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samedi 31 janvier 2009

ROALD DAHL : Moi Boy


Traduit par Janine Hérisson
Roald Dahl se souvient de ses années d'enfance de ce qu'il a marqué aussi bien les bons que les mauvais souvenirs.
Ce n'est pas une autobiographie.
Son père est norvégien Harlald Dahl ainsi que sa mère.
Malheureusement, Roald ne connut pas son père. Mais, ce dernier tenait beaucoup à ce que ses enfants aient une éducation dans un établissements scolaires anglais ""Aucun de mes enfants, ne cessait-il de répéter,n'ira en classe ailleurs en Angleterre."" De sept à neuf ans il va à l'école de la cathédrale de Llandaff, et de cette époque souvenir de la confiserie tenu par l'horrible Mme Pratchett. Le passage le plus marquant de cette époque est la souris dans le bocal de boules magiques. Les vacances en Norvège c'est le paradis pour Roald, les retrouvailles avec le pays natal, ses grands-parents le bonne air. Les passages les plus intéressant et les plus saisissant à mon avis ce sont ceux concernant l'éducation dans les pensionnats anglais durant les années de l'entre deux guerre.
Comment en effet ne pas être effaré par les mauvais traitements et les punitions corporelles qui étaient monnaie courante à l’école, les sévices corporels les coups de cannes , les violencesde l'encadrement scolaire au près de jeunes enfants font froid dans le dos. Mais, il y a des passages joyeux et inoubliables qui sont d'excellents souvenirs comme la sortie en voiture, les blagues faire fumer du tabac de chèvres. L'épisode du chocolat de Cadbury lui a inspiré Charlie et la chocolaterie son livre le plus connu que j'ai Lu enfant surement, vu le film of course de Deep Burton. Grâce au collège il a apprit la photographie et l'art du développement et du tirage, il en tira bénéfice puisqu'il remportera plusieurs prix.
J'aime le ton, le style Roald Dahl, l'humour, le ton c'est agréable à lire c'est fin, c'est intelligent car enrichissant sur l'éducation d'une époque d'un pays. Enfin pour ma part les livres de Roald Dahl en littérature jeunesse sont tous simplement d'excellents romans et toute la famille y trouve son compte et son enthousiasme. Moi, Boy est un très beau livre illustrée de photos de famille de Roald Dahl et aussi accompagné de bout de lettre qu' ilécrivait à sa mère, signait Boy. Et aussi comme dans tous les livres de Roald Dahl on y retrouve les illustrations de son chère complice Quentin Blake.

Site très amusant en anglais

jeudi 29 janvier 2009

MAYA ANGELOU : Tant que je serai noire


Rentrée littéraire 2008

Traduit par Lori Saint-Martin et Paul Gagné

Le thème tourne autour de l'identité noire.Un magnifique documentaire autobiographique et le portrait d'une femme noire, remarquable, son courage, son combat . Il fait écho avec la présidence d'Obama, d'ailleurs en 2008, comme de nombreux leaders afro-américains historiques elle a apporté son soutien à Hillary Clinton lors des primaires du Parti démocrate pour l'élection présidentielle américaine avant de se ranger du côté de Barack Obama. L'engagement politique sa voix de femme noire, est toujours d'actualité, même si il est vrais que la condition des noirs dans les années fin 50 et 60 n'est pas la même qu'aujourd'hui.
À partir de 1957 , Maya Angelou décide de quitter la Californie avec son fils Guy. J'ai trouvé très touchant sa complicité avec son fils, elle est remplit d'affection et d'amour, elle remplit son rôle de mère célibataire à merveille. " Comment aimer et se montrer affectueux sans faire naître des pensées lascives dans des esprits jeunes et innocents ? Par crainte de susciter des désirs incestueux chez leurs enfants, de nombreux parent s se mettent en quelque sorte en retrait et refusent tout contact physique, au risque de laisser leurs rejetons en proie au désir et convaincus d'être indignes d'amour."
Ils s’installent à New York et elle devient écrivaine.
Concernant ses débuts littéraires :
"- Quel est le genre littéraire le plus difficile, John ?
- Ils ont chacun leurs difficultés. Le roman est impossible. Je suis payé pour le savoir. La poésie aussi. Parles-en à Langston ou à Countee. Et Baldwin affirmera que l'essai est impossible. Tour le monde s'entend cependant pour dire que c'est la nouvelle qui est le genre le plus difficile. Pas le moyen d'en écrire une bonne, ou presque."
J'aime bien cette phrase concernant l'écriture : "écrire, c'est décider de se jeter dans les eaux d'un lac glacé."
Maya travaille comme coordonnatrice de la section new-yorkaise de Martin Luther King. Elle rencontrera James Baldwin un grand auteur noire qui défend la cause des africains. Elle a joué le rôle d'une blanche dans une pièce de Jean Genet : les Nègres . Un passage que j'ai trouvé très intéressant et captivant dans la vie de Maya Angelou à New York."Genet avait raison au moins sur un plan. Les Noirs n'avaient aucun mal à jouer les Blancs. Pendant des siècles, nous avions étudié leurs visages, les angles de leurs corps, leurs intonations et même leurs odeurs. Souvent, notre survie dépendait de l'interprétation que nous faisions du rire d'un Blanc ou du geste dédaigneux de la main d'une Blanche." Jean Genet se sentait très proche des noires, de leurs identités
Elle a été un témoin des importants événements de l’histoire des Noirs au début des années soixante, alors qu’aux États-Unis, ils se soulevaient contre le racisme établi. L' Afrique, elle essayait de ce défaire du colonialisme. Elle va se marier avec Vuzumzi Make, une grande complicité naîtra entre lui et Guy le fils de Maya. Elle décide de suivre Vus combattant pour la liberté des droits des Noirs d’Afrique du Sud. Elle a travaillé comme journaliste, au Caire et au Ghana . Ce livre je l'ai trouvé intéressant, depuis très jeune j'ai été marqué par des figures comme Martin Luther King et Malcom X (je me souviens avoir vu le film de Spike Lee en1992).

