Pages

jeudi 30 avril 2009

FP MÉNY : HOMELESS STORY


Ce livre fait écho avec le livre de Dephine de Vigan No et moi. Mais l'on n'en a moins parlé dans les média. Normal c'est un livre qui ne dérange pas contrairement à Homeless Story. Ce livre a été écrit par un vrais SDF ou clochard comme il se définissait. C'est un livre plus corrosif alors que celui de Delphine de Vigan qui est convenu, politiquement correct, bien lisse, bonne conscience etc ....

C'est un livre étrange, déjà il n'a pas de prénom FP mais des initiales, c'est curieux pas de reconnaissance juste un clochard céleste plus tôt qu'un SDF. Mais il y a sa photo sur la couverture du livre étrange. Le titre dans cet ouvrage "Homeless Story" il est en anglais est ce que cela est pour signifier qu'il rejette la France, ses origines, rébellion.
Oui, je le pense, je résumerai ce livre en disant ceci, les errances d'un homme cultivé. L'auteur est décédé l'année dernière dans l'indifférence, donc il s'agit d'un livre posthume. Parler réellement de ce livre, en dire plus m'est très difficile. Car la force elle ne vient pas de son texte, de son histoire de son vécu mais de cela d'une bref rencontre :
Étrange la vie, cet homme (FP Mény) je l'ai vu il y a très longtemps à la F...c lors d'une rencontre autour des marginaux, des SDF. p10 À propos "- Tout cela est un immense cirque réifié, un monde affolé, comme une bande de spermatozoïdes à la FNAC." Il était là au fond de la salle, en spectateur comme moi, nous avons échangé quelques mots banals il m'avait donné ce petit bout de papier là. Quand je suis rentrée chez moi je suis aller sur son site, je l'ai trouvé étrange avec son logo rouge, typiquement anarchiste. En tout cas pour moi ce n'était pas un SDF, ou clochard (mot désuet, que l'on emploi plus du tout) un marginal c'est tout, pas méchant juste un peu paumé ... voilà mon ressenti à l'époque qui n'est pas tombé dans l'oubli mais qui est resté gravé dans ma mémoire.
C'est étrange de l'avoir gardé ce bout de papier presque insignifiant. Et quand, Lily ma offert son livre ce souvenir anodin me hantait, c'est vraiment cela. Et, j'ai mis longtemps à me décider à mettre en ligne mon billet car je n'arrive pas à avoir un avis réelle sur son livre.

Anne Sophie parle aussi de FP Mény mais avec un autre livre" Conquête du désastre".

Concernant cette thématique des sans-abris, dont je ne suis pas indifférente loin de là. J'habite une grande ville à côté de Paris. Et tout à côté de chez moi il y a un groupe de SDF qui campe dans un petit square, le sujet me touche me donne très envie de découvrir un auteur qui les connait bien c'est Patrick Declerck car en tant qu’anthropologue, il fait lui-même l’expérience de la vie à la rue, de la mendicité et de « l’hospitalité » des centres d’hébergement d’urgence.

mercredi 29 avril 2009

P5C : SIMONETTA GREGGIO : Les mains nues


L'importance des mains l'emporte sur l'histoire sulfureuse qui est au centre du livre. Cette histoire tabou passe au deuxième plan selon moi. Car la grande thématique du livre et toute sa beauté ceux sont les mains. Les mains du vétérinaire donc celle d'Emma. Elle vit à la campagne, elle a quarante-trois ans.
elle effectue un métier pas facile, et pour soigner les bêtes ses mains sont précieuses.
"Je suis fière de mes mains. Elles sont dures et lisses comme du cuir, les ongles coupés ras, les tendons saillants. Jamais je ne mets de gants, la délivrance, j'ai besoin de la toucher. Je vois cela comme un héritage de maman : si elle n'a pas réussi à faire de moi une musicienne, elle m'a tout de même légué sa poigne puissante et sensible. Des mains comme de bons outils, faites pour plonger a cœur de la vie"p169 J'aime beaucoup se passage car il résume parfaitement selon moi le livre, tout ait dit !
Un jour elle voit débarquer chez elle Giovanni, un adolescent de quatorze ans et elle a 43 ans. Les mains sensuelles de la relation amoureuse, sont présente aussi et bien là. elle a bien connu les parents de Gio, Micol et Raphaël. Elle a eut une liaison avec Raphaë quand Emma avait 25 ans, «que quand on tient quelqu'un on n'ouvre pas la main»... Gio a fugué, elle le renvoie à ses parents mais il revient, comme aimanté. Ils partagent cet été-là. Seuls dans la maison en pleine nature, il est fasciné par la liberté d'Emma. Mais, elle est solitaire, elle a des regrets . Elle l'évoque très bien le temps qui passe avec ses joies et ses regrets, le passage à la vieillesse " Le premier cheveu blanc, l'on arrache." Elle a tenu dans ses bras Giovanni à sa naissance.La relation entre eux est pas loin d'un inceste cela est immoral, elle sera jugé, car c'est tabou !
" Je n'ai jamais été une sainte, je ne le suis ps maintenant et je ne l'étais pas non plus à ce moment là. "Dans la solitude autarcique , rien ne me manquait que les mains d'un homme sur mon corps , et encore, pas si souvent que ça."
Ce n'est pas moralisateur, racoleur, c'est un livre pudique, la vision de Simonetta Greggio est juste . Le paysage de cette campagne accompagne de façon délicate cet écriture. C'est un livre sur l'amitié, l'amour filial, l'amour pour les hommes, l'amour pour les animaux, écrit dans un style précis et simple, sans fioriture et qui va droit au but: «J'aurais traversé ma vie les paumes ouvertes et laissé couler le temps comme de l'eau, comme du sable, sans rien garder une écriture d'une très grande sensualité du certainement à ses origines italienne. Un beau livre une belle ambiance, je découvre je n'ai rien lu d'elle auparavant.

Livre lu par Clarabel
Un très beau billet de Vanessa très juste sur ce livre délicat.

mardi 28 avril 2009

ANNE FINE : Ivan le terrible

École des loisirs - Neuf - Traduction : Nadia Butaud

Boris qui parle le russe a été prié par son professeur de servir d'interprète à Ivan, Russe nouveau venu dans l'école. Mais en écoutant stupéfait les premiers propos pleins de mépris et de hargne d'Ivan, Boris ne sait pas comment les traduire. Les premières paroles en russe d'Ivan sont : Vos cerveaux minuscules, imbéciles comme des bulbes, sont tout simplement incapables de voir que j’ai des pouvoirs secrets dont j’ai l’intention de me servir pour faire de vous tous mes esclaves. »
Ce livre m'a beaucoup plu, j'ai beaucoup rit je l'ai trouvé très agréable. C'est un livre sur la communication, la différence traité avec beaucoup d'humour et de dérision.

