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vendredi 30 octobre 2009

CENDRILLON -



La version de Charles Perrault
Elle est différente bien sûr et je la trouve plus simpliste et beaucoup moins remplit de poésie, cette version qui a éclipsé celle des frères Grimm. Mais elle reste intéressante car il est bon de noté les différences c'est tout le charme du conte. On ne retrouve plus l'image symbolique du chiffre trois, de l'oiseau blanc etc ...
C 'est la marraine la fée comme dans Peau d'âne qui viendra à son secours.
Grâce à Charles Perrault la citrouille, qui devient un carrosse est associé à Cendrillon. Ce fameux carrosse conduira au bal Cendrillon et la voilà la dernière recommandation de sa marraine est la suivante :
" Quand elle fut ainsi parée, elle monta en carrosse, mais sa marraine lui recommanda sur toutes choses de ne pas passer minuit l'avertissant que , si elle demeurait au bal un moment davantage, son carrosse redeviendrait citrouille, ses chevaux des souris, ses laquais des lézards et que ses vieux habits reprendraient leur première forme."

La version chez Grimm

C'est comme très souvent chez Grimm une histoire triste mais heureusement qui se termine bien ! Cendrillon orpheline très jeune elle perd sa mère, elle se retrouve seul. Mais elle lui souffle un conseil qui va permettre à Cendrillon d'avoir du courage

" Chère enfant reste pieuse et bonne. Alors le bon Dieu te viendra toujours en aide. Et moi du haut du ciel je te regarderai et je veillerai sur toi."
Son père se remarie et sa nouvelle femme est une horrible sorcière comme souvent dans les contes : Blanche Neige, Hansel et Gretel. Et cette femme a déjà deux filles odieuses et vaniteuse avec Cendrillon. Alors qu'elle est simple, modeste et économe.
Là aussi, elle rencontre l'oiseau blanc, oiseau de bon présage :
"Et trois fois par jour Cendrillon allait pleurer et prier sous son arbre, et chaque fois un petit oiseau blanc y venait et quand elle exprimait un souhait, l'oiseau faisait tomber entre ses mains ce qu'elle avait souhaité." Un jour, un grand évènement arriva, le roi donna une fête, bien les horribles belles sœurs se réjouissaient d'avance et Cendrillon devint leur esclave. Heureusement, elle rencontre à nouveau un oiseau blanc pour être exact "deux colombes blanches", mais la pauvre n'avait rien à se mettre même pas une robe convenable. À nouveau les deux colombes lui viendra en aide, ainsi qu'un oiseau qui lui apportera une robe d'or et d'argent par magie, c'est une joie pour Cendrillon de ce rendre à la fête belle comme une princesse ! Et d'être la femme choisit par le fils du roi pour danser, un rêve merveilleux. Mais le prince fut très intrigué il voulut savoir qui était cette jeune femme resplendissante. Le troisième soir, elle perdit sa pantoufle en or.
Et tout le monde connaît la suite et la fin, elle est si célèbre ! Et nos deux colombes sont toujours là et les horribles belles sœurs sont sévèrement puni ! Un conte magnifique tout en finesse.


Voir ici concernant la comparaison entre celle de Grimm et de Perrault

James Matthew Barrie sera lui sensible à ce conte Cendrillon : "Un baiser pour Cendrillon" pour le théâtre à l'origine et ensuite une adaptation pour le cinéma existera dans les années 1900 voir
ici plus en détail. Il était très sensible aux contes de fée !
Un autre auteur est aussi un grand admirateur de conte c'est Robert Walser, il s'est aussi emparer de l'histoire de Cendrillon pour l'écriture d'une pièce dans un style d'une grande poésie à la même époque en 1901. Lien entre Barrie et Walser , aucun doute la dessus mais mon amie en dit plus
ici.
" Prince : Tu es un ange tendresse, ignorante du sens des mots, balbutie que tu es mon ange (il s'adresse à Cendrillon), Qu'es-tu sinon ?"

mercredi 28 octobre 2009

JAMES MATHEWS BARRIE : PETER PAN


- Je suis la jeunesse, je suis la joie, répondit Peter spontanément.
Je suis un oisillon tombé du nid.
Peter Pan"est le Mythe de l'éternelle jeunesse

L'histoire de la naissance de Peter Pan dans les jardins de Kensington. Il est l'ami des fées et des oiseaux. Peter Pan est un conte souvent pris au sérieux : "On prend communément Peter Pan pour un conte de fée superficie, sirupeux et d'une niaiserie insupportable, sans doute à cause du film de Walt Disney ou de quelque bêtifiante à souhait." Alison Lurie le souligne bien dans son essai "Ne dites pas aux grands" . Parce qu'il en est rien Peter Pan est un conte d'une richesse incroyable.