Livre lu par Antigone , Anna Blume, celui d'Enna

dimanche 25 janvier 2009

LAURA KASISCHKE : À moi pour toujours


Tel est le billet anonyme que trouve Sherry Seymour dans son casier de professeur à l’université un jour de Saint-Valentin. Elle est d’abord flattée par ce message qui tombe à point nommé dans son existence un peu morne. Mais cet admirateur secret obsède Sherry. Une situation d’autant plus troublante qu’elle est alimentée par le double jeu de son mari. Sherry perd vite le contrôle de sa vie, dont l’équilibre n’était qu’apparent, et la tension monte jusqu’à l’irréparable… (extrait de la quatrième de couverture)
Oui, Sherry, la quarantaine est une femme normal, dont le quotidien est le plus banal tranquille, elle s'ennuie dans son train de vie donc il faut pimenté tout cela. Sherry est en quelque sorte une madame Bovary, américaine des temps modernes
J'ai été scotché au livre, c'est un livre poignant d'une grande tension , un livre que l'on lâche pas, suspense une écriture très cinématographique rendu par de nombreux dialogues . Je ne connaissais pas du tout cette romancière. C'est un livre qui dégage une grande sensualité : l'évocation du désir féminin fait de ce livre très hot ! Livre sur le couple, le quotidien, le temps qui passe, réflexion sur la sexualité chez cette femme Sherry.
J'ai beaucoup aimé la première partie elle ma littéralement séduite, il faut dire que le climat hivernal est pour beaucoup pour happer le lecteur dans une ambiance des plus inquiétantes.
" Mais ce matin était d'un froid très mordant- avec un vent glacial venu de l'est, il fait si froid que la neige, même sous ce vent, planait encore avant de tomber, comme si l'air était plus lourd que les flocons."
Dans la deuxième, apparaît un vampire je n'en dirais pas plus pour celle qui n'ont pas lu le livre.
C'est le printemps, le temps des émois amoureux, des changements, la nature tient une grande place dans ce roman, elle reprend ses droits. "Je sentais le frisson de l'interdit dans chaque cellule de mon corps et, malgré moi, je me penchais à nouveau vers lui au-dessus de la table, encore plus près, il prit cela pour l'invitation que c'était et il s'approcha aussi de moi." La troisième là c'est l'été, Sherry est en vacances, son fils Chad revient chez ses parents, le temps pour Sherry de faire le point, de remise en question. Cette partie ma moins séduite car cela commence à tourner en rond et le lecteur donc moi attend avec impatience le dénouement, mais cela reste une excellente lecture !

Traduction : Anne Wicke
Livre lu par Kathel ,Lapinoursinette, Clochette,Céline, Marie, Tamara , Armande.,
Praline

samedi 24 janvier 2009

GEORGE FLIPO : Qui comme Ulysse


Voici le fameux recueil lu par tout le monde ou presque sur les blogs en particulier littéraire! Qui ne l'a pas lu on se le demande ;-) Et ce livre qui a obtenu les fameuses trois étoiles dans l'Obs de la rentrée littéraire 2008 a fait escale chez moi !
Quatorze nouvelles en partance. Et bien moi je vais donner une note un peu discordante sur ce recueil ! Mais un livre qui fait l'unanimité n'existe pas. Je trouve qu'il manque une unité de ton, de direction trop d'éparpillement.

Ceci dit, il y a des nouvelles intéressantes, j'ai bien aimé celle qui se rapproche de l'humour de son premier roman Le vertige de l'auteur. Les nouvelles "Qui comme Ulysse","l'indifférent" "Confiteria ideal" sont enlevées, humoristiques, touchantes elles font mouches très agréables à lire.
Des nouvelles engagées comme la première,
l'auteur par le biais de cette nouvelle dénonce bien le tourisme de masse, l'irrespect du touriste. Et aussi, celle où il dénonce le tourisme sexuel avec une nouvelle qui se passe en Thaïlande, avec justesse, mais avec ces nouvelles on ait dans un autre registre, plus tôt engagé, juste mais qui ne correspond pas aux autres qui sont plus légère.
Dans l'ensemble, j'ai été un peu sur ma faim. Je rejoints assez Joëlle dans son billet bien que nous sommes pas tout t'a fait d'accord. "L'île Sainte-Absence" elle a trouvé cette nouvelle poétique mais moi j'ai trouvé en effet pas inintéressante, pas assez développée. Le style de cette nouvelle ne correspond pas au ton, à la voix d'écriture de l'auteur, elle dénote."La route de la soie" non moi je n'ai pas trop accrochée à cette nouvelle, je ne l'ai pas trouvée très aboutie. Joëlle dit "Une lecture agréable quoique légèrement décevante qui ne me laissera pas beaucoup de souvenirs … " Là je suis entièrement d'accord !