lu par Clarabel



lundi 27 avril 2009

ARTHUR SCHNITZLER : Mademoiselle Else


Quand j'ai mis en ligne mon billet sur Vingt-quatre heures de la vie d'une femme j'ai fait un rapprochement entre Zweig et Schnitzler. De façon, très subjective et personnelle tous les deux sont viennois cela est sûr et contemporain. Ce ressenti est rendu selon moi par leur écriture leur style je ne serais dire exactement en plus de Zweig je ne connais que ving-quatre heures. Mais, m'intéressant de près à Schnitzler il fut un temps je savais plus ou moins inconsciemment chez rivage il existait une correspondance entre les deux hommes qui doit être fort intéressante. Extrait de la présentation de l'éditeur à propos de cette correspondance :
"La correspondance est interrompue par la mort de Schnitzler, le 21 octobre 1931. Zweig reprend alors la rédaction de son journal abandonnée depuis plusieurs années : "La mort des êtres me touche peu quand elle n'a pas de conséquence tragique pour la famille et quand leur œuvre est achevée - celui-ci était, comme dit Job, "las et rassasié de la vie". Pourtant des souvenirs s'y rattachaient, de la gratitude et puis de la vénération pour un homme qui savait si admirablement garder la mesure - bien plus que moi, mais peut-être aussi parce qu'il ne livrait pas beaucoup de lui-même, qu'il n'osait pas beaucoup se montrer et qu'il se concentrait davantage sur lui-même et en lui-même. Mais quelle noble figure ! Je sais que depuis le début il avait une affection certaine pour moi - il était déjà trop âgé pour une amitié active, mais il m'a donné tout ce qu'alors il pouvait et voulait donner aux plus jeunes que lui."

coeur_022 Mademoiselle Else
traduit par Dominique Auclères

Je vous livre des notes prisent il y a un certain temps quand j'ai découvert ce petit roman.
Je l'ai lu plusieurs fois, c'est un livre qui ma complètement transporté un livre assez dur qui ma bouleversé. Un livre splendide, poignant d'une grande sensibilité, un livre époustouflant une merveille très fort. Un petit chef d'œuvre où l'amour côtoie la folie, la mort, la destinée de l'homme. Ce roman, longue nouvelle a été publié en 1924.
De quoi il est question : Else a dix huit, dix neuf ans, son père est avocat escroc, menacé par la prison. Elle doit trouver cinquante mille florins pour sauver sa famille de la ruine. Else est une jeune fille magnifique, ingénue, légère, elle aime le champagne, elle est amoureuse de Fred avec qui elle désir faire sa vie . Elle aime la musique joue du piano et lit "Notre cœur de Maupassant (livre que j'ai acheté, car il était cité dans ce roman, et je l'ai lu bien des années après c'est à dire l'année dernière). Elle déteste von Dorsday elle le connait depuis ses douze, treize ans. Elle habite Vienne, elle passe ses vacances à San Martino dans un palace italien avec sa tante, son cousin Paul et son frère plus âgée Rudi. Un vieux monsieur, libidineux, von Dorsday (un vieux marchand d'art se propose de les lui fournir l'argent en échange de quoi il veut "voir" la jeune fille.
" Salaud, je suis nue, que veux-tu de plus ? J'ai des frissons le long de ma peau, j'ai honte, c'est abject, ils diront que c'est un suicide, c'est vous qui m'avez tuée, vous, vous, vous tous ..." Ce roman est un court texte, un long monologue ( souvent adapté au théâtre tout comme vingt-quatre heures de la vie d'une femme) sur l'hypocrisie de la société.
Pour le personnage d'Else écho avec sa fille Lili
(née un 13 septembre (comme moi) 1909) et suicide en 1928 à Venise)

Lili Cappellini, fille d'Arthur et Olga Schnitzler, s'est suicidée le 26 juillet 1928 à Venise, à l'âge de dix-neuf ans. Elle s'est enfermée dans la salle de bain et se tue d'une balle de révolver dans le cœur.
Elle était en voyage à Venise avec sa mère Olga. Elle fait connaissance de d'Arnoldo Cappellini, fascite notoire qui la séduira. Il est issu d'une très bonne famille, c'est un ancien officier de la garde, il se trouve dans une situation financière douteuse. Ils se marient à Vienne le 30 juin 1927. Son destin est semblable de toute pièce à celui d'Else : c'est assez hallucinant que le personnage de fiction rejoint une personne de la vie réelle. Pourquoi se suicide est ce qu' elle sait identifiée à Mademoiselle Else, héroïne de la nouvelle du même nom et dont le destin ressemble de façon inquiétante au sien ? étrange et troublant !

Arthur Schnitzler
: Né à Vienne rue du Prater son père médecin juif. Il est proche de Freud. En 1900, Vienne est la capitale de la névrose, Freude et Schnitzler vont vouer leur vie à étudier de près cette société en proie aux pulsions du sexe et de la mort. Ils se passionnent pour l'hystérie et l'hypnose. Avant d'être écrivain Schnitzler sera médecin.
Les nazis bruleront ses romans et interdiront se pièces de théâtre. Il ose parler librement des femmes de la sensualité, c'est un écrivain de l'âme humaine : le suicide, la folie sont les thèmes majeurs de son œuvre. Les billards, les cartes, la roulette, le tennis, les jeux de société, les devinettes, les improvisations au piano ont fait partie du monde de Schnitzler durant toute sa vie.

D'Arthur Schnitzler j'ai lu son théâtre surtout : Liebelei , terre étrangère, je crois que j'ai lu aussi son roman Vienne au crépuscule mais je me souviens plus et je compte le relire

dimanche 26 avril 2009

P5C : BARLEN PYAMOOTOO : Salogi's

La médiathèque de ma ville a organisé, il y a quelques années déjà une rencontre avec Barlen Pyamootoo. C'était fort
intéressant, il avait évoqué sa mère analphabète, l'admiration qui lui porte. Je ne sais pas si elle était morte à l'époque.

« J'ai eu cette chance d'avoir beaucoup lu dans mon enfance et mon adolescence, et de porter en moi des histoires, qui, encore aujourd'hui, m'obsèdent, m'éreintent, parfois me brisent, et des personnages étranges et vaguement effrayants qui appartiennent à des époques révolues et habitent à jamais des pays inconnus, mais dont le corps et la voix pourraient être miens. J'ai eu aussi la chance d'avoir été nourri par tant de langues si différentes : le créole, ma langue maternelle, mon substrat ; l'anglais et le français à l'école, sauf dans la cour de récréation ou rayonnait le créole ; le tamoul que j'apprenais également à l'école, mais qui appartenait surtout aux cérémonies religieuses ; le bhojpuri, une langue indienne courante à la campagne, dans laquelle mon père et sa mère conversaient ; et d'autres langues encore qui me parvenaient sans écho d'une boutique chinoise, de la radio ou d'une salle de cinéma. »
Dans ce livre Salogi's un magnifique hommage que Barlen fait à sa mère, mais c'est un hymne à son pays l'île Maurice.
"Je m'appelle Salogi Nala Mauree. Je suis née le 5 novembre 1937 au 4 route Hugnin à Rose-Hill, île Maurice. Je voudrais écrire un livre pour raconter ma vie, celle de mes parents et de ma famille, où j'évoquerais mon passé, c'est-à-dire mon enfance, et parlerais de mes parents qui ont travaillé dur pour un salaire de misère."