Mme Darling et son mari Georges sont les parents de Michael, John et de Wendy et leur nurse est la chienne Nana. Peter Pan est un conte remplit de féerie , Tinn- Tamm (Clochette chez Disney - Timkerbell dans la version originale) l'amie fée de Peter, la rivale de Wendy . "Tinn- Tamm et était vêtue d'une robe de feuilles ravissante au large décolleté carré qui mettait en valeur sa silhouette légèrement encline à l'embonpoint" Peter n'a pas de mère il est orphelin, il veut rester dans le monde de l'enfance ne pas grandir : "- Je ne veux pas devenir un homme ... jamais, dit-il avec passion. Je veux rester pour toujours un petit garçon et m'amuser. Alors, je me suis sauvé à Kensington Gardens et j'ai vécu longtemps avec les fées." Il est l'opposé de Wendy qui elle veut grandir à tout pris. Elle désir reproduire le schéma de sa propre mère. Il n'a pas envie d'être adulte, il veut et c'est plus fort que lui être un homme insouciant quoiqu'il arrive. Il déteste les mères, il les hait, Mrs Darling qui désire l'adopter pour qu'il grandisse mais lui ne le désir absolument pas, il n'en est pas question. La référence à Peter Pan (le syndrome) est présente chez les hommes immatures qui ne veulent pas prendre de responsabilité. Mr Darling par exemple, banquier raté, un homme puéril, il n'apprécie pas sa place social, elle ne lui convient pas. C'est un homme irresponsable contrairement à Nana la chienne, alors il prend la place de Nana dans la niche. Il est rien sans sa femme, sans elle, il est perdu.
Mais Peter Pan est aussi l'enfant qui ne peut pas grandir, car il n'est pas né , il est mort et il accompagne les enfants morts. C'est un être imaginaire, c'est notre ombre, une part de notre enfance enfouie. Puis un être qui vole n'est pas réel . L'expression avoir des ailes c'est se sentir léger et s'envoler c'est prendre son indépendance son envole dans la vie réelle. Pour en revenir à Peter Pan c'est un être irréel qui sort de l'imaginaire de son créateur tout comme dans la culture italienne Pinocchio.
Peter Pan va entraîner les enfants vers le Pays de Nulle Part, en route pour l'aventure et la rencontre avec le capitaine Crochet et la rencontre des pirates." Au milieu d'eux trônait le plus noir et le plus imposant joyau de ce sombre écrin, Jack Crochet ou - comme il l'écrivait lui-même - Ja. Crochet , le seul homme , disait-on, que craignit le Coq." La notion du temps tient sa place aussi, quelle idée de génie celle du crocodile ennemi du capitaine Crochet qui a avalé le réveil donc il fait tic-tac. J'adore Wendy, c'est la petite maman, elle joue à être la maman des enfants. J'aime sa sensibilité."L'histoire de Wendy" est un chapitre qui m'a fait sourire, car dans le cadre de me mon travail quand je lis un album aux enfants et j'ai du mal à obtenir le silence avant de commencer ma lecture. Et Wendy aussi, elle
demande le silence pour commencer à raconter une histoire. Et puis il y a aussi toujours un enfant qui pose la question existentielle du type : "- C'est quoi, des descendants ?" . Je trouve que de la part de Barrie c'est très magnifiquement bien vu ! J'aime beaucoup le chapitre "croyez-vous aux fées." concernant l'existence de Tinn-Tamm" - Y croyez-vous ? criat-t-il." (Peter Pan)"- Si vous y croyez, cria -t-il, frappez dans vos mains. Ne laissez pas mourrir Tinn-Tamm." Cet extrait montre le passage de l'enfance à l'âge adulte. Comme Mme Darling est mère et adulte elle ne croit plus à la naïveté de l'enfance, au monde merveilleux que procure l'enfance." Tout d'abord, Mme Darling ne comprit pas mais, après avoir fait un plongeon en arrière dans son enfance, elle se souvint d'un certain Peter Pan qui, disait-on, vivait avec les fées. D'étranges histoires circulaient à son sujet; on racontait, par exemple que lorsque des enfant mouraient il leur tenait compagnie pendant une partie du voyage pour éviter d'avoir trop peur. Elle avait cru alors à son existence mais, maintenant qu'elle était mariée et raisonnable elle doutait fort de sa réalité." Elle a perdu l'innocence. Une grande place est donnée à la maternité, au personnage de la mère, du baiser le rituel du soir. Dans le roman, tient sa place cette image très belle de l'ouverture de la fenêtre pour que Peter Pan puisse se glisser dans la nusery le soir.