blog de l'auteur, Tamara, Antigone, Papillon, Cuné, Laure, Cathulu, Keisha, Fashion + une interview de l'auteur, Amanda, LVE, Katell, Pascal, Florinette, Lou
et j'en oublie !

jeudi 22 janvier 2009

B.S. JOHNSON : Albert Angelo

Je remercie très chaleureusement Quidam pour cette découverte. Ce livre dénote dans ce que l'on peut lire habituellement. C'est courageux pour un éditeur de publier aussi un tel livre me semble t-il ! ( j'ai mis cette couverture du livre de 1964 et version anglaise)
Traduit par Françoise Marel
B.S. JOHNSON : absolument pas connu en France, c'est un grand mérite de Quidam de nous faire découvrir cet auteur Chalut, RAS, infirmière-chef et Christie Marly règle ses comptes. Il a écrit de la poésie, des pièces de théâtre (cela n'est pas étonnant, car les dialogues dans AlbertAngelo sont justes, pertinents et rend le texte vivant). Il a travaillé pour le cinéma et la télévision. Il s'est suicidé le 13 novembre 1973.

Albert Angelo ne trouvant pas de travail comme architecte. Il est professeur vacataire dans les quartier populaire de Londres. "Je suis architecte avant tout , et pas prof, je suis un créateur, pas un passeur.""On vous apprend pas à enseigner à ce genre d'élèves." Il enseigne aussi bien dans le primaire qu'au collège. Sur le plan sentimental cela n'est pas le beau fixe, Jenny l'a quittée elle lui manque énormément.
L'auteur multiplie les points de vue narratif, cela donne un ton original au livre qui surprend dans un premier temps, puis on s'y fait sans que cela pose problème. En musique, on pourrait rapprocher à du free jazz et en peinture à du Pollock.
Le sujet du livre est l'enseignement, la transmission du savoir tout ce qui va avec, des élèves qui n'ont aucun pour respect pour leur professeur et parlent mal. La violence du quotidien entre les murs de l'école, le puritanisme anglais,l'enfant tête de turc. Difficile pour Albert de faire respecter l'autorité, le règlement, pas aidé par la direction non plus . Il enseigne dans des écoles de plus en plus difficiles" Et l'école n'est rien d'autre qu'un microcosme de notre société." Londres, son architecture tient une place au centre du livre, l'auteur aime sa ville comme si elle était un personnage.
Ce livre date des années soixante et il est toujours d'actualité, oui et entre autre le suicide des professeurs est toujours à l'ordre du jour malheureusement, c'est effrayant . "Enseigner dans les Écoles Difficiles Pousse les Professeur au Suicide" disait l'article, il s'agissait tout bonnement d'un compte rendu du suicide de mon prédécesseur à Whitsun, Burroughs, ou Bugs Bunny, comme ils l'ont surnommé." Il livre qui fait réfléchir, c'est pas un livre intelligent, d'une grande force, c'est sûr aussi que se dégage de ce livre une grande noirceur, tristesse. Il ma plut car il s'adresse à des lecteurs exigeants et il se trouve que moi c'est ce que je recherche en tant que lectrice. J'ai été hanté par ce livre jour et nuit, non j'exagère pas, c'est vrais ! J'ai refermé le livre la gorge nouée. Un livre choc, coup de poing, très poignant, il ne ménage pas le lecteur.

Livre lu par Fashion, comme moi elle a été sensible par ce livre. Une lecture pas forcément facile, c'est exact mais c'est la structure du livre peut dérouter. En complément à cette lecture je recommande : Honte et dignité de Dag Solstad aux éditions des Allusifs, car c'est dans la même veine, mais cela se passe en Norvège

samedi 17 janvier 2009

WLODZIMIERZ ODOJEWSKI : la nudité des femmes


Włodzimierz Odojewski est un écrivain polonais, né en 1930 à Poznan en Pologne . Aujourd'hui, il vit entre Munich et Varsovie.