C'est un texte autobiographique, très touchant et humaniste concernant la mémoire familiale.
La structure de ce livre est très intéressante. Dans un premier temps c'est sa mère via ses petits cahiers d'écolier qui évoque son enfance, ses parents. C'est sa voix que l'on entend, et dans une deuxième partie Barlen reprend cette voix en parlant de lui et de son attachement à sa mère. Il évoque son enfance aussi et le pont entre Maurice et la France Strasbourg, surtout. J'ai trouvé que cela est très bien rendu le contraste entre Maurice, l'ambiance créole, le soleil et Strasbourg, la neige, le froid, la langue le français. La référence à l'histoire en France, la seconde guerre mondiale, Barlen découvre cela d'abord via un livre lu à Maurice : le Silence de la Mer et plus tard à Strasbourg en allant voir un film de Bergman " l'Œuf du serpent".
Cette référence est anecdotique mais elle fait écho avec le livre de Natacha Appanah : le dernier frère.
La pauvreté, savoir ce contenter de peu, un livre fort émouvant. Je me suis rendue compte en lisant ce texte l'importance d'avoir une mère, de leur rôle dans nos vie , et je pense comme l'auteur que le jour où elle ne sera plus là, cela sera terrible ! Ce texte est un travail sur la mémoire, les souvenirs. La religion tient une grande place dans la vie de sa mère surtout.Le style de Barlen Pyamootoo est d'une grande simplicité, pas de misérabilisme, elle est très agréable. C'est un livre formidablement attachant. Sa mère est morte écrasée par un autobus. L'autobus revient plusieurs fois dans son récit comme un leitmotiv.
Lu par la librairie les Mots Vagabonds .

samedi 25 avril 2009

STEFAN ZWEIG : Vingt-quatre heures de la vie d'une femme


Quand j'étais plus jeune j'adorai Arthur Schnitzler. C'était mon écrivain fétiche et Mademoiselle Else un livre court qui m'avait bouleversé. Ce livre restera toujours très présent en moi. Mais il me semble que je n'avais jamais lu de Zweig auparavant. Bizarrement car il y a vraiment des ressemblances d'univers me semble t-il. En plus ils sont tous les deux viennois.
Grâce au Swap Valentin, j'ai reçu Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Zweig de la part de Lamia.

Traduit par Olivier Bournac et Alzir Hella

coeur_022C'est vraiment un petit bijou ! Une pure merveille viennoise. Ce court roman s'est l'histoire d'une passion , c'est une plongée dans la folie amoureuse, tourbillon dans lequel les âmes se perdent.
Une scène étonnante, éblouissante que le lecteur lit avec avidité, il a aucune envie d'en raté une miette la scène du casino et surtout ses mains. Un passage magnifique, qui m'a complètement subjugué et très visuel, le lecteur imagine les voix, voit ces mains qui sont perpétuellement en mouvement.
Le style est d'une finesse, enchantement. Il sait analyser l'âme humaine superbement avec profondeur. La lecture nous envoûte en un mot un véritable petit chef d'œuvre.
Au début du XXème siècle, sur la côte d'Azur, une certaine Mme Henriette, une cliente d'une pension de famille s'est enfuie avec un jeune homme, pour l'époque c'est un scandale et très mal vu. Mrs C... une vieille dame anglaise, se rappelle d'une aventure similaire qu'elle a vécut elle aussi avec un jeune homme quand elle avait quarante deux ans. " Car tout ce que je vais vous raconter occupe une période de seulement vingt-quatre heures, sur soixante-sept ans ; et je me suis moi-même souvent dit jusqu'au délire : " Quelle importance si on a eu un moment de folie, un seul ! ". "
Elle l'a rencontré à Monte-Carlo en allant au Casino, il a environ vingt-quatre ans "il était mince délicat, un peu allongé et par là si expressif. Tout comme les mains, il n'avait rien de viril , semblant plutôt appartenir à un enfant jouant avec passion : mais je ne remarquai tout cela que plus tard car pour l'instant ce visage disparaissait complètement sous une expression frappante d'avidité et de fureur. "d'origine polonaise. Entre eux se fut fougueux et passionnel durant vingt-quatre heures comme le souligne le titre du roman de Zweig.

C'est un auteur que je relirai cela est sûr et certain.
Livre lu par : Victoria, Khatel, Jules, Karine :) Karine et ses livres Keisha et Katell.

vendredi 24 avril 2009

ELIZABETH VON ARNIM : Avril enchanté



Traduit par François Dupuigrenet Desroussilles

Nous sommes dans les années 20, deux jeunes femmes Mrs. Wilkins et Mrs. Arbuthnot, décident de répondre à une petite annonce du Times proposant un château à louer pour le mois d'avril en Italie bord de mer. En cachette de leurs maris, elles cassent leurs tirelires et trouvent deux autres partenaires pour partager les frais du séjour : l'aristocratique et très belle Lady Caroline Dester, qui veut fuir ses trop nombreux soupirants, et la vieille Mrs. Fisher, à la recherche d'un lieu paisible.
" Malheureusement elle était bien pauvre, ne possédant au monde que quatre-vingt dix livres mises de côté année après année en économisant sur l'argent de ses vêtements. C'est à la suggestion de son mari qu'elle avait rassemblé cette somme qui devait lui servir de "poire pour la soif". ( j'aime beaucoup cette expression je la trouve très amusante, originale, rigolote comme tout).
Ah ! Mrs Fisher, c'est la plus âgée des quatre, un sacré numéro celle là , la scène avec les macaronis un passage hilarant d'anthologie : " Malheureusement Mrs Fisher n'avait jamais aimé les pâtes, surtout pas ces longs macaronis en forme de vers de terre qui étaient beaucoup trop difficiles à manger."
Elizabeth Von Arnim insiste bien sur la beauté de l'Italie et sa nature luxuriante s'harmonise avec la passion amoureuse. J'ai aimé le côté vaudeville qui se dégage de cette lecture qui se termine par un charmant happy end ! Ce livre est un enchantement de fraîcheur, surtout et avant tout d'humour ! "Dieu, son Mari, sa Maison et ses Devoirs étaient les quatre points cardinaux de l'univers de Mrs Arbuthnot."
Livre rafraîchissant accompagné d'une écriture très agréable toute en finesse humoristique très british.

Découvert grâce aux Dîners Livres Échanges. Auteure peu lu me semble t-il ! C'est bien dommage en même temps car c'est un vrais régal. lu par Maribel et Gris bleu
© Alice Théaudière

Elle est née le 31 août 1866 à Sydney, Australie - 9 février 1941 à Charleston, États-Unis. Bien qu'elle soit née en Australie, elle est avant tout d'origine anglo-saxone. À l'âge de trois ans, elle vit avec ses parents à Londres. C' est une romancière anglaise, elle est la cousine de Katherine Mansfield. En 1889, alors qu'elle et son père sont en Italie, elle rencontre le Comte Henning August von Arnim-Schlagenthin, un aristocrate prussien. Elle l'épouse à Londres un an plus tard et ils s'installent à Berlin.
L'œuvre d'Elizabeth von Arnim est très largement autobiographique. On retrouve dans ses romans ses joies et ses déceptions, son bonheur et sa solitude, son amour de la nature mais également une sensibilité et une exigence typiquement britanniques ( source Wikipédia) Cela se ressent énormément à la lecture de ce livre, en tant que lectrice j'ai ressenti le vécu d'Elisabeth Von Arnim, son ironie face au monde qui l'entoure.

mardi 21 avril 2009

FRED BERNARD - François Roca : Ushi

Merveilleux tandem :
Fred Bernard et François Roca.


Ushi

Encore une petite merveille rien que la couverture déjà, on salive déjà ! Cet énorme ourse blanc et cet enfant indien.
Je ne sais pas si François Roca c'est inspiré de la couverture de Philppe Pulman dans la croisée des mondes (Les Royaumes du Nord ). Mais le rapprochement moi je l'ai vu !