Cette histoire d'ouverture de fenêtre me fait penser à Rilke- Balthus Lettres à un jeune peintre : "Il y a nombre d'années, j'ai connu au Caire un écrivain anglais, Mr Blackwood, qui dans un de ses romans, émit une assez gentille hypothèse ; il prétend là que toujours à minuit, il se fait une fente minuscule entre le jour qui finit et celui qui commence, et qu'une personne très adroite qui parviendrait à sy glisser sortirait du temps et se trouverait dans un royaume indépendant de tous les changements que nous subissons ; à cet endroit sont amassées toutes les choses que nous avons perdus ( Mitsou, par exemple ), les poupées cassées des enfants, etc; etc ..." Mitsou s'est le nom du chat de Balthus et qu'il a perdu, et ce fut la perte de l'enfance avec toute la cruauté que cela implique.
J'ai adoré lire ce conte d'une richesse incroyable difficile de choisir les passages, les plus significatifs. Il y a énormément de choses à dire sur ce conte, c'est difficile d'en faire le tour Lire Peter Pan c'est faire un merveilleux voyage hors temps ! Ce n'est pas tout à fait exact en lisant ce conte, des souvenirs très fort reviennent à la surface, jeux d'enfants, les nombreuses cabanes que j'ai pu construire avec mes cousines et cousins. Les balades enfants et le vent si fort avec cette impression de s'envoler. Mon Neverland à moi durant mon enfance ce fut l'île de Bréhat, souvenir d'enfance magique dans les années soixante-dix, lieu sauvage (l'île nord près du phare, pas de voiture, la nature, les odeurs à l'état brute). L'écriture de James Matthews Barrie est magique très agréable teintée d'humour juste ce qu'il faut , je l'ai lu dans la traduction d'Henri Robillot et les illustrations superbes sont de Jan Ormerod. Elles sont pertinentes et traduises bien selon moi l'univers de Peter Pan.
Barrie comme Lewis Carroll aimait la compagnie des enfants, et être complice avec eux. En tout cas, deux auteurs que l'ont rapproche, Peter Pan et Alice au pays des merveilles, deux magnifiques ouvrages, grand classique dédié à la jeunesse au monde de l'enfance.
En tout cas de l'Innocence, je pense aux Innocentines de René Obaldia " Avec soixante-dix poèmes dont chacun forme un tout , nous confie Obaldia, j'ai tenté de restituer l'univers magiques des enfants ; non point avec le regard plus ou moins faussé de l'adulte,mais en me situant au cœur du sujet, si je puis dire, dans le moment que la grâce se trouve encore merveilleusement vivante, où les problèmes posés par l'existence toute fraîche : relation avec les parents, la nature, la sexualité, la mort, etc ..." magnifique pas lu mais vu monté au théâtre il y a un certain temps des déjà, c'était que du bonheur !Les références en ce qui me concerne dans Peter Pan sont nombreuses, j'ai pensé à "Max et les Maximonstres" de Sendak, Peter, à Sa majesté des mouches, aussi bien sûr on pense aux conte d'Andersen. Mais aussi à un livre que j'ai lu il y un moment " Voyage au pays d'enfance" de Jean Paul Bourre (un livre qui n'a rien d'extraordinaire), mais dans lequel le monde de l'enfance, aller à la rencontre de sa propre enfance tient sa place.
C'est un livre sur l'enfance qui est en nous, de ce petit roman c'est de cela que j'en ai retenu et qui m'avait frappé.

© 2 illustration de Mabel Lucie Attwell (touchantes, tendre pour la quelles j'ai beaucoup d'affection)
© Alice B- Woodward : Le baiser tendre, doux et innocent de l 'enfant Wendy

samedi 24 octobre 2009

GUY MADDIN : Le magicien de Winnipeg

En ce moment depuis le 15 octobre jusqu'au 7 novembre 2009 se tient au Centre Pompidou une rétrospective de l'œuvre de Guy Maddin réalisateur canadien de Winnipeg. L'univers de Guy Maddin est très particulier, c'est mon amie Holly qui m'a fait entrevoir son univers avec son billet ici.

Dimanche 18 octobre je suis allée voir :
" Dracula, pages tirées du journal d'une vierge" de 2001. Je me suis dis tient voyons comment un cinéaste canadien traite le mythe Dracula.
À la fin du XIXème siècle, Lucy Westenra, une jeune et riche anglaise hésitant entre trois prétendant tombe sous le charme fatal du Comte Dracula. Sur un autre continent, Jonhatan Harker, un marchand de bien , achève de traiter, une transaction immobilière avec le célèbre vampire.
Sans trop savoir ce que j'allais voir, et bien ce fut très particulier et cela ne ressemble en rien à ce que j'ai pu voir auparavant au cinéma. J'ai vu ce film dans une salle comble et je fus secouée, j'ai pris ces images en pleine face j'ai trouver assez spéciale, assez déstabilisant et original c'est le moins que l'on puisse dire. Pour vous faire une idée j'ai mis la bande annonce :



Filmé en super 8, ce mélodrame combine danse, scènes mimées et inter titres. Voir ici est un billet très documenté plus juste que le mien.