Traduction de Charles Zaremba

De Wlodzimierz Odojewski j'ai lu il y a un an et demi une saison à Venise , là grâce à Babelio je lis en quelque sorte la suite. C'est un grand plaisir de retrouver Marek et sa famille,Wiktor le grand frère, Karolina la cousine, pendant l’occupation nazie en Galicie. La nudité des femmes est constituée de deux deux récits d’initiation sexuelle qui se déroulent en 1941, durant la seconde guerre Mondiale. C'est l'adieu à l'enfance la découverte sensuelle du corps de la femme. Ces deux récits sont en faite deux longues nouvelle la première intitulée :
la nudité des femmes fait froid dans le dos, l'époque y est pour quelque chose les pogromes, la gravité, l'horreur, l'effroi de ces corps nus et mutilés. " Parce qu'elles n'avaient pas de seins, car à cet endroit leur peau déchiquetée laissait apparaître des lambeaux de chair pâles et écarlates, et c'était horrible." Rêve ou réalité pour Marek, c'est un choc mon dieu comme c'est terrifiant ! Il s’agit de juives fusillées. Beau passage, complicité entre Karola et Marek au sujet de la robe de la grand-mère. Karola va interpréter le rôle de la Vierge. Passage très féminin autour de la robe et aussi accompagné d'une certaine sensualité un extrait : " Un bruissement le tira de sa rêverie : Karola ôtait par le haut la robe rose clair de sa grand-mère, celle qu'elle avait assurément choisie, et lui dit "Aide-moi", ce qu'il fit maladroitement, puis elle enleva sa jupe et son chandail."
La deuxième que personnellement je trouve très originale, sort de l'ordinaire aussi : le Cirque. Marek a douze ans et c’est déjà la puberté, l’éveil à la sexualité. Il découvre avec une femme/enfant, la pureté des premier émois amoureux." Elle finit par lui dire avec beaucoup d'élégance : " Vous n'avez jamais encore vu de femme aussi petite que moi, n'est ce pas ? " d'une voix qui lui semble aussi mélodieuse que le son d'un instrument inconnu et qui n'est absolument pas celle d'une enfant." Toute la famille tremble qu'est ce qu'est devenu la Tante Barbara ? cela créer un sentiment de tension électrique au sein de la famille, la fin de cette nouvelle ma mis chaos très émouvant . En toile de fond la Seconde Guerre Mondiale est présente, voir oppressante, noire, opaque tel un brouillard et elle se répercute sur le récit. C'est un petit livre plus structuré à mon avis que la saison à Venise, et cela se ressent à la lecture. J'aime cette écriture à la fois classique et très agréable à lire et attachante. Et après avoir lu la nudité des femmes envie de relire La Saison à Venise avec un autre point de vue. Le ressenti général est fort, c'est un livre réussit et comme souvent dans les livres édités par les allusifs un livre qui reste qui nous trotte dans la tête longtemps après la lecture, en générale c'est la marque de très bon livres !



Livre lu par Lau, Bartleby


Le Cirque : la rencontre le monde du cirque ma fait penser à "Freaks » de Tod Browning. Vu il y a un certain temps mais un film qui m'avait beaucoup marqué c'est un très grand film comme la nudité des femmes de WLODZIMIERZ ODOJEWSKI un très grand livre aussi poignant l'un et l'autre !


mardi 13 janvier 2009

Deux lectures autour d'Israël- Palestine



Israël- Palestine : le conflit sans fin, malheureusement et répétitif au fils des ans ! . Les israéliens comme les palestiniens n'en peuvent plus et voudrait que l'horreur cesse. Il me semble judicieux de présenter sur mon modeste blog deux livres : Valérie Zenatti une bouteille dans la mer de Gaza et Palestine d'Hubert Haddad.

Une bouteille dans la mer de Gaza

Valérie Zenatti - édition Médium : école des loisirs

Tal ,une jeune israélienne, vit à Jérusalem. Elle rêve à la paix au Proche-Orient. Un jour, après un attentat particulièrement meurtrier, elle fait déposer par son frère , militaire, dans la bande de Gaza, une bouteille avec un message, dans l’espoir qu’une jeune palestinienne lui répondra, et pour prouver qu’une amitié peut être possible entre deux peuples qui se haïssent… " J'ai grandi dans l'idée qu'entre les Palestiniens et nous il pouvait y avoir autre chose que des corps déchiquetés, du sang et de la haine. " C'est un jeune palestinien, Naïm de Gaza, qui répondra via une correspondance électronique. Tal crois en l'avenir d'Israël que les deux peuples vont pouvoir s'entendre que c'est possible surtout le le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, le 13 septembre 1993 entre Bill Clinton et YitzhakRabin ainsi que Yasser Arafat le représentant des Palestiniens. Mais, malheureusement la situation n'est pas aussi simple, d'où désillusion, révolte, mais une petite lueur d'espoir est là en elle.car le 13 septembre est le jour de mon
anniversaire et en 1993 j'avais 15 ans.
Même si je ne suis pas juive ni arabe j'ai trouvé je trouve que cette photo est émouvante en richesse d'espoir de symbole. Je comprends qu'elle est profondément marqué le peuple juif/arabe !



Jardins de la Maison-Blanche, 13 septembre 1993 : poignée de main entre le Premier ministre israélien ItzhakRabin et le chef de l'O.L.P. YasserArafat, après la signature de la Déclaration de principes sur l'autonomie des territoires occupés.


Mais malheureusement, c'est triste, de constater, que la force de cette photo, l'espoir dans ce 13 septembre 1993 ne sait toujours pas concrétisé ou n'a pas perdurer puisque nous sommes en 2009 et les bombes et la réunion des deux peuples est sans issu. Un livre magnifique qui se lit d'une traite que l'on ne lâche pas, un livre qui nous obsède tout au long de la lecture. Un coup de cœur ! Un livre fort porté par une écriture forte, bouleversant. Un livre qui s'adresse au jeune adolescent, un livre abordable pour comprendre la vie des jeunes israéliens et palestiniens au quotidien. Mais, aussi un livre qui s'adresse à tout le monde car c'est un livre qui se lit bien et très facile d'accès et voir ici explication d'une adaptation théâtrale. Ce livre a été lu par Sylire.

lu par Jumy De Valérie Zenatti j'ai lu sa nouvelle une balle perdue : Il va y avoir du sport mais moi je reste tranquille - Collection MédiumCollection Mouche : Fais pas le clown, Papa !- Le secret de Micha - Boubelé - édition Mouche


PALESTINE


Hubert Haddad
Ce livre a reçu un accueil chaleureux, il a reçu de nombreux prix entre autre le magnifique P5C : Le jury a distingué « une fable politique en français, qui parle l’arabe et l’hébreu, où l’écriture lyrique se mêle au sens aigue du réel" exact cela résume bien le ressenti du de ce roman une fois terminé. Étant donné que je lis des livres pour la présélection de ce prix, c'est à cette occasion que les éditions Zulma m'ont offert ce livre magnifique d'une grande beauté !

