samedi 24 octobre 2009

GUY MADDIN : Le magicien de Winnipeg

En ce moment depuis le 15 octobre jusqu'au 7 novembre 2009 se tient au Centre Pompidou une rétrospective de l'œuvre de Guy Maddin réalisateur canadien de Winnipeg. L'univers de Guy Maddin est très particulier, c'est mon amie Holly qui m'a fait entrevoir son univers avec son billet ici.

Dimanche 18 octobre je suis allée voir :
" Dracula, pages tirées du journal d'une vierge" de 2001. Je me suis dis tient voyons comment un cinéaste canadien traite le mythe Dracula.
À la fin du XIXème siècle, Lucy Westenra, une jeune et riche anglaise hésitant entre trois prétendant tombe sous le charme fatal du Comte Dracula. Sur un autre continent, Jonhatan Harker, un marchand de bien , achève de traiter, une transaction immobilière avec le célèbre vampire.
Sans trop savoir ce que j'allais voir, et bien ce fut très particulier et cela ne ressemble en rien à ce que j'ai pu voir auparavant au cinéma. J'ai vu ce film dans une salle comble et je fus secouée, j'ai pris ces images en pleine face j'ai trouver assez spéciale, assez déstabilisant et original c'est le moins que l'on puisse dire. Pour vous faire une idée j'ai mis la bande annonce :



Filmé en super 8, ce mélodrame combine danse, scènes mimées et inter titres. Voir ici est un billet très documenté plus juste que le mien.

Le même jour j'ai acheté à la librairie " Des trous dans la tête !" une fausse autobiographie.
C'est bien connu voir un film en salle et chez soi cela n'a rien avoir, c'est encore plus vrais avec ces deux films.
Et donc, ce film je l'ai vu tranquillement à la maison et par petit bout. C'est dans la même veine mais il est plus riche en thématiques, et surprend moins. Des trous dans la tête c'est l'enfance, les souvenirs, les rêves sur une île, les rapports avec la mère tyrannique et l'inceste, gardienne du phare d'une île déserte et son père n'est pas un scientifique fou, l'inventeur de l'aérophone. Un film en N&B, référence au cinéma muet, avec de nombreux ouverture à l'iris, les cartons, le jeu théâtral des comédiens comme pour l'écriture d'un roman ce film est découpé en chapitre et la voix off est celle d'Isabella Rossllini.
Ce film fait penser à un conte on pense beaucoup à Peter Pan et cette île à des airs de neverland " du Pays de Nulle de Part " Mais avec l'arrivée de Peter qui déteste la léthargie, tout le monde s'active à nouveau : si vous collez votre oreille au sol, vous entendrez l'île entière bouillonnant de vie.", mais aussi à Sa majesté des mouches de Peter Brook (les enfant abandonnés sur une île). Les références à des ouvrages littéraires, cinématographiques ou autres sont nombreuses.
Mais, il y a une référence à un recueil de nouvelles " Big Bang" de Neil Smith . Cela m'a amusée de voir l'univers de Neil Smith mis en image en particulier celle qui s'intitule " Big Bang" ( c'est l'inverse de la maman de Guy elle vieillit au lieu de rajeunir mais similitude dans le traitement ) , puis l'importance des mains (des gants) tient sa place dans l'œuvre de Neil Smith comme une évidence j'ai trouvé cela vraiment amusant, est ce une coïncidence je ne sais pas, peut-être, peut-être pas et puis peut importe ;-) Au final de toute façon l'univers de Neil Smith est assez surréaliste donc ce n'est pas très étonnant ! Il est question aussi de fantôme et de vampire dans ce film : " Des trous dans la tête".
Dans Les films de Guy Maddin, le son est aussi important que l'image, ses films se voient je dirais aussi avec nos oreilles, oui cela peut surprendre et entendre avec les yeux aussi ! Je ne sais pas si c'est particulier à ce film, mais les sensations, les odeurs comme celle de la mer, l'herbe est particulièrement bien perçut par Guy Maddin.
Au final j'ai du mal à comprendre l'intérêt de ce film ou plutôt je n'ai pas été conquise, " Un des dix meilleurs films de 2006" d'après le New York Times, beaucoup de répétions, des longueurs, j'ai pas trop adhéré, trop étrange et bizarre ! Ceci dit je ne regrette pas c'est bien de voir des films ou de lire des livres qui nous questionnent.

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1 commentaires:

Vladkergan a dit…

Le Pages from a Virgin Diary est une des réécritures les plus originales et esthétiques qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années.

Toujours dans ce noir est blanc expressionniste qui est indétachable de l'oeuvre de Maddin, le réalisateur nous propose ici un film aux confins du ballet, de la comédie musicale et du film d'épouvante des début du siècle.

Une très belle réalisation qui m'a initié à l'esthétique aussi personnelle que captivante du réalisateur canadien.

Une autre chronique de Pages from a virgin Diary de Guy Maddin