Le même jour j'ai acheté à la librairie " Des trous dans la tête !" une fausse autobiographie.
C'est bien connu voir un film en salle et chez soi cela n'a rien avoir, c'est encore plus vrais avec ces deux films.
Et donc, ce film je l'ai vu tranquillement à la maison et par petit bout. C'est dans la même veine mais il est plus riche en thématiques, et surprend moins. Des trous dans la tête c'est l'enfance, les souvenirs, les rêves sur une île, les rapports avec la mère tyrannique et l'inceste, gardienne du phare d'une île déserte et son père n'est pas un scientifique fou, l'inventeur de l'aérophone. Un film en N&B, référence au cinéma muet, avec de nombreux ouverture à l'iris, les cartons, le jeu théâtral des comédiens comme pour l'écriture d'un roman ce film est découpé en chapitre et la voix off est celle d'Isabella Rossllini.
Ce film fait penser à un conte on pense beaucoup à Peter Pan et cette île à des airs de neverland " du Pays de Nulle de Part " Mais avec l'arrivée de Peter qui déteste la léthargie, tout le monde s'active à nouveau : si vous collez votre oreille au sol, vous entendrez l'île entière bouillonnant de vie.", mais aussi à Sa majesté des mouches de Peter Brook (les enfant abandonnés sur une île). Les références à des ouvrages littéraires, cinématographiques ou autres sont nombreuses.
Mais, il y a une référence à un recueil de nouvelles " Big Bang" de Neil Smith . Cela m'a amusée de voir l'univers de Neil Smith mis en image en particulier celle qui s'intitule " Big Bang" ( c'est l'inverse de la maman de Guy elle vieillit au lieu de rajeunir mais similitude dans le traitement ) , puis l'importance des mains (des gants) tient sa place dans l'œuvre de Neil Smith comme une évidence j'ai trouvé cela vraiment amusant, est ce une coïncidence je ne sais pas, peut-être, peut-être pas et puis peut importe ;-) Au final de toute façon l'univers de Neil Smith est assez surréaliste donc ce n'est pas très étonnant ! Il est question aussi de fantôme et de vampire dans ce film : " Des trous dans la tête".
Dans Les films de Guy Maddin, le son est aussi important que l'image, ses films se voient je dirais aussi avec nos oreilles, oui cela peut surprendre et entendre avec les yeux aussi ! Je ne sais pas si c'est particulier à ce film, mais les sensations, les odeurs comme celle de la mer, l'herbe est particulièrement bien perçut par Guy Maddin.
Au final j'ai du mal à comprendre l'intérêt de ce film ou plutôt je n'ai pas été conquise, " Un des dix meilleurs films de 2006" d'après le New York Times, beaucoup de répétions, des longueurs, j'ai pas trop adhéré, trop étrange et bizarre ! Ceci dit je ne regrette pas c'est bien de voir des films ou de lire des livres qui nous questionnent.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

vendredi 23 octobre 2009

FABRICE COLIN : Les vampires de Londres, Tome 1

Rentrée littéraire 2009

une nouvelle série concernant Les étranges sœurs Wilcox.
Dans une atmosphère sombre d'hiver, gothique et victorienne, en 1888, Luna " la plus jeune, la rêveuse aux cheveux noirs"et Amber " la volontaire, la tête brûlée aux boucles rebelles" Wilcox sont deux sœurs orphelines, elles errent dans Londres la nuit. Ces deux jeunes filles possèdent un pouvoir étrange sont elles des vampires ? Quand le roman s'ouvre elles sortent de leur cercueil. Parallèlement, un certain Jack l'Éventreur lui aussi rôde dans les rues de Londres dans le quartier de Whitechapel.
Dans les vampires de Londres ont découvre les différents clans : il y a les Drakul mené par le comte Dracula, les Nosferatu "sont des individus incontrôlables, généralement solitaires. Pour ce que nous en savons, ils ne poursuivent aucun but particulier. Ils se déclarent poètes, vagabonds, anarchistes parfois."

Fabrice Colin a aimé mélangé la fiction et à la réalité renforce l'univers et devient plus crédible. Surtout que je ne connait pas trop cet univers , il est loin de mettre famillié. J'ai aimé découvrir qui était Elisabeth Bathory par exemple et puis aussi d'Abraham Stocker, le Comte Dracula.
J'ai trouvé intéressant d'évoquer John Milton, en compagnie de Sherlock Holmes, Watson et Moriarty.
En un mot j'ai apprécié toutes ces clin d'œil littéraire, musicale et autour du monde des vampires comme le fait remarquer Vannessa très justement.
Tout de même des les premières pages je fus septique à cet ouvrage que l'on voit partout tel un phénomène de mode. Puis, une fois rentrée dans ce roman je fus happée par la musique de Fabrice Colin et son univers brumeux, remplis de mystère . J'ai trouvé ces jeunes filles attachantes, j'ai eu envie moi aussi de prendre le chaton dans mes bras. J'ai souri au passage de la fée, dans cet univers de vampires.
" C'était une créature ailée, à peine plus haute qu'une pomme. La peau de son corps, entièrement dénudé, était verte et luisante comme un brin d'herbe après la pluie, et deux paires d'ailes translucides battaient faiblement dans son dos."
J'ai aimé le clin d'œil de l'auteur pour Alice au pays des merveilles, et de jouer avec le mot sang déclinaison sang froid, sang d'encre, la soupe de sang, lien du sang etc ... , rattaché au vampire bien entendu, cela va de soi.

À souligner, c'est le premier livre de Fabrice Colin que je lis. J'ai trouvé cette lecture loin d'être désagréable par petites touches (certain passages ici de là ) donc j'attends la suite ! esmeraldae dit la chose suivante ainsi que Béné : "Il manque de profondeur ce livre" et cela rejoint mon sentiment exact que je retiens en fermant ce 1er tome et je rajoute superficiel j'ai trouvé au final pour la raison suivante auquel je crois moyennement " Sinon que la survie de l'Empire britannique repose désormais sur les très étranges sœurs Wilcox..."