Hebron est la ville choisit par Hubert Haddad la raison est pour lui la suivante : "c'est la mémoire de l'islam, la mémoire du judaïsme est là. Aujourd'hui, Hébron est la ville qui donne un éclairage étonnant sur la situation du conflit entre les deux peuples juif et arabe plus que Jérusalem".
Ce conflit touche intiment Hubert Haddad dont les origines sont doubles juives et arabes. Ce n'est pas un hasard si son personnage central Cham/Nessim a une double identité israélienne/palestinienne. Ce roman, car c'est une pure fiction peut-être perçu comme un reportage poétique sur le conflit israélo-palestinien, à Hébron plus précisément au sud entre des villages arabes et la colonie de Ber Schov. Cham est un jeune soldat de première classe de Tsahal. Il est en permission. Mais au cours d’une dernière ronde, il est kidnappé par un commando palestinien. Il ne se rappelle plus de rien, il a oublié son nom. Cham devient Nessim, fils d'une veuve aveugle Asmahan la mère de Falastin . " Il ressemble tellement à Nessim ..."p31, il doit rentrer accepter de rentrer dans la peau d'un autre "- Nous l'appellerons Nessim le temps qu'il faut, explique-t-elle dans l'espoir d'amender son délire. Les autorités n'y verront que du feu. Il porte les habits de mon frère. Il lui ressemble terriblement. Nous lui donnerons des papiers valides, un laissez-passer, son permis de conduire, le récépissé de son inscription universitaire."p45.
Cham/Nessim connaîtra l'angoisse du palestinien au chek-point, lieu de passage souvent humiliant montrer ses papiers, fouilles, arrestation ...
Un livre très fort , plus difficile d'accès à mon goût, pas évident du premier abord d'entrer dans le livre, mais une fois que l'on est entrée ce roman devient alors saisissant et la lecture prend un autre relief !
J'ai aimé à la lecture, l'écriture d'Hubert Haddad très poétique, la violence est là bien sûr mais j'ai trouvé qu'il ressortait une grand douceur appelée humanité, une grande générosité venant des palestiniens en vers cet israélien qui ne sait plus à quel camp il appartient. Nombreux sont les très beaux personnages comme Falastin jeune femme issue d'un milieu aisé son père décédé était avocat, la tante Layla est aussi un très beau personnage féminin de courage, le photographe Abdallah Manastir est un personnage touchant aussi.Livre lu par Katell, pascal shyankar lunedepluie goelen aïn JLK rue89 Deux livres différents dans l'approche mais semblable dans le contenu, et la finalité est la même accepter l'autre avec ses différences, ouverture vers le dialogue mais comme il est difficile !
Sylire au moment du Salon du livre a fait un très beau billet thématique ici

dimanche 11 janvier 2009

GRIMM : Blanche Neige


Un grand classique des Frères Grimm et très connu voir populaire grâce à Walt Disney ! D'ailleurs il fait partie des premiers dessin animé, vu au cinéma durant mon enfance !

Grimm auraient été inspirés par un mythe germanique pour créer sa Blanche-Neige. Plusieurs mythes européens peuvent correspondre à ce personnage.
Une reine se désolait de ne pas avoir d'enfant. Un jour d'hiver, alors qu'elle était assise près d'une fenêtre au cadre d'ébène, elle se piqua le doigt en cousant et quelques gouttes de sang tombèrent sur la neige.
« Ah ! » Se dit la reine, « Si j´avais un enfant, au teint blanc comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang et aux cheveux noirs comme le bois d´ébène ! ».Peu de temps après, elle mourut en accouchant d'une petite fille. Le roi prit une nouvelle épouse, belle mais méchante, orgueilleuse et jalouse de « Blanche-Neige ». Son miroir magique lui répétait qu'elle était la plus belle femme du royaume, jusqu'au jour où il dut reconnaitre que Blanche-Neige était devenue plus belle . La reine demanda alors à un chasseur d'aller tuer l'enfant, mais l'homme se contenta de l'abandonner dans les bois.

Le dessin animé de Walt Disney, s'est permis de déformer le conte d'origine.Par exemple tout le monde croit que le chasseur à tuer une biche pour prendre son cœur et le montrer fièrement à l'horrible belle-mère en lui disant que c'est celui de Blanche Neige. Et bien dans le texte original des frères Grimm : la belle mère exige :"Tu la tueras et tu me rapporteras son foie et ses poumons comme preuve."" Et comme un jeune marcassin venait vers lui en bondissant , il l'égorgea, prit ses poumons et son foie, et les rapporta à la reine comme preuve."Ce passage est violent et sanglant de Blanche-Neige de Grimm .


Durant l'automne j'ai vu un très beau ballet de danse contemporaine inspiré par Blanche Neige mis en scène chorégraphie d'Angelin Preljocal sur une musique de Gustav Mahler (les symphonies). Magnifique spectacle .

