puis il y a des rigolotes comme " les anglais ont débarqué", " Tu vas te casser la margoulette", "la beauté ne se mange pas en salade"

Voilà deux livres très sympathiques à offrir au moment des fêtes .

mardi 8 décembre 2009

Le Père Noël a les yeux bleus de Jean Eustache


Le Père Noël a les yeux bleus de Jean Eustache

Mais si, je vous assure ;-) Je l'ai rencontré, bon d'accord je l'avoue il y a une éternité !
Un très beau moyen métrage, qui me tient à cœur. Mon père a signé l'image de ce film d' Eustache. Voir le lien wikipédia. Un petit film d'une grande fraîcheur et de légèreté ( mes souvenirs lointains !) Je suis incapable d'en dire plus, j'avais juste envie de faire un clin d'œil à ce film car il rentre à merveille dans ma petite rubrique : Pour aller jusqu'à Noël.
Voir ici un très beau billet sur ce film, juste et fidèle au souvenir que j'en ai ! J'adore cette photo, je me souviens de cette scène dans le film. Le père Noël est Jean Pierre Léaud.

dimanche 6 décembre 2009

MARCEL PROUST : Sur la Lecture


©Photos Alice Théaudière
Cet été, je suis allée rendre visite au petit Marcel, dans le charmant petit village Illier-Combray. Il passe ces vacances d'enfance chez son oncle Jules et sa Tante Leonie. J'ai adoré visiter cette maison (beaucoup d'émotion dans les pièces que l'on visite, cela est dû il y a aucun doute par la passion active pour Proust. Faire vivre l'âme de Proust et de sa famille est là bien présente sans aucun doute). Car cette maison m'a rappelé mes vacances chez ma grand-mère, bien sûr l'époque est différent, mais dans les sensations quelque part il y a un petit quelque chose qui fait que l'esprit, la sensation reste la même, assez similaire.

En 1905Marcel Proust a publié ce texte en préface à sa traduction de Sésame et les lys de Ruskin, il a traduit , en particulier la Bible d'Amiens .


Cet ouvrage s'ouvre sur cette phrase magnifique : " Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré."

" Qui ne se souvient comme moi de ces lectures faites au temps des vacances, qu'on allait cacher successivement dans toutes celles des heures du jour qui étaient assez paisibles et assez inviolables pour pouvoir leur donner asile. Le matin, en rentrant du parc, quand tout le monde était parti "faire une promenade", je me glissais dans la salle à manger où, jusqu'à l'heure encore lointaine du déjeuner personne n'entrerait que la vieille Félicie relativement silencieuse, et où je n'aurais pour compagnons, très respectueux de la lecture, que les assiettes peintes accrochées au mur, le calendrier dont la feuille de la veille avait été fraîchement arrachée, la pendule et le feu qui parlent sans demander qu'on leur réponde et dont les doux propos vides de sens ne viennent pas, comme les paroles des hommes, en substituer un différent à celui des mots que vous lisez.">Ces phrases montrent le bonheur d'être dans un livre, l'évasion, coupé du monde, quelle tristesse de devoir s'interrompre, quel déchirement du cœur! Et bien ces phrases sont remplit on le goût de la nostalgie d'un temps à reconquérir. Le jeune Marcel prend un grand plaisir jouissif de lire la nuit jusqu'à en être insomniaque. Il évoque qu'enfant il avait adoré le Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier "
Cet ouvrage est un éloge à la lecture, avec un certain humour. Il y a un passage qui a retenu mon attention c'est quand il évoque l'amitié que le lecteur entretient avec un auteur.
" Sans doute, l'amitié, l'amitié qui a égard aux individus est une chose frivole, et la lecture est une amitié. Mais du moins c'est une amitié sincère, et le fait qu'elle s'adresse à un mort, à un absent, lui donne quelque chose de désintéressé, de presque touchant." "L'atmosphère de cette pure amitié est le silence, plus pur que la parole.

Le style de Proust (auteur que je connais fort mal) est d'une extrême délicatesse. Un merveilleux petit ouvrage à lire et même relire pour mieux l'apprécier et mieux le comprendre aussi tellement ce petit texte est d'une grande richesse.

J'ai lu cet ouvrage édition Mille et une nuits
Préface très intéressante de Raphaël Sorin.

vendredi 4 décembre 2009

HENRY JAMES : Dans la cage


© Fernand Khnopff - Je trouve que l'univers de ce peintre se marie bien avec l'ambiance d'Henry James