Livre lu par mal de monde Lily, Clarabel, Antigone, Emmyne, Karine :), Gawou, Cathulu, lael

vendredi 16 octobre 2009

SIR ARTHUR CONAN DOYLE : Le chien de Baskerville



Traduit par Bernard Tourville

Il me semble avoir jamais lu d'enquête de Sherlock Holmes !
Et celle là est la plus célèbre voir légendaire, je dirai même.
À l'origine de cette légende commence avec HugoBaskerville, un profanateur, un être à demi sauvage. Puis, son successeur,
Sir Charles Baskerville est retrouvé mort dans la lande près de chez lui, des traces de chien sont retrouvées près de son cadavre. Une légende court qu'un horrible chien , tout droit sortit des enfers, en veut à la famille Baskerville." - Je sais qu'avant ce terrible évènement plusieurs personnes ont vu sur la lande une bête dont le signalement correspond au démons de Baskerville, et qui ne ressemble à aucun animal catalogué par la science." Sir Henry Baskerville, se trouve l'héritier du domaine des Baskerville. Watson, l'adjoint de Sherlock Holmes, part en mission au manoir des Baskerville et il doit protéger sir Henry. L' humour de Conan Doyle est bien là, mais ce classique à hélas vieilli ?.. et je me suis assez ennuyée à la lecture et cela ma surpris, j'ai trouvé cela dommage car c'est un classique avec de nombreux aspect bien intéressant !
Vu le film de Tenrence Fisher avec Christopher Lee (le célèbre dracula de Terence Fisher) est excellent dans le rôle de Sir Henry - production de la célèbre production anglaise la Hammer Film film 100 % british. Selon moi une excellente adaptation de ce roman avec une atmosphère est étrange, mystérieuse, elle nous tient en haleine.

Lu dans la collection Bouquins de Robert Laffont - Lu par Siam, alvynlarquey

mardi 13 octobre 2009

RENOIR






















Je viens de voir au Grand Palais l'exposition Renoir. Selon moi, Renoir est le peintre de l'enfance, et je trouve que les portraits de ses enfants ou d'enfants je pense aux jeunes filles jouant du piano est une immense réussite. Tout comme, on nous le montre très bien la palette des couleurs (rouge + le blanc donne une couleur rosée) le vert est aussi présent dans les fonds. Les visages sont adoucis et le teint est nacré. Effet de brillance dans les vêtement je pense à la collerette du pierrot blanc, cet effet est du la surcharge de peinture. On peut voir de nombreuses
photographies exposées, il est certain que c'est émouvant de voir Renoir ainsi que sa famille exposé d'ouvrir les albums de famille, et l'intitulé de l'exposition c'est Renoir au xxe siècle et l'on peut voir un petit film qui montre Pierre Auguste entrain de peindre. J'ai aimé les tableaux portraits de famille, de fils Jean et Coco. Nombreux sont les Renoir éparpillés dans des musées américains ou chez des grands collectionneurs. Pour donner un exemple cité dans le cadre de l'exposition, le Docteur Barnes un grand admirateur de la peinture française en a dans sa Fondation 150 Renoir en tout cela reste sonjeur ! En tout cas l'affiche de l'exposition est magnifique et elle donne envie de voir cette Exposition !


Balade en couleurs de Caroloine Desnoëttes

Ce petit livre autour de la peinture de Renoir dédié aux enfants est très sympa ! C'est une ballade dans les tableaux que l'on donne à voir à l'enfant. Le premier tableau "Chemin montant dans les hautes herbes" qui est présenté est un champs d'un jaune éclatant d'été et la touche subtile de rouge pour évoquer les coquelicots, touche de rouge l'ombrelle de la dame que l'on voit flou de loin avec son enfant. La Balançoire de 1876, très beau tableau dans les tonalité bleu, une fillette regarde une femme se balancer. Jean son fils s'est inspiré de ce tableaux pour son film "Une partie de campagne". Toujours dans les mêmes tonalité bleutée, le blanc domine et par ci par là quelques notes rouges, Bal du Moulin de la Galette, et la c'est la fête, le spectateur sent le mouvement de la danse, nombreux sont les détails. Jeunes filles au piano 1892, là musique est présente au premier plan, un tableau d'une grande finesse dans les tons chaud, parsemé de touches de bleu chez la jeune fille du premier plan, puis est présent le rouge, le vert que l'on retrouve souvent dans la palette de Renoir.
Le dernier tableau de cet ouvrage est la Danse à la ville de 1883, finesse aussi ainsi que le mouvement de la danse. Deux amoureux qui dansent. Madame porte une robe soyeuse, de couleurs nacrées.
Les deux derniers tableaux la Danse à la ville et Jeunes filles au piano deux tableau que l'on peut voir à l'exposition Renoir XXème siècle.