Ouvrons le livre et que raconte ce merveilleux album, de quelle aventure allons-nous être embarquée !
Ushi s'est le prénom d'un petit garçon indien, aveugle . Son grand père lui confie un secret, pour pouvoir retrouver la vue en allant au Sommet du Monde. Il part avec son animal de compagnie adoré Tahca, le raton laveur. Il doit suivre la chaleur de la pipe que lui transmet son grand père. Ils marchent dans le froid et la neige mais heureusement, la pipe est chaude et la guide. "Ushi se disait :" Connaître sa route, avoir un but voilà qui est bien. Mais si l'on est perdu et si l'on ne sait pas où aller, alors chaque pas est effrayant et semble inutile.". Les sentiments de la peur, du courage sont très bien traduit par Fred Bernard. Une petite merveille cet album d'humanité ! C'est envoûtant. Magnifique une grande force magique ce dégage une fois le livre refermé.
Les illustrations sont magnifiques, elles font vraiment rêver mais le petit hic c'est qu'il y a trop de noir, de contraste dans les illustrations. J'avais déjà remarqué ce défaut qui m'avait frappé avec la Reine des Fourmis.
Mais , cela est un avis très personnel de rien du tout. Car c'est encore un album merveilleux remplit d'aventures un très grand format rend très bien l'évasion et la sensation d'aventure est encore plus grande.

dimanche 19 avril 2009

MARY WEBB : SARN


© Alice Théaudière
SARN

Traduit par Jacques de Lacretelle et Madeleine T. Guéritte
Un livre qui demande à se faire apprivoiser.
C'est un livre qui démarre lentement puis cela va en crescendo ! Un livre d'une grande finesse dans le monde paysan, dans le Shropshire. L'histoire de Sarn se situe durant la guerre Franco-Anglaise au début du XIXème siècle en 1811, en pleine guerre napoléoniennes.
Dans les campagnes superstitieuses, on dit que lorsqu’un enfant naît avec un bec-de-lièvre, c’est parce qu’un lièvre a croisé le chemin de la femme enceinte.
Prue , la narratrice, a un bec-de-lièvre, la pauvre, elle y peut rien, elle passe pour une sorcière, une fille du diable dans le regard des autres. C'est une jeune fille douce, attaché à son frère, son grand amour est le tisserand Kester Woodseave. Elle sait lire et écrire grâce à Beguildy , elle tiendra un journal intime. Elle retrouve refuge au grenier et l'écriture est un échapatoire pour elle. Prue est un personnage adorable. C'est la gentillesse même, serviable très attachante, elle est dévouée à son frère, elle écrit à sa place des lettres d'amour pour Jancis, son grand amour. Quant au frère, c'est tout le contraire, Gédéon, à la mort de son père, il devient le maître de la ferme de Sarn. Il est roublard, il ne pense qu'à l'argent, il exploite sa sœur. Son souhait est de devenir riche pour acheter une maison à Lullingford
Son grand amour est Jancis Beguildy dont le père est un sorcier. Le père ne veut pas que sa fille se marie avec Gédéon. Selon lui se mariage portera malheur ! Et, il arrivera avec fureur et dévastation.
" Jancis était une petite personne, bien moins grande que moi, mais vous l'aperceviez toujours avant les autres tant il semblait que la lumière se concentrât sur elle. Elle avait des cheveux dorés qui paraissaient teindre de leur pâle reflet les ombres de son visage." Portrait magnifique que Prue fait de Jancis. Elle portera toujours une grande affection pour elle jusqu'à la fin de ses jours.
Prue fait tout pour sauver l'homme qu'elle aime Kester de la morsure d'un chien féroce, geste d'amour ; C'est un passage clé important du roman, un passage très romantique et courageux.
" Quelque chose me poussait à le retrouver et à rester près de lui , comme si je devais être son bon ange ce jour-là. Un ange bien misérable sans doute ; mais Dieu n'attache peut-être pas grande importance à l'aspect de ses anges, pourvu qu'il accomplissent convenablement leur tâche."
J'aime le style de Mary Webb, il coule comme l'eau de la Sarn. Le monde qu'elle décrit est féerique encré dans la réalité. " Il avait l'air, non pas un vrai bébé, mais un d'un elfe né par une nuit d'été sur le pétale d'un nénuphar. Oh ! c'était le plus étrange petit être que j'aie jamais vu ! " C'est un hymne à la nature. C'est une écriture très fine et très agréablement poétique, remplit de subtilité. Un Grand merci à Holly qui a eut la bonne idée de m'offrir ce livre, c'est un merveilleux cadeau.
C'est un livre qui a beaucoup compté pour elle et je l'a comprends donc c'est magique ! Ce livre est vraiment un chef d'œuvre de la littérature (en tout cas pour moi oui ) accompagné de passage d'une finesse extraordinaire brulant à en avoir le souffle coupé, époustouflé. C'est un roman envoûtant, plein de bruit et de fureur.

Livre lu par Wictoria, Chiffonnette, Emjy

Mary Webb (1881-1927)
Mary Gladys Meredith est né à Leighton, dans le comté du Shropshire, dans l'Ouest de l'Angleterre, région où elle demeurera presque toute sa vie. L'aînée de six enfants, elle est dès l'enfance fascinée par la nature qui l'entoure. En 1909, elle perd son père, ce qui l'affecte profondément. Son père était un érudit c'est lui qui lui fit connaître le folklore et les légendes du conté de Shropshire. Ses auteurs préférés était Shakespeare, Milton , les Brontë, Thomas Hardy, et cela se ressent comme référence pour son roman dont le titre original est "Precious Bane". Et avec ce roman, Mary Webb a rendu un magnifique hommage à ces auteurs, on sent habillement l'influence.
Étant de nature très fragile, c'est dans la nature qu'elle retrouvera refuge et compréhension. Elle était de tempérament secret. En 1910, elle rencontre son mari, 1926 est une année catastrophique tout va mal et en 1927 elle est décédé à l'âge de 46 ans.