Traduit par Diane de Margerie et François-Xavier Jaujard

À Londres, une jeune femme (elle n'a pas de nom, elle est comme anonyme) , travaille dans un bureau de poste. Donc comme le signal le titre cette femme est en cage, enfermée, vie monotone. Elle a besoin d'évasion, elle observe ces clients et leur inventent une vie, il y a entre autre la mystérieuse cliente qui se nomme Mary ou Cissy " Mary était très belle, la plus belle femme, se dit-elle aussitôt, qu'elle eût jamais vue - mais peut-être n'était-elle que Cissy. Peut-être n'était-elle à la fois Mary et Cissy ?" mais, elle est aussi Junon et Lady Bradeen. Ces quatre noms appartiennent à la même personne, alors qu'elle la jeune fille n'en possède aucun. "elle était extraordinairement douée pour déceler les indices." Cissy se rend à la poste avec son amant Everard, il est capitaine, mais aussi "il était William. Pour d'autres, peut-être par allusion à son teint, il était "Œillet rose". Le thème de l'identité est au centre de cette nouvelle.
La folie s'empare de la jeune fille "À mesure que passaient les semaines, elle vivait de plus en plus dans le monde des effluves et des visions, et sentait des intuitions devenir de plus en plus aiguës et profondes." l'étouffement aussi.
Mme Jordan, cette femme qui cherche à s’introduire dans la haute société en se chargeant de la décoration florale des réceptions mondaines. Mais la jeune fille est aussi en contact avec des gens du monde des gens chics comme dit James "- Je me demande si vous avez "affaire" à eux autant que moi ! Leurs liaisons, leurs rendez-vous, leurs projets, leurs manigances, leurs secrets et leurs vices - tout cela, j'en suis témoin. " Toutes les deux sont animées par une puissance créatrice et d'imagination concernant les aristocrates.
Fascination pour des personnes issu d'un milieu différent du sien. Une nouvelle remarquable du point de vu psychologique, d'une grande finesse, et le style de James est de la même veine. Remarquable l'écriture de James, il est arrivée à entrée dans la peau de cette jeune fille, avec tact. Une nouvelle ou un court roman presque magistral, est édité avec l'autel des morts.

mardi 1 décembre 2009

MARIE AUDE MURAIL : Charles Dickens





- Monsieur Dickens est mort ? Et le Père Noël , est ce qu'il va mourir aussi ?

Ce livre ma souvent fait de l'œil en librairie, mais j'osais pas l'acheter. Puis, par hasard (peut-être) que sais-je, une fée vêtu de mauve ma offert ce livre ! Je n'en revenais pas, comme c'est souvent le cas chez cette fée malicieuse.
Bref, c'est un délice car on retrouve là le ton délicieux de Marie Aude Murail exploité pour son Miss Charity.
C'est une biographie très vivante de Dickens, elle permet à des jeunes adolescents de découvrir qui était Charles Dickens.
Ceci dit je ne suis plus une adolescente depuis fort longtemps et j'ai appris plein de chose que j'ignorai totalement concernant le grand Charles.

Naissance le 6 février 1812 à Portsmouth dans le comté du Hampshire, son père dépense plus qu'il ne gagne, donc bonjour les dégâts. Le petit Charles en pâti, il travaille dans une fabrique de cirage au lieu d'aller à l'école, il colle des étiquettes sur des flacons. Puis, quelles années plus tard, Charles retournera à l'école à ma Wellington House Academy. Mais cela ne dure pas longtemps, il travail dans un bureau comme copiste, puis sténographe dans les cours de justice, puis reporter-sténographe parlementaire. L'écriture le démange, il écrira sa première nouvelle pour le Monthly Magazine, il sera publié, ainsi que huit autres sous le pseudonyme de Boz, intitulées "Les esquisses de Boz", il a vingt-deux ans.
Il quittera lugubre univers familial avec la joie d'être indépendant.
Il fait la connaissance de la famille Hogarth (le père William Hogarth est un peintre très célèbre à l'époque), Catherine Hogarth l'aîné des quatre filles devient Mme Dickens.
Il va écrire un roman feuilleton, le héros se nomme Pickwick : "Aventures de M. Pickwick"


© Illustration de Phiz
Charles Dickens a vingt-quatre ans deviens célèbre grâce à Pickwick. Il emménage dans une maison bourgeoise au 48 Doughty Street, naissance d'un Charles le premier enfant de Dickens, son plus jeune frère Frederick, et Mary la jeune sœur de sa femme les rejoint dans cette maison remplit de rire et d'enfants. Charles Dickens ne tient absolument pas en place, il a la bougeotte c'est le moins que l'on puisse dire. Il part aux États-Unis car il ne supporte plus la lugubre Angleterre. " Il s'est tout de même fait beaucoup d'amis aux États-Unis, et il a été fêté et honoré comme aucun écrivain avant lui." C'est un écrivain très populaire, aimé et adulé. Ensuite quelques temps plus il va avec toute sa petite famille en France en Italie.
C'est un écrivain adulé et aimé ses lectures en public sont très courues, mais elles le rongent. Charles Dickens aime les enfants, et nombreux sont les enfants les héros de ses livres. " Charles aime les enfants. Il prend toujours une voix particulière quand il leur parle, comme s'il oubliait en leur présence cette barre de dureté qui est dans son caractère. Comme le racontera plus tard sa fille Mamie, "même les bébés lui tendaient les bras" ( ce n'est pas craquant ?) Souvent, ses enfants lui laissent près de son assiette une lettre ou un dessin et, bien qu'il en ait reçu des centaines, il fait semblant d'être très surpris ." (c'est adorable et cela décrit bien la bonté l'attachement de Dickens pour les enfants).
Puis, il n'oublie absolument pas le temps où il travaillait à l'usine de cirage ! Il est aussi du côté des plus démunis, là où règne la misère dans les bas fond de Londres, il a un cœur d'or. " Parce que papa Dickens, c'est aussi ça : le cœur sur la main."

Une très belle biographie remplit de charme, une belle mise en bouche pour découvrir l'univers de Dickens.
Puis l'amour que porte Marie Aude Murail est tel que c'est très agréable à lire, c'est vraiment un petit régal fort plaisant.
La fée mauve est à ses heures perdues un excellent petit reporter : à vous de juger !
Un grand merci à toi Holly. - Lu par Chinchilla. lou , Cuné