lundi 12 octobre 2009

GASTON LEROUX : La poupée sanglante

Fin Mai, à Paris et plus particulière dans le quartier Saint-Louis, Bénédict Masson relieur d'art. Pas loin de sa boutique se trouve celle de l'horloger Nobert , il a une fille Christine que Bénédict adore. "J'adorais Christine non seulement comme un ange que je continuerai toute ma vie de pleurer, mais je l'aimais comme une femme ... et là était mon supplice, car cette femme, je ne savais qu' elle ne serait jamais à moi , qu'elle ne m'aimerait jamais, que je ne pourrais peut-être jamais en approcher ; mais l'atrocité de cette absolue certitude était encore doublée par l'idée que ce joyau de Dieu, un beau jour, le carabin d'en face, le prosecteur modèle, le menuisier de la chirurgie, se le passerait au doigt et irait trouver M.le Maire, pour les justes noces !"
Malheureusement, Bénedict trente-cinq ans et laid et il est poète, il sera auprès de Christine en étant bibliothécaire à mi temps chez le Marquis. Elle se mariera un jour avec son cousin Jacques Cotentin pas terrible non plus, mais un chercheur, chirugien avant gardiste . Ils habitent un pavillon, Christine a une relation avec un jeune homme Gabriel caché dans une armoire. Le père tue Gabriel. Gabriel est ce un homme de chair et de sang ? Mystère !
Les voisins du pavillon de l'horloger, habitent dans un hôtel particulier le marquis (amoureux des enluminures et des belles reliures) et la marquise de Coulteray , Bessi Clavendish (la fille cadette du gouverneur de Delhi) son épouse est à moitié folle. Elle est passionnée de spiritisme, occultisme. Le vampire est ce le marquis ?
" Ce mot de vampire quand je le prononçais pour la première fois devant vous, n'évoquait qu'un vague fantôme né de mon imagination malade ... et pourtant !... et pourtant !... Il était là ; entre nous, en chair et en os !..."" C'est le grand vampire !... Le monde est plein de petit vampires"
Benedict est un homme étrange, il engage des femmes pour l'aider à la reliure mais , ses femmes le fuient elles disparaissent du jour au lendemain. Il régne un climat étrange dans ce roman, proche des contes de fées, des vieilles légendes. Un roman haletant que l'on ne lâche pas !
Dans ce roman il est question de fantômes et de vampires ! Gaston Leroux dépoussières les vieux mythes de Dracula et Frankenstein (dit la quatrième de couverture). Ce roman date de 1923 la France est sous le choc du procès Landru.
Et donne envie de lire "La machine à assassiner". Clin d'œil à Lou et son swap auquel je ne participe pas mais auquel je soutiens ! Livre lu par

vendredi 9 octobre 2009

LA MORT-MARRAINE : CONTE FANTASTIQUE

Anne Quesemand (elle a modernisé ce conte qui est à l'origine celui des frères Grimm) illustré par Laurent Berman magnifique illustration en noir et blanc d'une grande précision et finesse.
Ipomée - albin Michel
Jean un cordonnier se retrouve veuf jeune, son cinquième enfant vient de naître alors que sa femme mourut. Le cordonnier a connu n'a aucune envie que son fils soit baptisé et n'ait de marraine. Mais, un jour au cour d'un repas, Jean invite Dieu, le Diable et le Renard plus les voisins, les anges, et les démons Coup de théâtre :
" Pour la première fois de sa vie, la Mort emmenait un mortel non pas pour le tuer pour l'élever."Il va de soit que cela est peu banal, il n'y a que dans les contes que l'on trouve se genre de situation !
" Elle le fit ainsi accoucheur, pharmacien, psychologue, pédiatre, psychiatre, chirurgien, rhumatologue, dermatologue, orthopédiste, généraliste : bref elle fit de lui un vrai médecin, car la Mort est grande pédagogue." Elle sera toujours présente auprès de son filleul. Un jour la fille du Roi tomba malade, il fut amené à soigné la belle Aurore et il tomba amoureux transis de la belle Princesse. Tout au long de sa vie le filleul devra faire face à la mort mais n'est ce pas le destin de tout homme, la fin de chacun de nous !
Un conte très intéressant, magnifique et délicat car il évoque la mort. Il permet à l'enfant d'avoir une idée de la mort. Quand on évoque la mort, parle de la vie aussi et de sa force !


mardi 6 octobre 2009

Présentation de plusieurs Albums jeunesses






Invisible mais vrai
Rémi Courgeon
Encore un magnifique album que je présente aujourd'hui !

Émotion, l'histoire d'une amitié extraordinaire et forte.
Émile est fasciné par les hommes invisibles. Sa maman professeur de piano désire que son fils sache jouer de cet instrument. Lui cela ne le branche pas trop il préfère s'évader dans les livres. Puis un jour, vient chez lui un accordeur MFréssinet. Surprise de la part d'Émile qui n'a jamais rencontré d'aveugle de sa vie, il se demande comme ils peuvent voir des couleurs. M Fréssinet lui dit et c'est exact qu'il existe des couleurs en musique, des sonorités, des mélodies colorées.
En lisant cela j'ai pensé à un autre album qui parle de musique et de couleur : c'est le Piano des Couleur de Massin voir ici.
Un moment d'une grande amitié s'installe entre Émile et M Fréssinet.
La chute de cet album est vraiment très forte et chouette ! Un album très sympa, une réussite très agréable ! À la lecture de cet album j'ai pensé à l'album le Piano des couleurs de Massin voir ici.