samedi 18 avril 2009

DAVID LODGE : Jeu de Société


traduit par Maurice et Yvonne Couturier
Lu avec grand plaisir ce livre il y a quelques années déjà.
Voilà une envie, voir une très grande envie de me replonger dans l'univers de David Lodge.
Référence a un autre livre de David Lodge l'Art de la fiction (traduit par Michel et Nadia Fuchs) il dit à propos de Jeu de société concernant les noms "le nom de Vic Wilcox pour que sous l'apparente banalité bien anglaise du nom soit suggérée une masculinité assez agressive, voir vulgaire (par association d'idées avec victor, vill (la volonté) et cock (pine)) et mon chois s'est vite arrêté au patronyme de Penrose pour l'héroïne, nom qui contraste avec le précédent par ses connotations de littérature et de beauté (pen (plume) et rose). J'ai pourtant hésité un certain temps pour son prénom entre Rachel, Rebecca et Roberta, ce qui-je m'en souviens - m'a empêché un bon moment de mener à bien le deuxième chapitre, car je n'arrivais pas à me mettre dans la peau de ce personnage tant que je n'avais pas arrêté son nom. Finalement, j'ai fini par découvrir dans un dictionnaire de noms propres que Robin ou Robyn est parfois utilisé comme diminutif de Roberta. Ce prénom androgyne m'a semblé très approprié pour cette héroïne au féminisme sans réplique" Souvent tout au long du roman cette ambiguïté sur le prénom de Robyn jouera. Rapprochement avec HowardEnd, un personnage se nomme Henry Wilcox qui est aussi un homme d'affaire, il est épris d'une féministe intellectuelle qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Robyn. C'est aussi l'opposition de deux mondes qui se côtoient.Robyn Penrose est jeune universitaire spécialiste des "romans industriels" victoriens ( Extraits cités de Shirley de Charlotte Brontë, Nord et Sud d'Elisabeth Gaskell et Les Temps difficiles de Dickens)" Maître de Conférences Associé en littérature anglaise à l'université de Rummidge, considère que le "personnage" est un mythe bourgeois, une illusion créée à seule fin de renforcer l'idéologie capitaliste. "
Vic Wilcox, directeur général de Pringel and Sons, une entreprise de métallurgie anglaise en pleine restructuration. Il est très attaché aux privilège de sa classe. Robyn va être stagiaire auprès de Vic dans le cadre de "l'année de l'industrie". Elle va découvrir avec horreur le monde impitoyable de l'industrie qui est tout l'opposé du monde douillet et feutré de l'université. Vic Wilcox apprendra a découvrir Robyn avec beaucoup de plaisir, surtout que sa vie affective avec Majorie bat de l'aile. Puis par la suite au fil du temps, Vic se remet en cause ses préjugés et décide de découvrir la littérature anglaise : Jane Eyre, il se découvre une passion pour le poète Tennyson. Il devient le stagiaire de Robyn et c'est assez amusant.

Ce livre a tout a toutes les configurations d'un roman victorien détourné et privé de sa morale qui interroge une société obsédée par le culte des différences de classe, de culture, de milieu sociale.
Grâce à cette confrontation Robyn autant que Vic élargiront leurs visions de la vie cantonnées jusque là à leurs seuls univers. Cette confrontation brutale est très drôle, on passe un excellent moment de lecture très agréable ! David Lodge avec ce roman a su faire une excellente critique de la société anglaise sous l'ère de Margaret Thatcher.

mercredi 15 avril 2009

PEF : Le Prince de Motordu et autre ...


Incontournables Auteurs/Illustrateurs

J'ai une véritable tendresse pour PEF. Auteur-illustrateur que j'ai découvert avec un immense bonheur adulte lors de mon stage chez Gallimard-Jeunesse, il y a quelques années déjà.
J'aime ces mots tordus, ses dessins pleins d'humour, de jeux sur le langage, et de rires, c'est un enchantement que les enfants apprécient. Je me dis parfois d'ailleurs que les enfants ont bon goût : Ponti, PEF, Roald Dahl, c'est comme même pas mal !

Mon père, mon théâtre de papier

Un magnifique portrait, récit de Pef chez Actes Sud Junior " Je me suis trouvé un nom d'artiste : Pef. P.e.f. Ce qui peut signifier Petit Écrivain Français ou Pélican Ému Fragile" Il évoque son père fou de théâtre. Il enseigne le thèâtre. Mais il a une passion pour le cinéma " Mais les bobines les plus surprenantes chaque année, cachées dans ces boîtes en carton rouge à coins métalliques, étaient celles de jour de fête de Jacques Tati."Son inspiration pour le prince de Motordu vient dans ses souvenirs d'enfance justement plutôt auprès de ce papa hors norme. Il a dessiné ou écrit une trentaine d'ouvrages, certains sont tordus, d'autres sont poilus en collaboration avec Henriette Bichonnier " le monstre poilu", et certaines sont carrément dégoûtantes voir "Rendez moi les poux".
Il est né le 20 mai 1939 d'une mère bourguignonne et d'un père provençal. Son épouse Geneviève est la coloriste de ses livres. Il a pratiqué les métiers les plus variés : journaliste, essayeur de voitures de course ou responsable de vente de parfums pour dames. Lorsqu'il veut raconter ses histoires, Pef utilise deux plumes : l'une écrit et l'autre dessine. La première dérape à la moindre occasion et la seconde la suit les yeux fermés.
Avant d'être un auteur à succès, Pef est un auteur militant, qui se bat contre l'illettrisme. J'aime bien cette facette. J'aime beaucoup cet auteur de littérature jeunesse car il y a beaucoup d'humanité qui ressort dans ces albums.

En 1980, Pef a la très bonne idée d'inventer un héros : le prince de Motordu. Cela sera un franc succès auprès des enfants.

La belle lisse poire du Prince de Motordu,

Le prince de Motordu a quelques problèmes avec la langue française : il a un langage effervescent et dans sa bouche, le château surmonté d'un drapeau devient un chapeau surmonté d'un crapaud… Aussi sa rencontre sa rencontre avec la princesse Dézécolle, institutrice, sera-t-elle décisiveUn album que les enfants adorent, ils sont séduits par ces mots tordus. Ils les adoptent ainsi que l'humour qui se dégage. Et la suite est aussi charmante : Motordu papa, le petit Motordu, au loup tordu

Motordu et le fantôme du chapeau
Gallimard Jeunesse - Folio Cadet
Dans cette petite histoire nous retrouvons notre Prince de Motordu.
D'ailleurs ce livre s'intitule aussi les aventures de la famille Motordu.
Le Prince on le sait depuis la Belle histoire est mariée à la Princesse Dézécolle. Une ambiance mystérieuse règne dans le château.
Une nuit, la Princesse Dézécolle entend des poux qui rodent dans le château. Mais elle a tout faux c'est un fantôme " Le fantôme du chevalier de la Motte-Ordure, mort peu après un tournoi, au chapeau de Lance-Hêtre !". Ce fantôme fait partie de l'arbre généalogique du Prince Motordu, c'est un ancêtre quoi !
C'est une belle histoire qui s'adresse à des enfants qui prennent un grand plaisir à lire seul.

Rendez-moi mes poux
Gallimard- Jeunesse - folio Benjamin
Mathieu, enfant unique et comblé, s'ennuie profondément, son papa pense qu'une petite sœur serait bien pour lui ! Un jour, il se découvre des poux ! ils deviennent de merveilleux compagnons de jeu…. Et le malicieux Pef en rajoute dans son texte, il y a des poux partout. Puis un beau jour la mère horrifié, prend les choses en main.Encore un magnifique album de Pef, intelligent, fin, avec beaucoup d'humour, il est là pour dédramatiser une aventure que les enfants peuvent rencontrer.

Aux fous les pompiers !

Les péripéties de pompiers pauvres qui n’ont ni eau, ni téléphone mais sont déclarés champions à la fin de l’année... c'est bourré d'humour. Dans ce livre ont retrouve le style de Pef, les jeux de mots, les caricatures bien typiques de cet auteur connu entre autre pour son héros le prince Motordu. Les dessins en noir et rouge se veulent humoristiques. C'est un régal !La quatrième de couverture dit "Une histoire fumante pour crépiter de rire"

Le bûcheron furibond
Et le savoureux le génial Pef et son bûcheron un vrais régal -drôle, bourré d'humour.
Pef lui même ce met en scène pour une dédicace au Salon du livre de la Porte de Versaille.
Le bûcheron est bien décidé à le retrouver . Il quitte sa chère forêt pour rejoindre la ville dont il a horreur et, finalement, il atteint son but : la rencontre avec le mystérieux individu qui a provoqué toute cette détermination.
Pef, plein d'humour, pour déboucher sur un hommage à la lecture. L'histoire très vivante, écrite à la première personne par le bûcheron, et des dessins très colorés .