Angelin Preljocal dit pourquoi il a eu l'intention de monté un ballet d'après Blanche-Neige :
" Blanche-Neige est un ballet narratif, avec une dramaturgie. Je me repose sur un argument que tout le monde connait, ce qui me permet de me concentrer sur ce que disent les corps, les énergies, l'espace et sur ce que les personnages ressentent et éprouvent. Et puis Blanche-Neige contient des objets merveilleux pour l'imaginaire d'un chorégraphe. Je suis fidèle à la version des frères Grimm, à quelques variations personnelles près, fondées sur mon analyse des symboles du conte."
La fin du conte : la méchante reine fut condamnée à chausser des escarpins de fer rougis au feu et à danser jusqu´à ce que mort s'ensuive, lors du mariage de Blanche Neige. Dans la version ballet de Preljocal , un numéro de toute beauté effectuée par la danse qui tient le rôle titre.

Alison Lurie dans son essai sur la littérature enfantine (traduit par Monique Chassagnol) dit la chose suivante qui est exacte :
"De nos jours encore les librairies sont remplies de versions radicalement expurgées dans lesquelles toute la vigueur, la vitalité et les détails hauts en couleur du récit sont très atténués ou absents."

mardi 6 janvier 2009

NAULEAU Sophie : La main d'oublies


Ce livre est un essai et il tourne autour de :
* ce tableau de Lubin Baugin (1610/1663): dessert de gauffrettes, tableau qui se trouve au Louvre.
* de Pascal Quignard auteur du livre "Tous les matins du monde ". Cet écrivain que je ne connais presque pas envie de le lire et découvrir son œuvre
* Alain Corneau réalisateur du film tiré du livre de Pascal Quignard. (film vu à sa sortie)
On retrouve ce tableau, cette nature morte mystérieuse dans l'œuvre de Quignard et dans le film de Corneau.

J'ai bien aimé la première partie concernant les galettes et les souvenirs de douceurs, évocation de l'enfance et les recherche que Sophie a effectué au sujet de ces fameuses galettes si fines et réalistes. À la fin le clin d'œil kitschissime fait à la "Marquise des anges" ma fait sourire.
" Oui, je dois aux charmes de Michèle Mercier d'avoir su déchiffrer la peinture coite de Baugin. On ne dira jamais assez aux aspirants conservateurs et autres futurs gardiens de l'art combien la connaissance des sagas à succès peut être utile. Certes le nom de Geoffrey de Peyrac ne m'a pas encore sauvée, jamais tirée d'affaire à l'oral en colle ou en société, et ne me fera jamais briller dans les dîners en ville, mais je sais qu'il m'habite et un jour, peut-être guidera ma pensée."

Ce livre est un essai publié au édition Galilée
Prêt Katell : un grand merci pour cette curiosité très intéressante ! Voir chez le Bibliomane (très bon billet autour de ce livre)

lundi 5 janvier 2009

VALENTINE GOBY : l'antilope blanche


Ce livre est mon coup de cœur de la fin 2008

Il ma beaucoup marqué, il m'a plut car c'est le récit d'une femme exceptionnelle en Afrique noire au Cameroun "Le Cameroun n'est pas l'Algérie. Il n'est pas le Maroc ni l'Indochine. Même pas le Sénégal. Il est un bout de terre confisqué à l'Allemagne, un butin de guerre provisoire."
Ce roman est le journal intime de Charlotte Marthe, dans les années cinquante, une française. En 1949, Elle s'expatrie au Cameroun à Douala. Elle se trouve confrontée à la communauté coloniale . Elle est la directrice du collège moderne de jeunes filles de new-bell à Douala. Elle nomme le groupe "les antilopes". Son but est de former ces jeunes filles dont elle veut faire l'élite de la société camerounaise, pour que ces femmes soient l'avenir de leur pays. Charlotte entreprenant une tâche pas facile avec beaucoup de courage et de ténacité. Elle me fait penser aux beaux portraits de femmes que l'on retrouve dans la littérature africaine, ces femmes fortes qui trouvent toujours les bonnes astuces pour régler les problèmes d'intendance du quotidien.
C'est un magnifique portrait de femme, car Charlotte représente ces femmes qui dans l'ombre, comme des petites fourmis, ont forgées un destin, une identité, tournée vers le bien des autres. Elle incarne une page oubliée de l'Histoire.
"Avec les sixièmes, nous avons écrit La Marche des Antilopes. M. Prieuré a composé une mélodie à quatre voix. Nous sommes les élèves De New-Bell Douala Que la foi nous soutienne Nous ne faillirons pas Et si par malheur nous perdons Nous recommencerons C'est la marche des Antilopes Qui vont tout droit vers leurs destin Elles sautent, lancent et galopent Avec beaucoup d'entrain ! (et hop)"
Ce que j'ai aimé aussi c'est le clin d'œil qu'elle fait à son ami écrivain camerounais Eugène Ebodé avec son premier roman la Transmission (collection Continent Noir chez Gallimard) (livre lu avant la création de mon blog). En ce qui concerne le passage de la dot p93 "- Mais la dot, madame ! Déjà reçue ! Nous allons devoir tout rembourser. Les buffles, le parfum , les bijoux ! Au prix qu'il a payé, le mari ne voudra pas d'une fille sans BEPC. Quel déshonneur pour un père, quel malheur ..."