Album lu par Lucien, Eolune - Blog de l'auteur est ici


Quel Cafouillage


de Gianni Rodari et illustrations d'Allessandro Sanna


Un très bel album aux illustrations graphiques. Un détournement du petit chaperon rouge. Une lecture complice entre une petite fille et son grand père.
Très drôle voir hilarant ! Un album très sympa des éclats de rires assurés, simplicité dans les illustrations créer un rythme.

Lu chez Eolune,


La saucisse partie
d'Allan Ahlberg et illustration Bruce Ingman
Album jeunesse chez Gallimard Jeunesse

Des dessins simples remplient de fraîcheur, dynamique, invention, plaisir.
C'est l'histoire d'un petit garçon Banjo Cannon, il mange une saucisse nommé Suzy pour son déjeuner normalement accompagné de carottes, de petits pois et de frittes.
Mais ce jour là, Suzy ne voulait pas être mangée. Et , fuite du couteau, de la fourchette, l'assiette, suivie par les carottes (filles), les petits pois (garçon). C'est la panique ! Une journée de folie ! Rebondissement ! Un album remplit d'humour et d'invention. Lu par Clarabel.


Tim, Lucie et les mutins
Edward Ardizzone - édition Autrement jeunesse

Beaucoup de fraîcheur dans les illustrations classique pastel et encre.
Lucie une enfant de sept ans vit avec son tuteur M. Grimes, elle se sent seul. Elle fait la connaissance de Tim. C'est un naufragé il aurait besoin d'avoir un nouveau bateau. Et avec l'aide du tuteur de Lucie pour en acheter un nommé : l'Evangéline. Lucie est aux anges pour cette nouvelle vie palpitante auprès de Tim sur son nouveau bateau.
Un livre charmant


Jim et le dauphin
Michael Morpurgo traduit par Elisabeth Duval - édition école des loisirs collection Kaléidoscope -illustration de Michael Foreman

Une très belle histoire d'amitié entre un enfant et un dauphin. L'histoire commence par "il était une fois " comme dans les contes.
Un matin, Jim découvre un dauphin échoué sur la plage, avec les habitants du village ils vont remettre le dauphin à la mer.Histoire remplit de joie de vivre. Un album charmant, les illustrations de Michael Foreman accompagne très bien le récit.

Trolls de dents
Nina Blychert - édition du Rouergue

Sourires édentés, dents noires, les trolls de dents oeuvrent dans l’ombre des bouches. Ils creusent, tapent avec leurs outils sur l’émail, et attaquent les dents, pour s’y installer. Pour ne pas les nommer, on les appelle les caries, mais ce sont bien ces petites bêtes poilues qui sont à l’origine des maux de dents.
L'origine des trolls de dents vient des montagnes au nord de la Suède. Lorsque la neige était en sucre glace. Mais comme la neige n’est plus mangeable, ces chasseurs de sucre ont dû élire domicile dans les bouches sucrées.
Cet album est complètement décalé, original et inventif, servi par des illustrations rafraîchissantes. Une grande richesse dans les illustrations. Un livre à découvrir absolument.
La chute de la quatrième de couverture est extra ! Elle me rappelle une anecdote une petite fille qui avait été voir les baleines au Québec me dit : "Les baleines, elles sont dégoutantes elles ne se lavent pas les dents !" et oui plein de trolls de dents chez les baleines !
Livre lu par Clarabel

Madlenka
de Peter Sis - édition Grasset Jeunesse-
Prix Sorcières 2001


Une fillette, Madlenka, dévale les escaliers de son appartement pour annoncer à tout le monde que sa dent remue. Elle le crie sur les toits comme dit l'expression. Elle est le centre du monde.
Cet événement symbolique, marquant pour un enfant qui perd sa première dent ! C'est l'entrée dans une autre période de l'enfance, s'accompagne d'une initiation culturelle aux textes et images du monde, la France, l'Inde, l'Italie, l' Amérique du Sud, l'Égypte, l' Asie portés par les habitants de son quartier New Yorkais.
C'est un livre magnifique les illustrations sont multiples :
SUBLIME !!!