Une si jolie poupée
" Il existe des poupées qui parlent. Celle-ci nous raconte pourquoi elle a plusieurs papas et comment elle est née d'un ordinateur, impatiente de rencontrer l'enfant qui l'adopterait"
Un livre dur car c'est un plaidoyer contre les mines personnelles qui tuent ou mutilent entre autre, des enfants. Voir violent ! et dire que c'est vrais c'est absolument révoltant. Cet album de Pef est un cri de révolte contre la bêtise des hommes. Créer des jouets pour tuer des enfants ! Mais quelle idée ! Voilà, ce qui est ressorti à ma lecture de cet album ! Merci à Pef d'avoir réalisé cet album choc . Avec cet album, Pef s'adresse aux enfants, les met en garde de la violence des hommes ! Un livre fort poignant !Au vu du sujet se livre demande une lecture accompagnée avec l'enfant. Ne pas laisser l'enfant tout seul sans explication



SONYA HARTNETT : FINNIGAN ET MOI


Traduit par Bertrand Ferrier
L'histoire se passe à Mulyan un petit village australien. " Mulyvan se tient là, tête-bêche dans mon œil, ville de secrets abominables et de mythes. Ses anciens se rassemblent au Conseil pour voter contre. Toujours contre."
À l’âge de 20 ans, Anwell, l'ange Gabriel évoque son enfance depuis son lit de mort." C'est ici que tout a commencé pour moi. Je meurs dans la maison de mon enfance." Nombreux sont les flash-backs, il raconte son enfance, bouleversée par sa rencontre avec Finnigan, son opposé, son ami, toujours accompagné de son chien Surrender. Finnigan n’est pas comme les autres : il ressemble à un hyène, il n’est pas bien élevé, il ne va pas à l’école. Les parents d'Anwell sont les zinzins de Mulyan. Son père est un avocat et sa mère de santé fragile. Puis un incendie se déclenche, Gabriel serait il pyromane ? Il noue une relation amoureuse avec Evangeline et elle n'est pas appréciée par sa mère. " Je pense que c'est son nom qui a attiré mon attention sur elle. Evangeline. Rien que le mot semblait sacré." et j'aime bien ce passage, ce dialogue entre Evangeline et Gabriel, il est à la fois doux et surréaliste " - Et toi, qu'est-ce qu'il y a, à l'intérieur de toi ? Qu'est-ce que tu ressens . C'est une question gênante. J'avais détourné la tête. Fixé mes coudes, mes rotules saillantes. Qu'avais-je à l'intérieur de moi ? La réponse m'était venue brusquement :
- Des couleurs, peut-être.
- Lesquelles ?
- Le bleu.
Le sang courait dans mes doigts. J'avais étrangement conscience de mes pieds, de la taille de mes mains... Tout s'assemblait. Tout donnait une sensation de concorde.
- Le vert aussi, avais je ajouté."
Le chien de Le chien Surender tient un rôle de premier ordre dans ce roman dans un premier temps il appartient à Finnigan puis à Gabriel. Chien mal aimé aussi, il est rejeté. Il est question d'une tante Sarah qui s'occupe de lui sur son lit de mort. Est ce vraiment sa tante ?, sa mère, les gestes sont maternels. Un doute plane, il en est de même concernant Venron son frère handicapé, mort soit disant ne serait il pas réincarné en Finnigan qui est le frère l'opposé de Gabriel. Car nous ne savons pas d'où vient Finnigan. " N'oublie pas que nous sommes des reflets. Tu es mon frère de sang. Mon jumeau . Ce que je fais, tu le fais."Il est question de fantômes de personnages qui disparaissent et apparaissent. J'ai trouvé cette fin assez onirique assez belle, elle renvoi selon moi un autre regard sur le livre . Comme ce livre est structuré à deux voix, double récit je pense qu'il peut avoir plusieurs interprétations. Quelques jours après ma lecture, les personnages restent mais ils ont un contour de fantômes qui flottent, irréel.
C'est sûrement la fin qui donne cette impression. J'ai trouvé l'écriture de ce livre étrange, mystérieuse . la fin du roman qui est assez étonnante. Cela dit c'est un livre qui se lit bien, qui est envoûtant , on est comme happé par l'écriture que l'on a du mal à s'arrêter.

Mon avis est très personnelle, j'attendais autre chose de ce livre, cela vient du faite que je ne suis pas une lectrice de thriller. Livre lu par Lily, Clarabel, Sylire, Joëlle, Laurence du Biblioblog, Hilde- Livre offert par le Serpent à plumes par Adeline au Salon du livre.

lundi 13 avril 2009

JEANNE BENAMEUR : Laver les ombres


"Aimer c'est juste accorder de la lumière à la solitude. Et c'est immense"

C'est aller à la recherche de soi , découvrir un secret de famille, plus exactement en photographie cette expression signifie mettre en lumière un visage pour en faire un portrait. Lea fait le portrait de sa mère Romilda/Suzanne italienne originaire de Naple. Elle est mariée très jeune à seize ans. Elle est issue d'un milieu simple, ses parents tenaient un petit café Jeanne Benameur fait le portrait de Lea, on retrouve dans ce texte un effet de miroir. Lea, à cause de l'histoire personnelle de sa mère et de son père, elle a un rapport distant avec les hommes, en tout cas avec Bruno : peintre. Elle lui sert de modèle. Le corps comme on le voit sur la couverture tient une grande place dans la vie de Léa car elle est danseuse, elle a trente huit ans. " Elle a hérité de la stature de son père. Grande, les épaules marquées, la chevelure rousse . Si peu semblable à sa mère , elle n'a cessé d'admirer le corps menu qui l'avait portée, les longs cheveux lisses si noirs. C'est sa mère qui lui a fait aimer le corps humain."Le corps est son instrument de travail. Mais il est aussi question du corps de la mère de Léa est meurtrie, usé. " Le corps de sa mère danse entre les lignes."
Un livre qui tourne autour du rapport mère / fille. Un thème qui a souvent été traité dans la littérature. Le grand thème tourne autour du corps de la mère et de la fille Romilda et Léa. Il parcourt ce livre, il est permanent présent.
La grande force comme dans les Demeurées c'est l'écriture qui s'apparente à un long poème d'une grande force. La transmission des mots, transmission d'un secret, les expressions en italien renforcent le côté poétique, comme chuchoté. " Là il a vu lu que je sache parler français. Rien que le français . Il fallait que je fasse comme si je n'était pas italienne. Il ne voulait pas qu'on me parle. Et il disait que les Allemands, ils aimaient ça, le français. Il m'apprenait des mots tous les jours. Il ne voulait plus de mon accent . Mais ça .. il n'a pas pu. L'accent, il reste..."
l'importance de la langue, l'importance de ses racines. " La langue de ses parent, celle de la spina nell'occhio"

Ce texte ma totalement séduit pour l'apprécier il faut lire entre les ligne, et savoir repérer les silences.
C'est une écriture qui m'a fait vibrer, j'ai ressenti une forte émotion, les mots sont choisis avec une grande précision cela est selon moi la marque d'un véritable écrivain.
Un moment dans ma lecture j'ai pensé à la Virevolte de Nancy Huston, parce qu'il est question de la danse et du rapport mère/fille cela s'arrête là concernant la comparaison, car deux livres différents, deux traitement aussi.
Jeanne Benameur est un auteur qui me ravie en tant que lectrice et je pense lire d'autres livres d'elle.