Je trouve que c'est le livre le plus abouti selon moi de Valentine Goby, un livre originale et fort.
Lu la Note sensible, l'échappé, Manuelo de la plaine

dimanche 4 janvier 2009

Mon Bilan de l'année 2008


L'année 2008 aura été une année excellente en compagnie
de très belles lectures

Durant cette année j'ai lu et relu pas mal de classiques avec un grand bonheur ! et je pense qu'il en sera de même en 2009 et nous sommes nombreux à revenir vers les classiques envie de lectures fortes et ...palpitantes lire des livres qui restent !

- Littérature française :

Ce livre fut Le livre qui a déclenché cette envie de lire des classiques:
- Pauline de Dumas :
lu dans le cadre de la lecture commune du Blogoclub de mars
- Relecture : Un cœur simple de Flaubert , Adolphe de Benjamin Constant
- Notre cœur de Maupassant. Me replonger dans l'univers de Maupassant a été un grand plaisir. Il en est de même pour la plume de Colette , je compte bien poursuivre.
-Littérature anglo-saxone
Relecture :
- Jane Eyre de Charlotte Brontë , - Tess d'Uberville de Thomas Hardy
Aussi de lire et découvrir des auteurs anglo-saxons :
- Virginia Woolf : Mrs Dalloway un livre d'une très grande intensité, richesse en un mot un grand classique !
- Katherine Mansfield : Garden Party magnifique recueil cela fut pour moi une très belle lecture de l'été !
- Edith Wharton : Grâce à Lou (qui est une grande admiratrice de Warthon et c'est elle qui m'a encouragée pour que je la lise) : Xingu et à Holly G. : Ehan Frome tellement sublime et flamboyant que mon billet est d'une grande platitude , c'est un regret .
- Oscar Wilde : Le Fantôme de Canterville et Le crime de Lord Arthur Savile ,Charles Dickens : les grandes espérances, Anne Brontë : Agnès Grey
Auteur que je connaissais comme beaucoup de façon superficielle c'est Lewis Carroll :
Un grand bonheur de lire Alice aux pays des merveilles et j'ai pas fini loin là d'explorer l'œuvre cet

Du côté des auteurs contemporains des découvertes très fortes et d'une très grande richesse :

- HARUKI MURAKAMI : Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
- PAUL AUSTER : Brookling Folies
Pour la découverte de ces deux auteurs merci au blogoclub (Sylire et Lisa) !
- YANN MARTEL : l'histoire de Pi
- GILLES JOBIDON : La route des petits matin
merci à bibliolys de m'avoir fait découvrir ces deux livres, le premier est un livre étonnant dans son récit, un livre d'aventure, d'apprentissage et le deuxième est d'une grande finesse de toute beauté dans l'écriture.
- CHRISTIAN BOBIN : un univers poétique de continuer à explorer merci encore mille fois Holly G pour la bibliothèque dans les nuages (le titre est une invitation remarquable à la poésie) et la dame blanche (une invitation à découvrir l'univers au combien poétique de la grande Emily Dickinson !.

- Les écrivains des Allusifs Kornel Filipowicz, Sylvain Trudel, Neil Smith, Dag Solstad, Antonio Ungar, Tecia Werbowski ( en particulier la rencontre avec Horacio Castellanos Moya ( clin d'œil pour Lou :))
- Montecore un tigre unique de Jonas Hassen Khemiri fut un livre époustouflant par son originalité .

Durant l'année 2008 les lectures émouvantes et poignantes qui reste, trois livres qui m'ont bouleversée et remuée, trois livres fort qui marquent :
- Le journal d'Hélène Berr et Tsili et le Livre d'une vie d'Aharon Appelfeld

Je finis l'année de lecture par un gros coup de cœur pour le livre de Valentine Goby : l'antilope blanche un très grand livre son meilleur à ce jour pour moi en tout cas (billet pour bientôt )

Littérature jeunesse : Miss Charity de Marie Aude Murail compte parmi mes gros coups de cœur de 2008

samedi 3 janvier 2009

CONTES DE GRIMM : spectacle mis en scène par Olivier Py


Pendant les fêtes de fin d'année je suis allée voir aux Ateliers Berthier deux contes adaptés et mis en scène par Olivier Py.

"À ses yeux, les contes des frères Grimm n'ont été que trop longtemps «considérés comme une vitrine idyllique pour petites filles en quête de prince». La plupart de ces contes n'ont rien de puéril, au contraire : recueillis et rédigés par des contemporains de la grande génération du romantisme allemand, leur merveilleux est d'autant plus frappant qu'il se détache sur un fond de gravité." Olivier Py
Je suis entièrement d'accord avec lui comme quoi les contes d'une façon générale s'adresse à tous aux grands comme aux petits.

La Jeune fille, le diable et le moulin
Olivier Py , une adaptation d'après un conte de Grimm : "la jeune fille sans mains" édition L'école des loisirs
Un pauvre meunier rencontre le Diable, sans le reconnaître. Celui-ci lui promet la richesse si le meunier lui remet dans trois ans ce qui se trouve derrière son moulin. Le meunier accepte, sans voir qu'il devra livrer sa fille... Au jour dit, le Diable se présente, mais la pureté de la Jeune Fille ne lui permet pas d'approcher : il a beau lui faire couper les mains, elle le tient en échec...
Seule, errante, affamée, la Jeune Fille, aidée d'un Ange, entre dans le jardin du Prince. Celui-ci reconnaît en elle sa promise, l'épouse et lui offre des mains d'argent. Mais une longue guerre éclate, et le Prince doit partir. Le Diable, déguisé, intercepte les lettres que s'écrivent les deux époux, et revient de l'armée avec un faux ordre du Prince : la Princesse doit périr ! Avec l'aide de l'Ange, la malheureuse se cache dans la forêt. Sept ans après, le prince la retrouve, embrasse son fils – et découvre émerveillé que les mains de la Princesse ont repoussé.