HELEN LESTER
et illustration de Lynn Munsinger
Traduit par Isabel Finkenstaedt

Pénélope est une petite fille avec un sacré tempérament.
Pour son anniversaire, elle a reçu une tonne de cadeaux.
Et, elle a revêtu sa robe de princesse.
Son gâteau d'anniversaire c'est une immense pièce monté comme l'on peut voir sur la couverture de l'album, impressionnant. Bien sûr l'explosive Pénélope a très envie du perroquet vert. Et attention parce que là sa rigole pas du tout.
" De rage, la princesse siffla entre ses dents :
"ÉCOUTE BIEN, CERVELLE D'OISEAU,
JE VAIS T'ARRACHER LES PLUMES UNE À UNE"l
La princesse se met dans ces états car elle n'a qu'une envie que son perroquet parle. Elle est en colère.
Le Prince Perceval doit lui rendre visite et là elle rêve de richesse de grande dame. Est ce que le perroquet va parler quand le prince arrive ?
Très sympa et enlevé ! Un album jeunesse assez inattendu qui joue avec les stéréotype de la princesse.

jeudi 1 octobre 2009

KAZUO ISHIGURO : Les vestiges du jour


Traduit par Sophie Mayoux

" Tout cette question présente une nette analogie avec un problème qui pendant des années, a fait l'objet d'un important débat au sien de notre profession : qu'est-ce qu'un "grand" majordome ?"
Lors d'un voyage dans la campagne anglaise, Stevens, majordome anglais, au service de Lord Darlington, va se souvenir de sa vie à Darlington Hall, somptueuse propriété . Stevens décide d'aller la retrouver Miss Kenton, il va effectuer un cheminement intérieur sur son passé. Il la connu lors d'un printemps de 1922, à Darlington Hall, et elle est là pour le seconder comme intendante, elle arrive en même temps que son père, majordome-adjoint. Tous les opposes, Miss Kenton est une femme enjouée, vive, impulsive qui respire la vie, Stevens est réservé, froid alors qu'elle est chaleureuse, pour lui rien ne compte que le travail, le travail et rien d'autre.
Dans cette somptueuse propriété toutes une bataille de domestiques que le majordome Stevens doit orchestrer et diriger.
Lord Darlington est une prestigieuse figure de l'aristocratie anglaise durant les années trente, sympathisant avec des pro-nazis. La grande Histoire joue sont rôle dans cette propriété prestigieuse, en 1922, une conférence internationale à lieu à Darlington , l'Allemagne est présente ainsi que Amérique et la France. L'américain Lewis est fermement contre la menace nazie. Stevens gère la logistique de cette manifestation avec une telle implication que le décès de son père, qui survient au même moment, passe au second plan.
"Miss Kenton paraissait assez troublée. "Votre père va très mal, Mr Stevens , dit-elle. J'ai fait prévenir le docteur Merdith, mais je crains qu'il n'ait un certain retard. " Sans doute eus-je l'air un peu ahuri, car Miss Kenton poursuit : " Mr Stevens, son état s'est réellement aggravé. Vous feriez mieux de venir le voir. - Je n'ai qu'un petit moment . Ces messieurs vont passer au fumoir d'une minute à l'autre. "
C'est un passage fort émouvant et que James Ivory a très bien su rendre dans son film, et là, la froideur de Stevens est bien palpable. J'ai trouvé que Stevens (plus dans le film que dans le livre, l'image étant plus forte que l'écrit) est un robot dans ses gestes, dans sa fonction il ne fait paraitre aucun sentiments aucunes émotions ou alors il fait tout pour la cacher. Je trouve cela fascinant, déroutant, le sentiment de prendre sur soi sans craquer.Miss Kitton a au cour de son existence à Darlington Hall, rencontrée un homme Mr Benn avec qui elle souhaite faire sa vie. Elle décide de partir de prendre de l'élan de voir autre chose, et là elle se lâche complètement, elle craque vraiment ses larmes sont un déchirement. Stevens entend les pleurs va la voir et il ne va pas la consoler au non mais seulement lui dire qu'elle devrait faire la poussière a tel endroit. C'est assez effroyable !

L'auteur à travers ce roman démontre bien tous les mécanismes dans la retenue des sentiments qui m'a fois est assez asiatique, le fameux paraitre, la face dire ne pas dire, faire ne pas faire etc ... Un très bon roman psychologique il n'y a aucune doute.

Je trouve ce roman tout simplement somptueux tout comme le film d'ailleurs mais James Ivory c'est la grande classe sorti en 1993 (film vu à sorti) ! Puis la musique souligne une ambiance mystérieuse et grandiose !
Emma Thompson et Anthony Hopkins forment un couple magistral dans ce film. Ah ! la scène avec le grand Michael Lonsdal et vraiment génial dans le rôle : Giscard Dupont d'Ivry, le représentant français à la conférence ! Hugh Grant, M Cardinal, filleul de Lord Darlington est excellent dans ce film et il n'en fait pas trop non plus.

Lu par Lilly , Mon biblioblog, Karine

Le parapluie de madame Hô de Agnès de Lestrade et Martine Perrin




Cet album jeunesse que je découvre en ce moment même et une Réelle Petite Merveille !
Les yeux grands ouverts un album Superbe, splendide, d'une très grande légèreté.
Ce n'est pas tant pour l'histoire mais plus tôt pour sa mise en espace, le choix de typographie la dominance du vert.
Thématique la pluie le temps qu'il fait ! Mise en valeur du parapluie vert ! Au milieu du livre, il se trouve une double page papier claque pour un effet diffus. La pluie est mise en avant aussi.

Madame HÔ est une vieille dame japonaise mais on ne voit qu'un bout de sa personne.
Un livre époustouflant Bellesahi fut aussi sous le charme.