Livre lu par Lily, Clarabel, Leiloona, très beau billet de Bellesahi, Beatrix : un grand merci à toi car c'est vraiment grâce à toi que j'ai découvert cette auteure Julie, Sylire, Saxoul

samedi 11 avril 2009

DELPHINE de VIGAN : No et moi


Voilà un livre qui vient de sortir en poche. Il a reçu de nombreux prix. Prix des Libraires 2008, Le Prix Solidarité 2009, nombreux avis élogieux dans la blogosphère. J'ai accepté la proposition du Livre de Poche pour me faire une idée, ma propre opinion concernant ce livre. Car à sa sortie à la rentrée littéraire de 2007 je n'ai pas eu la moindre envie de lire ce livre.

Donc, dans ce roman de Delphine de Vigan, il est question de
Lou Bertignac a 13 ans et des questions plein la tête.Elle décide de faire un exposé sur les SDF . C'est une enfant précoce, de ce faite elle m'a fait penser à la petite peste de L'élégance du Hérisson, même âge, et aussi extrêmement précoce et préoccupé par le monde qui l'entoure. Pour son exposé, Lou rencontre un jour, à la gare d'Austerlitz, No, une jeune fille SDF de dix-huit ans.
Attention, Lou se transforme en superwoman, avec sa baguette
magique elle décide alors de sauver No, de lui donner un toit et une famille et se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin.." Le soir au dîner j'ai demandé à ma mère comment de très jeune filles pouvaient être dans la rue , elle a soupiré et m'a répondu que la vie était ainsi : injuste"
Bien sûr, que le monde des sans abris, la pauvreté et un sujet qui me touche personnellement comme beaucoup. Mais, ce qui ma déplut c'est le traitement et on n'y croit pas selon moi. Je trouve ce roman même mauvais ! Je n'ai pas adhéré du tout à ce livre. Je le trouve pas crédible, il sonne faux, l'histoire me parait artificiel.

Je pense aussi que ce livre passerait mieux, pour moi en ce qui me concerne(question d'étiquette, mais en France nous sommes très cartérisien n'est ce pas). Si ce livre avait été publié en édition jeunesse dans la catégorie adolescent, me semble t-il, plutôt qu'en littérature général !
Alors que dans la même thématique je peux citer deux livres un français celui J'ai non sans bruit (livre coup de cœur) d'Isabelle Jarry et un Québécois d'Alain Ulysse Tremblay Ma paye contre une meilleure idée que la mienne .
Deux livres très fort accompagné d'une écriture forte, à côté je trouve que le livre de Delphine de Vigan fait pâle figure à côté.

Livre lu par Clarabel, Lily, Joëlle n'a pas trop adhéré à ce livre. Elle le trouve convenu. Je suis tout à fait d'accord avec elle.

jeudi 9 avril 2009

P5C : MONIQUE PROULX : CHAMPAGNE


Je connaissais Monique Proulx de nom je savais qu'elle était connu pour écrire surtout des nouvelles mais je n'avais rien lu d'elle. Et là j'ai eu l'opportunité de lire ce merveilleux roman.
Un petit bijou ! "Il lui dirait : champagne et campagne même combat. Mêmes bulles d'allégresse. Même mot, fondamentalement. Qui sait encore qu'au Moyen Âge tout ce qui n'était la ville , tout ce qui était territoire sauvage s'appelait la champagne ? Les champignons poussent dans la champagne. La champagne est belle en juillet. Plus tard, l'usage oral troquerait le CH contre le K, faisant de la champagne verte une verte campagne-"

Au bord du Lac de l'Oie dont le domaine appartient presque en totalité à Lila Szach, vieille femme d’origine polonaise, elle préserve la nature contre tous les prédateurs de l’espèce humaine, "Il n'avait pas le droit d'être chez madame Szach celle à qui appartenait les deux tiers du lac." Elle a une passion pour les champignons, les chats, la nature mais elle n'aime absolument pas les êtres humains, c'est une vrais sorcière Lila Szach . Jérémy la surnomme SS.
Le personnage central de ce roman est la campagne, la forêt des Laurentides et sa faune. Monique Proulx a un grand sens de l'observation et de précision de la nature.Les personnages principaux qui gravitent autour du lac sont : Simon : nommé aussi le Curé, il a été le premier à acheter à Lila Szach un chalet bleu. Il est retraité et sa femme Marianne travail à Montréal comme infirmière. Il a deux enfants Loïc et Jeanne.
Mon personnage préféré car le plus attachant est celui de Jérémy. C'est le fils de Marco le neveu de Simon, Jerry Potter car il est un grand fan d'Harry Potter. Il aime les insectes, la nature, la liberté, l'évasion.

Autour du Lac de l'Oie se trouve une forêt inaltérée avec des chevreuils, des écureuils, des insectes et des chanterelles, une faune et une flore foisonnantes. Les personnages de ce roman sont humains et ils sont réfugiés dans la célébration de la beauté. Ses personnages sont plus ou moins écorchés par l'existence, et dont les vies entrecroisées donneront lieu à une formidable aventure humaine, faite de morts et de renaissances durant un été québécois. Les thèmes de ce roman sont nombreux celui d'une famille éclatée, l'infidélité amoureuse, la mort proche, le vieillissement et surtout préserver la nature c'est là le plus important.

Rapprochement entre la nature et les humains : " il reconnaissait ce sauve-qui-peut désespéré, il l'avait vu à la télévision dans des films de guerre ou dans les actualités au sein de pays barbares, et c'était étrange de constater à quel point les fourmis et les humains se ressemblaient quand il s'agissait de panique." Importance du lac, il y en a beaucoup au Québec des lacs "le lac bougeait et bruissait sous sa pagaie comme une masse animale primitive et puis retournait, aussitôt calmé, à son existence minérale. Qu'est ce qu'un lac ?"

La construction de ce livre peut surprendre voir dérouté le lecteur construction de ce roman est éclatée mais cela m'empêche pas une écriture magnifique. J'ai été époustouflé par la qualité de l'écriture, remarquablement rare. J'ai eu l'impression d'être une lectrice voyeuse, une petite fourmi qui observe ce petit monde.
Puis ce livre ma touché personnellement car il m'a rappelé mes vacances d'été chez mon oncle québécois. Il habite dans la région de Québec (la ville) à Saint Charles prés d'un lac . J'ai eu l'impression que les personnages du roman de Monique Proulx sont aussi les voisins de mon oncle.

