vendredi 8 juin 2007

P5C- MARIAMA BARRY : Le cœur n'est pas un genou que l'on plie


Voici un livre édité par Continents Noirs et écrit par une femme.
Nombreuses et talentueuses sont les femmes africaines qui écrivent dans cette littérature. La plume est pour ces femmes écrivaines est leur arme de combat dans une société où l'homme a tous les pouvoirs. "La réussite est ce du genre masculin"
Ce livre n'est pas un roman mais un récit un témoignage de la vie de Mariama.
Ces parents se sont séparés. Le Sénégal est le pays de sa mère et la Guiné le pays de son père. Elle se retrouve entre les deux. Adolescente elle ira suivre son père.
Nomadisme entre le Sénégal : Dakar et la Guiné.
En Guiné ,elle est prise avec la politique et les coutumes africaines. Elle doit franchir de nombreux obstacles et elle mène un combat pour avoir accès à la lecture, à l'école, en un mot pour évoluer.
Ce livre parle l'importance de l'instruction : le livre
"- Je savais bien que les livres que tu lis nuiraient un jour ou l'autre à ta santé. Aimer, aimer... Le bonheur d'une femme réside en l'amour qu'un homme lui porte, et non l'inverse."
Ce livre est intéressant car il est une ouverture sur l'Afrique, le combat pour l'émancipation , pour faire évoluer les mentalités africaines, donc avoir accès au savoir via l'école
"- Pourquoi reprendre l'école ? demanda t-il C'était une question à laquelle je ne m'attendais pas. - J'aime apprendre"
Les coutumes, le mariage, la dot "Mes oncles choisirent donc un des prétendants ; ils rendirent aux autres ce qu'ils proposaient en guise de dot : leurs pelletées de sel, les kilos de colas et les cordes qui représentaient le nombre de vaches n'ayant jamais vêlé."
Sel est une denrée rare donc cher et précieux.
les problèmes politique l'enrôlement et l'embrigadement des idées communistes.
"On nous harangue, nos garçons sont réquisitionnés embrigadés dans la JRDA (Jeunesse de la révolution démocratique africaine, créée au lendemain de l'indépendance, seul mouvement de jeunes admis et dépendant du Parti), la milice , encadrés par des personnes venues d'ailleurs... Nous n'avons plus droit à un titre, et quels que soient notre âge, notre rang social, des gens qui ont l'âge de nos enfants doivent nous appeler camarade, mbaring (copain), une appellation plus que désinvolte."
Pour ma part, je trouve que ce livre est très intéressant car un fourmillement d'idées sur l'Afrique. Mais
ce livre manque cruellement d'émotion pour que l'on s'attache au récit.
(Livre lu dans le cadre de la Présélection du P5C)


Je souhaiterai souligner la lecture de cette nouvelle remarquable de Jean-Baptiste Garcia, il a remporté le 1er Prix de la Nouvelle du Prix Jeune Écrivain : Ne rien faire et autres nouvelles

Ne rien faire : Jean-Baptiste Garcia

La nouvelle se passe en Afrique, la lenteur des gestes, les odeurs, la sensualité, la pauvreté : la douleur de cette mère pour son fils est très bien resenti à la lecture. Chaques paragraphes regard d'un personnage de la famille Ousmane (le père), Awa (la mère) Kenzi (l'enfant) et Mariam (la mère d'Ousmane). Cette nouvelle évoque les traditions africaines comme excision.
Le style est très épuré : c'est une petite merveille voilà un jeune auteur prometeur. Jean-Baptiste Garcia est un nom à retenir !!!!

Le Prix du Jeune Écrivain, depuis vingt-trois ans, récompense des jeunes français et fancophones de quinze à ving-sept ans. Pour le 22e prix, les éditions Buchet/Chastel éditent un recueil de treize nouvelles des lauréats (du 1er au 6ème) français et francophones

1 commentaires:

Jean-Baptiste a dit…

Merci pour cet aimable commentaire qui est un véritable encouragement.