La Vraie Fiancée (création)
Olivier Py d'après une adaptation un conte de Grimm "
la vraie fiancée" Actes Sud-Papiers coll Heyoka Jeunesse

Il y a un an, la Jeune Fille a perdu sa mère...
Ce jour-là, le Père revient avec sa nouvelle épouse. La Marâtre impose à la Jeune Fille des épreuves impossibles. Avec l'aide d'un Ange, elle parvient à les surmonter, mais la Marâtre finit par la chasser.
Réfugiée dans la forêt, la Jeune Fille rencontre le Prince, qui promet de revenir bientôt la chercher. Entretemps, elle fait la connaissance d'une troupe de comédiens, qui jouent devant elle un extrait de conte. Mais le Prince croise la route de la Marâtre, qui lui fait boire l'eau de l'oubli. La pauvre Jeune Fille est jetée en prison. Elle y retrouve les comédiens. Ensemble, ils jouent une pièce devant la cour. Le Prince, qui accepte d'y tenir son rôle, rejoue ou revit sa rencontre avec sa bien-aimée. Il la reconnaît enfin, et le Père et l'Ange arrivent à temps pour les noces.

Le deuxième conte est visuellement et le mieux au niveau du récit, le plus riche aussi. Il est un peu plus long puis plus abouti et l'on retrouve un procédé que l'on retrouve très souvent dans les grands pièces théâtrales : le théâtre dans le théâtre. Mais,
l'ensemble (deux pièces vus sur les trois proposées) font un spectacle merveilleux de fin d'année durant la périodes des fêtes de fin d'année, un vrais régal. Pour l'ambiance musicale on pense fortement à Bretch et à Karl Valentin par moment. Une grande réussite de vulgarisation des Contes de Grimm et comme le dit très justement Marthe Robert sur la quatrième de couverture (édition Folio) " Des Contes de Grimm on ne connaît guère en France que les plus célèbres , encore est-ce à la faveur d'une confusion , puisque, pour le grand public, ils appartiennent bien plus au monde du dessin animé qu'aux deux savants allemands qui les ont relevés pour les sauver de l'oubli."

En complément voir le blog d'Aldor qui a vu le conte que je n'ai pas vu "L'eau de la vie" !

vendredi 2 janvier 2009

ROSAMUND HADEN : l'église des pas perdus



Traduction par Judith Roze
Lecture dans le cadre de l'opération Livre de Poche

C'est une histoire d'amitié entre deux femmes Catherine King alias Katie, blanche, son amie Maria Dlamini noire. Les deux femmes ont été élevées ensemble, dans une ferme à Hebron, le père de Catherine en était le propriétaire et la mère de Maria, la cuisinière noire.La vie les a séparées, Catherine est parti en Angleterre avec sa mère et sa sœur Lilly mais Maria est restée à la ferme. Vingt ans plus tard, la ferme a été achetée par un couple, Tom et Isobel Fyncham. Catherine reviendra en Afrique du Sud et retournera sur les pas de son enfance. Dès son retour elle a un coup de foudre pour Tom Fyncham un homme terriblement séduisant. Hendrik un jeune garçon de l'âge de Katie est fou amoureux d'elle, il fera tout pour la séduire mais cela sera un cuisant échec.
Leurs pas se dirigent très souvent vers l'église, et la rivière, les deux se trouvent sur le terrain de la ferme.

Un suspense implacable dans L’Église des pas perdus, les personnages sont flamboyants . Un excellent premier roman, un grand plaisir de lecture, je rapprocherai ce livre à la pluie de Kristy Gunn, car j'ai retrouvé les mêmes sensations torrides poisseuses là aussi importance de l'eau la rivière, la chaleur qui rend les corps moites qui colle à la peau, l'alcool . Les personnages boivent pour oublier ou pour combattre l'ennui.

En toile de fond il est question de l'aparthied, Rosamund Haden jongle entre le passé et le présent. L'écriture est très cinématographique (mais cela ne ferait pas pour autant un excellent film), chaque scène est visualisée par le lecteur.

Livre lu dès sa sortie par Amanda, Joëlle, et dans le cadre de l'opération livre de poche Praline, Dephine.

Importance de la musique la Rumba d'Edmundo Ros, colle très bien à l'atmosphère mystérieuse, torride qui règne dans ce roman p145 "" Mettons de la musique. J'ai un disque" Et elle alla chercher Edmundo Ros et son orchestre. Elles étaient rien que toutes les deux. Elle pouvaient danser. Catherine se récria en voyant le visage rayonnant d' Edmundo Ros sur la pochette. "Je connais ce disque. Je dansais là-dessus pendant la guerre. Tiens, je vais te montrer les pas. La rumba, la samba. "Elle prit Maria par la taille. "Je fais l'homme. Tu n'as qu'à me suivre.""


Découvrez Edmundo Ros!