Livre lu par Catherine du Biblioblog, un billet magnifique à la hauteur de ce roman celui de Venise ,voir là aussi Paul-André Proulx Littérature Québecoises

samedi 4 avril 2009

E.M FORSTER : Howards End


(Le legs de Mrs Wilcox) traduit par : Charles Mauron

coeur_022C'est un roman qui nous présente deux familles, deux mondes réunies par cette propriété Howards End en ce début du XXième siècle. Les Schlegel sont une famille à la fois anglaise et allemande, aux idées d'avant garde "des jeunes femmes indépendantes". Les sœurs Meg et Helen sont célibataires et libres d'esprit, elles admirent les arts alors que les Wilcox pas du tout intéressée, ils sont que d'odieux parvenus . Elles ont rencontré les Wilcox en Allemagne "Nous avons, connu les Wilcox au cours d'une randonnée impossible de Heidelberg à Spire. Hélène et moi, nous étions persuadées qu'il existait à Spire une vielle et belle cathédrale."
Hélène a fait un séjour à Howards End, elle est tombée sous le charme de Paul, le cadet des Wilcox. Drame ! et Meg avec doigté fera tout pour reprendre contact avec les Wilcox en particulier avec Mrs Wilcox. Pour cette dernière Howards End est une propriété qui lui tient à cœur. Son dernier souhait avant de décédés c'est d'en faire don à Meg. Ce leg sera mal vu par les enfants Wilcox : Charles et Evie. Ils iront jusqu'à faire disparaître le testament.
Londres, la ville urbaine tient un grand rôle dans ce roman, tout comme l'Angletterre de ce début du siècle tient une place importante Howard End est un roman un , monde qui bascule devient industriel . Les maisons sont remplacées par des immeubles, les fiacres par des voitures."De mois en mois les rues étaient plus empestées d'essence, plus difficiles à traverser, cependant que les hommes qui s'entendaient parler de moins en moins, respiraient moins d'air et voyaient moins de ciel. La Nature battait en retraite : les feuilles tombaient à la mi-été ; le soleil trouait un air sale et on l'admirait d'être obscur."
Leon Bast personnage mystérieux et énigmatique, tellement romantique qui va perdre son emploi à cause de l'odieux M Wilcox. Je comprends aisément les réactions emporté d'Hélène qui a une haine tout à fait justifiée envers son futur beaux frère . Hélène défend les pauvres gens comme Leon Bast et sa femme, elle ne supporte pas l'argent, le capitalisme des Wilcox. Henry Wilcox demandera la main à Meg. Celle ci y voit un avantage entre autre d'avoir un toit et une situation c'est à dire d'être une femme mariée.
Le thème principal les avantages sociaux que voit Henry Wilcox le titre de propriété. La relations entre membres de différentes classes sociales. Selon moi ce passage résume assez ce roman concernant le rôle des hommes et des femmes à cette époque. C'est Margaret s 'adresse à Henry " Vous avez eu une maîtresse - je vous ai pardonné . Ma sœur a un amant - vous la chassez de la maison. La voyez-vous, la relationn ? Stupide, hypocrite, cruel - Oh! méprisable ! - L'homme qui insulte sa femme vivante et fait le Tartuffe avec sa insulte sa femme et la rejette pour qu'elle aille détruire celle d'autres hommes. L'homme qui donne de mauvais conseils financiers et se déclare, ensuite, irresponsable . Tous ces hommes - ces vous. "
Howards End est un merveilleux roman très bristch et aristocratique, un grand classique de la littérature anglo-saxone. Une petite merveille ce roman très riche sur son époque, sur les classes sociales, sur l'angleterre son folklore etc... J'aime beaucoup ce leitmotiv qui revient plusieurs fois " Des dents de porc sont fichées dans le tronc".

Vu plutôt revu le film de sublime de James Ivory. lu par Papillon, Lou, Lilly, Portrait de l'auteur chez ICB

jeudi 2 avril 2009

Deux très beaux albums en pour la jeunesse

Les trois questions

d'après un conte de Léon Tolstoï - écrit et illustré par Jon J Muth (il rend un magnifique hommage à littérature russe Gogol, Pouchkine,Tolstoï)
traduit par Catherine Bonhomme

L'histoire de Nikolaï, il est hanté par trois questions. Il se pose des questions pour être quelqu'un de bien.
-Quel est le meilleurs moment pour agir ?
- Quelle est la personne la plus importante ?
- Quelle est la meilleure chose à faire?
Sonya le héron, Gogol le singe, Pouchkine le chien essayent tous les trois de trouver la réponse. Pas satisfait il va voir Léon tortue. Il découvre un panda, Nikolaï le recueil ainsi que l'enfant panda qui se trouve coincé dans la forêt en pleine tempête.Il sauve la maman panda et son enfant, il a su transmettre le bien, de la chaleur. C'est mignon, un album très touchant. Un magnifique conte philosophique pour les enfants, autour de l'attention à l'autre une petite merveille. Les illustrations sont vraiment superbe d'une grande finesse. Cette touche rouge du cerf volant (voir la couverture du livre) lueur d'espoir de chaleur c'est très beau.


Nsoko l'orphelin
Texte de Colette Hellings - Aquarelle de Dominique Mwankumi
J'ai sur mon blog déjà évoqué deux albums de ce brillant illustrateur ici
Là, dans cette album il est question de l'histoire d'un éléphanteau qui se nomme Nsoko. La vie est cruelle, des chasseurs tirent sur sa mère, pour avoir l'ivoire des défenses .
Et voilà notre pauvre Nsoko orphelin, il est malheureux, puis il rencontre Mbila . L'enfant sait, connaît les mots, les gestes tendres pour consoler Nsoko. Mbila emmène Nsoko à l'orphelinat des éléphants. Là on s'occupe bien de lui. Et Nsoko retrouve goût à la vie.
Un très joli album, une très belle histoire beaucoup de tendresse et de complicité. La dernière page de cette album est intéressante, quelques informations concernant les éléphants. Et surtout, c'est révoltant je crois que c'est maintenant interdit : le commerce de l'ivoire mais cela n'empêche pas que cette pratique révoltante à toujours lieu. Ce magnifique album, cette belle histoire d'amitié se déroule en Afrique !

mercredi 1 avril 2009

CLAUDE PUJADE-RENAUD : Belle mère

À quarante-sept ans, Eudoxie épouse Armand sexagénaire et veuf père de Lucien trente ans, à moitié fou. Elle s'installe à Meudon Val-Fleury (pas très loin de chez moi d'ailleurs c'est amusant) dans un modeste pavillon de la banlieue parisienne avec ses petits jardins potagers ouvriers . La guerre éclate et voilà Eudoxie veuve et elle doit cohabité avec Lucien, un homme étrange et peu sociable. Le personnage de Pierrette amène une luminosité dans la vie d'Eudoxie qui n'est pas toujours très rose mais difficile surtout au quotidien.
Un climat un peu désuet habité par des gens simples règne dans ce roman. Le ressenti de Lucien qui s'intercale entre chaque chapitre, est étrange marque une note un peu lugubre .
Mais je n'ai pas été vraiment emballé par ce livre lecture laborieuse surtout vers la fin. J'ai trouvé que ma lecture avait un goût rance, je ne sais pas si c'est le terme exact mais plutôt désagréable oui, laisse un goût amer.
La thématique qui se dégage de ce roman est le troisième âge on pense à Des phrases courtes ma chérie de Pierrette Fleutiaux, à Noëlle Châtelle La femme Coquelicot.
Aussi sur le temps qui passe, les époques de la seconde guerre mondiale à l'arrivée de François Mittérrand au pouvoir . Donc mon avis est pas très enthousiaste, j'ai trouvé malgré tout beaucoup de finesse dans l'écriture de Claude Pujade Renaud. J'aurai plaisir à lire un autre livre d'elle tout de même.
Ce roman a eu le Prix Goncourt des lycéens en 1994. Il a été lu par So, Sophie, Yue-Yin, Antigone

grâce à Florinette, il part en direction de chez Katell